Il était interdit de se stationner sur le boulevard René-Lévesque dans la nuit de lundi à mardi, la Ville voulant déneiger la voie réservée aux autobus plus vite que d’habitude, pour faciliter l’heure de pointe du lendemain.

Accès au centre-ville: faire clignoter les feux orange... à l’avance

La Ville de Québec cherche des moyens de faciliter l’accès au centre-ville aux heures de pointe les jours de tempête. Lundi, le boulevard René-Lévesque a été le théâtre d’un projet-pilote visant à interdire le stationnement avant même la fin des précipitations pour permettre le grattage des deux voies dans chaque direction. À chaque tempête, c’est la même chose. La Ville déblaie pendant qu’il neige, mais ramasse la neige des rues seulement une fois le dernier flocon tombé. Lundi, c’était différent. Du moins sur une artère.

La Ville a mis en fonction les feux orange sur le boulevard René-Lévesque de l’avenue Painchaud à Sainte-Foy jusqu’à l’avenue Honoré-Mercier sur la colline parlementaire, une distance de 5 km. Il était donc interdit de s’y stationner dans la nuit de lundi à mardi.

«Lorsqu’on dégage la rue et que le stationnement demeure permis, ça a comme effet de ne pas pouvoir dégager la voie de circulation habituellement réservée aux autobus, explique Wendy Whittom du service des communications. Ainsi, ça prive la voie réservée aux autobus qui doivent emprunter la voie utilisée par les automobiles», ajoute-t-elle.

Concluant, dit la ville

Avec seulement une voie disponible, on imagine bien que l’entrée au centre-ville se fait donc plus difficilement. Cette critique avait d’ailleurs été adressée peu avant les Fêtes au vice-président du comité exécutif de la Ville responsable du déneigement, le conseiller Jonatan Julien.

En fin de journée mardi, Mme Whittom a confirmé au Soleil que le projet-pilote avait été concluant. «On a augmenté la fluidité puisque la voie réservée aux autobus était dégagée et praticable.»

Tout laisse croire que la Ville pourrait répéter l’expérience, voire l’étendre à d’autres artères du centre-ville. Mais avant, il faut aussi évaluer l’impact de cette mesure sur le stationnement. En effet, les résidents habitués de se stationner le long de René-Lévesque sont privés d’une case pendant deux nuits plutôt qu’une.

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DES SOLUTIONS DE RECHANGE À L'ÉPANDAGE DE SEL

Plusieurs mu­ni­cipalités du Québec qui cherchent à réduire l’épandage de sel dans les rues se tournent vers des solutions de déglaçage plus écologiques comme le jus de betterave ou les copeaux de bois.

Le maire de Rosemère, Eric Westram, soutient que les Suisses utilisent les copeaux de bois «à leur entière satisfaction» sur des routes des Alpes depuis 2008 pour remplacer le sel.

À Cowansville, la porte-parole de la municipalité, Fanny Poisson, explique que pour un deuxième hiver, on a opté pour un mélange de jus de betterave et de sel.

Aux États-Unis, le Wisconsin utilise la saumure du fromage pour réduire l’utilisation de sel. Le New Jersey a fait de même avec la saumure de cornichons et le Tennessee utilise un liquide à base de pomme de terre récupéré dans le processus de fabrication de la vodka.

Selon Statistique Canada, près de cinq millions de tonnes de sel seraient répandues sur les routes du Canada, chaque année. La Presse canadienne