L’objectif premier de la construction d’un mur anti-crue était de sortir 287 résidences et commerces inclus dans la zone inondable. De ce nombre, 155 sont sur le territoire de Québec, les 132 autres à L’Ancienne-Lorette.

Abandon du projet de mur anti-crue de la rivière Lorette

La Ville de Québec abandonne son projet de mur anti-crue de la rivière Lorette. Les exigences gouvernementales font passer le projet initial de 68,9 millions $ à un coût oscillant entre 80 et 100 millions $.

La Ville dit se retirer à cause de la liste des avis et des demandes d’engagement du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). «Les bureaucrates sont comme dans une espèce de party où ils additionnent des demandes, mais oublient qu’on gère de l’argent public. Il y a des limites», a commenté Régis Labeaume, visiblement mécontent.

C’est pourquoi la Ville a avisé le ministère de l’Environnement lundi matin qu’elle retirait son projet. Le principal problème est que le gouvernement refuse de sortir de la zone inondable les 287 résidences et commerces visés.

Pour le maire, c’était pourtant l’objectif premier du projet. Hors de la zone inondable, les propriétés gagnent en valeur et les coûts d’assurances sont moindres.

Les inondations historiques qui avaient frappé le secteur en 2005 avaient obligé les villes de Québec et de L’Ancienne-Lorette à se pencher sur des mesures de protection à long terme.

La Ville de Québec a déjà investi 35,6 millions dans la protection de la zone. Elle compte en ajouter 10 millions d’ici 2020 pour offrir une protection contre une pluie de récurrence une fois tous les cent ans.

Il reste notamment la reconstruction du pont de l’Accueil sur le boulevard Masson et la construction d’un canal de crue en amont du pont de la Maison O’Neill.

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