Le vieux revêtement de la piste principale de l'aéroport Jean-Lesage, la 06-24, a été retiré et remplacé par de l'asphalte neuf sur pas moins de 160 000 mètres carrés.

Aéroport de Québec : la piste principale est remise à neuf

Les travaux sur la piste principale de l'aéroport de Québec sont complétés. Les avions de tout gabarit peuvent atterrir sur une chaussée neuve depuis mercredi après-midi.
La fermeture de la piste 06-24, de son petit nom aéronautique, remonte au 23 mai. Depuis, le drainage a été complètement refait, les équipements d'aide à la navigation ont été modernisés, l'éclairage, plus puissant, est passé au DEL. Et bien sûr, le vieux revêtement a été retiré et remplacé par de l'asphalte neuf sur pas moins de 160 000 mètres carrés.
Pendant les 80 jours de fermeture, aucun gros porteur n'a pu se poser à Québec. Les transporteurs aériens ont choisi leurs appareils en conséquence. Air Transat a notamment mis en place une navette aérienne vers Montréal pour ses vols vers l'Europe. Pour des questions de logistique, les vols directs reprendront seulement l'an prochain. 
Le directeur des communications de l'aéroport de Québec, Mathieu Claise, indique que les travaux ont été réalisés à l'intérieur de l'échéancier prévu, malgré la grève de la construction du printemps. Le budget prévu de 25 millions $ a également été respecté. Les travaux tout juste achevés sur la piste principale et ceux réalisés l'an dernier à l'intersection de la piste secondaire 11-29 sont inclus dans le projet d'agrandissement en cours de 225 millions $. 
«C'est vraiment très gros, il y a quatre ans de préparation et deux ans de travail derrière ça. Ce qui est bien, c'est qu'on n'aura pas besoin d'y retoucher pour quelques dizaines d'années», a souligné mercredi M. Claise. «La durée de vie d'une chaussée aéroportuaire peut atteindre autour de 20 ans», a-t-il écrit plus précisément sur le site web d'Aéroport de Québec inc., la société privée qui gère l'aéroport international Jean-Lesage. 
Approche aux instruments
Il reste une seule petite étape à franchir pour que tout soit parfait. NAV Canada, l'organisme qui contrôle le trafic aérien au pays, amène un de ses trois aéronefs d'inspection de vol à Québec jeudi matin pour tester le nouveau système d'atterrissage aux instruments (Instrument Landing System ou ILS) en vue de sa mise en service officielle. Ce genre de système permet aux avions d'atterrir même en cas de visibilité réduite et doit donc être sans faille. 
Jonathan Bagg, porte-parole de NAV Canada, explique que les avions CRJ-200 de Bombardier utilisés pour faire les tests sont dotés d'équipements très sensibles «pour vérifier la précision de l'approche et s'assurer qu'il n'y a pas d'interférence» dans la communication. Pour mener à bien leur mission, les pilotes font mine de se poser et redécollent plusieurs fois afin de multiplier les lectures. L'opération est répétée deux fois par année ou lors de changements technologiques comme c'est le cas ici. 
Quand il sera acquis que l'ILS fonctionne parfaitement, ce sera le retour à la norme sur les deux pistes de l'aéroport. Les travaux visant à doubler la superficie de l'aérogare se poursuivent.