C'était le retour en classe mardi pour les élèves des écoles Cardinal-Roy (photo) et Jean-de-Brébeuf, deux écoles touchées par le décès d'enseignants tués dans l'attentat survenu vendredi au Burkina Faso.

Attentat au Burkina Faso: retour en classe émotif à Québec

C'était le retour en classe mardi pour les élèves des écoles Cardinal-Roy et Jean-de-Brébeuf, deux écoles touchées par le décès d'enseignants tués dans l'attentat survenu vendredi au Burkina Faso.
Contrairement à la veille, les médias n'ont pas eu accès aux établissements. Les directions d'école préféraient vivre ce moment très émotif loin de l'oeil des caméras. Une minute de silence s'est tenue mardi matin. Sur Facebook, l'idée avait été lancée de s'habiller sobrement ou en noir en guise d'hommage aux victimes.
Lundi, les enseignants s'étaient rassemblés pour faire le point sur la situation et préparer le retour des élèves mardi. Une douzaine de psychologues sont déployés dans trois établissements touchés pour aider le personnel et les élèves.
Il s'agit de l'école secondaire Cardinal-Roy, où enseignait une des victimes, Maude Carrier, l'école secondaire Jean-de-Brébeuf, où a déjà enseigné Mme Carrier et où enseigne toujours son conjoint, Yves Richard. C'est dans ce même établissement qu'une autre victime, Yves Carrier, le père de Maude, a été directeur adjoint. Enfin, il y a aussi l'école Boudreau, où enseignait Louis Chabot, autre enseignant actif tué au Burkina Faso. La quatrième victime du monde de l'enseignement est Suzanne Bernier, retraitée de la CS de la Capitale.
Les deux autres victimes québécoises de l'attentat sont la conjointe d'Yves Carrier, Gladys Chamberland, qui travaillait au ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles, et leur fils, Charlelie Carrier, 21 ans.