L’enclos du parc canin de la Pointe-aux-Lièvres sera en outre séparé en deux, pour les gros et les petits chiens, et la porte d’entrée sera déplacée. Aussi, un aménagement paysager séparera un peu l’espace des chiens de la rue de la Pointe-aux-Lièvres.
L’enclos du parc canin de la Pointe-aux-Lièvres sera en outre séparé en deux, pour les gros et les petits chiens, et la porte d’entrée sera déplacée. Aussi, un aménagement paysager séparera un peu l’espace des chiens de la rue de la Pointe-aux-Lièvres.

115 000 $ pour des chiens joyeux... et des humains apaisés

Baptiste Ricard-Châtelain
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
La Ville de Québec est aux petits soins avec les chiens du centre-ville. Elle investira 115 000 $ pour améliorer leur confort au parc canin de la Pointe-aux-Lièvres. La dépense permettra aussi d’apaiser certains humains…

Rappelons que sur papier, dans la réglementation de la capitale, les toutous doivent toujours être maintenus en laisse. Sauf dans les deux parcs canins : celui de la côte de la Pente-Douce et l’autre de la Pointe-aux-Lièvres.

Concentrons-nous sur celui de la Pointe-aux-Lièvres. En 2008-2009, la Ville a aménagé un espace vert dans ce secteur industriel négligé. Dans un coin, elle a prévu une zone clôturée où les chiens peuvent se délier les pattes sans être pourchassés par les policiers. Une telle «aire d’exercice canin» coûte environ 450 000 $, évalue Audrey Perreault, conseillère en communication municipale.

Mais, au fil des ans, des logements ont poussé de l’autre côté de la rue. Et il semble que le voisinage des nouveaux venus et des animaux n’a pas toujours été facile. Il y a quelques années, la conseillère municipale du district Limoilou, Suzanne Verreault, évaluait même la possibilité de déménager le parc canin. La mairie avait cependant rejeté ce scénario.

Afin d’aplanir les différends, l’administration dépensera finalement plus de 100 000 $ sur place. «La Ville souhaite réaménager le parc canin de la Pointe-aux-Lièvres en réponse à plusieurs demandes de citoyens», explique Mme Perreault. «Étant donné la construction récente, à proximité, d’unités d’habitation de l’écoquartier de la Pointe-aux-Lièvres, les travaux visent à améliorer la cohabitation des résidents avec les utilisateurs de l’aire d’exercice canin (AEC).»

Que feront les ouvriers pour que tous vivent en harmonie? D’abord, l’enclos sera séparé en deux : d’un côté les gros toutous, de l’autre les petits. Le but? «Diminuer les comportements inopportuns (ex. jappements excessifs et agressivité entre les chiens de différentes grandeurs).»

La porte d’entrée sera, en outre, déplacée «à l’opposé de sa localisation actuelle» pour rediriger le trafic. Des enseignes, un abreuvoir et un banc pour les maîtres seront aussi transplantés. Puis un aménagement paysager séparera un peu l’espace des chiens de la rue de la Pointe-aux-Lièvres, donc des voisins. Ces travaux devront être exécutés «au plus tard» le 12 juin.

Ailleurs dans la Ville?

En 2014, un groupe de citoyens avait milité pour que la mairie finance l’aménagement d’au moins un parc à chiens par arrondissement. La requête avait été repoussée par l’administration Labeaume.

À la fin de l’été 2019, l’équipe du maire a toutefois ouvert la porte à l’ajout d’«aires d’exercice canin». Le conseiller de l’opposition, Patrick Paquet, demandait un engagement ferme. On lui a répondu par la négative, tout en indiquant que le sujet reviendrait à l’ordre du jour municipal au cours des prochains mois.

«Ainsi, en 2020, la Ville procèdera à une analyse de besoins d’aires d’exercice canin et identifiera, par la suite, les secteurs où il serait approprié d’en aménager», lit-on dans un document résumant les débats au Conseil municipal. «Des consultations publiques suivront, afin de valider les endroits ciblés et de mesurer l’acceptabilité sociale pour les citoyens résidant à proximité, le cas échéant. De plus, dans le cadre de la révision de son règlement sur les animaux domestiques, la Ville révise également les règles entourant les aires d’exercices canins.»