Nathalie Paré du comité sectoriel de main-d'oeuvre en aérospatiale.

ACFAS: l'intégration des immigrants au travail abordée

Au moment où le Québec connaît une pénurie de main-d’œuvre, plusieurs entreprises peinent à recruter et intégrer les nouveaux immigrants, souvent spécialisés, au sein de leur organisation.

C’est en abordant cette question que plusieurs chercheurs et experts de tout le Québec seront réunis le 8 mai prochain lors du colloque organisé sous le thème «L’innovation éducative pour intégrer les immigrants récents en milieu de travail dans les pays francophones» dans le cadre du 86e congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) qui se tiendra à Chicoutimi du 8 au 11 mai prochains.

En entrevue, Chantal Asselin, Ph. D. en éducation, chercheuse rattachée au Centre interdisciplinaire de recherche en développement international et société (CIRRDIS) de l’UQAM et organisatrice du colloque, explique que plusieurs experts de haut niveau seront présents pour discuter d’innovation éducative pour intégrer les immigrants récents en milieu de travail, parmi lesquels on retrouve Paul Bélanger, une sommité mondiale dans le domaine.

Résultats de recherche

La première partie du colloque sera consacrée au dévoilement de résultats de recherche tandis qu’en après-midi, la partie pratique permettra d’aborder des thèmes bien concrets. 

«Un premier emploi en sol québécois: comment affronter les défis du marché du travail et de la gestion de la diversité» sera le thème choisi par Stéphane Forget de la Fédération des chambres de commerce tandis que Nathalie Paré, du comité sectoriel de main-d’œuvre en aérospatiale, dévoilera un nouvel outil pour aider les travailleurs immigrants à percer le marché du travail dans ce secteur spécialisé. 

«Lorsque des travailleurs de ce secteur arrivent au Québec, ils sont un peu perdus face aux nombreuses portes qui s’ouvrent devant eux. Il y a beaucoup de pertes de temps et d’argent. Mme Paré a développé un outil pour être capable d’aller chercher une formation et se trouver un emploi», explique Mme Asselin.

Cette dernière observe que beaucoup d’immigrants arrivés au Québec détenteurs de diplômes de haut niveau dans leur pays d’origine choisissent de retourner se former pour décrocher un diplôme d’études professionnelles (DEP) ou technique afin de s’intégrer au marché du travail.

Selon elle, le Québec et les entreprises ont encore beaucoup de travail à accomplir pour mieux intégrer les immigrants au marché du travail.

Les discussions et conférences tenues dans le cadre du colloque devraient faire l’objet de la publication d’un livre, a indiqué Mme Asselin.