Le chauffeur de taxi d’origine tunisienne Souhaib Dhouib est acquitté des accusations de harcèlement et d’avoir menacé sa femme de l’immoler par le feu parce qu’elle refusait le divorce.

Acquitté d’une menace d’immolation

Le chauffeur de taxi d’origine tunisienne Souhaib Dhouib est acquitté des accusations de harcèlement et d’avoir menacé sa femme de l’immoler par le feu parce qu’elle refusait le divorce.

Après avoir entendu la version de l’épouse et celle du mari, en partie corroborée par les témoignages de ses parents, le juge Alain Morand de la Cour du Québec en arrive à la conclusion que la preuve soulève un doute raisonnable dont l’accusé doit bénéficier.

L’épouse de 29 ans, née au Québec, mais d’origine tunisienne, affirmait que Dhouib, fâché qu’elle refuse de divorcer, l’avait menacée «de faire comme sa cousine», en référence à la jeune femme brûlée en pleine rue par son conjoint au début août, dans le quartier Saint-Sauveur.

La femme affirmait aussi que, lors d’une violente querelle, le 26 août, le mari avait perdu le contrôle et dit qu’il allait enlever sa fille.

Souhaib Dhouib niait toute menace d’immolation ou d’enlèvement. Il reconnaissait que le couple s’était chicané le 26 août et donnait plusieurs détails sur son emploi du temps.

Le témoignage de la plaignante apparaît «sincère et crédible en général», note le juge Morand.

Différentes versions

Toutefois, le contre-interrogatoire mené par l’avocat de la défense Me Mokhtar Sallami a fait ressortir différentes versions dans les paroles menaçantes alléguées selon que la jeune femme témoignait à la cour, parlait aux policiers ou à son avocate pour la requête en divorce.

L’accusé, crédible aux yeux du juge, a livré un récit des faits cohérents et n’a pas été ébranlé par les questions de la poursuite.

Le jeune homme de 32 ans, sans antécédent judiciaire, était détenu depuis le 26 août.