Plusieurs centaines de véhicules sont restées pris toute la nuit du 14 au 15 mars sur l'autoroute 13 sud, alors que la majorité des occupants sont restés plusieurs heures dans leur voiture en attendant des secours.

Arrestation d'un des camionneurs qui auraient causé l'embouteillage sur l'A13

Un des deux hommes soupçonnés d'avoir entravé l'opération de remorquage sur l'autoroute 13, où des centaines d'automobilistes sont restés coincés dans la nuit du 14 au 15 mars, a été arrêté à son domicile, samedi matin, à Laval, a annoncé la Sûreté du Québec en fin d'après-midi.
En enlisant son camion lourd, l'homme de 57 ans aurait provoqué l'embouteillage qui avait tenu 300 personnes prisonnières de leur véhicule pendant plusieurs heures, en plein coeur de la tempête ayant frappé le Québec plus tôt cette semaine.
Également visé par un mandat d'arrestation en Ontario, le suspect sera remis aux policiers de la ville de Kingston, précise le communiqué de la Sûreté du Québec.
Des accusations de méfait et de nuisance pourraient être portées contre lui par le Directeur des poursuites criminelles et pénales, ajoute la SQ.
Deux camionneurs ayant refusé de faire remorquer leur véhicule, tous deux immobilisés sur la chaussée, ont été pointés du doigt par la Sûreté du Québec, qui poursuit son enquête interne sur sa gestion des événements.
La SQ dit qu'elle «tente toujours d'identifier le deuxième camionneur qui était présent ce soir-là, et qui est considéré comme un témoin important».
Le ministère des Transports mène en parallèle une enquête administrative quant au rôle du sous-traitant chargé d'entretenir l'autoroute.
«Les forces de police ont le pouvoir de demander aux gens de libérer la voie. Et les forces de police sont des gens qui ont le bras de la loi. Il est clair qu'elles ont le pouvoir de demander aux gens de quitter les lieux pour arrêter d'obstruer le travail des services d'urgence», avait déclaré le premier ministre Philippe Couillard, vendredi.
Dans un communiqué, le syndicat des Teamsters, qui représente quelque 4000 camionneurs, avait pour sa part souligné que les deux conducteurs étaient eux aussi victimes «de l'incurie» du ministère des Transports et qu'ils n'avaient pas à payer pour une autoroute mal déneigée.