Port de Québec
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18 croisières annulées au port de Québec

Le gouvernement fédéral ayant interdit l’accostage des gros navires de croisière d’ici le 1er juillet, le port de Québec doit annuler les visites de 18 bâtiments et de leurs quelque 30 000 passagers. Des retombées d’environ 12 millions $ perdues pour les commerçants locaux.

«Oui, ça a un impact considérable», observe le président-directeur général de l’Administration portuaire de Québec, Mario Girard. La saison n’est cependant pas bousillée, tempère-t-il. L’essentiel de l’achalandage est observé à partir de la mi-août : «Environ 75% de nos croisières se font en septembre et octobre.»

Aussi, jusqu’à vendredi, le calendrier du port annonçait autour de 150 navires de passagers pour la belle saison qui s’annonce.

C’était avant que le ministre des Transports fédéral, Marc Garneau, se présente devant les journalistes. «À titre de réponse à la COVID-19, le gouvernement du Canada reportera le commencement de la saison des croisières au Canada du 2 avril 2020 au 1er juillet 2020, au plus tôt. Ce report s’appliquera aux navires de croisière qui peuvent transporter plus de 500 passagers et membres d’équipage.»

Mario Girard retranche donc un peu moins de 20 visites de navires à son agenda. «Environ 30 000 passagers ne se présenteront pas à Québec. On parle d’environ 12 millions $ de dépenses qui ne se feront pas.» 


« Environ 30 000 passagers ne se présenteront pas à Québec. On parle d’environ 12 millions $ de dépenses qui ne se feront pas. »
Mario Girard, PDG de l'Administration portuaire de Québec

Juste pour mai et juin. Ce sont de gros impacts, c’est sûr», fait-il remarquer. «Ceux qui sont les plus impactés, ce sont les commerçants du secteur, les hôteliers, les restaurateurs.»

Activités industrielles

Pour le port lui-même, le choc n’est pas très fort. Il y aura des revenus en moins, mais aussi des dépenses en moins pour l’accueil des bateaux.

Ce qui ferait plus mal, ce serait des restrictions pour le transport des marchandises. Car le cœur de l’activité économique du port de Québec, c’est le vrac liquide, le vrac solide et les céréales. «Pour le moment, on n’a pas d’impact pour nos activités industrielles.»

En 2020, les croisiéristes auraient dépensé entre 30 millions $ et 35 millions $ à Québec, avance Mario Girard. En ajoutant les dépenses de ravitaillement des navires, il serait question de 110 millions $ de retombées.

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Sépaq : seul l’Aquarium du Québec est fermé

La Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) maintient toutes ses activités, sauf à l’Aquarium du Québec.

«Il a été décidé que, de façon préventive, c’était plus prudent de fermer l’aquarium», note le porte-parole Simon Boivin. 

L’institution de la capitale sera donc close «jusqu’à nouvel ordre». Ailleurs, une attention particulière sera portée au nettoyage des locaux les plus fréquentés, des surfaces les plus touchées. Notamment dans les bureaux d’accueil des parcs. 

Aussi, des distributrices de désinfectant ont été ajoutées. Mais l’essentiel des activités de la Sépaq se déroulant à l’extérieur, dans la nature, la société d’État a jugé qu’il n’était pas nécessaire de barrer l’accès à ses installations. Notez toutefois que la location d’équipement est arrêtée «de façon temporaire et préventive». 

Si vous aviez déjà une réservation avec la Sépaq : «Toute demande de modification ou d’annulation pour des séjours ou des activités prévus d’ici le 30 avril 2020 sera acceptée, et ce, sans frais», dixit le site Web de l’organisation. Baptiste Ricard-Châtelain