Actualités

La nouvelle vie de Leïa un an plus tard

Son petit air taquin, Leïa Mercier ne l’a pas perdu. Son sourire, lui, est toujours aussi contagieux. Pourtant, le quotidien de la jeune femme n’a plus rien à voir avec celui qu’il était avant ce tragique jour de novembre 2017, alors qu’elle a été impliquée dans une collision routière à Shefford. Chaque petite victoire, si petite soit-elle, représente un pas de géant vers une plus grande autonomie.

« Je suis la même personne. Ça me fait chier quand les gens disent la “nouvelle Leïa”, comme si j’avais changé ! J’ai juste été dans le coma. Franchement ! », dit-elle du tac au tac lorsqu’on évoque sa nouvelle vie.

Actualités

Commissions scolaires: deux ans et c’est fini

Le nouveau ministre de l’Éducation du Québec sonne officiellement le glas des commissions scolaires. Lors d’une rencontre tenue récemment à Québec, Jean-François Roberge a confirmé l’intention de son gouvernement d’éliminer ces structures dans un horizon de deux ans.

Présidente de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Liz Gagné était présente à la rencontre d’information, laquelle avait lieu le 19 octobre.

La Capitale

Troisième lien: Labeaume défend Dorion et accuse les médias

Le maire de Québec Régis Labeaume est venu à la défense de la députée solidaire Catherine Dorion qui a qualifié le troisième lien «à une ligne de coke».

Il a du même souffle accusé les médias de vouloir «casser» la jeune élue «comme les médias essaient de casser tous les politiciens au Québec». 

«Vous faites votre job. Les médias veulent des gens originaux, avec des idées et qui sont différents», a lancé le maire. 

Ayant croisé la députée de Taschereau, jeudi, M. Labeaume dit avoir conseillé à cette dernière de «continuer à être elle-même». «Catherine c’est son genre […], c’est toujours extra», a-t-il ajouté. «Je lui ai dit hier : “Tiens-toi debout et assume”. 

Concernant le sens des propos tenus par Mme Dorion, Régis Labeaume s’est abstenu de commentaire.

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La Capitale

Le Midibus autant au garage que sur la route

Arrivé en janvier, le premier des 64 midibus achetés par le Réseau de transport de la capitale passerait autant de temps au garage que sur la route. Une situation qui soulève des questions sur sa fiabilité, surtout que le mauvais souvenir de l’Écolobus n’est jamais loin.

Le Soleil a reçu des témoignages selon lesquels le petit autobus hybride de 24 places assises aurait connu de nombreux bris depuis sa mise en service à l’essai sur le circuit 11, qui relie la gare fluviale à la Pointe-de-Sainte-Foy.

Un courriel évoque même un «fiasco» mécanique. Parmi les bris rapportés, le châssis aurait cédé, selon nos informations. D’autres caractéristiques du véhicule, comme la vitesse de pointe plafonnée à 70 km/h et l’accès aux fauteuils roulants situé à l’arrière, soulèvent des questions sur le choix du modèle.

Mis au fait des sévères critiques, le conseiller Rémy Normand, président du RTC, se défend. Il rappelle que les essais routiers effectués au cours des derniers mois servent justement à déceler ce qui ne fonctionne pas.

«Ce qu’on a entre les mains, c’est une tête de série. Elle [le minibus] appartient encore au fabricant, qui doit toujours obtenir certaines certifications des autorités canadiennes. La période d’intégration actuelle sert justement à détecter plein de petites anomalies dès le départ.»

Chauffage, climatisation, ergonomie de l’habitacle pour le chauffeur, mécanique, tout y passe. Le minibus doit être fonctionnel quatre saisons. «S’il est toujours dans le garage, il y a des raisons pour ça. Ça peut paraître bizarre vu de l’extérieur. Je n’appelle pas ça des problèmes, mais des anomalies de départ. On commence à atteindre un degré de satisfaction», insiste M. Normand.

Une fois identifiées, certaines anomalies peuvent être corrigées directement à l’usine de l’entreprise belge Van Hool avant l’arrivée des midibus au Québec.

À savoir si ces ajustements retardent la livraison des 24 premiers minibus prévus d’ici la fin 2018, le conseiller rétorque qu’ils seront en territoire québécois sous peu. Les 40 autres arriveront comme prévu d’ici 2019 pour une mise en service optimale la même année.

«Il n’y a pas de retard. C’est plutôt qu’on a ralenti le rythme. Le gouvernement fédéral avait mis la clé dans le programme [d’aide financière], en mars 2019, avant de le prolonger», rappelle le président.

Certains commentaires critiquent la vitesse maximale limitée à 70 km/h et le fait que la rampe d’accès des personnes en fauteuil roulant est située à l’arrière, rendant plus difficile la vérification de leur titre de passage. «Premièrement, ces véhicules ne rouleront pas sur les autoroutes. Et un composteur d’appoint [pour les billets] sera installé à l’arrière. Ce n’est pas un souci», réplique M. Normand.

La mise à l’essai depuis janvier permet aussi la formation des ingénieurs et des mécaniciens. Le véhicule promet des économies d’essence d’au moins 25 % par rapport au tout diesel et demande beaucoup d’entretien.

Mauvais souvenir

«Ça ne sera pas un Écolobus, version 2018. On ne le verra pas pris dans une côte», rassure-t-il. Ceux-ci avaient défrayé la chronique.

Achetés 400 000 $ chacun en 2008, les huit minibus électriques ont connu de nombreux bris et ont nécessité de coûteuses réparations, notamment pour le remplacement des batteries. 

Quand ils ne prenaient pas en feu, ils tombaient en panne dans les rues pentues. Incapable de les vendre après leur retrait en 2015, le RTC en a envoyé cinq à la ferraille; les trois autres ont été donnés au centre de formation professionnelle Wilbrod-Bherer pour servir dans les cours de mécanique.

Le midibus est destiné aux parcours moins achalandés. La première commande remonte à mars 2016, après un appel d’offres public. Le fabricant belge Van Hool, seul soumissionnaire, a remporté la mise. Les maires de Québec et de Lévis avaient visité une usine de l’entreprise.

Il était alors question d’acheter 24 midibus pour 21 millions $, l’équivalent d’un prix unitaire de 875 000 $. L’option pour huit véhicules supplémentaires a vite été exercée, portant le total non loin des 30 millions $ prévus au règlement d’emprunt. Le RTC décidait de doubler sa commande en juin 2017.

Le prix n’inclut pas les modifications qui doivent être apportées sur chaque véhicule, comme l’installation des équipements pour l’utilisation de l’application et du site Nomade temps réel.

Le RTC assume 15 % de la facture des midibus. Le reste est séparé en parts égales entre les gouvernements fédéral et provincial, par le biais notamment du Fonds fédéral de la taxe sur l’essence.

Monde

Le grand cirque du procès El Chapo

Le mexicain Joaquín Guzmán a été surnommé le Patron, le Seigneur et le Rapide. Mais on le connaît mieux sous le nom d’El Chapo [Le trapu], le plus célèbre narco trafiquant de la planète. À peine commencé, à New York, son procès est déjà décrit comme le «procès du siècle». Cela reste à voir. En attendant, mesdames et messieurs, bienvenue au cirque El Chapo!

À New York, le procès de Joaquín Guzmán, alias El Chapo, est une affaire démesurée. La vedette, euh, pardon, l’accusé, se déplace toujours dans un convoi qui comprend une ambulance, des véhicules blindés et une série de voitures de police transportant une escouade tactique d’intervention au complet. Deux fois par semaine, lorsque Monsieur retourne dans son centre de détention, c’est encore pire. Tout le pont de Brooklyn doit être temporairement fermé à la circulation.

D'hier à aujourd'hui

La terrasse Dufferin

La terrasse Dufferin, entre 1885 et 1892.

Dès la fin des années 1830, une grande plateforme avait été aménagée sur les lieux pour les flâneurs et les nombreux visiteurs. 

Elle sera agrandie en 1854, avant de prendre son aspect définitif en 1879. 

À gauche, sur la photo, on aperçoit l’un des lampadaires qui illuminèrent pour la première fois la terrasse avec des lampes électriques, le 30 septembre 1885. 

On raconte que la foule fut totalement émerveillée. Le Château Frontenac, qui domine aujourd’hui le secteur, n’a pas encore été construit. 

Il n’ouvrira ses portes qu’en décembre 1893.

Politique

Vers un registre des aliments québécois

Si on veut mettre des aliments du Québec dans son assiette, il faut d’abord être bien informé. Le ministre de l’Agriculture André Lamontagne planche sur un registre des aliments québécois, que tous pourront consulter en ligne.

«Ça a été une grande surprise quand on est arrivés, de constater que ça n’existe pas», commente M. Lamontagne en entrevue au Soleil. Le projet de recenser l’ensemble des produits cultivés au Québec a déjà été évoqué au ministère de l’Agriculture, mais n’a jamais été réalisé. «J’ai demandé au ministère de mettre les bouchées doubles là-dessus», indique M. Lamontagne.

Selon lui, il s’agit de la première étape à franchir pour ensuite inciter les organismes publics, comme les écoles, les hôpitaux et les prisons, à s’approvisionner en produits québécois. M. Lamontagne souhaite que ce registre ou répertoire bioalimentaire se réalise dans «les délais les plus rapides possible».

Une fois que ce sera fait, le ministre a l’intention d’imposer «des cibles» aux organismes publics afin qu’ils achètent des produits québécois.

Des milliers de produits portent déjà l’étiquette «Aliments du Québec», mais l’initiative du ministre Lamontagne vise à aller plus loin et à répertorier l’ensemble de ce qui est produit dans la province.

Grande marche

Des milliers d’agriculteurs québécois sont attendus à Montréal dimanche pour la grande marche «Garde-manger en danger», organisée par l’Union des producteurs agricoles (UPA). Ce rassemblement vise à mettre de la pression sur les gouvernements fédéral et provincial afin qu’ils reconnaissent que les produits agricoles québécois ne rivalisent pas à armes égales avec les produits étrangers.

«Il y a de la concurrence déloyale sur nos tablettes d’épicerie», juge Patrice Juneau, porte-parole de l’UPA. Selon lui, les producteurs agricoles québécois doivent respecter de nombreuses règles pour protéger l’environnement et le bien-être animal, alors que ces mêmes règles ne sont pas appliquées aux produits étrangers.

À l’heure actuelle, l’assiette des Québécois est composée en moyenne de 33 % de denrées agricoles québécoises.

Le ministre Lamontagne juge que cette proportion doit augmenter. Il voit la marche «Garde-manger en danger» non pas comme de la pression sur ses épaules, mais comme «du soutien» à ce que propose la Coalition avenir Québec. «On se rassemble et on se passe tous le même message. Que ça a de nombreux bénéfices de manger québécois.» Lors de la dernière campagne électorale, la CAQ s’est notamment engagée à doubler la culture en serre au Québec.

Justice et faits divers

Une personne meurt dans un incendie majeur à Beauport [VIDÉO]

Un violent incendie a éclaté dans un bâtiment de trois étages sur la 112e rue à Beauport, causant la mort d’une personne.

La victime a été retrouvée inconsciente au deuxième étage du premier bâtiment en flammes, et son décès a été constaté à son arrivée à l’hôpital. 

Selon les premières informations, deux bâtiments auraient été lourdement touchés, dont l’un serait une perte totale. En raison du risque de propagation, le Service des incendies a sonné quatre alarmes après quelques minutes suivant les premiers appels aux services d’urgence. 

Plus de 60 pompiers ont été mobilisés sur les lieux du drame, dans le secteur Montmorency. 

Au moment d’écrire ces lignes, le feu faisait encore rage sur une partie de la toiture du deuxième bâtiment touché. Le Service des incendies a réussi à évacuer la totalité des occupants. 

Un autobus sur Réseau de transport de la Capitale a été demandé pour transporter les sinistrés, et la Croix-Rouge a été avisée.

Autour du globe, 17 novembre 2018

La Capitale

Franco-Ontariens: Labeaume voit une «provocation» de Ford

Le maire de Québec Régis Labeaume a vivement critiqué la décision du gouvernement de l’Ontario de mettre la hache dans deux projets chers à la communauté francophone de la province, soit l’abandon de l’Université de l’Ontario francophone et l’abolition du Commissariat aux services en français.

«Je trouve ça épouvantable», a lancé le maire avant de répéter à plusieurs reprises qu’il s’agissait ni plus ni moins d’un acte de provocation de la part du gouvernement progressiste-conservateur. «Il y a un projet d’université, il y a 600 000 francophones là-bas. Moi je pense que c’est assez pour une université, on est 600 000 dans la ville de Québec», a-t-il poursuivi.

Régis Labeaume fait partie des maires d’une des trois villes ayant fondé le Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique, avec Moncton et LaFayette.

M. Labeaume affirme que les Franco-Ontariens «ne méritent pas ça». «Ils se débattent, ils ont le droit de garder leur langue — ce sont des gens bilingues —, ils se battent pour garder leur langue et leur culture, moi, je trouve ça mesquin», a-t-il renchéri. «Si je peux les appuyer, ces gens-là, ils peuvent compter sur moi.»

Les coupes dans les budgets ne doivent pas se faire en calculant seulement les effets financiers, mais aussi en se penchant sur les conséquences sociales de celles-ci, a expliqué le maire de Québec, qui doute que le premier ministre Doug Ford n’y ait pas pensé. «Est-ce qu’il est en train de créer une petite crise linguistique pour faire plaisir aux anglophones?»

Ces décisions qui ont été annoncées dans l’énoncé économique du gouvernement de l’Ontario, jeudi, continuent de faire réagir de nombreux acteurs politiques et ont créé une onde de choc dans les communautés francophones hors Québec.

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