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Augmentation des tarifs en service de garde: accueil froid des parents

L'augmentation des tarifs en service de garde a reçu un accueil plutôt froid, en fin d'après-midi, jeudi, lorsque Le Soleil s'est rendu à la sortie d'un CPE situé sur l'avenue Belvédère, afin d'obtenir des commentaires de parents touchés par la nouvelle mesure.
«Je trouve ça complètement scandaleux!» a lancé Valérie Szekula, qui venait tout juste de cueillir son enfant.
La mère de famille ne comprend pas comment le premier ministre Philippe Couillard peut briser sa promesse de ne pas majorer les tarifs au-delà de l'inflation, quelques mois à peine après avoir accédé au pouvoir. Comme plusieurs parents interrogés, Mme Szekula estime que cette augmentation touchera de façon importante la classe moyenne.
Une mère de quatre enfants, Danielle Paquet, était aussi déçue de la décision du gouvernement.
«Peut-être qu'une augmentation en fonction du coût de la vie aurait été plus intéressante et plus facile pour nous, ajoute Mme Paquet. Moi, je suis la mère de quatre enfants. Ça va être un gros trou dans le budget.»
«Si le service avait été indexé avec les années, on serait déjà à un niveau plus raisonnable», a-t-elle ajouté.
Un grand-père venu prendre sa petite-fille à la garderie afin de donner un coup de main à sa fille, Gilles Émond, croit pour sa part que la fin du tarif unique en garderie signifie une très mauvaise nouvelle pour le modèle québécois. M. Émond a travaillé toute sa carrière professionnelle au sein du gouvernement provincial et il a participé à la mise sur pied du système de garderies subventionné actuellement en place.
M. Émond estime que si le gouvernement Couillard a mis fin au principe d'universalité des tarifs en garderie, il n'hésitera pas à le faire un jour pour d'autres services gouvernementaux.
«Pour ma fille, ça risque de signifier des journées de garderie à 9 $ ou 10 $ par jour. C'est pas dramatique. Si le principe est bon pour ça, le principe va être bon pour la santé aussi. Le principe va être bon pour l'éducation aussi. Et ainsi de suite.»