Le territoire visé englobe une partie du parc industriel Jean-Talon, le cimetière Notre-Dame-de-Belmont, les terrains vacants au bas de la falaise, le centre de glisse Myrand, le parc industriel Saint-Malo, ainsi que les secteurs commerciaux aux abords du boulevard Charest Ouest et de l’avenue Saint-Sacrement (photo).

Boulevard Charest Ouest: début des consultations pour la revitalisation

Davantage de transports actifs, d’habitations et de parcs? Moins d’industries et plus de commerces? La Ville de Québec lance une vaste consultation publique pour revitaliser le boulevard Charest Ouest, un secteur qui en a grand besoin.

La consultation annoncée s’inscrit en lien avec l’implantation du réseau structurant de transport en commun. Un trambus passera dans ce corridor d’entrée de la ville compris entre la rue Verdun à l’est et l’autoroute Robert-Bourassa.

Le territoire visé englobe une partie du parc industriel Jean-Talon, le cimetière Notre-Dame-de-Belmont, les terrains vacants au bas de la falaise, le centre de glisse Myrand, le parc industriel Saint-Malo, ainsi que les secteurs commerciaux aux abords du boulevard Charest Ouest et de l’avenue Saint-Sacrement. Alexandre Turgeon, directeur général du Conseil régional de l’environnement, parle avec enthousiasme des possibilités de densification de ce secteur, surtout la portion de territoire comprise entre la rue Verdun et l’avenue Saint-Sacrement.

«Il y a un vaste potentiel pour créer de nouvelles habitations de chaque côté du boulevard Charest. Il y a d’immenses terrains abandonnés, explique le dg. Oui, il y a une contamination des sols, mais il faut faire de quoi avec ces terrains-là. C’est une sous-utilisation du territoire», estime-t-il.

Du même souffle, il admet que le secteur entre l’avenue Saint-Sacrement et l’autoroute Robert-Bourassa est plus difficile à densifier à cause de la transformation du boulevard Charest en autoroute et parce que les bandes de terrains deviennent plus minces à cet endroit.

La falaise, un frein

Pour sa part, Étienne Grandmont, directeur général d’Accès transports viables, envisage cette vision d’aménagement comme d’une opportunité de partir d’une page blanche pour créer de nouvelles habitations de ville qui ressemblent à autre chose que des condominiums. «Ça va permettre de définir des types d’habitations que souhaite la population, même les familles, sans avoir besoin d’une automobile.»

Pour y arriver, il est notamment essentiel de redéfinir pour ce secteur les liens de transport pour les piétons entre la basse ville et la haute ville. «On sait que la falaise peut être un frein. L’escalier Joffre, [près de l’avenue du même nom] est un des pires en ville», donne-t-il en exemple. 

Évidemment, il considère importants, voire essentiels, les deux liens mécaniques qu’envisage d’aménager la Ville avec son projet de réseau structurant. L’un sera situé près de l’hôpital Saint-Sacrement, et l’autre à la hauteur du Cégep Garneau.

La première étape de la consultation est un sondage qui peut être rempli en ligne sur le site Internet de la Ville. 

Les citoyens sont invités à se prononcer sur leurs perceptions du secteur et ce qu’ils souhaitent y voir émerger.

Chose certaine, la Ville a déjà une vision générale des améliorations à apporter et fait même quelques suggestions à travers ses choix de réponses.

L’une d’elles est de réaménager les principales voies de circulation afin de les rendre plus conviviales et à reprendre les abords de l’autoroute Charest Ouest afin de réduire l’espace occupé par les voies de circulation et leur impact sur le milieu.

Toujours en avril, la Ville propose un atelier participatif et des groupes de discussions. La vision d’aménagement devrait être complétée pour une présentation au printemps 2020.