L'aérodrome de Pintendre

Aérodrome de Pintendre: Lévis met sa menace à exécution

La Ville de Lévis met sa menace à exécution et s'adresse aux tribunaux pour faire cesser les activités de l'école de parachutisme ParaQc à l'aérodrome de Pintendre.
Le maire Gilles Lehouillier avait averti que la Ville comptait prendre tous les moyens à sa disposition pour faire respecter son règlement de zonage. 
Lundi, en séance extraordinaire du conseil municipal, la dernière avant les vacances, les élus sont passés de la parole aux actes et ont mandaté le service des affaires juridiques et du greffe de la Ville pour entamer des procédures judiciaires dans ce dossier. 
Plafond de 50 000 $
Les avocats ont «le mandat de représenter la Ville devant un tribunal pour entreprendre toutes les procédures et recours nécessaires [...] relativement à la non-conformité aux règlements municipaux de l'immeuble situé au 438, chemin Ville-Marie et des activités qui s'y tiennent», lit-on dans leur décision. À cet effet, ils ont approuvé une dépense maximale de 50 000 $, en attendant l'estimation plus précise des procureurs.
Ainsi, la Ville s'adressera à la cour municipale et à la Cour supérieure et plaidera que l'opération d'un centre de parachutisme, ainsi que l'utilisation de bâtiments ou de structures à des fins d'entreposage d'équipements contreviennent à son règlement de zonage.
L'entreprise ParaQc exploite depuis 2012 une école et un centre de parachutisme sur les terres de l'aérodrome de Pintendre. Les allées et venues des avions pendant la belle saison ont grandement incommodé plusieurs voisins. L'administration Lehouillier a entendu leurs doléances et a entrepris de faire respecter son règlement de zonage. Des avis d'infraction assortis d'amendes ont été envoyés. Mais ParaQc a défié l'interdiction. L'entreprise conteste l'interprétation de la Ville et prétend que ses activités ne sont pas subordonnées aux règlements municipaux, mais relèvent plutôt de la juridiction fédérale de Transports Canada.