L'ancien député de la circonscription Beauport—Limoilou, Alupa Clarke

À la tête de la campagne d’Erin O’Toole au Québec, Alupa Clarke souhaite une réélection

L’ancien député de la circonscription de Beauport—Limoilou, Alupa Clarke dirige maintenant le volet québécois de la campagne d’Erin O’Toole pour la chefferie du Parti conservateur du Canada (PCC). «Je vais être réélu sous sa bannière», espère-t-il.

Malgré sa défaite cet automne dans la circonscription qu’il représentait depuis quatre ans, Alupa Clarke ne tourne pas le dos à la politique, loin de là. Depuis une semaine, l’ancien député accompagne officiellement sur le terrain O’Toole, député dans la circonscription de Durham à Toronto. «Quand il va être chef, je suis convaincu qu’on va se diriger vers une vague bleue», déclare celui qui espère revenir au parlement. «Je veux être réélu. C’est mon objectif principal : être au parlement et représenter les citoyens et travailler au bien commun», explique Alupa Clarke, confiant que son candidat se démarquera d’autres chefs politiques, passés et présents.

Selon lui, le précédent chef du PCC n’a pas été en mesure de gérer la question de l’avortement qui a été soulevée aux dernières élections fédérales. Il affirme qu’Erin O’Toole est «100 % derrière le droit des femmes» et n’altérera pas leur droit à l’avortement. «Le gouvernement conservateur sous M. O’Toole ne va jamais cautionner ou déposer ou regarder ou étudier quoi que ce soit qui a trait à des projets de loi en regard à l’avortement», soutient-il.

«M. O’Toole est le mieux positionné, je pense, pour vraiment démontrer le contraste que les Canadiens veulent avoir envers M. Trudeau», avance-t-il. «M. Trudeau manque de leadership. C’est un grave problème au Canada en ce moment, M. O’Toole, j’en suis convaincu, il a ce grand leadership-là».

Comme d’autres, il déplore l’inaction du premier ministre actuel concernant la gestion du blocus ferroviaire, né d’une opposions de la nation Wet’suwet’en au passage d’un gazoduc sur des terres qui devaient leur appartenir.

«Quiconque ne peut pas bloquer les chemins de fer au Canada. C’est 100 % illégal, il ne faut jamais oublier ça», souligne Alupa Clarke. Son candidat, Erin O’Toole a d’ailleurs publié sur sa page Facebook un plan en cinq points pour faire face à la présente crise. 

Dans sa publication faite le 20 février dernier, Erin O’Toole écrit qu’il «travaillerait à renforcer la confiance entre les communautés autochtones et la police en créant un service d’Officiers de liaison autochtones pour augmenter la capacité policière des communautés et pour enquêter au sujet des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées.»

«Pour le corps policier, ce n’est pas toujours facile de gérer ces situations-là qui au bout du compte doivent être gérées par le politique à travers des négociations, mais quand ça en arrive là la police doit appliquer la loi», explique Alupa Clarke.

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Le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures, Sylvain Juneau, déplore lui aussi «l’inertie manifeste du gouvernement fédéral dans ce dossier». Selon Sylvain Juneau, il ne s’agit pas simplement d’une crise concernant le passage d’un gazoduc, mais d’une crise plus profonde. «C’est une crise avec les autochtones. Ça fait plusieurs années que le premier ministre du Canada parle de réconciliation, mais qu’est-ce qui s’est fait depuis des années là-dessus?», exprime le maire. 

«Il va falloir que les gens s’assoient et discutent et règlent leurs problèmes, autre que juste la crise ferroviaire, mais à court terme, je pense que la crise ferroviaire prime sur le reste», note le Sylvain Juneau qui partage les inquiétudes des entreprises de sa municipalité.

Après plus de deux semaines de paralysie ferroviaire à travers le Canada, des dirigeants d’entreprises de Saint-Augustin-de-Desmaures ont indiqué au maire que «leurs opérations sont en périls et que l’urgence d’une résolution du problème se calcule en heures et jours, pas en semaines», communique Sylvain Juneau. «Il y a énormément de choses auxquelles on ne pense pas d’emblée qui sont transportées par train et qui crée un problème éventuel d’économie d’une part, mais aussi à certains égards de sécurité», ajoute-t-il.

Saint-Augustin-de-Desmaures n’est pas le seul endroit touché par la crise, plusieurs autres villes et municipalités ont fait part de leurs craintes au gouvernement dans les derniers jours.