Air Transat versera au moins 500 $ par passager lésé.

Air Transat blâmée et mise à l’amende

L’Office des transports du Canada (OTC) blâme Air Transat pour le cafouillage survenu le 31 juillet, sur le tarmac de l’Aéroport d’Ottawa, au cours duquel des centaines de passagers sont restés pris dans des appareils sans circulation d’air, d’eau en quantité suffisante ou de nourriture de bonne qualité, pendant des heures interminables. De son côté, la compagnie aérienne a décidé d’offrir 500 $ aux clients impliqués dans l’incident.

L’OTC a imposé une amende de 300 000 $ au transporteur aérien, qui pourra cependant la réduire en offrant un dédommagement aux clients impliqués.

Les appareils d’Air Transat ont été cloués au sol parce que la circulation aérienne était détournée, en raison d’orages importants à Montréal et à Toronto. Les vols TS157 et TS507 arrivaient de Bruxelles et de Rome, à destination de Montréal.

L’office affirme qu’Air Transat n’a pas respecté son contrat avec les passagers, qu’elle a laissé trop de latitude aux pilotes, qui, eux, ont retenu les clients dans leurs appareils.

Des pilotes ont affirmé, lors de l’enquête publique, qu’ils croyaient, d’heure en heure, qu’il leur était enfin possible de ravitailler leurs avions en carburant, et de reprendre la voie des airs.

Des passagers ont senti la fatigue et la pression augmenter. Un des clients a finalement composé le 9-1-1, réclamant l’intervention des services d’urgence d’Ottawa.

« L’OTC a conclu que, lors du retard des vols, Air Transat n’a pas correctement appliqué ses propres règles tarifaires en ce qui a trait au débarquement des passagers — puisque les commandants des aéronefs n’ont pas envisagé la possibilité de faire débarquer les passagers une fois le retard de 90 minutes — et à l’offre de consommations et de collations », indique l’organisme, par communiqué.

L’OTC a ordonné à Air Transat d’indemniser les passagers des deux vols pour les dépenses encourues, fournir une formation à tous ses employés pour prévenir d’autres manquements dans leurs communications avec la clientèle, une révision des tarifs internationaux pour y inclure les dispositions d’un plan d’urgence, et l’obligation de faire débarquer les passagers si un retard sur l’aire de trafic atteint quatre heures, sauf s’il y a un enjeu exceptionnel lié à la sécurité.

Par communiqué, Air Transat a dit « prendre acte » des conclusions de l’OTC et prévoit se conformer aux exigences de l’organisme fédéral.

« Nous réitérons nos sincères excuses à nos passagers qui ont vécu une situation difficile. Air Transat accueille favorablement la clarification des obligations des transporteurs et l’invitation de l’OTC à une meilleure collaboration de tous les acteurs afin d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise », a déclaré Jean-François Lemay, président-directeur général d’Air Transat.