Les employés municipaux ont voulu recueillir des statistiques sur la fréquentation des pistes cyclables les plus populaires.
Les employés municipaux ont voulu recueillir des statistiques sur la fréquentation des pistes cyclables les plus populaires.

Beau temps et (dé)confinement: achalandage en forte hausse sur les pistes cyclables de Québec

Vous trouvez qu’il y a beaucoup de monde sur les pistes cyclables de la capitale? Vous n’avez pas rêvé!

«En raison de la COVID-19, les habitudes de déplacement des citoyens ont grandement changé», fait remarquer la conseillère en communication Rose-Marie Ayotte. «Le réseau cyclable a connu un fort achalandage.»

Aussi, les employés municipaux ont voulu recueillir des statistiques sur la fréquentation des parcours les plus populaires. «La Ville souhaitait monitorer les débits cyclistes. Des compteurs ont alors été installés sur les grands corridors cyclables, soit la piste cyclable de la rivière Saint-Charles, le corridor du Littoral (2), le corridor des Cheminots (2) et le corridor des Beauportois», explique Mme Ayotte.

Les données recueillies témoigneraient de la popularité. Toutefois, l’administration de la capitale n’a pas en main des statistiques de l’année précédente pour quantifier la croissance de l’affluence, sauf à la rivière Saint-Charles. «Ce printemps (mars à juin), la Ville a enregistré 123 400 passages cyclistes sur la piste cyclable de la rivière Saint-Charles, contre 82 887 pour la période l’an passé.» C’est une hausse d’environ 50 %. 

«Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Ils témoignent d’une forte augmentation dans la piste cyclable de la rivière Saint-Charles.» On peut penser que le phénomène se répète ailleurs.

Une explication? Un certain coronavirus serait en cause. Mais pas seulement lui. Le soleil omniprésent aussi.

«Il est difficile d’associer uniquement cette augmentation au confinement», évalue Mme Ayotte. «Le beau temps et particulièrement sec connu en mai et juin y est peut-être pour quelque chose aussi. Chose certaine, ces chiffres sont réjouissants!»

Au fait, pourquoi la Ville de Québec n’a pas de données de fréquentation pour les années précédentes, outre pour la piste de la rivière Saint-Charles? «Nous n’avons pas d’autres statistiques concernant les corridors cyclables puisque les compteurs que nous y avons installés sont temporaires et non permanents. Il n’est donc pas possible d’y établir des comparables», note Rose-Marie Ayotte. «[Nous avons] pu préciser les statistiques de la piste cyclable de la rivière Saint-Charles, puisqu’à cet endroit c’est un compteur permanent qui est en place, mais nous ne pouvons pas faire le même exercice pour les autres corridors cyclables.»

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PAS PLUS QUE 35 KM/H!

Non, les appareils électroniques installés par la Ville de Québec le long de ses pistes cyclables ne mesurent pas votre vitesse lorsque vous filez sur votre bécane… Mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de limite, même à vélo!

Un lecteur intrigué a sollicité l’aide du Soleil afin d’obtenir des explications quant à la présence de petits tubes noirs posés sur une piste cyclable : «J’ai remarqué deux sillons parallèles traversant perpendiculairement le sentier des Cheminots. À côté et bien cadenassé, se trouvaient l’enregistreur de données (la boîte noire)», nous écrit Jean Livernois. 

Le cycliste était convaincu qu’on surveillait sa vélocité : «Lorsqu’il y a deux câbles, c’est pour déterminer la vitesse des véhicules. […] Voulez-vous bien nous dire les raisons qui ont amené la Ville de Québec à installer ces appareils et combien y en a-t-il en opération?»

Soyez rassuré, Monsieur, la Ville ne calcule pas votre vitesse; vous ne recevrez pas de contravention par la poste! «Les deux tubes […] ne permettent pas de déterminer la vitesse de circulation, mais bien la direction qu’empruntent les cyclistes», explique Rose-Marie Ayotte, conseillère en communication.

Cela ne signifie cependant pas que les amateurs de vélo échappent à toute réglementation. «Sur les corridors cyclables, la vitesse est limitée à 35 km/h», avertit Mme Ayotte. «Sur les bandes cyclables (pistes cyclables situées dans les rues), c’est le Code de la sécurité routière qui s’applique; […] les cyclistes qui circulent sur la chaussée doivent respecter la limite de vitesse affichée, tout comme les automobilistes.»

Alors, s’ils ne témoignent pas de la rapidité des cyclistes, quelles sont les données amassées par les appareils aperçus çà et là sur les pistes?

«La Ville dispose de six compteurs temporaires et de cinq compteurs permanents […]. En installant des compteurs sur son territoire, la Ville: 

1. Suit l’évolution du débit de circulation cycliste, d’un mois à l’autre, mais aussi d’une année à l’autre;

2. Évalue l’impact d’un aménagement cyclable sur le débit de circulation des cyclistes, et ce, avant et après l’implantation de ce nouvel aménagement;

3. Dresse le portrait des déplacements à vélo d’un secteur donné;

4. Informe de manière proactive ses citoyens sur l’engouement grandissant de la pratique du vélo sur tout le territoire.»