Laurent Lessard a parlé de 500 millions $ pour un élargissement sur deux kilomètres, entre l'autoroute Charest et la sortie de l'avenue Chauveau. «Ça va permettre d'avoir trois voies dans tout l'axe», a-t-il résumé.

500 millions $ et 5 ans de travaux pour élargir Henri-IV

L'élargissement de la portion nord de l'autoroute Henri-IV coûtera un demi-milliard de dollars et nécessitera cinq ans de travaux, lesquels débuteront vraiment en 2018.
Le ministre Laurent Lessard a relâché l'information jeudi lors de l'étude des crédits budgétaires des Transports, en commission parlementaire. Il répondait à une question amie du député libéral de Vanier, Patrick Huot.
Le budget, estimé entre 400 et 500 millions $ jusqu'à maintenant, se situera finalement dans le haut de la fourchette. M. Lessard a parlé de 500 millions $ pour un élargissement sur deux kilomètres, entre l'autoroute Charest et la sortie de l'avenue Chauveau. «Ça va permettre d'avoir trois voies dans tout l'axe», a-t-il résumé. Des ponts jusqu'à l'autoroute Charest, il y a déjà de la place pour trois voitures de large. Puis c'est l'entonnoir tant décrié.
Le ministre des Transports a également révélé que le gouvernement fédéral a été sollicité pour 173 millions $. L'argent proviendrait du Fonds Chantiers Canada. Une confirmation est toujours attendue, mais depuis plusieurs semaines, les politiciens provinciaux et municipaux s'expriment comme si c'était une formalité.
Au cabinet du ministre canadien de l'Infrastructure, Amarjeet Sohi, on indique que «l'analyse du plan d'affaires avance bien - pour ce montant effectivement - et qu'on devrait être en mesure de partager des nouvelles bientôt».
Travaux préparatoires
Le sous-ministre associé au territoire, Stéphane Lafaut, a expliqué jeudi que quelques travaux préparatoires seront réalisés cette année. Le vrai chantier sera mis en branle en 2018 et s'échelonnera sur cinq ans. Il faudra donc attendre 2023 pour mesurer les effets de l'élargissement sur la fluidité et les temps de déplacement.
Le but du ministère des Transports est de «maintenir deux voies de circulation dans chaque sens à mesure qu'on construit la troisième voie», a spécifié M. Lafaut. Ce fut le cas lors de la reconstruction récente des ponts de la rue Rideau et de la rivière Lorette.
Lors de l'annonce du mégachantier d'Henri-IV, en 2014, le gouvernement du Québec se donnait jusqu'en 2018 pour lancer l'élargissement de la chaussée comme telle, puis prévoyait 8 à 10 ans de travaux. Le maire Régis Labeaume et les élus locaux avaient rouspété. Le MTQ avait promis de resserrer l'échéancier. Le plan de match présenté jeudi coupe finalement de moitié le grand dérangement.