Ces nouvelles places en CPE à Québec devraient être prêtes pour les enfants d’ici trois ans, soit à l’été 2023.
Ces nouvelles places en CPE à Québec devraient être prêtes pour les enfants d’ici trois ans, soit à l’été 2023.

1132 nouvelles places en CPE à Québec, la moitié pour la couronne nord

Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
La région de Québec obtient 1132 nouvelles places en CPE ou en garderies subventionnées par le gouvernement du Québec. Un peu plus de la moitié est attribuée aux banlieues nord, secteurs en forte croissance démographique et déjà en important déficit de places.

Ces places devraient être prêtes pour les enfants d’ici trois ans, soit à l’été 2023, selon les informations obtenues par Le Soleil.

Le ministre québécois de la Famille, Mathieu Lacombe, en fera l’annonce lundi matin dans le cadre d’un appel de projets qui touche plusieurs régions.

Au total, 4359 nouvelles places seront mises en chantier dans les garderies subventionnées et les centres de la petite enfance (CPE) de 13 régions, d'après TVA. Donc le quart (26 %) dans la Capitale-Nationale.

Pour la première fois, le ministère de la Famille adopte une approche ciblée pour attribuer les places où les besoins se font le plus sentir. Par exemple, aucune place de plus cette fois-ci à Montréal, où l’on ne dénote pas de manque.

Avec 836 places déjà en cours de développement, la grande région de Québec verra à terme 1968 places s’ajouter dans ses CPE et ses garderies subventionnées au cours des quelques années prochaines.

Hausse appréciable dans une région où l’on compte en ce moment 11 814 places en CPE et en garderies subventionnées, donc près de 17 % d’augmentation. Environ 8 % de plus sur l’ensemble des 24 382 places actuelles en services de garde de tous genres confondus dans la région de la Capitale-Nationale.

1 place sur 5 à Val-Bélair

Les services seront surtout renfloués dans la couronne nord.

Pas moins de 238 des 1132 places promises, soit 21 %, s’établiront dans l’ancienne ville de Val-Bélair; 182 dans le reste de l’arrondissement de La Haute-Saint-Charles (16 %), qui comprend Loretteville, le quartier des Châtels, Lac-Saint-Charles et Saint-Émile; 172 dans la municipalité régionale de comté (MRC) de La Jacques-Cartier (15 %), qui s’étend de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier à Stoneham-et-Tewkesbury, en passant par Shannon, Lac-Beauport et Sainte-Brigitte-de-Laval.

Ces trois territoires cumulent 592 places, pour 52 % des 1132 futures ouvertures dans la Capitale-Nationale. Ils sont considérés par le ministère comme en «déficit fort» de places en services de garde, c’est-à-dire qu’on y répond à moins de 85 % de la demande.

Sur les 14 bureaux coordonnateurs qui quadrillent la région de la Capitale-Nationale et y gèrent les places en services de garde, 10 obtiendront de nouvelles places dans cet appel de projets, les secteurs Limoilou et de la Cité étant réunis dans notre tableau. Les quatre laissés de côté sont les secteurs des Rivières, Sainte-Foy-Sillery, Charlevoix et Charlevoix-Est, considérés part le ministère «en équilibre» ou même «en surplus» de places.

24 mois pour construire

Les candidatures sont attendues au ministère de la Famille au plus tard le 15 janvier. On se donne ensuite six mois pour sélectionner les projets et leur attribuer le financement.

Il peut s’agir de nouvelles installations ou de l’agrandissement de CPE ou de garderies déjà existants. Comme un établissement peut accueillir un maximum de 80 enfants, un CPE qui en garde déjà 50 pourrait par exemple soumettre un projet pour en prendre 10, 20 ou 30 de plus.

L’été prochain, une fois le financement donné, les promoteurs auront alors deux ans pour réaliser ledit projet. Ce qui permet de prévoir l’ouverture de ces places quelque part à l’été 2023.

La règle des 24 mois a été implantée par le ministre Lacombe, alors qu’aucun délai maximal n’existait auparavant. Parmi les 836 places déjà en voie de création, certaines tardent encore à se concrétiser après des appels de projets lancés en 2018, en 2013 et même aussi loin qu’en 2011.

Au nombre des autres régions touchées par l’appel de projets de lundi, l’Outaouais obtiendra 496 places, l’Estrie, 350, et la Mauricie, 313. Il a été impossible d’avoir le nombre total de nouvelles places pour l’ensemble du Québec.

En date du 31 mars 2019, la province comptait 305 083 places existantes dans tous types de services de garde éducatifs à l’enfance reconnus. Autour de 46 000 petits Québécois attendent une place en ce moment.

Pour voir les cartes du «taux de couverture» des places en garderies dans la région en 2019:

https://www.mfa.gouv.qc.ca/fr/publication/Documents/BC_taux2019_region03B.pdf

https://www.mfa.gouv.qc.ca/fr/publication/Documents/BC_taux2019_region03A.pdf