Montréal est passé bien près d'une véritable catastrophe dans la nuit de mardi à mercredi quand les conducteurs et passagers de quelque 300 véhicules sont restés bloqués toute la nuit sur l'autoroute 13.

Blocage sur la A13: Lessard laissé dans l'ignorance

Au moment de se mettre au lit, mardi soir, Laurent Lessard assure qu'il ne pouvait pas savoir que l'autoroute 13 retiendrait des automobilistes en otage. Le PQ et la CAQ exigent sa démission.
«Qu'a fait le ministre dans la nuit de mardi à mercredi à part dormir comme il aime bien le faire?», a raillé le député caquiste Benoit Charette, en Chambre, jeudi.
Autant M. Lessard que son collègue de la Sécurité publique, Martin Coiteux, n'ont été avisés de la situation qu'à leur arrivée au bureau mercredi matin. 
«Non, ce n'est pas normal, a convenu le premier ministre Philippe Couillard. Ils n'ont pas été informés, point final. Ils se sont réveillés le matin et personne ne les avait appelé. Ça fait partie de la situation.»
À la période de questions, M. Couillard a réitéré sa confiance envers son ministre des Transports, malgré les appels à sa démission. Une tentative de récupération partisane, selon lui.
Les partis d'opposition jugent que des signes avant-coureurs d'une «nuit difficile» auraient dû être détectés par le ministre. M. Lessard plaide que tout indiquait que le travail se faisait correctement.
«Des enfants se sont retrouvés 12 heures dans une voiture sans eau, c'est grave, a lancé le député péquiste Alain Therrien. Ce ministre-là s'est croisé les bras. On le sait où il était. Il était couché, tout simplement.»
En après-midi, les représentants syndicaux du SFPQ et des ingénieurs du gouvernement ont fait des parallèles entre le cafouillage et la baisse d'effectif ainsi que la perte d'expertise gouvernementale.
Selon Radio-Canada, une demande de recours collectif a été déposée au nom des automobilistes coincés sur l'autoroute 13. Elle demande un dédommagement de 2000$ par personne et le remboursement des dépenses encourues.