Une calèche a été aperçue samedi dans le secteur touristique de Québec, sans passager à son bord.

Calèche dans les rues de Québec, symbole d'imprudence ou d'espoir?

Une calèche, possiblement la dernière pour quelque temps, a été aperçue samedi dans le secteur touristique de Québec, sans passager à son bord. Une démarche entre l’espoir et l’imprudence qui rappelle les décisions importantes que doivent prendre les entreprises privées.

Alors que Calèches Québec n’offre temporairement plus ces services depuis plus d’une semaine, les Calèches du Vieux-Québec ont attelé au moins un équipage samedi. «C’est juste pour tester», soutient Danny Doyle, propriétaire des Calèches du Vieux-Québec.

En partie par mesure préventive et aussi en raison de la température, les Calèches du Vieux-Québec n’avaient pas attelé d’équipage de la semaine avant cette sortie de samedi. «Faut pas oublier que c’est des chevaux, il faut que ça marche ces chevaux-là», souligne le propriétaire.

Comme plusieurs commerces privés, l’entreprise des Calèches du Vieux-Québec doit elle-même prendre la décision d’arrêter ou non ses activités. «Les Calèches du Vieux-Québec ne sont pas régies pas la Ville de Québec. C’est une entreprise qui est privée», informe Rose-Marie Ayotte, conseillère en communication pour la Ville de Québec. «On ne peut pas leur imposer quoi que ce soit. La ville suit les recommandations de la Santé publique, mais on n’émet pas de consignes de fermeture aux entreprises qui sont sur le territoire.»

«C’est notre dernière journée aujourd’hui. On va voir comment ça va aller. Mais on va mettre la clef là-dedans», exprime Danny Doyle. «C’est une ville déserte. Le Manoir Victoria est fermé. Les hôtels sont vides. On vit une catastrophe, c’est pas compliqué.»