L’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés demande de faire le nécessaire pour éviter tout dérapage durant les célébrations réunissant leurs employés.

À l’approche de Noël, l’heure de faire de la prévention a sonné pour les patrons

À un peu plus de deux semaines de Noël, les patrons sont invités à prendre leurs responsabilités par l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.

Cette organisation leur demande de faire le nécessaire pour éviter tout dérapage durant les célébrations réunissant leurs employés.

D’après la directrice générale de l’Ordre, Manon Poirier,»les partys de bureau doivent être de belles occasions de fêter 1/8entre collègues et3/8 de souligner les succès de l’année» tirant à sa fin.

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Or, selon elle, pour que ces objectifs louables puissent être atteints,il revient aux employeurs de servir certains avertissements à leurs subalternes.

En entrevue avec La Presse canadienne, Mme Poirier a soutenu qu’ils se doivent, par exemple, d’insister sur la nécessité pour tous les participants aux festivités d’avoir une consommation modérée d’alcool.

Ainsi, à son avis, des «gestes déplacés» notamment de nature sexuelle sont moins susceptibles d’être faits ultérieurement.

Manon Poirier a reconnu que bien des patrons sont réticents à l’idée d’offrir des conseils de prévention à leurs employés de crainte de se faire accuser d’être «moralisateurs».

Subir les conséquences

Cependant, elle a ajouté qu’en agissant de la sorte, ils risquent moins d’avoir à composer avec des plaintes pour des comportements inappropriés dans la foulée de célébrations un peu trop arrosées.

Mme Poirier a également mentionné qu’il n’y a pas lieu de carrément tirer un trait sur les traditionnelles réjouissances du mois de décembre ayant lieu d’année en année dans bien des environnements professionnels.

«Il est important de préserver les occasions de fêter qui contribuent à la mobilisation et à la cohésion des équipes de travail», a-t-elle indiqué.

Il suffit de «sensibiliser et d’outiller les employés afin de prévenir les situations regrettables», a précisé la directrice générale de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.