Le chef intérimaire du PQ Pascal Bérubé a demandé à ce que l’Assemblée nationale «rappelle qu’aucun autre Parlement ou gouvernement ne peut réduire les pouvoirs, l’autorité, la souveraineté et la légitimité de l’Assemblée nationale ni contraindre la volonté démocratique du peuple québécois de disposer lui-même de son avenir».

Autodétermination: l'Assemblée nationale réplique à Ottawa

Les élus de l’Assemblée nationale ont adopté à l’unanimité, jeudi, une motion du Parti québécois (PQ) réaffirmant le droit des Québécois à l’autodétermination.

Cette motion visait à répliquer au gouvernement fédéral dont les avocats ont déposé, mercredi, un mémoire au sujet de la loi 99 à la Cour d’appel du Québec. Ceux-ci mentionnent dans le document que l’indépendance du Québec serait inconstitutionnelle sans l’assentiment d’une majorité de provinces.

Le chef intérimaire du PQ Pascal Bérubé a demandé à ce que l’Assemblée nationale «rappelle qu’aucun autre Parlement ou gouvernement ne peut réduire les pouvoirs, l’autorité, la souveraineté et la légitimité de l’Assemblée nationale ni contraindre la volonté démocratique du peuple québécois de disposer lui-même de son avenir».

Par cette résolution, les élus ont ainsi condamné la volonté du fédéral «de brimer le droit inaliénable du peuple québécois de choisir librement le statut politique du Québec en le rendant conditionnel à un amendement à la Constitution canadienne».

Après avoir affirmé que «le Québec peut prendre ses propres décisions», la ministre de la Justice Sonia Lebel a voulu y aller de prudence dans ses propos lorsqu’elle a été interpellée par le député solidaire Sol Zanetti à ce sujet. «Le Procureur général du Québec, que je représente, […] défend avec acharnement la chose suivante : le droit du Québec d’être maître de son destin et de contrôler ses champs de compétence», a-t-elle lancé.

Le leader parlementaire du PQ a demandé à ce qu’une copie de la motion soit envoyée au bureau de Justin Trudeau, au bureau du ministre de la Justice du Canada, à la Chambre des communes et au Sénat, à tous les chefs des partis politiques fédéraux, ainsi qu’à toutes les législatures provinciales.