Le chantier le plus évident, qui permettra de doubler la superficie du terminal, s'amorcera à l'automne pour se terminer en 2017. Le président et chef de la direction de l'Aéroport Jean-Lesage, Gaëtan Gagné promet qu'il sera «très orienté technologies», allant jusqu'à le qualifier de «terminal du futur».

Aéroport Jean-Lesage: la croissance dans tous ses états

Les profits montent en même temps que l'achalandage à l'aéroport de Québec. Pour l'année 2013, l'administration a dégagé 11,3 millions $ sur des revenus de 48,2 millions $.
Les profits montent en même temps que l'achalandage à l'aéroport de Québec. Pour l'année 2013, l'administration a dégagé 11,3 millions $ sur des revenus de 48,2 millions $.
André Fortin, président du conseil d'administration d'Aéroport de Québec inc., la société privée qui gère l'aéroport international Jean-Lesage, s'est montré très satisfait des résultats dévoilés lors de l'assemblée publique annuelle.
Le président et chef de la direction, Gaëtan Gagné, affirme que cette situation financière permet d'envisager avec confiance les grands travaux prévus cette année. Le stationnement étagé de 1150 places, un investissement de 38 millions $, sera terminé en juin. Le complexe de services combinés, qui regroupe les pompiers et les véhicules d'entretien, sera utilisé à partir de la semaine prochaine. Les travaux ont coûté 29 millions $.
Chantier du terminal
Le chantier le plus évident, qui permettra de doubler la superficie du terminal, s'amorcera à l'automne pour se terminer en 2017. M. Gagné promet qu'il sera «très orienté technologies», allant jusqu'à le qualifier de «terminal du futur».
Un citoyen de L'Ancienne-Lorette, Pierre Couture, est venu témoigner hier des effets du développement aéroportuaire des dernières années sur le voisinage. Pendant la période de questions, il s'est plaint de l'augmentation des vols de nuit, tout de même l'exception, et surtout de la multiplication des vols d'hélicoptères. «Ça passe à très, très basse altitude, juste au-dessus de chez nous, au-dessus du patio», a-t-il rapporté.
L'aéroport a confirmé la réception de 21 plaintes de bruit en 2013, dont 20 concernant des hélicoptères qui ont été formulées par trois résidants. Gaëtan Gagné a assuré hier que des représentations ont été faites auprès des pilotes d'hélicoptères afin qu'ils respectent les corridors de vols établis, qui épargnent les secteurs habités. Si les mesures ne sont pas respectées, les compagnies fautives «pourraient se voir retirer leur permis d'opération», est-il allé jusqu'à dire.
M. Couture a admis qu'il y avait eu amélioration, mais il craint que l'augmentation du trafic crée à nouveau de la pression.
Plus d'hélicoptères
C'est un fait que les hélicoptères sont de plus en plus nombreux à l'aéroport de Québec. Le président et chef de la direction a évoqué 50 % plus de mouvements, mais il n'y a pas de chiffres officiels qui permettent de quantifier précisément. M. Gagné attribue cette croissance à l'augmentation de la richesse et à la présence d'installations plus modernes, comme le Complexe Capitale Hélicoptère.
Le dessus sur l'hiver
L'aéroport de Québec s'enorgueillit de n'avoir pas fermé ses pistes une seule fois pendant cet hiver en dents de scie alors que plusieurs aéroports américains et canadiens se sont complètement coupés du trafic aérien à plusieurs reprises en raison du mauvais temps.
Ce fut le cas à New York, à Toronto, à Halifax et même à Montréal. La capitale québécoise a plutôt servi d'aéroport de dégagement, aéroport vers lequel un pilote peut se tourner s'il ne peut atterrir à l'endroit initialement prévu. Quelques vols ont ainsi été récupérés. Selon le président et chef de la direction, Gaëtan Gagné, c'est grâce aux équipements de pointe, en partie créés ici, mais surtout aux employés. «Les Québécois de Québec connaissent l'hiver. Les gens qui opèrent sont très motivés à garder les pistes en fonction», a-t-il fait remarquer, jeudi.