La circulation ferroviaire avait été paralysée pendant 25 jours au cours de l’hiver à Listuguj.
La circulation ferroviaire avait été paralysée pendant 25 jours au cours de l’hiver à Listuguj.

Blocus à Listuguj, en appui aux Mi’gmaqs de la Nouvelle-Écosse

Gilles Gagné
Gilles Gagné
Collaboration spéciale
Un petit groupe de Mi’gmaqs de Listuguj bloque depuis lundi matin la voie ferrée gaspésienne à la hauteur de cette communauté, au même endroit où la circulation ferroviaire avait été paralysée pendant 25 jours au cours de l’hiver.

Alors que le blocus du 10 février au 5 mars avait été érigé pour appuyer les Wet’suet’en de Colombie-Britannique, cette fois, un groupe plus modeste semble supporter les pêcheurs de homard autochtones de la Nouvelle-Écosse, aux prises avec des pêcheurs allochtones sur une question de captures de subsistance. 

«Ils étaient trois ou quatre, dont un ou deux qui étaient là au printemps. Nous avons contacté Transports Québec, les propriétaires de la voie ferrée. On sait que le Conseil des ministres est saisi de l’affaire. On aimerait que ça se règle rapidement», a indiqué en fin d’après-midi lundi le président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie, Éric Dubé. 

Un premier train de cette société sous contrôle municipal est passé lundi matin entre Matapédia et Nouvelle, mais le train du retour, transportant du ciment, des copeaux et du bois, n’a pu passer. Le conseil de bande de Listuguj n’était pas au courant du blocus, note aussi M. Dubé. La Société du chemin de fer de la Gaspésie a déclaré des pertes de 500 000 $ en revenus d’exploitation lors du blocus de l’hiver dernier.