Le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, qui a pris tous les Sylvain du Québec de court en faisant fabriquer une plaque à son prénom.

Bientôt des plaques personnalisées au Québec

JESUS33, GINETTE, PRICE31, JETAIME. Et quoi encore. Au plus tard en septembre 2015, les Québécois pourront installer une plaque d'immatriculation personnalisée sur leur automobile ou leur motocyclette, comme cela se fait partout en Amérique du Nord.
L'annonce a été faite dans la bonne humeur, jeudi après-midi, par la présidente de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), Nathalie Tremblay, et le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, qui a pris tous les Sylvain du Québec de court en faisant imprimer une plaque à son prénom.
Le politicien du Saguenay a raconté qu'il se faisait interpeller régulièrement par des citoyens réclamant cette liberté. Il a demandé à la SAAQ de donner priorité au dossier, qui marinait depuis plusieurs années.
Un appel d'offres sera lancé pour trouver un distributeur pour les nouvelles plaques, qui seront fabriquées sur le même modèle que les anciennes et livrées à domicile. Les modalités administratives et les coûts seront fixés après le choix du sous-traitant. Dans les autres provinces canadiennes, le coût d'acquisition varie généralement de 100 à 250 $, avec ou sans frais annuels. Au Québec, le modèle classique coûte 10 $ une fois seulement.
Mme Tremblay n'est pas en mesure de dire si la SAAQ pourrait faire des profits avec ce nouveau produit. «La prémisse de base, c'est d'abord de couvrir nos coûts», a-t-elle spécifié.
En comparant avec le reste du pays, son équipe calcule qu'environ 80 000 véhicules québécois pourraient en être équipés, soit un taux de pénétration de 1,5 % du parc automobile qui compte six millions de véhicules. Un sondage laisse entrevoir un plus grand succès encore, 39 % des répondants s'étant dits intéressés par une plaque personnalisée et prêts à payer pour l'obtenir.
Les automobilistes pourront soumettre des combinaisons d'un maximum de sept chiffres et lettres. Des combinaisons «appropriées et respectueuses», a précisé le ministre Gaudreault, excluant d'office toute référence violente ou sexuelle, les formes et les illustrations.
«On ne veut pas commencer à vous faire le lexique un peu comme les termes antiparlementaires à l'Assemblée» nationale, a-t-il lancé jeudi, précisant qu'un comité interne de la SAAQ se penche déjà sur cette question.
M. Gaudreault se dit confiant de pouvoir trancher pour les plaques d'immatriculation «si le directeur de l'État civil est capable de le faire pour les prénoms des bébés du Québec».