Le projet pilote couvre une distance de 250 mètres entre les rues Bienvenue et de Nanteuil entre les boulevards Louis-XIV et Jean-Talon, du côté est.

Autoroute Laurentienne: le mur antibruit bientôt construit

Les travaux de construction d'un mur antibruit débuteront dans les prochains jours le long de l'autoroute Laurentienne, à Charlesbourg. Une première section sera prête ce printemps, soit un an plus tard que promis et 30 ans après les premières demandes des riverains.
Le projet pilote, réalisé conjointement par la Ville de Québec et le ministère des Transports du Québec (MTQ), couvre une distance de 250 mètres entre les rues Bienvenue et de Nanteuil. Si les résultats sont concluants, le mur sera prolongé sur deux kilomètres, entre les boulevards Louis-XIV et Jean-Talon, toujours du côté est.
Après avoir hésité entre un mur végétal et un mur classique, les ingénieurs ont opté pour un modèle hybride. Des panneaux de planches de cèdre avec un coeur en laine minérale seront montés sur des pieux. Des caraganiers de Sibérie, des saules à croissance rapide (miyabeana) et des vignes vierges seront plantés de part et d'autre de la structure, tant pour couper le bruit que pour améliorer le coup d'oeil.
La facture de cette première série de travaux doit tourner autour d'un million $, en incluant les services professionnels. Les Excavations Lafontaine ont obtenu le contrat de construction. Les ouvriers s'activeront dès la semaine prochaine, entraînant la fermeture occasionnelle de l'autoroute Laurentienne en direction nord. Au besoin, il pourrait aussi y avoir fermeture d'une voie de circulation sur trois.
En juin 2012, la Ville de Québec avait annoncé la construction du mur antibruit végétal pour l'été suivant. Mais la découverte de sols instables et le temps mis à finaliser le protocole d'entente avec le MTQ ont retardé le chantier.
La conseillère municipale du secteur, Michelle Morin-Doyle, est très heureuse que le dossier débloque. Elle rencontrera lundi les citoyens touchés pour les mettre au courant de la nature et de l'échéancier des travaux. Ceux-ci seront terminés tôt ce printemps afin de respecter le calendrier de plantation des végétaux, précise-t-elle.
La Ville tient aussi à répéter dès cet été l'étude de climat sonore afin d'évaluer l'efficacité de la structure pour atténuer les bruits d'autoroute qui empoisonnent la vie des citoyens depuis 30 ans. «Selon les résultats, on va voir si on poursuit» le mur sur toute la distance jugée problématique, indique Mme Morin-Doyle.
Le recours collectif intenté par les citoyens suit son cours en parallèle.