Anne Guérette a terminé en troisième position dans la course à la mairie de Québec. Son colistier Jean Rousseau a quant à lui été élu dans le district Cap-aux-Diamants.

Anne Guérette en réflexion

Candidate malheureuse à la mairie de Québec avec une troisième place, la chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, se donne un temps de réflexion avant de décider si elle prendra la place de son colistier Jean Rousseau, élu comme conseiller dans le district Cap-aux-Diamants.

«C’est une décision que je ne prends pas à la légère», a-t-elle indiqué dimanche soir, devant une cinquantaine de partisans réunis à l’Hôtel Québec du boulevard Laurier, ajoutant que des «choix personnels» étaient en jeu. Ces deux jeunes fils étaient présents sur l’estrade lors de son allocution. 

En mêlée de presse à l’issue de son discours, Mme Guérette, 53 ans, a précisé qu’elle préférait «laisser retomber la poussière» avant de faire part de son choix. Une convocation devrait être envoyée lundi aux médias. «Il n’y a rien qui presse. J’ai jusqu’à l’assermentation pour prendre ma décision. Je vais prendre le temps qu’il faut.»

À Québec, le système du colistier permet à un candidat défait à la mairie de siéger à titre de conseiller municipal lorsque ce même colistier est élu dans son district. Jean Rousseau l’a emporté avec 40,69 % des voix dans le district Cap-aux-Diamants, devant Maud Rusk d’Équipe Labeaume. Seulement 310 votes ont séparé les deux adversaires.

Sept candidats s’affrontaient dans ce district hautement convoité de la haute ville, dont l’indépendant François Marchand, candidat malheureux de la course à la direction de Démocratie Québec.

Élection différente

Pour Anne Guérette, qui a représenté Cap-aux-Diamants au cours des 10 dernières années, ce scrutin a été complètement différent de celui de 2013, le nombre de partis et de candidats ayant bouleversé la donne. «Il y avait cinq candidats en moyenne dans chaque district, comparativement à deux ou trois à l’élection précédente. L’ampleur du défi était énorme […] On ne peut pas comparer cette élection à la dernière où il y avait deux équipes complètes. Cette fois-ci, il y en avait quatre et presque le double de candidats. Ça fait une grosse différence. […] Il y avait tellement de divisions dans les districts, c’est difficile de tirer des conclusions claires.»


Il n’y a rien qui presse. J’ai jusqu’à l’assermentation pour prendre ma décision. Je vais prendre le temps qu’il faut.
Anne Guérette, qui devra décider si elle prend la place de son colistier dans le district Cap-aux-Diamants

Anne Guérette estime que Démocratie Québec est là pour rester dans le paysage politique de Québec. «Je vois des gens prêts à continuer à militer dans le parti, pour le garder bien vivant et le préparer pour la prochaine campagne électorale.»

Après avoir félicité ses adversaires, Mme Guérette y est allée d’une blague bien appréciée de ses supporteurs, déclarant que le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, avait donné «une troisième voix» à la démocratie municipale, clin d’œil évident au fameux troisième lien qui a monopolisé une partie de la campagne électorale.

Le candidat défait de Démocratie Québec dans le district Montcalm–Saint-Sacrement, Christophe Navel, s’est dit très satisfait de la campagne menée par sa formation. «On a tout donné sur le terrain. On a cogné à 8000 portes, rencontré 4000 personnes. On a fait une campagne extraordinaire. On n’aurait pas pu faire mieux. On respecte le choix des gens. Ils ont choisi de continuer dans la même ligne, on respecte ça.»