«Les archives de la Nouvelle-France sont ici, des documents de 1600, 1700… les documents sont accumulés et c’est ce qui nous permet de reconstituer l’histoire du Québec aujourd’hui et c’est pour ça qu’on continue de faire notre travail. On acquiert des archives du gouvernement chaque année, pour laisser aux générations futures», soutient Martin Lavoie, directeur général des Archives nationales.

Archives nationales: au coeur de notre histoire

Depuis la fondation de la ville de Québec, les archivistes conservent les plus importants documents de chaque année, les écrits les plus précieux. Ils sont tous bien gardés sur le campus de l’Université Laval.

Avec le temps, les archivistes sont devenus des gestionnaires d’informations, le métier s’est modernisé. Ces protecteurs de l’histoire ont amassé plus de 20 kilomètres de documents originaux. Tout ça se trouve dans les  «voûtes» du pavillon Louis-Jacques-Casault. 

On y trouve des rangées de contenu, tout y est bien classé. Les documents sont installés dans des boîtes de carton pour assurer une protection supplémentaire en cas de sinistre. Pour les manipuler, il faut mettre des gants blancs.

Même que Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) conserve les archives les plus complètes au monde, aucune grande guerre n’a pu détruire les trésors d’histoire accumulés. 

«Les archives de la Nouvelle-France sont ici, des documents de 1600, 1700… les documents sont accumulés et c’est ce qui nous permet de reconstituer l’histoire du Québec aujourd’hui et c’est pour ça qu’on continue de faire notre travail. On acquiert des archives du gouvernement chaque année, pour laisser aux générations futures», soutient Martin Lavoie, directeur général de BAnQ Québec.

Un total de 4 % de tous les documents du gouvernement, de tous les ministères, sont pris en charge par BAnQ Québec chaque année. Ça ressemble à près d’un kilomètre de documents par année, ce 4 %. Les plus importants sont conservés, afin que les gestionnaires de l’information des futures générations aient tous les outils nécessaires pour bien raconter notre histoire.

Dans une salle à part se cachent les véritables trésors, ceux qu’il ne faut pas perdre à tout prix. En cas d’incendie, l’air de la pièce est aspiré afin de protéger son contenu, une véritable chambre forte.  

«Ça fait partie du patrimoine. Il n’y a pas d’autres copies, ce sont des documents uniques. Nous, on en profite et si on veut que les générations futures en profitent, il faut tout préserver et mettre l’énergie nécessaire pour le faire, et investir.»

Seulement quelques dégâts d’eau mineurs sont survenus dans les locaux depuis leur création, les employés exécutent alors des méthodes d’intervention très claires et efficaces.

Aucune grande guerre n’a pu détruire les trésors d’histoire accumulés

Les réponses des ancêtres

Les curieux peuvent visiter ces pièces qui renferment ces documents au moins une fois par année, les portes ouvertes 2019 avaient lieu samedi, dans le cadre de la Semaine nationale de la généalogie. Les «voûtes» ne sont pas ouvertes plus souvent au public parce que BAnQ Québec doit limiter les va-et-vient.

«C’est caché pour eux, ils ont l’impression qu’ils n’ont pas accès à ça. Mais toutes les archives, ils peuvent y accéder. Contrairement aux bibliothèques qui ont des documents imprimés dont il y a plusieurs copies, des documents d’archives, il y en a qu’un seul, et on veut les conserver en bonne condition. C’est évident qu’on ne peut pas laisser tout le monde se promener dans les “voutes”», exprime M. Lavoie. 

Dans 50 % des cas, c’est la généalogie qui attire les visiteurs dans les salles de recherches. Et en général, ce sont les chercheurs de différents domaines qui consultent le plus les archives, mais les étudiants, les avocats et les notaires ne sont souvent pas loin derrière. 

«La généalogie est une porte d’entrée, les gens vont commencer par s’intéresser par leur nom de famille, leurs racines à eux. Puis ils élargissent, ils commencent à découvrir leur histoire familiale, après on découvre le village, les terres, le territoire, les familles voisines… on s’intéresse vite à l’histoire du Québec. C’est de fil en aiguille qu’on a la piqûre», exprime le directeur. 

On entre dans une salle de recherches avec au moins une question sur nos ancêtres et on en ressort avec une dizaine de nouvelles.

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