Tel qu’annoncé par Le Soleil, Ottawa a confirmé vendredi sa participation promise depuis plusieurs années : 25,5 millions $. La Ville de Québec a également décidé d’injecter 5 millions $ pour l’érection du centre de recherche.

83,5 millions $ pour l’Institut nordique du Québec

La construction d’un pavillon de 83,5 millions $ pour l’Institut nordique du Québec à l’Université Laval débutera finalement en 2021 grâce aux millions de dollars décaissés par la Ville de Québec et le gouvernement fédéral qui ont permis de boucler le budget.

Tel qu’annoncé par Le Soleil, Ottawa a confirmé vendredi sa participation promise depuis plusieurs années : 25,5 millions $. La Ville de Québec a également décidé d’injecter 5 millions $ pour l’érection du centre de recherche.

Les contributions de 27,5 millions $ du gouvernement du Québec et de quelque 25,5 millions $ de l’Université Laval complètent le montage financier.

C’était donc jour de réjouissances et de congratulations au pavillon Ferdinand-Vandry, qui jouxtera le futur bâtiment. Le maire, trois libéraux fédéraux, un libéral québécois, la rectrice et une flopée d’invités ont célébré l’annonce du financement du bâtiment qui ne devrait ouvrir ses portes qu’en 2023 ou 2024.

Le porteur de ballon dans le dossier, le biologiste, océanographe et directeur de la science et de l’innovation pour l’Institut nordique du Québec, Louis Fortier, ne se formalise toutefois pas des délais.

«C’est un projet qui date du début des années 2000», rappelle-t-il. Quatorze ans plus tard, l’Institut nordique du Québec a été fondé officiellement. Reste maintenant à construire le complexe scientifique. «Les grands projets comme ça, ça prend du temps à élaborer. […] Faire sortir un bâtiment de terre comme ça, c’est long.»

«C’est une bâtisse extrêmement complexe d’un point de vue architectural et technique qui va abriter des laboratoires, des ateliers spécialisés pour la logistique des expéditions nordiques, des salles de classe évidemment, des salles de communication aussi, etc. Donc, un bâtiment ultramoderne qui va rivaliser avec les instituts nordiques qui existent ailleurs dans le monde.»

M. Fortier juge que le Québec, le Canada, se positionneront en tant que joueurs incontournables dans la recherche sur l’Arctique, un secteur du globe en rapide mutation qui est convoité. Il entrevoit également des retombées «importantes» pour la capitale.

Contribution surprise

C’est d’ailleurs ce qui a motivé la Ville de Québec à octroyer 5 millions $ de fonds publics, selon le maire Régis Labeaume. Il entend ainsi financer des équipements et des professionnels qui aideront les universitaires à transformer leurs découvertes en dollars, à créer des entreprises pour les commercialiser. Une part de l’enveloppe sera en outre octroyée pour mettre en contact les équipes de l’Institut nordique avec les entreprises déjà implantées dans la région.

Ces millions proviennent d’un fonds créer par le gouvernement québécois pour soutenir les entreprises de la Capitale-Nationale. La mairie dispose ainsi de 76 millions $ à distribuer dans l’économie locale au cours des cinq prochaines années.