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Assignation libre

La Lune, ténébreuse, croquée un soir hivernal nuageux… Euh, non! En fait, il s’agit du Soleil.

Sur la route pour le travail, Pascal Ratthé a mis son «esprit de nouvelles» de côté un instant en passant près des fortifications du Vieux-Québec, laissant le champ libre à son «esprit artistique». En ce début d’après-midi, il a joué avec la luminosité pour bien tracer le rond de l’astre à travers les brumes. «J’ai sous exposé pour donner un effet de Lune.»

Données techniques: Nikon D4; focale 200 mm; ISO 80; 1/2500e de seconde; f/10

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Les gratte-ciels en bois prennent racine au Canada

TORONTO — Il y a six ans, l’architecte Michael Green a pris la parole lors d’une conférence TED et a appelé à une ère mondiale de gratte-ciels à ossature de bois.

Certains participants étaient sceptiques.

«Les gens pensaient vraiment que j’étais un idiot, a dit M. Green récemment en entrevue. J’avais constamment des commentaires de mes pairs disant «ce type ne sait pas de quoi il parle, cela n’arrivera jamais, le secteur de la construction ne change pas». Et regardez aujourd’hui, il y a eu quantité majeure de changements.»

Presque inexistants il y a une décennie, les grands bâtiments en bois ont défié les sceptiques et se répandent dans les villes canadiennes. L’industrie du bois y voit une occasion, les concepteurs embrassent de nouvelles façons de faire et un élan est donné du fait de l’urgence climatique pour réduire la lourde empreinte carbone de l’acier et du béton dans la construction.

«Pour moi, tout revient à l’histoire du carbone. Tout revient à choisir des énergies renouvelables pour construire nos villes», a déclaré M. Green, directeur de la firme Michael Green Architecture à Vancouver.

Le bois offre l’avantage d’être constitué de carbone capturé et de réduire les besoins en béton, qui, selon l’Agence internationale de l’énergie, est responsable de 7 pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Mais c’est l’effondrement du marché du logement il y a dix ans qui a contribué à promouvoir l’utilisation de nouvelles techniques de construction en bois déjà utilisées en Europe pour relancer le secteur forestier.

De cet élan est notamment née la tour Brock Commons sur le campus de l’Université de la Colombie-Britannique, le plus haut bâtiment en bois du monde à 18 étages. Le bâtiment hybride comporte deux piliers centraux en béton, mais on estime tout de même qu’il a capturé 1753 tonnes de carbone dans le bois et a permis d’éviter 679 tonnes de GES, ce qui équivaut à retirer plus de 500 voitures de la route pendant un an.

Depuis 2015 au Québec, il est possible de construire des bâtiments en bois jusqu’à 12 étages en respectant des exigences québécoises en matière de qualité et de sécurité que le gouvernement a répertoriées dans un guide produit par la Régie du bâtiment du Québec et l’Institut de recherche FPInnovations.

À Québec, le projet de condominiums Origine est constitué d’une tour de 13 étages, dont 12 sont en bois.

Construire de hauts édifices avec du bois a été rendu possible grâce à l’utilisation de techniques anciennes et nouvelles. Brock Commons en Colombie-Britannique a utilisé l’innovation relativement récente du bois lamellé-croisé, qui consiste à coller des couches perpendiculaires de bois pour créer des feuilles renforcées pour les murs et les sols. Pour les piliers, la technique beaucoup plus ancienne consiste à coller des morceaux de bois parallèles pour former des poutres épaisses.

Au niveau fédéral, les règles de construction pourraient changer pour permettre des tours de 12 étages dans la mise à jour 2020 du code national du bâtiment, qui est révisé tous les cinq ans.

Des responsables des services contre les incendies ont soulevé des objections concernant les modifications du code, affirmant que les risques d’incendie n’étaient pas encore suffisamment connus, mais le conseiller principal à la recherche du ministère fédéral des Ressources naturelles, Mohammed Mohammed, estime qu’il y a bon nombre d’études concluantes sur la question.

«En termes de sécurité, de nombreux tests de résistance structurelle et de résistance au feu ont été réalisés au Canada», a dit M. Mohammed. «Je pense que tout est aligné pour l’objectif 2020.»

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Inconduites sexuelles: le chef d’État major veut garder le «devoir de signaler»

OTTAWA — Le chef d’État major de la défense du Canada promet un meilleur soutien aux victimes d’inconduites sexuelles dans l’armée, mais il ne veut pas pour autant se débarrasser d’un règlement qui, selon le vérificateur général du Canada, pourrait dissuader les victimes à dénoncer.

Le «devoir de signaler» oblige les militaires à dénoncer tous les comportements inappropriés ou criminels - qu’ils soient de nature sexuelle ou non - aux autorités supérieures, qui ensuite entament un processus formel de plainte.

Selon la police militaire, cette disposition a contribué à augmenter le nombre de dénonciations d’inconduite sexuelle, surtout de la part de témoins ou de tierces personnes.

Cependant, le vérificateur général Michael Ferguson a affirmé en novembre que ce devoir avait plutôt amené les victimes à moins signaler les cas d’inconduite sexuelle, étant donné que certaines d’entre elles veulent éviter de lancer un processus formel de plainte.

En entrevue le chef d’État major, le général Jonathan Vance, a affirmé que les dirigeants de l’armée songeaient à des moyens pour mieux appuyer les victimes.

Pour s’attaquer au problème, dit-il, il faut que ces comportements soient dénoncés.

«Si vous êtes un membre de l’armée et que vous voyez un crime, on doit le dénoncer, a-t-il expliqué. Ne pas dénoncer pourrait être considéré comme fermer les yeux.»

L’éradication de l’inconduite sexuelle est une priorité pour les dirigeants de l’armée depuis la publication d’une série de rapports accablants il y a quelques années faisant état d’une culture hautement sexualisée, dans laquelle les comportements inadéquats étaient ignorés ou cachés.

Fournir un meilleur soutien

Le vérificateur général n’a pas recommandé spécifiquement d’abroger ce règlement, mais il avait souligné l’importance de fournir un soutien adéquat aux victimes, considérant que certaines d’entre elles ne le font pas de bon coeur.

Le général Vance a admis que l’armée a mal agi par le passé, mais selon lui, elle travaille à régler le problème et à s’assurer que les victimes d’inconduites sexuelles ne vivent pas des moments d’autant plus difficiles.

«Le devoir de signaler et plusieurs autres moyens utilisés avec les victimes ont rendu plus difficile le chemin vers le rétablissement pour les victimes», a-t-il admis.

«Alors, nous allons remédier à cela.»

Difficile de savoir comment l’armée tentera de régler le problème. Le Centre d’intervention sur l’inconduite sexuelle de l’armée y réfléchit, avec l’aide d’experts de l’externe, a indiqué le général Vance.

Des solutions envisagées

Le centre a récemment annoncé qu’il permettrait aux victimes de bénéficier de l’appui de travailleurs sociaux, qui les soutiendront du moment où elles portent plainte, jusqu’à la fin des démarches.

Les victimes pourraient aussi avoir davantage leur mot à dire sur le processus à entamer du moment qu’elles signalent un incident; elles pourraient ainsi éviter un processus formel de plainte.

«Le défi sera de savoir s’il y a un crime potentiel et de savoir si la police veut ou doit être impliquée», a-t-il dit, ajoutant que la police militaire était indépendante de la chaîne de commande.

«Nous travaillons sur cela: comment allons-nous gérer cela pour mieux prendre soin des victimes?»

En plus du devoir de signaler, le vérificateur général s’est aussi dit préoccupé par le manque de formation parmi les aumôniers et les professionnels de la santé.

La plupart des dossiers criminels ont pris plus de sept mois pour être complétés par la police militaire, qui aurait également omis certaines procédures - notamment pour fournir de l’aide aux victimes.

Le rapport a aussi constaté un manque de formation pour tous les membres de l’armée, qui n’avaient qu’une vague impression de ce qui constituait un comportement inapproprié.

«Je ne l’ai pas considéré comme une critique négative», a indiqué M. Vance sur le rapport du vérificateur général. «En gros, on nous a dit: ‘C’est un début. Voici les secteurs sur lesquels vous devriez travailler, continuez.’ Nous pensons la même chose.»

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C’est la Semaine de la sécurité en motoneige: 100 000 adeptes au Québec

MONTRÉAL — C’est sous la neige et par un froid arctique que débute la Semaine internationale de la sécurité à motoneige.

La Fédération des clubs de motoneigistes du Québec presse les adeptes de redoubler de prudence.

Cette semaine, des patrouilleurs de la Sûreté du Québec ainsi que plusieurs bénévoles de la Fédération iront à la rencontre des motoneigistes dans différents postes d’accueil stratégiques afin d’aborder les bonnes pratiques en matière de sécurité.

Ils seront aussi présents autant dans les sentiers que dans les relais, de manière à dispenser des conseils de sécurité. Les principales thématiques abordées seront la limite de vitesse, la consommation d’alcool et de drogues, les traverses de route, et les cours d’eau.

Cet hiver, plus de 100 000 amateurs de motoneige sillonnent les quelque 33 000 kilomètres de sentiers balisés à travers le Québec.

Le porte-parole de la Semaine est l’ancien pilote automobile Bertrand Godin.

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Les Québécois versent près de 2,7 millions $ à la Fondation du Dr Julien

MONTRÉAL — Encore une fois, les Québécois ont été généreux envers l'oeuvre du Dr Gilles Julien, contribuant près de 2,7 millions $ à ses centres de pédiatrie sociale certifiés et autres services affiliés qui interviennent auprès des enfants vulnérables ou en difficulté.

La 16e Guignolée du Dr Julien s'est échelonnée de la mi-décembre à la mi-janvier. Elle a permis, d'une part, d'amasser 1 763 200 $ — soit 20 000 $ de plus que l'année précédente — pour les trois centres montréalais chapeautés par la Fondation du Dr Julien : le centre Assistance d'enfants en difficulté (AED) dans le quartier Hochelaga, le Garage à musique (GAM) dans le quartier Maisonneuve et le Centre de services préventifs à l'enfance (CSPE) dans le quartier Côte-des-Neiges.

D'autre part, le bilan dévoilé samedi par Fondation du Dr Julien souligne que près d'un million de dollars, soit 996 595 $, ont aussi été récoltés lors de la guignolée parallèle pour les 34 centres de pédiatrie sociale certifiés par la Fondation du Dr Julien et qui interviennent auprès de milliers d'enfants un peu partout dans la province.

En entrevue à La Presse Canadienne, le Dr Gilles Julien a tenu à remercier chaleureusement les Québécois pour leur générosité puisque leurs dons contribuent au tiers du financement de l'ensemble de l'oeuvre au Québec. Le reste du financement provient des grandes entreprises et du gouvernement.

Les dons amassés permettent aux équipes du Dr Julien d'intervenir auprès de quelque 8000 enfants au Québec pour leur offrir des soins psychosociaux, mais aussi de l'aide d'urgence, par exemple après un incendie pour leur fournir un manteau d'hiver, de la nourriture, du matériel scolaire ou des jouets.

Toutefois, la grosse partie de l'enveloppe sert à de la médecine sociale pour assurer le bon développement des jeunes et de leurs capacités. Par exemple, des centres offrent des services de musicothérapie ou d'art-thérapie pour les enfants qui souffrent de troubles d'anxiété. Il y a aussi des travailleurs sociaux, des éducateurs et des éducatrices qui accompagnent des enfants qui ont des problèmes de santé mentale. D'autres bénévoles agissent comme des mentors auprès d'enfants, tout en accompagnant la famille.

Intensification de la pauvreté

Sur le terrain, le Dr Julien dit constater que la pauvreté s'intensifie partout et que les besoins sont encore grands. Le pédiatre estime à 30 000 le nombre d'enfants qui auraient besoin de services de médecine sociale au Québec, malgré la bonne volonté des CLSC, des centres-jeunesses et de la DPJ.

À 72 ans, le Dr Julien dément les rumeurs qu'il a l'intention de prendre sa retraite prochainement, même s'il reconnaît préparer la relève depuis quelques années déjà. Il a certes diminué la cadence en clinique, mais le Dr Julien dit qu'il prend encore du plaisir à travailler à temps partiel dans les cliniques qui portent son nom. Par contre, il travaille aussi «à mi-temps» à la Fondation, «à mi-temps» à la formation et «à mi-temps» à la recherche de financement. Le pédiatre ne peut s'en empêcher puisqu'il constate qu'il lui reste encore du travail à faire.

Sur le ton de la confidence, le Dr Julien avoue également que ce sont tous ces enfants qui le gardent «jeune et en forme». Il conçoit d'ailleurs l'ensemble de l'oeuvre de la Fondation du Dr Julien comme une grande famille et il tient donc à ce que tous ces jeunes réussissent et qu'ils aient tout ce qu'il faut minimalement pour y parvenir.

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L'Agence du revenu teste un nouveau système pour diminuer les fraudes en ligne

OTTAWA — L'Agence du revenu du Canada (ARC) a testé discrètement un nouveau système qui pourrait permettre aux Canadiens de se connecter plus efficacement à leurs comptes en ligne, tout en éloignant les escrocs potentiels.

Le nouveau système pourrait également être utilisé dans le secteur privé, alors que le gouvernement et les banques cherchent à réduire les risques de fraude d'identité.

L'entreprise de sécurité en ligne SecureKey et l'ARC ont passé cinq mois l'an dernier à essayer un service appelé Verified.Me, qui permettra aux agences gouvernementales et aux banques de partager des informations en toute sécurité et de vérifier votre identité rapidement lorsque vous tentez de vous connecter à leurs sites.

Avec ce nouveau système, un citoyen qui irait dans un bureau des services gouvernementaux pourrait confirmer son identité, même s'il oublie les bons documents chez lui.

Le service ne sera pas en place à temps pour la saison des impôts de cette année, car le gouvernement et la société ont encore du pain sur la planche.

L'objectif était d'améliorer l'efficacité, tout en protégeant l'identité des citoyens, a expliqué Greg Wolfond, président et chef de la direction de SecureKey Technologies.

«Cela prend du temps et le gouvernement doit suivre son cycle pour savoir ce qu'il veut faire», a-t-il expliqué en entrevue.

Les responsables fédéraux ont cherché des moyens pour sécuriser davantage les connexions afin d'éliminer la possibilité de fraude, par exemple, si un acteur néfaste obtenait un mot de passe et se connectait au compte de quelqu'un d'autre.

Revendication des banques

De leur côté, les banques voudraient instaurer un système permettant de relier les bases de données fédérales et provinciales contenant des informations, telles que les numéros d'assurance sociale et les permis de conduire, et d'utiliser ces données pour authentifier électroniquement les identités à l'aide de plusieurs points de référence numériques.

Selon des documents obtenus par La Presse canadienne en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, le gouvernement et l'entreprise ont testé ce qui correspondrait au modèle d'identification numérique préconisé par le président et chef de la direction de l'Association des banquiers canadiens, Neil Parmenter, dans un discours prononcé plus tôt cette semaine.

Ces tests ont été effectués par l'ARC et SecureKey pour déterminer si Verified.Me pouvait aider à confirmer l'identité d'une personne se connectant à un compte en ligne de l'ARC et en exploitant une base de données de licences provinciales.

Les tests visaient aussi à déterminer si l'information pouvait être transmise de manière inverse, en demandant à l'ARC d'envoyer les données sur le revenu à une banque pour une demande de prêt.

«Cela vous permet de récupérer des données auprès de parties avec lesquelles vous travaillez et en qui vous avez confiance — comme votre opérateur téléphonique, votre banque ou votre gouvernement — et de les partager avec quelqu'un à qui vous essayez de prouver, que, eh c'est vraiment moi qui sollicite ce prêt, ou bien c'est vraiment moi qui essaie d'avoir accès au service», a expliqué M. Wolfond.

Les deux parties ont qualifié les tests de réussite.

Dans une réponse par courriel aux questions concernant l'essai du système, un porte-parole de l'ARC a déclaré que l'agence souhaitait tester la technologie en raison de son «potentiel de rationalisation de la prestation de services numériques» et afin de remplacer certains processus existants, notamment l'envoi de mots de passe pour les nouveaux comptes de l'ARC.

Alexandre Igolkine a indiqué que l'agence travaillait toujours avec le Conseil du Trésor, qui supervise les règles relatives aux services gouvernementaux, pour voir si Verified.Me pourrait être utilisé afin de faciliter les connexions et partager des informations entre gouvernements et institutions pour d'autres services gouvernementaux, tels que l'assurance-emploi.

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Des vêtements sportifs pour aider les jeunes athlètes

Avec huit ans d’expérience comme entraîneuse et 22 ans comme compétitrice de niveau internationale en taekwondo, Geneviève Desmarquis voulait aller plus loin dans l’aide qu’elle apporte aux athlètes. En compagnie d’une partenaire, la designer de mode Julie Saillant, elle a donc décidé de lancer IAM, une entreprise de vêtements de sports dont une partie des profits provenant des ventes de certains produits servira à soutenir des athlètes d’ici.

Mme Desmarquis a beaucoup d’ambition pour sa nouvelle entreprise, qui sera lancée officiellement le 28 janvier lors d’une soirée au salon Privilège du complexe Vision, dans Lebourgneuf. «Dans mon métier d’entraîneur personnel, j’aide les athlètes qui pratiquent différents sports de plusieurs façons. Cependant, je souhaitais vraiment boucler la boucle, offrir des produits et services qui répondent aux besoins des athlètes de performance, mais aussi contribuer au financement de leur carrière. Je veux faire un soutien à 360 degrés avec les athlètes.»

IAM offrira d’abord deux modèles de t-shirts, un chandail molletonné et deux modèles de hauts de sport. «Les hauts de sports ont été entièrement conçus et fabriqués au Québec par Julie. Nous en aurons une soixantaine au lancement. Pour le moment, les autres vêtements sont fabriqués ailleurs, mais ils nous proviennent d’un fournisseur de Québec, Second Skin, et l’impression est faite au Québec. Si ça fonctionne bien, nous ajouteront peut-être des t-shirts dry fit à notre collection et notre objectif est d’aller de plus en plus vers le fabriqué au Québec», explique Geneviève Desmarquis. 

Sur chaque haut de sport vendu par IAM, une somme d’argent sera remise à Valérie Raymond, une athlète du Saguenay qui pratique le cheerleading avec les Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières et qui est également une athlète semi-professionnelle en trapèze volant. Mme Desmarquis tiendra aussi des entraînements-bénéfices dont tous les profits seront remis à un autre athlète, Philippe Saint-Pierre, lui aussi un athlète international en taekwondo.

«Ce désir d’aider les athlètes me vient de mon expérience en tant que compétitrice. Je viens d’une famille de quatre enfants, alors mes parents ne pouvaient pas complètement me soutenir financièrement. Dès l’âge de 16 ans, mon sport me coûtait entre 10 000 $ et 15 000 $ par année et je devais trouver moi-même le financement. Ça m’a amenée à travailler beaucoup et même à me surmener, et je n’avais pas d’argent pour aller voir le physiothérapeute ou le massothérapeute», explique-t-elle.

Pour tous

Et Geneviève Desmarquis se défend bien de ne vouloir aider que les athlètes qu’elle entraîne. Elle assure que ses projets de soutien s’adressent à tous les athlètes de la région de Québec. «Nous pourrons en appuyer davantage à mesure que l’entreprise grandira», poursuit-elle. 

Celle qui a pris sa retraite de la compétition en 2017 après avoir fait partie de l’équipe nationale de taekwondo pendant plusieurs années avoue que ses expériences passées l’influencent beaucoup dans ses projets. «Comme athlète, j’ai souvent changé mon approche après avoir vécu des difficultés et je suis toujours revenue plus forte au niveau mondial», poursuit celle qui a décroché 21 médailles internationales. Ses études en intervention sportive l’ont aussi mieux orientée concernant les besoins des athlètes. «Je me suis beaucoup intéressée au réseau de la performance et sur la façon de préparer les athlètes. La réalité est que, pour un jeune athlète, le financement est aussi un défi important et je veux aussi aider à ce niveau avec un concept innovant», conclut la femme d’affaires.

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Des vacances en Antarctique pour la famille Gagnon-Lippé

Alors que plusieurs familles québécoises s’envolent présentement pour la Floride, le Mexique, Cuba ou la République dominicaine, c’est plutôt sur un bateau en Antarctique que les Lévisiens Samuel Gagnon et Catherine Lippé ont amené leur petite famille en vacances au cours des dernières semaines.

N’ayez crainte, le petit Romain, sept ans, et sa soeur Julianne, quatre ans, ont probablement eu moins froid que vos enfants lorsqu’ils se sont rendus à l’école avec un mercure qui flirtait souvent avec les -20 °C. En fait, ce périple peu commun fait partie d’un long voyage que la famille a entrepris au mois d’août sur un voilier. «Depuis 10 ans que je dirige des expéditions en Antarctique quelques mois par année, je m’étais dit que ce serait intéressant d’amener ma famille», raconte Samuel par vidéoconférence. Samuel, qui est vendeur d’équipement nautique chez NaviClub, et Catherine, détentrice d’une maîtrise en biologie moléculaire et employée de l’entreprise GenePOC, ont donc décidé de prendre une année sabbatique pour vivre à fond leur aventure, que Catherine raconte sur son blogue rolianne.blogspot.com.

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Des manifestations partout au pays pour les droits des femmes

Des femmes de partout au pays ont participé samedi à des manifestations pour réclamer une meilleure protection des droits des femmes et d'autres groupes vulnérables.

À Montréal, environ 150 personnes ont bravé la température glaciale pour se rassembler au parc Émilie-Gamelin, dans le Quartier latin.

Les manifestants, qui sautaient frénétiquement pour se réchauffer, brandissaient des pancartes pour revendiquer plus de mesures pour combattre les agressions et le harcèlement sexuels, et pour réclamer que justice soit faite pour les femmes autochtones disparues et assassinées.

«Peu importe les conditions et les circonstances, c'est important d'être ici pour se battre pour les droits des femmes et pour donner du pouvoir à toutes les femmes et donner de la visibilité à tous les problèmes dont on parle aujourd'hui», a confié Caroline Alince, âgée de 19 ans.

«Moi je suis ici en solidarité non seulement avec les femmes d'ici, mais avec les femmes de partout dans le monde, particulièrement quand on pense à ce qui se passe aux États-Unis... Nos consoeurs américaines doivent lutter tous les jours pour s'assurer qu'elles ne perdent pas leurs droits», a expliqué une manifestante, Mylène Alarie.

S'il y a déjà eu plus de manifestants à la marche de Montréal, la participation a explosé dans la petite municipalité de Sandy Cove, en Nouvelle-Écosse. Cinquante personnes se sont déplacées cette année, comparativement à 15 il y a deux ans.

À Toronto, une foule s'était rassemblée à l'extérieur de l'hôtel de ville pour entendre des discours avant la manifestation.

Les intervenants qui ont pris la parole ont notamment dénoncé le gouvernement ontarien, qui a retiré le programme modernisé d'éducation sexuelle et apporté des changements aux droits de scolarité.

«Ce gouvernement n'appuie pas les femmes», a déploré la militante Farrah Khan.

Des marches pour les femmes ont aussi eu lieu aux États-Unis, dont à Washington. Ces marches avaient été créées pour répondre à la prise de pouvoir de Donald Trump aux États-Unis, que plusieurs perçoivent comme étant misogyne.

LIRE AUSSI : Marche des femmes: forte mobilisation aux États-Unis

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Une éclipse totale de la Lune visible dans la nuit de dimanche à lundi

Les amateurs d’astronomie auront droit à un phénomène rarement observable du Québec dans la nuit de dimanche à lundi alors qu’une éclipse totale de la Lune aura lieu, la première depuis celle du 27 septembre 2015.

«Il y a deux éclipses lunaires et deux éclipses solaires par année, mais elles ne sont pas toutes visibles de partout», explique Philippe Moussette, président du Club Véga de Cap-Rouge. «La prochaine éclipse totale de la Lune visible du Québec n’aura pas lieu avant 2022», précise-t-il. Pour tuer le temps, les Québécois auront cependant droit à un transit de Mercure, qui passera devant le Soleil en novembre 2019, et à une éclipse solaire partielle en 2021.

Une éclipse lunaire se produit lorsque notre vénérable satellite traverse l’ombre de la Terre et que la lumière du Soleil ne se rend plus directement à elle. 

La Lune devient alors rouge, un phénomène dû à la lumière du Soleil qui traverse l’atmosphère terrestre, celle-ci étant la seule à pouvoir se rendre jusqu’à la Lune. En fait, cette lumière blanche est filtrée par notre atmosphère et la moindre variation dans la quantité de particules présentes affecte la luminosité de l’éclipse. C’est ce filtre qui donne à la lune cette teinte rouge qui rappelle celle d’un coucher de Soleil.

L’éclipse débutera à 22h33 dimanche pour se terminer à 1h51 du matin lundi et sera entièrement visible du Québec. La phase totale, parfois appelée «Lune de sang» débutera à 23h41 pour prendre fin à 0h43. «On peut très bien l’observer à partir de chez soi à l’œil nu ou avec une petite paire de jumelles», signale M. Moussette.

Dans l’Est-du-Québec, seuls le Club d’astronomie Io de Val-Bélair et le Club d’astronomie de Charlevoix organisent des activités d’observation à cette heure tardive et durant cette période plutôt froide. L’Observatoire de la Découverte de Val-Bélair sera donc ouvert à compter de 19h et plusieurs activités sont prévues à la Base de plein air au coût de 5 $ pour les adultes et 3 $ pour les enfants. Le Club d’astronomie de Charlevoix propose pour sa part une activité gratuite à partir de 22h30 au quai de Baie-Saint-Paul. Ailleurs, des clubs d’astronomes amateurs de Chicoutimi, Saint-Félicien, Laval, Lavaltrie, Mont-Tremblant et, bien sûr, le Planétarium de Montréal ont aussi prévu souligner cette danse des astres.