L'abbé René Roy, en poste depuis janvier 1995, est le seul aumônier à la Ville de Québec.

Aumônier: symbole d'une tradition d'entraide

Les propos du maire Régis Labeaume sur sa volonté de garder un aumônier à la Ville de Québec mettent en lumière ce poste méconnu, symbole d'une tradition ancrée depuis plus d'un siècle. Alors qu'elle en a déjà compté deux, la Ville de Québec n'a depuis 1998 qu'un seul aumônier.
Officiellement rattaché au service de pompiers, l'actuel aumônier, l'abbé René Roy, est entré en poste le 1er janvier 1995. Il a remplacé l'abbé Louis Paré, qui a été aumônier pendant 32 ans pour les pompiers avant de remplacer aussi, à partir de 1998, l'abbé Marc Verchères Poiré, qui occupait ce poste pour le reste de la Ville depuis 25 ans.
L'abbé Roy, 52 ans, soutient les employés de la Ville de toutes confessions et il intervient tout particulièrement dans des moments difficiles, comme des catastrophes, des accidents, des incendies ou des deuils. Il a, par exemple, récemment donné son soutien à la famille de l'animateur sportif et conseiller municipal Marc Simoneau, décédé en mai, confie l'attaché de presse du maire Régis Labeaume, Paul-Christian Nolin. Même chose pour les proches de l'ex-chef de police Serge Bélisle. «Il est souvent sur les lieux d'une catastrophe pour soutenir autant les employés que la population», explique M. Nolin.
Impliqué à Lac-Mégantic
L'abbé Roy a aussi été très impliqué cet été auprès des victimes de la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic, où il a mis en place un centre de coordination de la vie paroissiale.
«Il fait un grand bien», relate M. Nolin à propos de cet homme qui «ne compte pas son temps supplémentaire».
Il n'a pas été possible jeudi de connaître le salaire de l'abbé Roy, mais selon l'échelle salariale des employés municipaux en date du 1er janvier 2013, un aumônier est payé entre 50 776 $ et 87 872 $.