7,9 M$ en subventions pour six professeurs de l’Université Laval

Six professeurs de l’Université Laval travaillant dans le domaine de la chimie, de la phytologie, de la physique, et de l’optique ont reçu pour 7,9 millions $ en subventions de la part du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).

En réaction à cette annonce, la vice-rectrice à la recherche et à l’innovation de l’Université Laval, Eugénie Brouillet, se réjouit de ces investissements qui permettront aux chercheurs de l’Université de poursuivre leurs projets «novateurs» dans des domaines de pointe.

«Je suis fière de nos chercheurs, fière de la qualité de leurs travaux de recherche, des travaux qui contribuent à l’avancement de la société canadienne et au rayonnement de notre université», a-t-elle ajouté par voie de communiqué.

Parmi les projets subventionnés, c’est celui du professeur Mario Leclerc qui reçoit la plus grande partie du financement, avec 5,5 millions $.

Professeur au Département de chimie et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les polymères électroactifs et photoactifs, le projet de M. Leclerc se consacrera à la mise en place d’un réseau canadien sur l’électronique imprimée verte, un nouveau champ d’application qui se situe à l’interface des technologies d’imprimerie classiques et des circuits électroniques.

«Plus précisément, nous travaillions sur des plastiques qui pourraient remplacer les composantes électroniques traditionnelles comme le cuivre, l’argent et le silicium […] On pourra ainsi imprimer des circuits électroniques directement sur des emballages», a expliqué au Soleil M. Leclerc.

Ce réseau deviendrait le leader mondial en développement de capteurs imprimés à des fins d’emballages alimentaires intelligents.

«Les capteurs que nous mettrons au point seront, en quelque sorte, des codes-barres 2.0. Ils seront intégrés aux emballages. Dynamiques, ils donneront de l’information en temps réel et emmagasineront de l’information dans le temps», ajoute Mario Leclerc. 

Grâce à cette innovation, il sera possible de savoir si un aliment a toujours été préservé à la bonne température, les informations seront ainsi plus précises que l’indication d’une date de péremption. 

«Avec son téléphone cellulaire, le consommateur pourra se connecter à l’emballage et l’interroger», a expliqué le professeur Leclerc.

Diversité des projets

En dehors du projet de Mario Leclerc, le CRSNG accorde également une subvention de 579 500 $ au professeur Richard Bélanger, du Département de phytologie, pour son projet de recherche intitulé «Amélioration de la résistance aux stress abiotiques et biotiques des plantes par l’absorption optimisée du silicium».

Younès Messaddeq, du Département de physique, de génie physique et d’optique, obtient 571 000 $ pour son projet «Impression laser de fibres exotiques multimatériaux».

Jean-François Morin, du Département de chimie, reçoit 465 756 $ pour son projet intitulé «Nanorubans de graphène bien défini pour applications en cellules solaires».

Quant au professeur Tigran Galstian, du Département de physique, de génie physique et d’optique, le CRSNG lui octroie un montant de 456 000 $ pour son projet «Actionnement et contrôle optique de matériaux hybrides photoactifs nanostructurés multifonctionnels».

Finalement, la professeure Anna Ritcey, du Département de chimie, reçoit 389 300 $ pour son projet «Nano-assemblages plasmoniques et guides d’ondes enfouis vers une nouvelle classe de capteurs chimiques».