Le directeur de la fondation CAA-Québec, Marco Harrison, constate que les jeunes banalisent les textos au volant. Pourtant, la dangerosité de ce mauvais comportement n'est plus à prouver. 

Bientôt des haltes textos sur les routes du Québec

Le gouvernement du Québec veut équiper les haltes routières pour qu'elles servent de refuge aux conducteurs qui ont un urgent besoin de lire leurs courriels ou d'écrire des textos.
En marge du dévoilement du bilan routier 2014, le ministre des Transports, Robert Poëti, a confirmé que les textos au volant représentent maintenant «une des plus grandes problématiques» en matière de sécurité routière. 
Il a déjà serré la vis aux contrevenants. Depuis le 23 avril, ceux-ci écopent de quatre points d'inaptitude quand ils sont pris sur le fait. Pour les nouveaux conducteurs, c'est l'équivalent d'une suspension de permis car ils ont une marge de manoeuvre de seulement quatre points. 
Mais ce n'est pas tout. «Si les statistiques à court terme ne démontrent pas une amélioration de la conscientisation des citoyens face aux textos, lors de la modernisation du Code de la sécurité routière, je pourrais, de façon législative, doubler les amendes. C'est un projet de loi qui sera déposé à l'automne», a fait savoir mardi M. Poëti.
Celui-ci a enchaîné sur un projet mis récemment de l'avant, celui de doter les haltes routières de réseaux Wi-Fi assez puissants pour que les automobilistes puissent y gérer leurs comptes Internet sans mettre leur sécurité et celle des autres en jeu. 
«On veut qu'on ait des haltes textos et des haltes courriels où il y aura du Wi-Fi haute capacité, où les gens pourront s'arrêter», a mentionné le ministre Poëti. Ce dernier espère que le secteur privé, par exemple les gestionnaires de haltes routières, financera la mise à niveau technologique. Selon lui, «ce n'est pas à l'État nécessairement» de prendre en charge un tel service, qu'il voudrait disponible dans la prochaine année.