Les Producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent demandent au gouvernement d’instaurer des règles d’étiquetage pour que les Canadiens puissent connaître la provenance du lait et des ingrédients laitiers qu’ils consomment.

23 M$ de pertes pour les producteurs laitiers du Bas-Saint-Laurent

RIMOUSKI – La Fédération des producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent évalue à 23 millions$ les pertes de revenus que devront encaisser les 1250 producteurs laitiers de la région en raison des différents accords commerciaux. Dans le cadre d’une mobilisation à laquelle se joint le député Guy Caron, ils demandent à Ottawa une indemnité pleine et entière.

Ces ententes commerciales sont l’Accord économique commercial global (AECG) avec l’Union européenne, le Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) et le récent Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC).

«La gestion de l’offre s’appelle ainsi pour éviter la surproduction et s’assurer que l’offre soit équivalente à la demande du produit, explique le député fédéral de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, Guy Caron. Or, le fait qu’on ait donné 3,9 % aux États-Unis fait en sorte que ce sont 3,9 % que nos producteurs ne peuvent plus offrir pour répondre à la demande de produits laitiers. Je vais continuer à interpeller le gouvernement libéral pour m’assurer de la survie du système de gestion de l’offre.»

Règles d’étiquetage

Les Producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent demandent aussi au gouvernement d’instaurer des règles d’étiquetage pour que les Canadiens puissent connaître la provenance du lait et des ingrédients laitiers qu’ils consomment. Ils réclament aussi que les produits importés soient conformes aux normes canadiennes. «Les normes en vigueur au Canada ont été mises en place pour répondre aux exigences de nos concitoyens, précise le président des Producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent, Gabriel Belzile. Elles doivent également être appliquées aux produits importés pour s’assurer que les mêmes règles s’appliquent de part et d’autre de la frontière.»

«On se sent vraiment bernés par le gouvernement, s’insurge un producteur laitier de Sainte-Angèle-de-Mérici, Mathieu Langlois. Ça devient de plus en plus difficile d’arriver. C’est dur d’encourager les jeunes et de maintenir nos régions en vie quand notre gouvernement nous empêche de réaliser nos projets et d’en vivre. On vit de la passion de notre métier, mais ça vient durement attaquer la passion!» L’agriculteur de 31 ans appréhende qu’il perdra une vingtaine de milliers $ de revenus annuels.