La ministre responsable de la région de Québec Geneviève Guilbault a réitéré en mêlée de presse mercredi son intention de déménager le Salon de jeux actuel, qui loge dans des locaux du centre commercial Fleur de Lys dans le secteur Vanier.

Bientôt une annonce sur le déménagement du Salon de jeux

Le gouvernement de la CAQ procèdera à une annonce «plus tôt que tard» sur le déménagement et la bonification du Salon de jeux de Québec.

La ministre responsable de la région de Québec Geneviève Guilbault a réitéré en mêlée de presse mercredi son intention de déménager le Salon de jeux actuel, qui loge dans des locaux du centre commercial Fleur de Lys dans le secteur Vanier.

«C’est un non-sens que ce Salon de jeux là soit situé dans un secteur où il y a des gens vulnérables», croit-elle. 

Des discussions sont en cours avec son collègue, le ministre des Finances Éric Girard, afin de donner un mandat officiel à Loto-Québec de produire une étude d’opportunité «sur la possibilité de transformer, de bonifier l’offre de divertissement qui est offerte à Québec actuellement». 

La ministre Guilbault n’a pas précisé dans quel secteur à Québec elle envisage d’implanter ce casino, mais lors de l’annonce de l’engagement électoral, il était question des secteurs du Vieux-Québec, du Vieux-Port ou de la tête des ponts à Sainte-Foy. 

Sol Zanetti, le député de Québec solidaire dans Jean-Lesage, est d’accord avec le déménagement du Salon de jeux, mais est contre l’idée de le voir se transformer en casino. Selon lui, Québec n’a pas besoin de davantage de jeux de hasard. 

Le directeur de la Santé publique de la Capitale-Nationale n’a pas voulu accorder d’entrevue immédiatement sur le sujet, mais il soutient que sa position n’a pas changée depuis la publication du rapport «Revoir l’offre de loterie vidéo pour prévenir les impacts dans les milieux défavorisés», en 2014. 

Ce rapport souligne que l’offre de loterie vidéo dans la région de Québec «contribue aux inégalités sociales». À Québec, «dans les territoires présentant un niveau élevé de défavorisation, les résidents n’ont à parcourir que 660 mètres pour se rendre au site d’appareils de loterie vidéo le plus proche, alors que les résidents des secteurs favorisés doivent en franchir le double, soit 1325 mètres», y est-il décrit. 

La direction régionale de Santé publique recommandait en 2014 de «privilégier les secteurs touristiques» pour l’installation du Salon de jeux de Québec, ce qui n’a pas été fait. 

Elle souhaitait également que le Québec se dote d’une politique québécoise sur les jeux d’argent, qui «permettrait de développer une vision globale de l’offre et de ses impacts en y incluant des critères d’éthique sociale».