Accidents d'avion: pas de vent de panique chez les voyageurs

Les trois récents écrasements d'avion, tous survenus dans la même semaine, ne semblent pas créer de vent de panique chez les voyageurs, du moins pas à l'aéroport international Jean-Lesage de Québec.
Les tragédies d'Ukraine (298 morts), de Taiwan (48 morts) et du Mali (116 morts) ont de quoi inquiéter, reconnaît Jonathan Trudeau, porte-parole de l'aéroport de Québec. Et c'est sans compter le vol MH370 de la Malaysia Airlines s'étant abîmé dans l'océan Indien le 8 mars dernier, emportant 239 personnes.
Mais, selon lui, la peur n'a pas encore eu le dessus sur les usagers. «On m'a confirmé qu'il n'y avait rien de particulier à signaler», a-t-il affirmé au Soleil, vendredi.
Dans la foulée de cette tragique série d'écrasements, la direction de l'aéroport a vérifié elle-même si elle «voyait un changement de comportement ou de choses particulières» chez la clientèle à la suite de ces trois catastrophes aériennes. Mais rien à signaler.
L'aéroport n'a pas non plus mis en place de mesures spéciales pour accompagner les voyageurs. «De façon générale, on a une équipe [...] dont la raison d'être est d'accompagner les passagers. Qu'il y ait des faits comme ça dans l'actualité ou non, les gens vont avoir un certain niveau d'anxiété [à l'aéroport]. On maintient nos opérations normalement selon nos standards de sécurité, qui sont très élevés.»
La majorité des voyageurs interrogés par Le Soleil à la sortie de leur vol, et non à l'embarquement pour éviter de les stresser indûment, ont affirmé avoir songé aux récentes catastrophes au moment d'entrer dans l'avion. Mais comme l'a fait Jonathan Trudeau, plusieurs ont souligné que le transport aérien demeure plus sécuritaire que la voiture.