Pour Rémy Normand, président du RTC, ce sommet sur la mobilité urbaine est une autre façon d'«entrer en dialogue» avec les citoyens.

200 000 $ pour un sommet international sur la mobilité urbaine

La Ville de Québec et le Réseau de transport de la Capitale (RTC) organisent un Sommet international sur la mobilité urbaine les 11 et 12 septembre. Des conférenciers d'Amérique du Nord et d'Europe exposeront des solutions concrètes en matière de transport pour inspirer la capitale et surtout convaincre ses citoyens de la nécessité d'un changement.
Pour Rémy Normand, président du RTC, ce sommet est une autre façon d'«entrer en dialogue» avec les citoyens et d'«aller chercher un large consensus», après les consultations publiques de juin et la présentation de mémoires ces jours-ci à l'hôtel de ville. 
«On a des veilles technologiques à la Ville, on en a au RTC. Ces gens-là connaissent relativement bien tout ce qui se passe dans le monde. Sauf qu'on ne l'a jamais partagé avec la population. L'idée, c'est de le mettre à la disposition la population», a résumé M. Normand. 
L'organisation et la tenue de l'événement coûteront 200 000 $ à la société de transport. 
Dans la liste des invités à la journée du 11 septembre, on trouve le consultant américain Jarrett Walker, présenté comme la «rockstar de la mobilité urbaine», et des représentants de sociétés de transport de France, d'Écosse, du Kansas et de la région de Toronto. 
Représentants des milieux économiques, institutions d'enseignement et partenaires de la mobilité sont conviés à cette journée de conférences. Les citoyens pourront suivre les travaux en direct en passant par le site Internet sommetmobiliteqc.com.
Le 12, un panel entre «cinq figures québécoises d'envergure» reviendra sur les concepts et les tendances présentés la veille. Prendront la parole Alexandre Taillefer, fondateur de Teo Taxi, Alain Dubuc, chroniqueur à La Presse, Catherine Morency, professeure et spécialiste de la mobilité, Louis Roy, président du Groupe Optel, et Sophie D'Amours, nouvelle rectrice de l'Université Laval. Cette partie du sommet est ouverte à tous et sera aussi webdiffusée. 
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Des devoirs pour l'Université Laval
Les étudiants de l'Université Laval sont repartis avec des devoirs de la consultation sur la mobilité durable.
Dans leur mémoire, la Confédération des associations d'étudiants de l'Université Laval (CADEUL) et l'Association des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS) proposent que tous les étudiants paient une contribution additionnelle de 60 $ à 162 $ par session, à même leur facture de droits de scolarité, pour utiliser de façon illimitée le transport en commun à Québec comme à Lévis.
Le président du Réseau de transport de la Capitale (RTC), Rémy Normand, a été on ne peut plus clair : «À 60 $, nous autres, on ne fait pas nos frais.» Il a invité les étudiants à dire «jusqu'où vous êtes prêts à aller».
La direction de l'Université Laval, qui est d'accord avec un laissez-passer universitaire, a aussi été interpellée. «On est limités dans nos ressources. On ne peut pas prendre l'argent dans les budgets de fonctionnement ou de recherche», a indiqué André Darveau, vice-recteur à l'administration, promettant d'étudier d'autres «pistes de solution».
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La couronne nord veut être mieux connectée et payer moins cher
La MRC de la Jacques-Cartier a fait ressortir mercredi le manque d'interconnexion entre son service de transport collectif et le RTC.
Pour accommoder les résidents de la couronne nord, la préfete et mairesse de Lac-Beauport, Louise Brunet, a demandé d'ajouter des points de correspondance et de créer des parcours eXpress qui rallient rapidement les principaux pôles d'emplois et d'études en passant par des voies réservées.
En attendant ces améliorations, la MRC de la Jacques-Cartier voudrait multiplier les arrêts sur le territoire de Québec - les règles actuelles limitent leur nombre à sept - pour offrir un service plus direct. «Les usagers sont frustrés de devoir marcher beaucoup» pour atteindre leur destination, a souligné Mme Brunet.
Enfin, les banlieusards se plaignent de devoir acheter le laissez-métropolitain, environ 50 $ plus cher que le régulier, puisqu'ils font un usage limité des autobus du RTC.
Le président Rémy Normand a reconnu le problème tarifaire, mais fait valoir à sa collègue élue qu'il n'était pas facile de trouver d'autres mécanismes de financement.