Les deux fondatrices du mouvement Les Anges du Bal, Anne Lévesque et Élisabeth Chevalier

Au bal grâce... aux Anges

Cendrillon a pu aller au bal grâce à sa fée marraine. À Sept-Îles, des jeunes finissantes dans le besoin vivront elles aussi un conte de fées grâce aux Anges du Bal, une vingtaine de femmes issues de la communauté, qui feront aller leur baguette magique pour leur offrir un «moment de rêve».
À Sept-Îles comme ailleurs, trop nombreux sont les parents qui n'ont pas les moyens de permettre à leur adolescent de participer au bal de finissants. «Les besoins sont criants», a affirmé la cofondatrice du regroupement, Anne Lévesque. «Dans les quatre écoles secondaires que nous avons sondées, nous avons eu des réponses positives partout», a renchéri sa partenaire, Élisabeth Chevalier.
Avec le ralentissement économique et les pertes d'emplois liées à la chute du marché du fer, les Anges craignent que les besoins augmentent rapidement. «On se lance un peu tard cette année, mais on met la table pour les années à venir, on est là pour rester», a ajouté Mme Lévesque. Trois demandes d'aide ont déjà été faites pour 2015 alors que le service n'avait pas encore été lancé officiellement.
Un vrai conte de fées
Les protégées des Anges choisiront une robe à leur goût, qui aura été offerte par un donateur. Souliers, accessoires et fleurs seront aussi donnés. Les filles, si elles le souhaitent, pourront également être coiffées et maquillées. Un photographe bénévole a été réservé pour le jour J. «Nous avons même quelqu'un qui nous prête sept voitures de luxe, s'il y a des besoins pour le transport», se réjouit Mme Lévesque.
Les Anges n'ont pas hésité à sauter dans l'aventure pour venir en aide aux adolescentes de Sept-Îles. «Je vois l'excitation des jeunes filles quand je les coiffe», a indiqué Hélène Dion de Coiffure HD. «C'est un moment tellement important pour elles, penser qu'une jeune ne peut pas y aller pour des raisons financières, c'est vraiment triste.»
L'initiative permettra aussi d'accroître le sentiment d'appartenance et à en raccrocher certaines au système scolaire, selon le regroupement.