Le Séminaire des Pères Maristes

Au Séminaire des Pères maristes de prendre «la bonne décision»

Maintenant que deux de ses élèves ont plaidé coupable à des accusations de leurre, le Séminaire des Pères Maristes doit réfléchir de nouveau au sort qu’il leur réserve.

C’est ce que croit le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, qui se dit «préoccupé» par l’histoire d’adolescents de Québec qui ont convaincu trois de leurs amies de leur envoyer des photos d’elles nues, avant de faire circuler ces photos dans l’école. Père d’adolescentes, le ministre Roberge croit que les gestes posés sont «assez graves» et que des «faits nouveaux» sont apparus dans le processus judiciaire. 

«Il appartient à la direction de l’école de prendre la bonne décision. Elle n’avait pas les bonnes informations pour prendre les bonnes décisions. Maintenant qu’elle les as, peut-être que ce sera autre chose», dit-il. 

Ces deux adolescents fréquentent toujours l’établissement d’enseignement privé, où l’une des plaignantes étudie encore. C’est la Cour supérieure qui avait forcé l’établissement privé de Sillery à réintégrer les jeunes avant la rentrée scolaire. À ce moment-là, ils n’étaient pas encore accusés.  

Lundi, le directeur général du Séminaire François Sylvain avait indiqué qu’il allait examiner le nouvel élément du dossier et «évaluer l’approche à préconiser dans les circonstances».

Le ministre de l’Éducation déplore que les victimes, dans cette histoire et dans bien d’autres, n’aient pas accès dans le milieu scolaire, à un «mécanisme d’appel» des décisions prises par les directions d’école. 

«Le protecteur de l’élève, pour le réseau privé, est carrément inexistant. Je l’ai dénoncé dans l’opposition et je peux vous dire que maintenant qu’on est au gouvernement, on travaille sur un projet de loi pour avoir un vrai protecteur de l’élève qui couvre autant les jeunes qui sont au privé que les jeunes qui sont au public», indique M. Roberge. 

Le ministre de l’Éducation est d’avis que le mécanisme de protecteur de l’élève actuel, qui s’applique seulement aux écoles publiques, ne fonctionne pas bien.