Le tablier du pont Laporte a mauvaise mine. Les changements de température ont fait décoller de larges pans d’asphalte.

Asphalte décollé et travaux urgents sur le pont Laporte

Le tablier du pont Pierre-Laporte a bien mauvaise mine ces jours-ci. De larges pans d’asphalte ont décollé sous l’effet des changements de température, ralentissant la circulation et obligeant le ministère des Transports à refaire le pavage dans des conditions difficiles.

Les dégâts ont été constatés mardi. Des trous béants ont fait leur apparition principalement dans la voie du centre et de droite en direction sud, mais aussi ici et là en direction nord. La pointe de fin de journée s’est prolongée, les usagers de la route étant forcés d’adapter leur conduite.

Guillaume Paradis, porte-parole du ministère des Transports du Québec (MTQ), a confirmé mercredi une «dégradation marquée et rapide» de la chaussée sur le pont Laporte et évoqué un phénomène de «pelade» en vertu duquel la couche d’asphalte en surface perd de l’adhérence et se détache par plaques. Les nids-de-poule sont plutôt des trous creusés par en-dessous en raison de cycles rapprochés de gel et dégel. 

Au-dessus du fleuve à - 10 °C 

Des travaux d’asphaltage ont été réalisés d’urgence mercredi matin et devaient se poursuivre dans la nuit. Il est prévu de s’y remettre encore dans la nuit de jeudi à vendredi. «On ne se fera pas de cachettes, ce qu’on fait au cours des prochains jours, c’est du palliatif. On travaille à - 10 [degrés Celsius] au-dessus du fleuve, on n’aura pas de miracle», a admis M. Paradis.  

Celui-ci a confirmé que des travaux de réparation de la dalle du pont datant de 1970 ont été réalisés en 2014. Après quoi une membrane d’étanchéité a été installée, puis le pavage refait. 

«L’hypothèse, c’est qu’on a un problème avec le comportement de la membrane», a indiqué le porte-parole du MTQ. «En même temps, il faut se rappeler que sur une structure suspendue de l’ampleur du pont Pierre-Laporte, les mouvements et les réactions sont difficiles» à prévoir, a-t-il ajouté. 


On ne se fera pas de cachettes, ce qu’on fait au cours des prochains jours, c’est du palliatif
Guillaume Paradis, porte-parole du ministère des Transports

M. Paradis n’était pas en mesure de dire mercredi si le sous-traitant qui a réalisé les travaux en 2014 est responsable et pourrait être interpellé. 

«Pour l’instant, on va se concentrer à réparer la surface de roulement pour s’assurer que les gens puissent se déplacer de façon sécuritaire, que la circulation reste fluide. On va suivre la situation et on va regarder au cours des prochaines semaines et des prochains mois comment on peut intervenir de façon plus durable», a-t-il souligné.