Aide médicale à mourir: plus de patients seront admissibles, selon Barrette

Plus de patients pourront demander qu'on mette fin à leurs jours grâce au projet de loi fédéral sur l'aide médicale à mourir qu'en vertu de la loi québécoise actuelle.
C'est l'interprétation que fait le ministre québécois de la Santé, Gaétan Barrette, de la pièce législative déposée jeudi par le gouvernement Trudeau.
Le projet de loi fédéral légaliserait l'aide médicale à mourir pour tout adulte souffrant d'une affection incurable se trouvant «dans un état avancé de déclin irréversible de ses capacités» et dont la mort est «raisonnablement prévisible».
Plus strict au Québec
Or dans la loi québécoise entrée en vigueur en 2015, une personne est admissible seulement si elle satisfait à de nombreux critères stricts, dont celui d'être «en fin de vie».
Ainsi, selon M. Barrette, le nombre de patients augmenterait non pas par le nombre de maladies admissibles, mais par le délai qui est «étendu».
En conférence de presse avec sa collègue titulaire du portefeuille de la Justice, Stéphanie Vallée, le ministre de la Santé a estimé que le bassin de patients candidats sera donc élargi.