L'Aéroport international Jean-Lesage

Aéroport de Québec inc. défend son bilan

La cession de l'Aéroport international Jean-Lesage au secteur privé a eu un effet «on ne peut plus bénéfique pour la région de Québec», selon Aéroport de Québec inc.
Jonathan Trudeau, directeur des communications de la société privée chargée de la gestion de l'aéroport de Québec, a réagi mardi à l'étude sur la gouvernance des aéroports canadiens parue lundi.
L'Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques (IGOPP) estime que le gouvernement fédéral devrait resserrer les contrôles entourant les projets d'agrandissement et l'augmentation des tarifs des aéroports ou, à défaut, vendre les terrains au gouvernement provincial ou à un organisme régional qui en superviserait le développement.
«On a fait les bons choix. Les chiffres sont là pour le prouver», a répliqué M. Trudeau. À la modeste hausse d'achalandage évoquée dans l'étude pour la période 1995-2005, celui-ci a opposé la croissance de 130 % enregistrée depuis 2002, année de la privatisation. Cela représente un taux composé de 7,9 % par année, au-dessus de la moyenne des aéroports canadiens.
Satisfaction de la clientèle
M. Trudeau a également mis de l'avant les résultats de différents sondages sur la satisfaction de la clientèle et l'appui de la population, dont les taux dépassent souvent les 90 %.
Aéroport de Québec inc. dit laisser au gouvernement fédéral le soin de déterminer s'il faut davantage de contrôles, mais son porte-parole assure que «lorsque nous prenons une décision, c'est fait sur du solide», avec études de marché et prévisions chiffrées.
Quant au conseil d'administration, il regroupe des «gens de qualité» représentant les intérêts de la région, selon M. Trudeau.
Au cabinet du ministre des Transports du Québec, l'attaché de presse Yann Langlais-Plante a indiqué mardi que l'étude de l'IGOPP serait analysée, mais qu'il n'était pas dans les plans immédiats du gouvernement provincial d'acquérir des aéroports.