La Ville de Lévis veut faire respecter son règlement de zonage qui bannit toute activité de parachutisme à l’aérodrome de Pintendre. Or, la Cour supérieure a déjà estimé que ce règlement entrave de façon importante les activités de l’aérodrome et le cœur de la compétence fédérale en matière d’aéronautique.

Aérodrome de Pintendre: Lévis s’adresse à la Cour suprême

La Ville de Lévis s’adressera à la Cour suprême pour faire cesser les activités de parachutisme à l’aérodrome de Pintendre.

Le conseil municipal va donc de l’avant avec une demande d’autorisation de pourvoi qui sera déposée d’ici le 23 novembre. La Ville veut faire respecter son règlement de zonage qui bannit toute activité de parachutisme à cet endroit. «On est convaincu que la loi sur l’aménagement et l’urbanisme devrait prévaloir sur toute autre loi», lance le maire de Lévis pour expliquer la présente démarche devant le plus haut tribunal du pays. 

Par le passé, la Cour supérieure du Québec a déjà estimé que le règlement de zonage de la Ville de Lévis, en interdisant le parachutisme, entravait de façon importante les activités de l’aérodrome et le cœur de la compétence fédérale en matière d’aéronautique. 

Une décision qui avait été confirmée par la Cour d’appel du Québec. «Il est nécessaire que cette activité [parachutisme] fasse partie du cœur de la compétence en matière d’aéronautique pour permettre au fédéral de réaliser les objectifs d’efficacité et de sécurité pour lesquels cette compétence lui a été attribuée», avaient écrit les trois juges qui ont entendu la cause.

Ainsi, les juges donnent préséance à la compétence fédérale, rendant le règlement de zonage inopérant.

Plaintes

Cette saga a pris naissance à la suite de nombreuses plaintes de citoyens qui vivent à proximité des décollages et atterrissages à répétition et des vols à basse altitude de l’entreprise ParaQuébec.

«Il y a une différence entre six ou sept départs dans une journée ou 30 départs», insiste le maire, précisant que son administration ne remet pas en question l’existence de l’aérodrome, mais bien seulement l’activité de parachutisme.

Le procureur général du Québec et l’Union des municipalités du Québec appuient la Ville de Lévis. Ce dossier implique aussi, selon M. Lehouillier, des enjeux de droits constitutionnels.

+

HAUSSE DU TOURISME À LÉVIS

Lévis a connu une hausse de 18 % de visiteurs provenant de l’extérieur de son territoire en 2018.

Le maire Gilles Lehouillier se félicite de cette augmentation témoignant de la vigueur qu’il souhaite donner à cette industrie. Les visiteurs hors Québec proviennent principalement des États-Unis (17 %), de l’Ontario (12 %) et de la France (10 %). 

Les événements, attraits et établissements d’hébergement ont constaté un achalandage stable ou en légère hausse par rapport aux années précédentes, indique-t-on par communiqué. 

Selon le maire, des événements comme la seconde présentation du Festibière et du 12e Festival Jazz etcetera ont confirmé leur popularité. La 11e Fête de la famille de Lévis a connu une année record avec 9000 personnes, soit près de 30 % plus de visiteurs qu’en 2017. Enfin, le Festivent, le plus ancien festival de montgolfières au Québec, a aussi obtenu un succès historique.

Les nouveaux aménagements du Quai Paquet attirent également les foules. Pendant les événements qui y étaient présentés, près de 35 000 personnes ont utilisé la Navette Paquet pour se rendre au quai.