Le premier ministre Justin Trudeau avec les 36 ministres du nouveau cabinet libéral

10 Québécois à la table du conseil des ministres [VIDÉO]

OTTAWA — Le second mandat de Justin Trudeau débute avec plus de Québécois à la table du conseil des ministres. Ils seront 10, sans compter le premier ministre lui-même.

C’est deux de plus qu’avant les élections fédérales d’octobre.

M. Trudeau a distribué les responsabilités dans 36 ministères et il s’est nommé un lieutenant québécois. C’est le Montréalais Pablo Rodriguez qui occupera ce poste en plus de celui de leader parlementaire.

«C’est important d’écouter les gens et les Québécois ont clairement dit que même avec (...) 40 députés, ils voulaient encore avoir une voix plus forte», a déclaré M. Trudeau, mercredi, à sa sortie de la cérémonie d’assermentation lorsqu’on lui a demandé pourquoi il lui fallait à ce second mandat un lieutenant québécois.

Il y a ceux qui gardent leurs postes: David Lametti à la Justice, Marc Garneau aux Transports, Diane Lebouthillier au Revenu national, Marie-Claude Bibeau à l’Agriculture.

Il y a ceux qui prennent du galon. En tête de cette liste, François-Philippe Champagne devient ministre des Affaires étrangères.

Freeland s'occupera des relations avec Washington

Mais, comme lorsqu’on lui avait donné le portefeuille du Commerce international, M. Champagne se voit privé du dossier des relations canado-américaines. C’est Chrystia Freeland, devenue vice-première ministre et ministre des Affaires intergouvernementales, qui continuera à être l’interlocutrice de Washington.

«C’est une sage décision du premier ministre», de l’avis du ministre Champagne qui n’a affiché aucune amertume. «Mme Freeland, on le sait tous, (...) a établi des relations privilégiées avec nos partenaires américains», a-t-il souligné.

Jean-Yves Duclos se voit confier le Conseil du trésor. Pablo Rodriguez devra gérer avec diplomatie les relations parlementaires en devenant leader du gouvernement aux Communes.

«Humilité, collaboration et écoute. Ce sont trois mots que je, et l’ensemble de l’équipe, allons appliquer», a promis M. Rodriguez qui veut avoir «une main tendue» vers les partis d’opposition pour assurer la survie du gouvernement minoritaire.

Mélanie Joly continuera à être ministre des langues officielles mais obtient, en plus, les responsabilités d’un ministère de Développement économique.

«J’aurais été déçue de ne pas faire la modernisation de la loi sur les langues officielles. Ça fait quatre ans que je travaille sur cette question-là, une loi fondamentale pour notre pays», a confié, après la cérémonie, la ministre Joly qui a dit aussi que la création de cette forme de ministère du Développement économique était son idée.

Nouveaux venus

Il y a les deux nouveaux venus.

Marc Miller, élu pour la première fois en 2015, est un ami de longue date du premier ministre. Le député montréalais devient ministre des Services aux Autochtones. Son intérêt pour les Premières Nations - il apprend la langue mohawk - devrait lui être utile.

M. Trudeau a cependant choisi de ne pas puiser dans l’expertise de sa recrue Steven Guilbeault. Celui-ci devient ministre du Patrimoine canadien et non pas ministre de l’Environnement et des Changements climatiques.

C’est le Britanno-Colombien Jonathan Wilkinson qui a hérité du portefeuille de l’Environnement.

En arrivant à Rideau Hall, M. Guilbeault affichait un énorme sourire. Pourtant cette semaine, ses alliés d’hier ne décoléraient pas.

Les environnementalistes ont dit recevoir comme une gifle cette décision de M. Trudeau de se priver de l’expertise en changements climatiques de M. Guilbeault.

L’environnementaliste Guilbeault qui a fondé Équiterre estime que le ministère du Patrimoine lui va parce qu’il a déjà publié trois livres. «J’ai déjà fait un slam avec Richard Séguin, partagé la scène avec Diane Dufresne», a-t-il ajouté, sans cesser de sourire.

À la sortie, le nouveau ministre du Patrimoine et M. Trudeau ont dû répondre à plusieurs questions sur ce choix.

Le premier ministre a nié avoir craint de soulever la colère de l’Ouest si M. Guilbeault s’était retrouvé responsable de la lutte aux changements climatiques.

«Les décisions que j’ai prises pour assembler ce conseil des ministres extrêmement fort ont été faites par rapport à qui seraient les meilleures personnes pour travailler sur les grands dossiers pour les Canadiens. C’est la seule réflexion que j’ai eue», a-t-il assuré.

Et puis, M. Guilbeault, a insisté le premier ministre, pourra discuter d’environnement à la table du conseil des ministres.

«Je suis très content d’avoir 36 ministres qui vont être très forts sur l’environnement, dont Steven», a-t-il conclu.

Le ministre Guilbeault a puisé dans les métaphores sportives utilisées contre lui cette semaine pour se justifier.

«Je suis un joueur d’équipe. (...) Quand on est dans une équipe, les discussions se font au vestiaire et quand on arrive sur la glace, on joue ensemble», a-t-il dit, insistant que contrairement à ce que ses détracteurs ont dit, il n’est pas relégué aux estrades.

Un effort pour l’unité du pays

M. Trudeau a ressuscité le rôle de vice-premier ministre, disparu après le gouvernement de Paul Martin, pour le confier à Mme Freeland.

La ministre Freeland, aussi responsable des Affaires intergouvernementales, doit tenter de réparer les pots cassés avec les provinces de l’Ouest qui n’ont élu aucun député libéral.

«De pouvoir l’avoir (...) au niveau des affaires intergouvernementales et à mes côtés en tant que vice-première ministre, ça va être bon pour l’unité nationale», a jugé M. Trudeau, alors que Mme Freeland souriait derrière lui.

En plus de nommer un lieutenant québécois, M. Trudeau demande à Jim Carr, l’ancien ministre, d’être son représentant spécial pour les Prairies. M. Carr a reçu un diagnostic de cancer le mois dernier et aspirait à un agenda moins chargé.

«Sa responsabilité va être de nous rapporter la voix des Prairies et d’être notre voix en Saskatchewan, en Alberta et au Manitoba», a expliqué M. Trudeau.

Le Manitobain Dan Vandal, nouveau ministre des Affaires du Nord, est le seul ministre entre l’Ontario et la Colombie-Britannique.

«Nous construisons le conseil de ministres avec les députés qu’on nous envoie à Ottawa», a justifié M. Trudeau.

Le député de Saint-Maurice-Champlain, François-Philippe Champagne, et sa conjointe Anne-Marie Gaudet, à leur arrivée au Parlement, mercredi

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COMPOSITION DU NOUVEAU CONSEIL DES MINISTRES

Les 36 ministres du second mandat de Justin Trudeau. Pablo Rodriguez est nommé lieutenant du Québec et voici les ministères de chacun.

Les Québécois:

  • Marie-Claude Bibeau (Compton-Stanstead) - Ex-employée de l’Agence canadienne de développement international et femme d’affaires. Dans le dernier mandat, elle a été ministre du Développement international, puis ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire. Ottawa a annoncé 1,75 milliard $ pour compenser les producteurs agricoles pour les pertes encourues par les accords commerciaux, mais l’argent se fait attendre. Mme Bibeau garde son poste au même ministère.
  • François-Philippe Champagne (Saint-Maurice-Champlain) - Avocat, spécialiste du commerce international. L’homme politique hyperactif a été ministre du Commerce international, puis ministre de l’Infrastructure et des Collectivités dans le dernier mandat. Il monte maintenant en grade comme ministre des Affaires étrangères, dans un contexte de ratification du nouvel ALÉNA et en période trouble avec la Chine et l’Arabie saoudite, entre autres.
  • Jean-Yves Duclos (Québec) - Économiste et professeur. Il a servi comme ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social dans le dernier mandat et a mis en place l’Allocation canadienne pour enfants. Il prend lui aussi du galon et tiendra maintenant les cordons de la bourse, en tant que président du Conseil du Trésor.
  • Marc Garneau (Notre-Dame-de-Grâce-Westmount) - Ancien officier de la Marine canadienne et premier astronaute canadien. Il est ministre des Transports depuis 2015, période durant laquelle il a mis en oeuvre une charte des droits des voyageurs aériens et a donné le feu vert à une voie de contournement à Lac-Mégantic qui se fait toujours attendre. Dans l’immédiat, le ministre des Transports qui garde son poste a une patate chaude entre les mains: le conflit de travail au Canadien National.
  • Steven Guilbeault (Laurier-Saint-Marie) - Environnementaliste et cofondateur d’Équiterre. Élu pour la première fois, il accède au cabinet Trudeau et devient ministre du Patrimoine canadien. Une nouvelle qui a eu l’effet d’une «gifle» pour plusieurs environnementalistes consultés par La Presse canadienne, qui espéraient le voir au ministère de l’Environnement.
  • Mélanie Joly (Ahuntsic-Cartierville) - avocate, ancienne candidate à la mairie de Montréal en 2013. Elle a été ministre du Patrimoine canadien de 2015 à 2018, où elle a dû défendre l’entente du fédéral avec Netflix. Elle est ensuite devenue ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, un changement vu comme une rétrogradation par plusieurs. Après une bonne performance dans la dernière année, dans le dossier de l’Université de l’Ontario français entre autres, elle est récompensée dans ses efforts en devenant ministre du Développement économique et en gardant la responsabilité des langues officielles.
  • David Lametti (LaSalle-Émard-Verdun) - Professeur en droit. Il a passé la majorité du dernier mandat à servir comme secrétaire parlementaire, d’abord pour la ministre du Commerce international, puis le ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique. Il est devenu ministre de la Justice et procureur général du Canada en janvier 2019, à la place de Jody Wilson-Raybould. Il garde ce poste et devra décider s’il accordera un accord de réparation à la firme SNC-Lavalin.
  • Diane Lebouthillier (Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine) - Ex-préfète de la MRC de Rocher-Percé. Elle est ministre du Revenu national depuis 2015. Pendant ce temps, elle a été la cible des attaques des partis d’opposition pour les ententes secrètes entre l’Agence de revenu du Canada et la firme KPMG. Elle demeure au poste.
  • Marc Miller (Ville-Marie-Le Sud-Ouest-Île-des-Soeurs) - Avocat et ami personnel de Justin Trudeau. Il a servi comme secrétaire parlementaire de la ministre des Relations Couronne-Autochtones. Il est nommé au ministère des Services aux Autochtones où son intérêt pour les Premières Nations - il apprend la langue mohawk - sera mis à profit.
  • Pablo Rodriguez (Honoré-Mercier) - Ex-président de l’aile québécoise du PLC. Dans le dernier mandat, il a été whip en chef du gouvernement et ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme. Il est maintenant leader parlementaire du gouvernement, un poste qui gagne en importance dans le contexte d’un mandat minoritaire. Bilingue, il pourra négocier avec tous les partis pour tenter de faire avancer le programme législatif.

Les Ontariens:

  • Anita Anand (Oakville) - Professeure de droit. Première élection fédérale, premier ministère. Elle est nommée ministre des Services publics et de l’Approvisionnement.
  • Navdeep Bains (Mississauga-Malton) - Professeur et comptable. Depuis 2015, il est le ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique. Le gouvernement Trudeau a décidé, cette fois-ci, de répartir les ministères de développement économique par région plutôt qu’ils relèvent tous d’un même ministre de la banlieue torontoise. M. Bains garde donc la partie Innovation, Sciences et Industrie de son ancien ministère.
  • Carolyn Bennett (Toronto-St. Paul’s) - Médecin de famille et ex-professeure. Elle a été ministre des Affaires autochtones, puis ministre des Relations Couronne-Autochtones dans le dernier mandat quand le ministère s’est scindé afin de mieux faire avancer la réconciliation. Elle garde la même responsabilité.
  • Bill Blair (Scarborough Southwest) - Ex-chef de police. Dans le dernier mandat, il a piloté la légalisation du cannabis, puis a été nommé ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé. Il prend du grade et devient ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile.
  • Bardish Chagger (Waterloo) - Ancienne adjointe politique. Dans le dernier mandat, elle a été ministre de la Petite Entreprise et du Tourisme, puis leader parlementaire du gouvernement. Elle est maintenant chargée du ministère de la Diversité et de l’Inclusion de la jeunesse, un nouveau ministère.
  • Mona Fortier (Ottawa-Vanier) - Spécialiste en communications et marketing. Elle devient ministre de la Prospérité de la classe moyenne et ministre associée des Finances.
  • Chrystia Freeland (University-Rosedale) - Journaliste et auteure. Elle a été ministre du Commerce international, puis ministre des Affaires étrangères où elle s’est démarquée par ses talents de négociatrice avec l’administration imprévisible de Donald Trump. Elle a réussi à négocier le nouvel Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), mais il doit toujours être ratifié par le Canada et les États-Unis. Mme Freeland aura à rétablir des relations de travail avec les premiers ministres conservateurs cette fois-ci, comme ministre des Affaires intergouvernementales. Elle devient également vice-première ministre.
  • Karina Gould (Burlington) - Spécialiste en commerce et activiste. Elle a pris les rênes des Institutions démocratiques en 2017, au moment où le gouvernement Trudeau a abandonné sa réforme électorale. La Commission des débats des chefs, critiquée par la campagne électorale, relève aussi de ce ministère. Elle devient ministre du Développement international.
  • Patricia Hajdu (Thunder Bay-Supérieur-Nord) - Ex-directrice d’un refuge. Elle a été ministre de la Condition féminine de 2015 à 2017, avant d’être nommée ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’oeuvre et du Travail. Elle prend du galon en se voyant confier le ministère de la Santé.
  • Ahmed Hussen (York Sud-Weston) - Avocat, il est arrivé au Canada comme réfugié. Il a été ministre de l’Immigration dans le premier mandat. Il devient ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social.
  • Catherine McKenna (Ottawa-Centre) - Avocate en droit international. Elle était ministre de l’Environnement et du Changement climatique depuis 2015. Après une fin de mandat et une campagne difficiles, où Mme McKenna a reçu des menaces et a dû bénéficier de protections supplémentaires, elle reçoit un autre ministère où elle pourra faire avancer un dossier qui lui est cher: le transport en commun. Elle devient ministre de l’Infrastructure et des Collectivités.
  • Marco Mendicino (Eglinton) - Avocat. Il est nommé ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté.
  • Maryam Monsef (Peterborough-Kawartha) - Après avoir déçu au ministère des Institutions démocratiques, victime de l’abandon par le gouvernement Trudeau de la réforme électorale, on lui avait confié le développement international et le ministère des Femmes et de l’Égalité des genres. Elle garde ce dernier ministère et y ajoute le Développement économique rural.
  • Bill Morneau (Toronto-Centre) - Président de Morneau Shepell, homme d’affaires. Celui qui est ministre des Finances depuis 2015 poursuit dans la voie de la continuité et garde son poste au cabinet.
  • Mary Ng (Markham-Thornhill) - Ex-fonctionnaire. Élue dans une partielle en 2017, elle a été nommée ministre de la Petite Entreprise et de la Promotion des exportations en 2018. Elle garde ce ministère et on lui ajoute le portefeuille du Commerce international.
  • Deb Schulte (King-Vaughn) - Conseillère municipale. Elle accède au conseil des ministres pour la première fois comme ministre des Aînés.
  • Filomena Tassi (Hamilton West-Ancaster-Dundas) - Ex-commissaire dans une école catholique. Elle a été whip adjointe du gouvernement, avant d’être nommée ministre des Aînés en 2018. La voilà ministre du Travail.

Les élus des Prairies:

  • Dan Vandal (Saint-Boniface-Saint-Vital) - Métis de Winnipeg, il devient ministre des Affaires du Nord.
  • Le libéral Justin Trudeau n’a pas fait élire de députés en Saskatchewan ni en Alberta.

Les élus de Colombie-Britannique:

  • Carla Qualtrough (Delta) - Avocate et athlète paralympique. Elle a été nommée ministre des Sports et des Personnes handicapées, puis ministre des Services publics et de l’Approvisionnement et de l’Accessibilité. Elle devient ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’oeuvre et de l’Inclusion des personnes handicapées.
  • Joyce Murray (Vancouver Quadra) - Ex-ministre à l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique. Elle a été nommée présidente du Conseil du Trésor et ministre du Gouvernement numérique après la démission de Jane Philpott au début de l’année 2019. Elle est délestée du Conseil du Trésor et garde ses responsabilités pour le Gouvernement numérique.
  • Harjit Sajjan (Vancouver-Sud) - Lieutenant-colonel des Forces armées canadiennes. Il est ministre de la Défense nationale depuis 2015.
  • Jonathan Wilkinson (Vancouver Nord) - Entrepreneur en environnement. Il devient le nouveau ministre de l’Environnement. Dans le dernier mandat, il a été secrétaire parlementaire de la ministre de l’Environnement, puis ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne.

Les élus de l’Atlantique:

  • Bernadette Jordan (South Shore-St. Margarets) - Agente de développement. Elle a été nommée ministre du Développement économique rural en janvier dernier, après avoir servi comme secrétaire parlementaire de la ministre des Institutions démocratiques pendant un an. Elle devient ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière.
  • Dominic Leblanc (Beauséjour) - Avocat et ex-conseiller du premier ministre Jean Chrétien. Dans le dernier mandat, il a été leader du gouvernement à la Chambre des communes, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne et ministre des Affaires intergouvernementales et du Nord et du Commerce intérieur. Des problèmes de santé l’ont forcé à prendre une pause de la vie politique. Le voilà de retour comme président du Conseil privé.
  • Lawrence MacAuley (Cardigan) - Agriculteur et homme d’affaires. Il a servi comme ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, puis ministre des Anciens Combattants et ministre associé de la Défense nationale dans le dernier mandat.
  • Seamus O’Regan (St. John’s Sud-Mount Pearl) - Journaliste et animateur. Il a été ministre des Anciens Combattants, puis ministre des Services aux Autochtones. Le voilà ministre des Ressources naturelles, lui qui vient d’une province productrice de pétrole.