Le Canada a signé un accord à la fin du mois de septembre avec Abbott Diagnostics aux États-Unis pour acheter 7,9 millions de tests «ID Now», qui peuvent fournir des résultats en moins de 15 minutes, à l'endroit même où la personne est testée.
Le Canada a signé un accord à la fin du mois de septembre avec Abbott Diagnostics aux États-Unis pour acheter 7,9 millions de tests «ID Now», qui peuvent fournir des résultats en moins de 15 minutes, à l'endroit même où la personne est testée.

Arrivée de 100 000 tests rapides au Canada, mais pour qui?

Mia Rabson
La Presse Canadienne
OTTAWA - La ministre fédérale de l'Approvisionnement a annoncé mercredi que le Canada avait reçu un premier envoi de 100 000 tests rapides pour dépister la COVID-19, mais leur destination reste entourée de mystère.

Le Canada a signé un accord à la fin du mois de septembre avec Abbott Diagnostics aux États-Unis pour acheter 7,9 millions de tests «ID Now», qui peuvent fournir des résultats en moins de 15 minutes, à l'endroit même où la personne est testée.

Anita Anand a confirmé mercredi la livraison de 100 000 trousses «ID Now». La ministre a ajouté sur Twitter que le Canada devrait recevoir plus de 2,5 millions de ces tests d'ici la fin de l'année et que le reste suivrait l'an prochain.

La livraison d'un deuxième test rapide, le test antigénique «Panbio» d'Abbott, devrait commencer sous peu. Le Canada a acheté 20 millions de ces tests; 8,5 millions d'unités sont attendues d'ici la fin de 2020, et le reste en 2021.

«Notre gouvernement continue de renforcer la capacité de dépistage du Canada pour garantir les fournitures dont nous avons besoin», a affirmé Mme Anand dans une déclaration écrite.

Les tests doivent être remis aux autorités de la santé publique des provinces et des territoires en vertu d'un accord de partage des fournitures en fonction de la taille de la population et des besoins.

Mais ni le bureau de Mme Anand ni Santé Canada n'ont voulu dire quelle province les recevrait en premier, ni quelles seraient les quantités par province. Ottawa ne veut pas non plus préciser où seront envoyés les dizaines de millions de masques, de respirateurs et autres équipements de protection individuelle (EPI) commandés par le gouvernement fédéral.

En raison d'une pénurie mondiale d'EPI au début de la pandémie, Ottawa a commencé à négocier des contrats en gros au nom des provinces.

Le premier ministre Justin Trudeau a rapporté mardi que plus de 800 millions d'EPI avaient été reçus à ce jour et que 20 millions d'entre eux avaient été distribués aux provinces depuis le début du mois.

Mais Santé Canada refuse de dire quelle province a reçu quel équipement.

Transparence

La porte-parole conservatrice en matière de santé, Michelle Rempel Garner, espère forcer le gouvernement à être plus transparent à ce sujet dans une étude du comité de la santé qu'elle propose.

Les conservateurs présenteront jeudi une motion demandant au comité de la santé de la Chambre des communes d'étudier les multiples facettes de la riposte canadienne à la pandémie, de l'achat de fournitures et de tests aux conseils de santé publique sur le port du masque, en passant par la fermeture de la frontière, les établissements de soins de longue durée et les plans d'approbation et de distribution des vaccins.

«Je fais de mon mieux pour les obliger à être plus ouverts», a indiqué Mme Rempel.

Une motion similaire a été présentée directement au comité de la santé il y a deux semaines, mais selon Mme Rempel, le gouvernement a fait de l'obstruction au comité et empêché la motion de suivre son cours. Elle espère que la présentation de la motion à la Chambre des communes sera plus fructueuse.