10 M$ pour la recherche en santé à l’Université Laval [VIDÉO]

Le dernier budget fédéral avait été généreux envers la recherche scientifique, et l’Université Laval (UL) vient d’en récolter les fruits : 14 de ses chercheurs viennent de décrocher plus de 10 millions $ en subventions des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), a annoncé mardi la ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas-Taylor, lors de son passage à Québec.

«Dans le dernier budget, a-t-elle dit, nous avons fait un réinvestissement historique dans le domaine de la recherche, et c’était pour cinq ans. Alors aujourd’hui, l’annonce de 275 millions $ [pour l’ensemble du Canada, ndlr], c’est pour l’année 2019. Et à l’Université Laval, il y a entre 10 millions et quelque qui vont aller aux chercheurs d’ici.»

Les concours des IRSC sont toujours extrêmement compétitifs : la grande majorité des projets de recherche proposés sont rejetés. Lors du concours de l’automne dernier, sur lequel portait l’annonce de mardi, seulement 15 % des projets présentés ont été retenus.

Santé durable

Fait intéressant, a noté la rectrice de l’UL Sophie D’Amours, une part des 10 millions $ obtenus par l’UL ira à des chercheurs en sciences sociales. «Oui, l’apport des sciences médicales est important, mais il faut souligner aussi l’apport des sciences sociales. On l’a vu dans les projets retenus par les IRSC, il y a une belle reconnaissance pour la santé durable», dit-elle. La «santé durable», explique Mme D’Amours, est une notion développée à l’UL qui cherche à intégrer tous les facteurs — incluant sociaux, environnementaux et économiques — dans la prévention des problèmes de santé.

Par exemple, un des chercheurs «gagnants» du concours des IRSC est Guillaume Foldes-Busque, de l’École de psychologie, qui étudiera l’effet de l’anxiété sur le risque cardio-vasculaire.

«Aujourd’hui, il faut rendre la recherche plus intersectorielle, et de voir des gens qui s’intéresse à l’anxiété et aux maladies coronariennes, c’est une chose que je trouve très positive», a d’ailleurs commenté Denis Richard, directeur de la recherche à l’Institut de cardiologie et de pneumologie de Québec.