La rectrice de l’Université Laval Sophie D’Amours
La rectrice de l’Université Laval Sophie D’Amours

Agressions: la rectrice rappelle les mesures en place à l'UL

Yves Therrien
Yves Therrien
Le Soleil
Les allégations d’inconduite sexuelle dévoilées au cours des dernières heures ont fait réagir la rectrice de l’Université Laval Sophie D’Amours. Saluant le courage des victimes qui ont pris la parole, Mme D’Amours a rappelé que l’université avait mis en place des mesures d’accompagnement des victimes à la suite des dénonciations et des manifestations sur le campus l’an dernier.

«Les personnes savent qu’elles ne sont pas seules, non seulement à Québec, mais partout dans le monde» lorsqu’elles décident de dénoncer publiquement leurs agresseurs ou les intimidateurs. C’est ce qu’elle soulignait en marge de la conférence à saveur économique qu’elle prononçait jeudi midi devant les membres de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec.

Elle ne s’étonne pas que les dénonciations des dernières semaines aux États-Unis et ici au Québec aient provoqué une vague donnant le courage à d’autres victimes de se manifester. «L’université a un rôle à jouer dans la formation des gestionnaires pour comprendre qui peut être fait et ce qui est inacceptable. Il y a un savoir-être à développer et l’université peut aider à développer ce savoir-vivre ensemble sainement», répondait la première femme rectrice de l’Université Laval.

Dans les derniers jours, la rectrice constate qu’il y a eu des demandes de services, mais que le rôle de l’institution est d’avoir les ressources pour accompagner les étudiants. «On ne laissera pas tomber nos jeunes», confirmait-elle.

De son côté, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, qui assistait à l’événement de la Chambre de commerce comme nouveau ministre responsable de la région de Québec, soulignait que l’ambiance des dernières semaines et les événements des dernières heures montrent l’importance de l’éducation à la sexualité. À son avis, cela pourrait inciter les commissions scolaires à embarquer plus rapidement dans le projet, car depuis l’an 2000 le programme d’éducation à la sexualité a été jeté aux oubliettes.