Deux fois plus de rayonnement nocif sur la Lune que sur la station spatiale

Science

Deux fois plus de rayonnement nocif sur la Lune que sur la station spatiale

WASHINGTON — La sonde chinoise qui a aluni en 2019 a permis de répondre à une question laissée de côté par les missions Apollo : le niveau exact de rayonnements sur la Lune, une donnée essentielle alors que la NASA veut y envoyer cette décennie des astronautes pendant des périodes prolongées.

Une équipe de chercheurs chinois et allemands a publié vendredi dans la revue Science Advances les résultats de l'expérience menée par l'alunisseur Chang'e-4, et qui a enregistré chaque jour les rayonnements reçus à la surface. Résultat: leur niveau est 2,6 fois supérieur à celui reçu par les habitants de la Station spatiale internationale (SSI).

«Le rayonnement sur la Lune est entre deux et trois plus fort que sur la SSI, dit à l'AFP Robert Wimmer-Schweingruber, astrophysicien à l'université de Kiel et coauteur de l'étude. Cela limite la durée de séjour sur la Lune à environ deux mois [de façon conservatrice, en tenant compte la semaine de voyage entre la Terre et la Lune et le retour].»

Les rayons, cosmiques et solaires, peuvent causer à certaines doses des dommages à long terme allant du cancer à la cataracte et aux maladies neurodégénératives. La mesure se fait avec l'unité sievert, qui quantifie le rayonnement absorbé par les tissus humains.

Sur la Lune, le rayonnement est de 1,369 microsievert par jour, soit 2,6 fois la dose quotidienne à bord de l'ISS, où les équipages restent en général six mois mais où quelques uns sont restés un an ou plus. Le rayonnement est moindre à l'intérieur de la station car celle-ci est partiellement protégée des rayons cosmiques par la magnétosphère de la Terre. Sur Terre, nous sommes encore plus protégés par l'atmosphère, mais cette protection s'amoindrit avec l'altitude.

«Le niveau de rayonnements mesuré sur la Lune est environ 200 fois supérieur à celui observé sur le sol terrestre, et 5 à 10 fois supérieur à celui d'un vol entre New York et Francfort», ajoute Robert Wimmer-Schweingruber.

La NASA veut retourner sur la Lune en 2024 pour la première fois depuis 1972, et construire ensuite une infrastructure pour y envoyer régulièrement des astronautes, comme une répétition générale à l'envoi du premier humain sur Mars. Pour une période plus longue que deux mois sur la Lune, le professeur Wimmer-Schweingruber suggère de construire des habitats protégés des rayonnements par un revêtement de 80 centimètres d'épaisseur de sol lunaire.

Médicament miracle contre la COVID-19 : la source est-elle fiable ?

Science

Médicament miracle contre la COVID-19 : la source est-elle fiable ?

Catherine Couturier
Agence Science-Presse
Le Détecteur de rumeurs
Agence Science-Presse
DÉTECTEUR DE RUMEURS / À la liste des supposés traitements miracles contre le coronavirus s’est récemment ajouté, aux États-Unis, un extrait de plante, l’oléandre. Quels sont les indices qui permettent de douter qu’on puisse d’emblée sauter aux conclusions ?

D’où vient l’information ?

Une recherche rapide parmi les reportages récents révèle que c’est le vice-président de la compagnie Phoenix Biotechnology, Andrew Whitney, qui aurait eu l’oreille de Donald Trump lors d’une rencontre à la Maison-Blanche en juillet. Phoenix est la compagnie qui veut commercialiser le produit. Cette rencontre aurait été rendue possible grâce à un homme d’affaires appelé Mike Lindell, membre du conseil d’administration et investisseur de Phoenix. Lindell est aussi un donateur de la campagne de Donald Trump. Interrogé par le média en ligne Axios, Mike Lindell a affirmé que l’oléandre, un composé tiré du laurier-rose, serait le «miracle de tous les temps».

Cette connexion avec la Maison-Blanche pourrait donc expliquer que les médias se soient emparés de l’histoire. Mais ça ne nous apprend pas si le produit possède des effets démontrés contre la COVID-19.

Qu’est-ce que l’oléandre ?

L’oléandre est le nom du composé chimique produit par le laurier-rose (Nerium oleander), une plante ornementale. En googlant « oléandre » ces jours-ci, on trouve rapidement des avertissements sur les risques : une professeure de dermatologie de l’Université Emory met par exemple en garde contre le risque d’empoisonnement, dans un texte de vulgarisation paru dans la foulée de l’intérêt médiatique. Elle rappelle que la plante est « hautement toxique », et que des cas d’empoisonnement ont été documentés chez les humains et les animaux. Même manger des escargots ayant élu domicile sous un laurier-rose serait apparemment dangereux.

Plusieurs scientifiques n’ont donc pas tardé à s’inquiéter qu’un trop grand enthousiasme autour de ce composé issu de la plante donne l’idée aux gens de s’automédicamenter, ce qui pourrait avoir des conséquences funestes.

Quelles sont les études sur l’oléandre ?

Il existe beaucoup de produits qui, toxiques à certaines doses, se révèlent médicalement efficaces. Qu’en est-il des données qui soutiendraient cet enthousiasme ?

À ce jour, il n’y a rien. Aucune étude publiée n’est disponible sur l’efficacité de l’oléandre pour traiter la COVID-19.

Le magazine Forbes révélait en août que le Centre de recherche sur les maladies infectieuses de l’armée américaine avait réalisé des tests en laboratoire sur l’efficacité de l’oléandre contre le coronavirus, mais que les données non concluantes avaient mené à l’abandon de l’expérience.

Une étude a conclu en juillet que l’oléandre bloquerait l’infection au coronavirus chez les cellules de singes en éprouvette. Mais elle n’a été que « prépubliée », donc pas encore révisée par les pairs, et elle compte parmi ses auteurs deux employés de Phoenix Biotechnology. De plus, l’histoire récente de la recherche médicale rappelle que des études in vitro sur des cellules animales échouent dans la grande majorité des cas lorsque vient le temps de tenter de prouver leur efficacité chez l’humain : elles servent avant tout à repérer les propriétés du produit, avant de le tester sur des animaux.

D’autres drapeaux rouges ?

Si ces appels à la prudence ne suffisent pas, la lecture des reportages mentionnés plus haut fournit d’autres informations. Par exemple, la compagnie My Pillow, dont Mike Lindell est le fondateur, a été poursuivie en justice en Californie pour avoir affirmé que ses oreillers avaient été testés en laboratoire et qu’ils pouvaient traiter l’insomnie et l’apnée du sommeil. Les tests qu’il évoquait n’avaient pas été publiés ni revus par les pairs, et ne comportaient pas de groupe placebo.

De plus, la compagnie Phoenix Biotechnology n’a pas caché qu’elle essaierait de vendre l’oléandre en tant que « produit naturel », si elle ne réussissait pas à le faire approuver comme médicament par les autorités de la santé.

Deux pilotes de Bagotville ont intercepté un avion russe

Actualités

Deux pilotes de Bagotville ont intercepté un avion russe

Normand Boivin
Normand Boivin
Le Quotidien
Deux pilotes de Bagotville ont intercepté, mercredi après-midi, un avion de chasse russe près de l’espace aérien roumain.

Les membres de l’Escadron 433, actuellement déployé en Europe de l’Est dans le cadre de l’Opération Réassurance dirigée par l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), ont mené à terme leur mission sans incident.

L’avion russe, un Sukoi 27 Flanker, survolait la mer Noire près de l’espace aérien de la Roumanie.

«Les CF-18 ont été envoyés d’urgence dans les airs par le Centre multinational d’opérations aérospatiales – Sud de l’OTAN, situé à Torrejon, en Espagne, après la détection de l’appareil russe par le centre de détection et de contrôle de l’Aviation roumaine. Les pilotes de chasse canadiens ont surveillé attentivement l’aéronef russe jusqu’à ce qu’il quitte la région d’information de vol roumaine», écrit le ministère de la Défense nationale, dans un communiqué de presse émis vendredi.

Le Su-27 est l’un des avions de chasse russes les plus modernes. Sa silhouette fait penser au F-15 américain.

Cette interception était la première pour la Force opérationnelle aérienne, qui a amorcé sa mission plus tôt ce mois-ci après s’être soumise aux tests de certification de l’OTAN.

On se souviendra que ce sont six CF-18 et sept pilotes de l’Escadron 433 de Bagotville qui ont pris le relais de la force aérienne roumaine pour assurer la surveillance de cet espace aérien «chaud» bordant les frontières de l’Ukraine, laquelle a des relations tendues avec l’ancien grand frère russe.

Éclosion de COVID-19 à l’hôpital de Rivière-du-Loup

L'Est du Québec

Éclosion de COVID-19 à l’hôpital de Rivière-du-Loup

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
Une éclosion de COVID-19 s’est déclarée dans une unité du Centre hospitalier du Grand Portage de Rivière-du-Loup. Deux usagers et un employé ont reçu un résultat positif à un test de dépistage. En plus de l’employé infecté, treize de ses collègues ont été retirés du travail. Les visites à l’hôpital sont interdites.

L’établissement a ouvert sa zone rouge, où les deux usagers ont été transférés. «Tous les usagers de l’unité qui est en éclosion ont été placés en isolement, indique la conseillère aux relations avec les médias du Centre intégré de santé et de services sociaux, Ariane Doucet-Michaud. Les mesures de protection ont été rehaussées. La fréquence des nettoyages est accrue. Les visites sont suspendues à l’hôpital, sauf pour les proches aidants et les causes humanitaires.»

Une centaine d’usagers et d’employés, y compris les médecins, ainsi que toutes les personnes qui sont passées par cette unité, ont subi un test de dépistage. Dix opérations chirurgicales considérées non urgentes ont été reportées.

Le Bas-Saint-Laurent ajoute à son bilan, vendredi, douze nouveaux cas de coronavirus, dont trois qui nécessitent une hospitalisation. Le bilan total a franchi le cap des 300 personnes infectées depuis le début de la pandémie.

COVID-19: 2,3 milliards $ aux municipalités et aux sociétés de transport

Politique

COVID-19: 2,3 milliards $ aux municipalités et aux sociétés de transport

Lia Lévesque
La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Québec et Ottawa verseront «le plus tôt possible» 2,3 milliards $ aux municipalités du Québec et aux sociétés de transport en commun du Québec pour pallier aux difficultés auxquelles elles font face en raison de la COVID-19 et pour amorcer une certaine relance économique.

Trois ministres du gouvernement Legault se sont déplacés pour en faire l'annonce, vendredi à Montréal, soit Eric Girard, des Finances, François Bonnardel, des Transports, et Andrée Laforest, des Affaires municipales et de l'Habitation.

De cette somme globale de 2,3 milliards $, moitié-moitié fédéral-provincial, 1,2 milliard $ sera réservé aux sociétés de transport en commun, qui ont affronté une forte baisse de l'achalandage, donc des revenus en 2020. La somme inclut les 400 millions $ déjà annoncés en juin.

Le ministre Bonnardel a précisé que le transport adapté et le transport interurbain sont aussi concernés par cette aide.

À même le montant global, une somme de 800 millions $ sera aussi octroyée aux municipalités. «Ça va permettre d'éviter des hausses de taxes dans les municipalités - c'est certain que lorsqu'on aide les municipalités à boucler leur budget, c'est au bénéfice de tous les citoyens - et d'éviter les diminutions de services», a expliqué le ministre Girard.

Les 300 millions $ qui restent constituent une réserve pour éventualités, a indiqué le ministre Girard.

Syndiqués et municipalités soulagés

L'annonce a été fort bien reçue par les deux grandes unions municipales, l'Union des municipalités et la Fédération québécoise des municipalités.

«Cette aide, elle va nous permettre d'atténuer les fortes pressions budgétaires que nous ressentons depuis le printemps dernier, d'assurer le maintien sécuritaire des services à la population, d'aider les municipalités à faire face à cette deuxième vague partout au Québec et de soutenir les efforts nécessaires à une relance sécuritaire et durable dans toutes les régions du Québec», a commenté la présidente de l'UMQ, Suzanne Roy.

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ, qui représente près des trois quarts des syndiqués municipaux, notamment les chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro à Montréal, s'est réjoui de cette aide tant attendue.

«La situation devenait critique, car le Québec a été touché plus que toute autre province canadienne. Il fallait une aide urgente et substantielle aux municipalités et sociétés de transport. Le message a été entendu et nous saluons cette annonce. Maintenant, il faut s'assurer que l'argent est investi sans autre délai pour que les Québécois et Québécoises retrouvent l'ensemble des services auxquels ils ont droit», a commenté Marc Ranger, directeur québécois du SCFP.

Un don éclair de près de 500 lb de tomates... via Facebook

Actualités

Un don éclair de près de 500 lb de tomates... via Facebook

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
Initiative de journalisme local - La Tribune
Sherbrooke — Le gel imminent de la culture de Jean-Philippe Zukowski et Karine D’amours n’était pas un prétexte pour qu’ils laissent des centaines de tomates se gaspiller. Les propriétaires des Jardins d’Émalia, à Cookshire-Eaton, ont plutôt lancé un appel à tous, la semaine dernière, pour voir s’ils trouveraient des gens intéressés à venir les cueillir gratuitement. Qu’à cela ne tienne, c’est près de 500 lb de tomates dont ils ont finalement fait don à la communauté. 

Après avoir publié un message sur Facebook expliquant que ses tomates en champ ne survivraient pas au gel du week-end, mercredi soir dernier, M. Zukowski a reçu de nombreux messages. « Les tomates étaient soit vertes, soit partiellement mûres. Nous n’avions pas de marché pour ça. Nous avons préféré les donner à ceux qui voudraient venir les cueillir, parce que nous n’avions pas le temps ni les ressources pour le faire nous-mêmes », explique celui qui, tout comme sa conjointe, concilie une production maraîchère, un emploi à temps plein et l’éducation de deux jeunes enfants. 

« Je pensais ouvrir mon champ jeudi et vendredi avant-midi, et finalement, jeudi avant-midi, tout avait été ramassé, raconte l’agriculteur. Ça s’est vraiment bien passé. Ça a été une bonne chose, parce que dans la nuit suivante, il y a eu un gel qui n’avait pas été annoncé. » 

Au moins cinq citoyens sont passés pour faire mûrir les tomates chez eux ou les transformer, tandis qu’environ 250 lb ont été remises à Moisson Cookshire, grâce à une équipe venue ramasser pour l’organisme et assistée par M. Zukoswki. Celles-ci seront redistribuées à des familles en situation d’insécurité alimentaire. 

Autour du globe, 26 septembre 2020

Un Québécois accusé aux États-Unis pour du trafic de fentanyl sur le dark web [VIDÉO]

JUSTICE ET FAITS DIVERS

Un Québécois accusé aux États-Unis pour du trafic de fentanyl sur le dark web [VIDÉO]

La Presse canadienne
Un Québécois de Saint-Bruno est accusé par les autorités américaines d'importation de fentanyl aux États-Unis par l'entremise du dark web, ce côté méconnu d'Internet.

Ces accusations sont inscrites dans une opération de démantèlement d'un réseau de trafic d'opioïdes international qui a été annoncée cette semaine à Washington.

Arden McCann pourrait devoir répondre à quatre chefs d'accusation, dont deux pour avoir comploté en vue d'importer de la drogue aux États-Unis et pour avoir comploté en vue d'effectuer du blanchiment d'argent.

Les autorités affirment qu'au moins une personne serait décédée en Géorgie en décembre 2016 après avoir consommé du fentanyl importé aux États-Unis par M. McCann.

Arden McCann fait face à une demande d'extradition déposée par les autorités américaines. L'homme de 32 ans est détenu au Canada depuis février, après avoir été arrêté par la Gendarmerie Royale du Canada (GRC).

Le dark web est une partie de l'Internet hébergée sur un réseau de serveurs cryptés qu'il n'est pas possible d'accéder avec les moteurs de recherche traditionnels. Pour y entrer, un internaute doit utiliser des logiciels spécialisés qui lui permettent de masquer son identité, comme le navigateur Tor.

Mardi, un représentant du département de la Justice des États-Unis avait annoncé que 179 arrestations avaient eu lieu partout dans le monde en lien avec ce réseau de trafic d'opioïdes. Il avait ajouté que Arden McCann était l'un des suspects les plus importants pour la Drug Enforcement Administration (DEA).

Les autorités affirment que M. McCann pouvait importer par moment plus de 10 kg de fentanyl par mois et plus de 300 000 pilules contrefaites de Xanax par mois.


La GRC en opération à Lévis

Justice et faits divers

La GRC en opération à Lévis

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
La Gendarmerie royale du Canada (GRC) est en opération dans une résidence de la rue Thomas-Chapais à Lévis. Une perquisition est en cours depuis vendredi matin.  

Des agents de la police fédérale sont sur les lieux depuis 10h, selon le Service de police de la ville de Lévis. Les policiers municipaux ne sont toutefois pas impliqués dans l’intervention. 

Du côté de la GRC, on confirme la présence d’une équipe à Lévis, mais puisqu’une enquête est en cours, on ne donne pas de détails sur la nature de la perquisition.  

«Personne n’est en danger», rassure tout de même le service des communications.  

Plus de détails à venir

Toute la région métropolitaine de Montréal passe en zone d'alerte orange [VIDÉO]

COVID-19

Toute la région métropolitaine de Montréal passe en zone d'alerte orange [VIDÉO]

Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
Le virus de la COVID-19 fait de plus en plus de ravages autour de Montréal, alors que toute la région métropolitaine bascule désormais en zone orange.

On comptait déjà depuis quelques jours cinq régions placées en zone orange, c’est-à-dire en zone d’»alerte modérée»: l’île de Montréal, Laval, Québec, Chaudière-Appalaches et l’Outaouais.

Autour de Montréal, la zone orange s’étend désormais à Saint-Jérôme (MRC de Rivière-du-Nord), la Montérégie, une partie des Laurentides et de Lanaudière.

L’annonce a été faite vendredi par le ministre de la Santé, Christian Dubé, en conférence de presse, accompagné du directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda.

Épicentre de la pandémie le printemps dernier, la situation à Montréal sera donc suivie de «très, très près» dans les prochains jours par la santé publique, une situation qualifiée d’»inquiétante» par le ministre Dubé.

La communauté métropolitaine de Montréal (CMM) compte 82 municipalités.

L’alerte orange est le troisième palier d’une palette de couleurs qui en compte quatre: vert (mesures sanitaires de base), jaune (pré-alerte), orange (alerte modérée) et rouge, soit l’alerte maximale qui ramène le spectre du confinement.

Aucune région du Québec n’est encore passée en zone rouge, à ce jour.

Comme il avait fait la veille, M. Dubé a réitéré l’importance de renoncer dans les quatre semaines qui viennent à tout rassemblement non essentiel pour freiner la propagation de la COVID-19.

«On vous demande un mois d’effort pour casser la deuxième vague», a-t-il insisté, rappelant la nécessité dans le contexte actuel de limiter au minimum les contacts sociaux.

Le gouvernement Legault demande donc aux Québécois d’annuler notamment tous les soupers de famille ou entre amis, les partys ou toute autre activité de groupe susceptible de faciliter la propagation du virus.

Québec déconseille les rassemblements, mais ne les interdit pas.

On veut surtout aplanir la courbe d’évolution de l’épidémie, repartie à la hausse depuis quelques semaines.

«La maudite courbe, on va lui donner un grand coup», a illustré le ministre, en disant miser sur la collaboration de la population dans le mois qui vient pour garder le contrôle de la situation.

Jeudi, il avait demandé aux Québécois d’annuler les activités prévues durant le long congé du week-end de l’Action de grâces, du 10 au 12 octobre.

De jeudi à vendredi, le Québec a enregistré 637 nouveaux cas - dont 229 à Montréal - et quatre décès, pour un total de 70 307 cas depuis le début de la pandémie, en mars.

Pendant ce temps, le nombre de tests de dépistage du virus est aussi en hausse. Au total, 36 000 tests ont été effectués durant la même période.

Par ailleurs, en quelques jours seulement, déjà plus de 5000 personnes retraitées ont répondu à l’appel du gouvernement et se sont inscrites au site «Je contribue». Elles veulent offrir leurs services en vue de participer à l’opération, présentement en cours, de dépistage et d’enquêtes de traçage de personnes éventuellement atteintes.

Le but consiste à libérer le personnel de la santé.

Capitale-Nationale: encore un record avec 132 nouvelles contaminations

COVID-19

Capitale-Nationale: encore un record avec 132 nouvelles contaminations

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
La région de la Capitale-Nationale continue de battre des records. Le bilan quotidien fait état vendredi de 132 nouvelles contaminations à la COVID-19 sur le territoire, écrasant du même coup les sommets établis au cours des derniers jours.  

La tendance à la hausse des cas positifs enregistrés à Québec semble se maintenir, alors que le cap des 100 cas par jour a été franchi jeudi. Depuis dimanche, le nombre de nouvelles infections quotidiennes comptabilisées n’est jamais descendu sous la barre des 90.  

Les quelque 666 nouveaux cas recensés au cours de la dernière semaine ont donc établi un nouveau record hebdomadaire. Selon les données du CIUSSS de la Capitale-Nationale, 40% des 3483 cas de COVID-19 confirmés depuis le début de la pandémie sont survenus pendant le dernier mois.

Vendredi, les autorités régionales de santé publique rapportaient pas moins de 59 éclosions actives dans la Capitale-Nationale. Jeudi, elles se comptaient déjà au nombre de 50. Ces éclosions surviennent dans «dans des milieux de travail, scolaires, d’hébergement, religieux, sportifs, dans des bars, des restaurants et des cafés», indique-t-on. 

Par ailleurs, la porte-parole du CIUSSS de la Capitale-Nationale, Annie Ouellet, mentionne qu'une centaine de milieux sont sous surveillance. Le territoire enregistrait aussi 46 personnes hospitalisées, six de moins que la veille.

Une nouvelle éclosion en milieu scolaire a éclaté dans le secteur de Cap-Rouge, à l'école Madeleine-Bergeron.

«Ce sentiment-là de force, d’invincibilité qu’on a souvent à Québec […], je pense qu’en ce moment les gens doivent le requestionner», avait supplié jeudi le ministre de la Santé, Christian Dubé, qui demande aux citoyens de Québec de «faire un sacrifice».  

En conférence de presse, le ministre Dubé a réitéré sa demande d'un «effort spécial» de 28 jours où il invite à nouveau la population à réduire au minimum «tous les rassemblements que vous pouvez». 

«Ce n'est pas une nouvelle normalité [...] il va y avoir une fin à ça», encourage-t-il.

Bobby Ryan racheté par les Sénateurs

Sénateurs

Bobby Ryan racheté par les Sénateurs

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Les Sénateurs d’Ottawa ont décidé de racheter le gros contrat de Bobby Ryan.

Récipiendaire du trophée Bill-Masterton au cours de la dernière saison après avoir effectué un spectaculaire retour d’une pause pour composer avec son alcoolisme, l’attaquant de 33 ans avait encore deux saisons à un pacte qui devait lui rapporter 15 M $ (7,5 M $/an).

Il a été soumis au ballottage vendredi et en présumant qu’aucun club ne réclamera ses services, les Sénateurs lui verseront un peu plus de 10 M $ répartis au cours des quatre prochaines saisons sous le plafond salarial (3,8 M $ les deux premières années, 1,8 M $ les deux suivantes). À l’origine, le pacte qu’il avait signé en octobre 2014 devait lui rapporter 50,75 M $ en sept ans.

Acquis des Ducks d’Anaheim à l’été 2013 contre Jakob Silfberberg et deux espoirs, Ryan n’aura jamais produit autant qu’en Californie avec Ottawa. Auteur de quatre saisons de 30 buts à son arrivée dans la LNH, sa meilleure saison à Ottawa en terme de points aura été 2015-2016, quand il avait disputé 81 parties et récolté 22 buts et 56 points. De multiples blessures aux mains ont réduit son efficacité, et la saison dernière, il a été limité à 5 buts et 8 points en 24 parties. Il avait réussi un tour du chapeau à son retour à Ottawa le 27 février dernier lors d’un match contre Vancouver, après avoir quitté l’équipe à la mi-novembre pour suivre une thérapie.

En sept saisons à Ottawa, il a totalisé 107 buts et 266 points en 455 matches.

Vaccins : le Canada conclut une entente de principe avec AstraZeneca [VIDÉO]

COVID-29

Vaccins : le Canada conclut une entente de principe avec AstraZeneca [VIDÉO]

Catherine Lévesque
La Presse canadienne
OTTAWA — Le Canada a signé une nouvelle entente de principe pour un éventuel vaccin contre la COVID-19.

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé vendredi la conclusion d'un accord avec AstraZeneca pour réserver jusqu'à 20 millions de doses de son candidat-vaccin. Cet accord s'ajoute à ceux qui ont déjà été conclus avec Sanofi et GlaxoSmithKline, Johnson & Johnson, Novavax, Pfizer et Moderna.

«Nous voulons que les Canadiens aient accès à des vaccins efficaces et sécuritaires qui pourraient venir de partout dans le monde. Aujourd'hui, nous faisons un pas de plus dans la bonne direction», s'est félicité le premier ministre.

M. Trudeau a également annoncé la participation du Canada à COVAX, une initiative coordonnée à l'échelle mondiale qui vise à assurer «une distribution juste, équitable et opportune des vaccins contre la COVID-19», selon un communiqué de presse distribué par le bureau du premier ministre.

COVAX est géré par «Gavi, l'Alliance du Vaccin», un partenariat public-privé qui rassemble des pays en développement et des pays donateurs, ainsi que l'Organisation mondiale de la santé, l'UNICEF, la Banque mondiale et la Fondation Bill & Melinda Gates, entre autres.

Le Canada s'engage donc à y investir environ 220 millions $ pour réserver jusqu'à 15 millions de doses de vaccin pour les Canadiens. Un montant supplémentaire de 220 millions $ ira aux doses destinées aux pays à faible et moyen revenu afin qu'ils puissent eux aussi avoir accès à des vaccins.

«Aucun pays ne peut enrayer la pandémie à lui seul parce que pour éliminer le virus dans un pays, il faut l'éliminer dans tous les pays. […] Cette initiative permettra à de futurs vaccins d'être distribués rapidement et équitablement à travers le monde», a déclaré M. Trudeau.

À ses côtés, la ministre des Services publics et de l'Approvisionnement, Anita Anand, a dit que le gouvernement fédéral va continuer d'explorer toutes les alternatives prometteuses pour les potentiels vaccins et les médicaments contre la COVID-19.

Elle a rappelé qu'aucun de ces vaccins potentiels sera disponible aux Canadiens tant et aussi longtemps que Santé Canada n'aura pas donné le feu vert.

M. Trudeau et sa ministre ont fait ces annonces aux côtés des hauts responsables de santé publique du Canada présents à Ottawapour leur mise à jour quotidienne sur la crise de la COVID-19, vendredi.

M. Trudeau commencera à accompagner sur une base régulière l'administratrice en chef de la santé publique, la docteure Theresa Tam, et son adjoint, le docteur Howard Njoo, lors de leurs breffages — un signe de la gravité dont est déjà empreinte la deuxième vague de COVID-19.

Pendant la première vague au printemps dernier, le premier ministre a tenu des conférences de presse quotidiennes à l'extérieur de sa résidence de Rideau Cottage, mais celles-ci se sont faites plus rares et ont finalement cessé lorsque la crise a connu une légère accalmie pendant l'été.

Le virus est maintenant de retour en force, avec le nombre d'infections qui a grimpé en flèche au cours des dernières semaines dans les quatre plus grandes provinces au pays.

M. Trudeau a une fois de plus servi une mise en garde à la population.

«Alors s'il vous plaît, tout le monde, continuez de suivre les recommandations de la santé publique. Lavez vos mains, gardez vos distances, portez un masque et téléchargez l'application mobile. Ce que nous faisons maintenant sera déterminant pour les semaines et mois à venir», a-t-il dit.

État de la situation au Québec: 637 nouveaux cas et un bond de 15 hospitalisations

COVID-19

État de la situation au Québec: 637 nouveaux cas et un bond de 15 hospitalisations

La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Le nombre de cas de COVID-19 a dépassé le 70 000 au Québec vendredi, alors que le ministère de la Santé a rapporté 637 nouveaux cas.Le total de personnes infectées depuis le début de la pandémie s'élève donc à 70 307.

Le total de personnes infectées depuis le début de la pandémie s’élève donc à 70 307.

Aucun décès n’a été enregistré dans les 24 dernières heures, mais quatre décès survenus entre le 18 et le 23 septembre s’ajoutent, pour un total de 5814.

Le nombre d’hospitalisations a fait un bond de 15 comparativement à la veille, pour un cumul de 199. Parmi ces patients, le nombre de personnes se trouvant aux soins intensifs a augmenté de deux, à 33.

Les prélèvements réalisés le 23 septembre s’élèvent à 36 060 pour un total de 2 200 307.

Au Canada

On a rapporté au Canada 150 194 cas de COVID-19 depuis le début de la pandémie. Le nombre de décès s’élève à 9254.

Distribution des cas au pays depuis le début de la pandémie, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux :

  • 70 307 cas au Québec, dont 5814 décès;
  • 48 905 cas en Ontario, dont 2837 décès
  • 17 190 cas en Alberta, dont 261 décès
  • 8543 cas en Colombie-Britannique, dont 229 décès
  • 1835 cas en Saskatchewan, dont 24 décès
  • 1764 cas au Manitoba, dont 19 décès
  • 1087 cas en Nouvelle-Écosse, dont 65 décès
  • 272 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès
  • 200 cas au Nouveau-Brunswick, dont deux décès
  • 58 cas à l’Île-du-Prince-Édouard
  • 15 cas au Yukon; tous rétablis;
  • Cinq cas dans les Territoires du Nord-Ouest; tous rétablis;
  • Aucun cas au Nunavut.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

Floride, Géorgie, Virginie : Donald Trump au pas de charge

Présidentielle américaine 2020

Floride, Géorgie, Virginie : Donald Trump au pas de charge

Sebastian Smith
Agence France-Presse
Jerome Cartillier
Agence France-Presse
DORAL — À moins de 40 jours de l’élection présidentielle américaine, Donald Trump force le pas : il enchaîne vendredi les déplacements, sillonnant l’Amérique dans l’espoir de rattraper son retard sur Joe Biden dans les sondages.

Le programme de la journée donne le tournis: table ronde avec «Latinos pour Trump» à Doral (Floride), discours sur la situation économique des Afro-Américains à Atlanta (Géorgie), réunion de collecte de fonds au Trump Hotel (dans la capitale Washington) et meeting de campagne à Newport News (Virginie).

L’objectif: ratisser le terrain bien sûr, comme il l’avait fait avec succès en 2016, mais aussi marquer le contraste avec son adversaire démocrate qui a opté pour un rythme beaucoup moins intense.

«Joe Biden l’endormi vient de mettre fin à ses activités de campagne pour la journée», a-t-il ironisé jeudi matin sur Twitter.

«Il veut se reposer!», a-t-il poursuivi. «Notre pays ne peut se permettre d’avoir un président à faible énergie dans une époque passionnante, mais complexe».

Nettement plus en retrait, Joe Biden, lui, a vivement réagi aux déclarations du président qui a refusé de s’engager explicitement sur un transfert pacifique du pouvoir s’il était battu dans les urnes.

«Dans quel pays vivons-nous ? Je plaisante à peine. Je veux dire, dans quel pays sommes-nous ? Il dit les choses les plus irrationnelles...», a-t-il déclaré.

«Endroit magnifique en Italie» 

Samedi, le président américain aura une autre occasion de capter toute la lumière avec l’annonce, depuis la Maison-Blanche, du nom de la juge qu’il souhaite nommer à la Cour suprême pour remplacer Ruth Bader Ginsburg, icône féministe décédée la semaine dernière.

Les républicains disposant de la majorité au sénat, la confirmation devrait être une simple formalité et le milliardaire pourra se vanter d’avoir placé trois juges conservateurs dans le temple du droit américain qui en compte neuf au total.

Deux favorites se dégagent et Donald Trump doit évaluer quelle est la meilleure option pour galvaniser sa base électorale à l’approche du scrutin du 3 novembre.

Amy Coney Barrett, 48 ans, catholique pratiquante, mère de sept enfants, opposée par conviction personnelle à l’avortement, pourrait galvaniser l’électorat religieux conservateur sur lequel Donald Trump s’est largement appuyé il y a quatre ans.

Barbara Lagoa, 52 ans, née en Floride de parents ayant fui le régime communiste de Fidel Castro, est moins connue, mais serait un atout de poids dans cet État du Sud qui pourrait, à lui seul, faire basculer l’élection d’un côté ou de l’autre.

Dans ce contexte, Donald Trump n’aborde plus la pandémie du coronavirus, qui a fait plus de 200 000 morts aux États-Unis, que pour souligner à quel point elle appartient presque déjà — selon lui — au passé.

«Nous n’allons rien fermer!», a-t-il lancé jeudi soir depuis Jacksonville, en Floride, accusant son rival d’être prêt à mettre l’économie sous cloche.

Annonçant l’arrivée imminente d’un vaccin et prédisant un redémarrage économique spectaculaire, il a aussi fait de l’humour sur le virus.

«Certains l’appellent coronavirus, cela fait penser à un endroit magnifique en Italie», a-t-il lancé, amusé.

«Mais il n’est pas venu d’Italie, il est venu de Chine».

Derniers hommages solennels à Ruth Bader Ginsburg au Capitole à Washington

Monde

Derniers hommages solennels à Ruth Bader Ginsburg au Capitole à Washington

Agence France-Presse
WASHINGTON — La dépouille de la juge progressiste de la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg est entrée vendredi au Capitole des États-Unis, deuxième femme de l’histoire à recevoir ces honneurs au siège du Congrès, en présence du candidat démocrate à la Maison-Blanche Joe Biden et de sa colistière, Kamala Harris.

Une semaine tout juste après le décès à 87 ans de cette icône féministe et progressiste, son cercueil, drapé d’un drapeau américain, est arrivé à 09H30 sur la grande place devant le dôme du Capitole à Washington, dont le drapeau était en berne.

Il a été porté par des militaires en uniformes de cérémonie jusque dans l’imposant bâtiment, où la cérémonie officielle a débuté à 10H00 dans la salle des Statues.

L’ancien vice-président Joe Biden, son épouse Jill Biden, ainsi que la candidate démocrate à la vice-présidence, Kamala Harris, tous masqués, figuraient parmi les invités.

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, doit prononcer un discours ainsi qu’une femme rabbin. Une soprano américaine accompagnée d’une pianiste sont au programme des hommages à cette grande amatrice d’opéra.

Avant elle, la dépouille de Rosa Parks, figure de la lutte pour les droits civiques, avait été exposée sous la rotonde en 2005.

Mais Ruth Bader Ginsburg «sera la première femme» à recevoir ce niveau d’hommage («to lie in state») au Capitole et la «première personne de confession juive», a déclaré jeudi Nancy Pelosi en soulignant toutes les barrières que la magistrate avait franchies au cours de sa vie.

À la fin de la cérémonie, des élues républicaines et démocrates du Congrès se rassembleront sur les marches du Capitole pour lui rendre un dernier hommage. Un rare signe d’union alors que son décès a précipité une bataille politique acharnée.

Sous les huées, Donald Trump était venu se recueillir jeudi devant la dépouille de «RBG» exposée, depuis mercredi, à l’entrée de la Cour suprême.

Le président républicain ne compte pas perdre de temps pour enclencher la succession : il doit annoncer samedi à 17h qui il souhaite nommer à ce poste influent.

Le milliardaire républicain a engagé au pas de course le processus pour la remplacer et ancrer durablement la Cour suprême dans le conservatisme, ce qui pourrait profondément modifier la société américaine.

Elle sera inhumée dans l’intimité la semaine prochaine au cimetière national d’Arlington, proche de Washington.

Des accents dans les noms sur les permis de conduire et les cartes-photos de l’Ontario

Francophonie

Des accents dans les noms sur les permis de conduire et les cartes-photos de l’Ontario

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local — Le Droit
Qu’ont en commun les Françoise, les Étienne et les Geneviève de l’Ontario? Leurs accents et leurs cédilles pourront enfin être ajoutés à leur permis de conduire et à leur carte-photo.

À l’occasion de la Journée des Franco-Ontariens vendredi, la ministre des Affaires francophones Caroline Mulroney a annoncé que son gouvernement fera l’ajout des accents français dès le 28 septembre sur les permis de conduire et les cartes-photos. 

Le gouvernement libéral précédent avait assuré vouloir moderniser le système informatique de Service Ontario pour y inclure les accents et les cédilles, sans jamais accomplir cette promesse. 

 «La communauté francophone de l’Ontario verra désormais son identité se refléter dans ces produits grâce à l’utilisation d’une orthographe et de caractères français appropriés, a déclaré la ministre Mulroney. Cela démontre l’engagement continu de notre gouvernement à soutenir la francophonie ontarienne. »

Néanmoins, les Franco-Ontariens dont le nom comporte des accents devront attendre un peu plus longtemps avant de les voir sur leur carte Santé.

En novembre 2019, le ministère des Services gouvernementaux et des Services aux consommateurs avait affirmé que l’inclusion d’accents français pour les cartes Santé sera évaluée dans le prochain processus d’approvisionnement de ces cartes, en février 2022.

Exposer en plein air pour le plaisir des marcheurs

Arts

Exposer en plein air pour le plaisir des marcheurs

Florence Tanguay
Florence Tanguay
La Voix de l'Est
Alors que les citoyens confinés, un peu partout au Québec, avaient des arcs-en-ciel accrochés à leurs fenêtres, l’artiste peintre Denise Côté a choisi d’exposer l’une de ses toiles devant sa maison, parmi les arbres, pour que tous puissent en profiter.

C’est en faisant du rangement que l’artiste peintre Denise Côté est tombée sur cette ancienne toile, nommée Infini. Cette œuvre n’étant pas montée sur un faux cadre, elle n’avait encore été affichée nulle part.

Poutine propose aux États-Unis d’échanger des garanties de non-ingérence électorale

Présidentielle américaine 2020

Poutine propose aux États-Unis d’échanger des garanties de non-ingérence électorale

Antoine Lambroschini
Agence France-Presse
MOSCOU — Garanties de non-ingérence électorale, accord mondial contre l’usage belliqueux des nouvelles technologies : Vladimir Poutine a multiplié, à l’approche de la présidentielle américaine, les propositions à Washington dans un domaine où Moscou fait figure de contrevenant récidiviste.

Ces déclarations interviennent aussi alors que les autorités russes sont soupçonnées en Occident d’avoir empoisonné fin août le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, à l’aide d’un agent neurotoxique, des suspicions jugées «infondées» et qualifiées de désinformation par Moscou.

Dans une déclaration publiée par le Kremlin, le président russe propose à Washington «d’échanger des garanties mutuelles de non-ingérence, y compris dans les processus électoraux, notamment par l’usage de technologies de l’information et de la communication».

Cette proposition faite juste avant la présidentielle américaine du 3 novembre doit permettre aussi de travailler à un pacte mondial, proposé par M. Poutine, contre les agressions usant de ces technologies.

«Pas otage»

«L’un des défis stratégiques majeurs du monde contemporain est le risque d’une confrontation d’ampleur dans le domaine numérique. Une responsabilité particulière pour l’éviter incombe aux acteurs clés de la sécurité mondiale dans le domaine de l’information», écrit Vladimir Poutine.

«En m’adressant à tous les pays, y compris les États-Unis, je propose d’arriver à un accord mondial sur un engagement politique des États à ne pas mener la première frappe usant des technologies de l’information et de la communication», dit-il.

Le texte de la déclaration a été lu à la télévision par le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, M. Poutine assistant lui aux manoeuvres militaires «Caucase-2020» dans le sud du pays, impliquant des dizaines de milliers d’hommes et un certain nombre d’alliés, comme la Chine.

«Ne soyons pas otage de nos désaccords politiques», y a proclamé M. Poutine.

La Russie est accusée depuis des années d’user de pirates informatiques, d’usines de trolls en ligne et de concocter de fausses informations virales, colportées par des groupes en ligne créés à cet effet ou des médias d’État, pour influencer les processus électoraux en Occident.

Moscou est tout particulièrement accusé d’avoir soutenu en sous-main en 2016 la candidature de Donald Trump, favorisant sa victoire.

Paris a accusé aussi la Russie d’avoir tenté de déstabiliser la candidature de l’actuel président Emmanuel Macron, tandis qu’au Royaume-Uni Moscou a été soupçonné d’interférences en faveur du Brexit.

Le Kremlin est toujours soupçonné de chercher à influencer la campagne présidentielle américaine en cours, qui oppose M. Trump au démocrate Joe Biden dans un bras de fer acrimonieux. Moscou chercherait ainsi à déstabiliser son grand adversaire idéologique, la démocratie libérale, et géopolitique, Washington.

Moscou s’en défend. «Nous ne voudrions vraiment pas qu’un grand pays de poids mondial comme les États-Unis soit en crise», a affirmé cette semaine Sergueï Lavrov à l’agence d’Etat Tass.

Bélarus et Navalny

Quantité de ressortissants et entités russes ont été sanctionnés par les États-Unis ces dernières années en raison notamment de leurs tentatives d’ingérence en lien avec les services secrets (FSB) russes ou des personnalités accusées de piloter ces efforts, comme le milliardaire Evgueni Prigojine.

Les géants de la tech se sont aussi mobilisés. Facebook, Twitter, Google et Microsoft multiplient les annonces sur des cyberattaques déjouées et des opérations de propagande démantelées, orchestrées depuis l’étranger, notamment de la Russie.

La Russie a également été accusée ces dernières années de piloter des hackeurs qui ont visé nombre d’institutions occidentales, comme la chambre basse du Parlement allemand ou la chancellerie d’Angela Merkel.

Le Kremlin a démenti l’ensemble de ces accusations, et accuse en retour Européens et Américains de mener une guerre de la désinformation contre la Russie, dont le dernier exemple en date est l’empoisonnement au Novitchok de l’opposant Alexeï Navalny.

Le chef du service de renseignement extérieur russe (SVR) a lui accusé les États-Unis d’avoir fomenté la vague de contestation qui vise actuellement le président du Bélarus, Alexandre Loukachenko.

Arrêt des procédures dans l'affaire Nathalie Normandeau [VIDÉO]

Justice et faits divers

Arrêt des procédures dans l'affaire Nathalie Normandeau [VIDÉO]

Caroline Plante
La Presse Canadienne
Victoire sur toute la ligne pour l’ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau et ses coaccusés: un juge de la Cour du Québec a ordonné vendredi l’arrêt complet des procédures en raison de délais déraisonnables.

Cette décision du juge André Perreault évite un procès aux coaccusés arrêtés en 2016 dans le cadre d’une enquête portant sur l’octroi de financement politique en échange de contrats publics.

«On m’a volé quatre ans et demi de ma vie, a réagi une Nathalie Normandeau très émotive au sortir de la salle de cour. Ces années perdues, je ne pourrai jamais les retrouver.»

Celle qui tenait à subir un procès, afin de prouver son innocence et de rétablir son nom, a déploré s’être butée pendant des années à des «portes fermées», une «difficile épreuve» qui l’a fait énormément souffrir.

«Je ne souhaite pas ça à mon pire ennemi», a-t-elle soufflé, des trémolos dans la voix, disant vouloir à présent reprendre le contrôle de sa vie et trouver un travail.

Son avocat, Maxime Roy, a salué la décision de 81 pages, la qualifiant de «précise, savante et réfléchie». «En clair, c’est une décision qui est inattaquable», a-t-il déclaré.

À l’inverse, le procureur aux affaires criminelles et pénales, Richard Rougeau, s’est dit «assez déçu». Il a affirmé qu’il était encore trop tôt pour dire s’il allait porter la décision en appel. Il a 30 jours pour le faire.

«Vous dire que c’est difficile, c’est un euphémisme», a-t-il laissé tomber en mêlée de presse.

Innocents

La poursuite avait déjà abandonné cinq des huit chefs d’accusation qui pesaient contre elle, mais Nathalie Normandeau était toujours accusée d’abus de confiance, de souscription frauduleuse à une caisse électorale et d’actes de corruption dans les affaires municipales.

Vendredi, Mme Normandeau et ses coaccusés ont été libérés de tous les chefs d’accusation.

«Le droit des requérants d’être jugés dans un délai raisonnable a été violé, a déclaré le juge Perreault, en accueillant la deuxième requête en arrêt des procédures présentée dans ce dossier en vertu de l’arrêt Jordan.

Semblant s’adresser directement à la population, le juge a ajouté ceci: «Les conséquences du jugement du public pèsent souvent plus lourd chez les personnes poursuivies que les décisions judiciaires rendues.

«Il s’en trouvera probablement certains pour clamer la chance qu’ont les requérants d’échapper à une condamnation. (...) Ceci est injuste.

«Les requérants sont dorénavant (...) libres de toute accusation relative à ce qui leur était reproché. Ils sont donc tout aussi innocents que quiconque vous pourriez croiser dans la rue aujourd’hui», a-t-il conclu.

La décision vise Mme Normandeau, son ex-chef de cabinet Bruno Lortie, l’ex-vice-président de Roche Marc-Yvan Côté, Mario W. Martel et France Michaud, de Roche, ainsi que l’ancien maire de Gaspé François Roussy.

Inconduites policières

Ils avaient été arrêtés avec grand éclat le 17 mars 2016, jour du budget provincial, par des agents de l’Unité permanente anticorruption (UPAC). Des fuites de documents ont par la suite paralysé les procédures.

L’arrêt Jordan de la Cour suprême stipule qu’il ne doit pas s’écouler plus de 18 mois entre l’arrestation d’une personne et la tenue de son procès devant la Cour du Québec.

Le juge Perreault a souligné vendredi que même si un plafond de 30 mois s’était appliqué à cette cause, il en serait venu à la même conclusion.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales «a bien tenté d’atténuer, mais il a dû se contenter d’être à la remorque des inconduites policières dans le dossier des requérants», a-t-il écrit.

L’UPAC a affirmé par voie de communiqué prendre acte de la décision.

«Nous allons lire le jugement et voir ce qui peut être fait pour améliorer nos pratiques, si le besoin est là», a indiqué le porte-parole Mathieu Galarneau.

«Nous estimons avoir fait notre travail d’enquête dans les règles de l’art dans ce dossier.»

Réactions politiques

Le monde politique n’a pas tardé à réagir; le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a été le premier, vendredi, à se déclarer insatisfait de la décision.

«Si on se fie au travail de l’UPAC et des tribunaux, il n’y a jamais eu de corrompus, et ça, ça ne tient pas la route», a-t-il affirmé sur les ondes de Radio-Canada.

«Un terrible gâchis. Un échec lamentable du système. Et la victime, c’est toute la société québécoise qui n’aura jamais droit à la vérité», a renchéri sur Twitter la péquiste Véronique Hivon.

Plongeon de haut vol: le site de Tableau passe le test haut la main

Sports

Plongeon de haut vol: le site de Tableau passe le test haut la main

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
Pierre Lavoie et son équipe ont retenu leur souffle plus d’une fois, mardi matin, pendant que la Saguenéenne d’origine, Lysanne Richard, réalisait un vieux rêve de plonger dans le fjord du Saguenay du haut d’un vertigineux promontoire. Des frissons, ils en ont eus et ce n’était pas juste parce qu’il faisait froid!

«C’est là que tu vois (que le plongeon haute voltige) est un sport extrême. Ouf !», s’est exclamé à quelques reprises Pierre Lavoie à l’autre bout du fil, au retour des essais effectués par Lysanne Richard et Michaël Foisy pour déterminer si le site de Tableau, situé près de Sainte-Rose-du-Nord, pourrait accueillir des compétitions nationales, voire internationales de plongeon haute voltige.

France : attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris

Monde

France : attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris

Daphne Rousseau
Agence France-Presse
PARIS — Un homme a attaqué vendredi à l’arme blanche deux personnes en pleine rue à côté des anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris, pendant le procès des complices des auteurs du massacre, cinq ans et demi plus tôt, de la rédaction de cet hebdomadaire satirique qui critiquait l’islamisme.

La justice antiterroriste s’est saisie de l’affaire qui a ravivé en France le douloureux souvenir de l’année 2015, marquée notamment par les attaques de janvier contre Charlie Hebdo, et celles, encore plus meurtrières du 13 novembre.

Les deux blessés travaillent pour une société de production, Premières lignes, mais leurs jours ne sont «pas en danger», a déclaré le premier ministre, Jean Castex, arrivé sur place en début d’après-midi rue Nicolas Appert, dans l’Est parisien, quadrillée de dizaines de policiers en armes.

«C’est tellement tragique de voir de nouveau des images d’une attaque [rue] Nicolas Appert, cinq ans et demi après celle contre Charlie. Cette violence est un danger pour nous tous, en France et ailleurs», a réagi sur Twitter le secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), Christophe Deloire.

Jean Castex a exprimé l’«attachement indéfectible» du gouvernement «à la liberté de la presse, sa volonté résolue par tous les moyens de lutter contre le terrorisme».

Auteur principal arrêté

La rédaction de Charlie Hebdo, installée dans un lieu tenu secret et sous haute protection depuis l’attaque islamiste qui avait décimé sa rédaction, a apporté sur Twitter «son soutien et sa solidarité à ses anciens voisins et confrères PLTVfilms et aux personnes touchées par cette odieuse attaque».

«L’auteur principal a été arrêté et est actuellement en garde à vue», a expliqué le procureur de Paris, Rémy Heitz, présent sur place. Il n’a pas donné plus de détails sur son profil ou son éventuel mobile, ajoutant qu’une seconde personne avait été interpellée pour vérifier ses «relations avec l’auteur principal».

L’enquête est ouverte pour «tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste» et «association de malfaiteurs terroriste criminelle».

«Deux collègues fumaient une cigarette en bas de l’immeuble, dans la rue. J’ai entendu des hurlements. Je suis allée à la fenêtre et j’ai vu un de mes collègues, taché de sang, être poursuivi par un homme avec une machette dans la rue», a témoigné une employée de l’Agence Premières Lignes, installée dans cette rue.

Cette agence de presse, voisine de Charlie, avait été témoin en janvier 2015 de l’attaque menée par les frères jihadistes Kouachi dans la rédaction de l’hebdomadaire.

Le suspect a été interpellé place de la Bastille, non loin des lieux de l’attaque, a indiqué la préfecture de police.

Cinq écoles abritant des milliers d’élèves ont également été un temps confinées dans le périmètre.

«Vers midi, on est allé faire une pause déjeuner au restaurant. En arrivant, la patronne s’est mise à crier “partez, partez”, il y a un attentat... On est parti en courant s’enfermer et rester à l’intérieur de notre boutique avec quatre clients», a raconté à l’AFP Hassani Erwan, 23 ans, un coiffeur installé à proximité.

Le masque, un «pont» vers le vaccin ?

COVID-19

Le masque, un «pont» vers le vaccin ?

Paul Ricard
Agence France-Presse
PARIS — Le double, voire le triple effet du masque ? En plus de diminuer le risque d’attraper la COVID-19, il permettrait d’atténuer la gravité de la maladie en cas d’infection et d’augmenter l’immunité de la population, comme une première marche vers un vaccin, espèrent des chercheurs.

«Nous pensons que les masques peuvent être une sorte de pont vers un vaccin», explique à l’AFP la Pr Monica Gandhi, spécialiste des maladies infectieuses à l’UCSF (Université de Californie à San Francisco).

Elle a exposé sa théorie dans un article remarqué publié le 8 septembre par la prestigieuse revue médicale américaine New England Journal of Medicine (NEJM).

Cette théorie se base sur une hypothèse : même si elle attrape la COVID-19, une personne masquée est susceptible de développer une forme moins grave que si elle avait eu le visage découvert, car elle absorbe une moins grande quantité de virus (l’«inoculum»).

«Nous lançons plusieurs études pour tester cette hypothèse, en regardant par exemple si l’obligation du masque dans certaines villes du monde y a réduit la sévérité de la maladie», poursuit la Pr Gandhi.

Si le masque «augmente les taux d’infections asymptomatiques», son port généralisé permettrait donc théoriquement «d’accroître l’immunité» dans la population et d’aboutir ainsi à «un contrôle intermédiaire de l’épidémie en attendant un vaccin», avance la Pr Gandhi.

De quoi «donner aux gens une raison supplémentaire de porter le masque», dit à l’AFP le Pr George Rutherford, qui a cosigné l’article avec elle.

«Variolisation»

Les deux chercheurs font le parallèle avec la «variolisation», technique rudimentaire utilisée au XVIIIe siècle avant l’apparition des vaccins : il s’agissait d’exposer une personne saine à une petite quantité de virus de la variole, dans l’espoir de l’immuniser.

La publication de l’article dans le NEJM a eu un fort écho.

«Certes, ça reste une théorie, mais il y a beaucoup d’arguments en sa faveur», assure à l’AFP le Pr Bruno Hoen, directeur de la recherche médicale à l’Institut Pasteur à Paris.

Selon lui, «on doit porter un regard différent sur l’utilisation du masque», d’abord jugé inutile par les autorités sanitaires, sur fond de pénurie, puis conseillé pour éviter de contaminer les autres.

«C’est une théorie intéressante basée sur une hypothèse raisonnable», ajoute le Pr Archie Clements, épidémiologiste à l’université australienne Curtin.

«Je suis assez sceptique», a en revanche twitté le Dr Angela Rasmussen, virologue à l’université new-yorkaise de Columbia. «C’est une idée intéressante, mais il y a trop d’inconnues».

Ses réserves : on n’est pas certain qu’une dose plus faible de virus entraîne une forme moins sévère de la COVID, on ne sait pas à quel point le masque réduit cette dose et la durée comme le niveau de l’immunité sont encore mal connus.

«Actuellement, aucune donnée ne prouve que le masque atténue la gravité (de la maladie) ou que cela assurerait une protection via une variolisation», a insisté la Pr Rasmussen.

Hamsters et croisières

Le problème, c’est que l’hypothèse d’un lien entre la dose de virus et la sévérité de la maladie ne peut pas être vérifiée autrement qu’en comparant des situations déjà existantes, donc avec un niveau de preuve plus faible qu’une étude spécifiquement montée pour cela. En effet, du point de vue éthique, «on ne peut exposer délibérément des humains au virus», souligne la Pr Gandhi.

Pour développer sa théorie, elle s’est toutefois appuyée sur plusieurs travaux.

Elle cite entre autres une étude réalisée sur des hamsters par des chercheurs de Hong Kong.

Ils ont simulé le port d’un masque en le plaçant entre des cages contenant d’une part des hamsters infectés et de l’autre des hamsters sains. Verdict: les hamsters étaient moins susceptibles d’attraper la COVID s’ils étaient «masqués» et, même s’ils l’attrapaient, leurs symptômes étaient plus légers.

Autre argument, la comparaison de la situation sur différents bateaux de croisière touchés par des contaminations.

Sur l’un d’entre eux, où le masque avait été systématisé, «la proportion de malades asymptomatiques était de 81%», contre «40 %» dans d’autres navires sur lesquels le masque n’était pas généralisé, fait valoir la Pr Gandhi.

Autant d’éléments qui montrent que cette théorie n’a pas émergé «par hasard», selon le Pr Hoen : «Monica Gandhi est la première à avoir fait la synthèse, de façon très élégante, mais la réflexion avait commencé avant elle».

L’intéressée, elle, rappelle que le masque n’est pas une panacée : «Il doit s’accompagner de la distanciation physique, de l’hygiène des mains et d’autres mesures de santé publique. Nous ne devons pas baisser la garde et les négliger».

Kim Jong Un «profondément désolé» après le meurtre d’un Sud-Coréen, selon Séoul

Monde

Kim Jong Un «profondément désolé» après le meurtre d’un Sud-Coréen, selon Séoul

Claire Lee
Agence France-Presse
SÉOUL — Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a présenté vendredi des excuses exceptionnelles après le meurtre «imprévu et honteux» d’un Sud-Coréen en mer, selon Séoul, cherchant ainsi à apaiser son voisin du Sud où ce meurtre a suscité l’indignation.

Les excuses émanant de la Corée du Nord, et tout particulièrement M. Kim, sont inhabituelles, et ces dernières interviennent alors que les relations inter-coréennes sont au point mort, tout comme les négociations entre Pyongyang et Washington.

Le dirigeant nord-coréen s’est dit «profondément désolé» pour «cet événement imprévu et honteux» et pour «avoir déçu le président Moon Jae-in et les Sud-Coréens», a déclaré le bureau de la présidence à Séoul.

Suh Hoon, conseiller à la sécurité nationale de la Corée du Sud, a lu une lettre émanant du service responsable des relations avec son voisin du Sud pour le parti au pouvoir en Corée du Nord.

Dans cette missive, Pyongyang reconnaît avoir tiré une dizaine de coups de feu sur  l’homme «entré illégalement dans nos eaux» et qui a refusé de décliner correctement son identité.

Les gardes-frontières l’ont abattu conformément aux instructions, selon ce courrier.

Pyongyang n’avait pas confirmé vendredi après-midi le contenu de cette lettre et les médias officiels nord-coréens n’ont fait aucune mention de cet événement.

Selon des spécialistes, Pyongyang cherche par ce message à apaiser son voisin du Sud où ce meurtre, le premier perpétré en dix ans par l’armée nord-coréenne, a suscité l’indignation.

Le fonctionnaire, qui travaillait pour le secteur de la pêche, a été abattu mardi par des soldats nord-coréens.

Ensuite, son corps, resté dans l’eau, a été brûlé à priori par crainte d’une contamination au coronavirus.

Pour Ahn Chan-il, un transfuge devenu chercheur basé à Séoul, il est «extrêmement rare que le commandant suprême du Nord présente des excuses, en particulier aux Sud-Coréens et à leur président».

«Je crois que c’est la première fois depuis 1976», date de «l’incident du meurtre à la hache», a-t-il dit, lorsque deux soldats américains avaient été tués par des militaires nord-coréens dans la Zone démilitarisée (DMZ).

Leif-Eric Easley, professeur à la Ewha University à Séoul, a affirmé que ces excuses supposées de M. Kim «réduisent le risque d’escalade entre les deux Corées et maintiennent les espoirs de réconciliation de M. Moon».

Acte «abominable»

Il s’agit d’un «geste diplomatique» qui «évite un conflit potentiel à court terme et préserve la possibilité de tirer, à long terme, des avantages de Séoul», a-t-il estimé.

Ce meurtre a provoqué la colère en Corée du Sud. Le président, qui a toujours plaidé pour de meilleures relations avec Pyongyang, l’a qualifié de «choquant» et intolérable.

Vendredi, dans un éditorial, le quotidien sud-coréen Joong Ang s’est dit  «furieux contre cet acte abominable du Nord».

«Le fait de tuer un homme non armé et de brûler son corps ne peut, en aucune façon, être excusé», a-t-il affirmé.

Ce fonctionnaire - qui portait un gilet de sauvetage - avait disparu du patrouilleur sur lequel il naviguait lundi à proximité de l’île sud-coréenne de Yeonpyeong, située près de la frontière maritime avec le Nord.

Il a été localisé par les services nord-coréens 24 heures plus tard.

Selon des médias sud-coréens, l’homme, âgé d’une quarantaine d’années et père de deux enfants, avait récemment divorcé et rencontrait des problèmes financiers.

Jeudi, l’armée sud-coréenne avait affirmé qu’il avait subi plusieurs heures d’interrogatoire alors qu’il était dans l’eau et aurait fait part de son désir de faire défection, avant d’être tué sur «ordre d’une autorité supérieure».

La lettre écrite par la Corée du Nord précise que son corps n’était plus visible après les tirs et que les militaires ont alors mis le feu au dispositif de flottaison — qui était couvert de sang — conformément à la règlementation en vigueur alors que le pays est en alerte maximum face à la COVID-19.

Jusqu’à présent, Pyongyang a affirmé n’avoir enregistré aucun cas de nouveau coronavirus sur son territoire.

La Corée du Nord a fermé ses frontières fin janvier, au moment où l’épidémie explosait en Chine, et a déclaré l’état d’urgence maximum en juillet.

En effet, ce mois-là, un transfuge nord-coréen qui avait fui vers le Sud il y a trois ans est retourné dans son pays en réussissant à franchir illégalement la ligne de démarcation.

Cela avait poussé les autorités nord-coréennes à décréter le confinement de la ville de Kaesong, située à la frontière, par crainte qu’il ne soit porteur du coronavirus.

Étranglées, les compagnies aériennes jouent la carte des prix bas

COVID-19

Étranglées, les compagnies aériennes jouent la carte des prix bas

Sonia Wolf
Agence France-Presse
PARIS — Les compagnies aériennes, étranglées par la crise de la COVID-19 et les incertitudes qui pèsent sur son évolution, jouent la carte des prix bas pour attirer des passagers déboussolés, dans un contexte de reprise du trafic plus lente que prévu.

Avec des caisses vidées par des semaines de confinement et les fermetures de frontières qui ont cloué leur flotte au sol, les compagnies veulent voir les passagers revenir au plus vite dans les avions, et déploient une panoplie de mesures sanitaires pour les rassurer et affichant des prix alléchants pour faire craquer les réticents.

Depuis juin, les avions ont fait un retour timide dans le ciel européen avec un trafic plus solide en juillet, porté par les vacances estivales, qui a plafonné en août et tend à repartir légèrement à la baisse en septembre (-54 % sur les trois premières semaines), selon les données d’Eurocontrol qui se dit plutôt pessimiste pour octobre par rapport au scénario de reprise envisagé au printemps (une baisse de 57 % contre -30 % prévus en avril).

Selon une étude du cabinet d’analyse sur le tourisme ForwardKeys publiée jeudi et portant sur les prix des billets au départ de la France, de l’Allemagne, des Pays-Bas et de la Grande-Bretagne vers les quatre principales destinations d’Europe du sud — la Grèce, l’Italie, le Portugal et l’Espagne —, les prix ont été inférieurs de 15 % en août à ceux de la même période l’an dernier.

Les prix les plus bas ont été relevés sur les liaisons entre le Royaume-Uni et la Grèce, avec -35% par rapport à 2019.

Les vols entre la Grande-Bretagne vers l’Italie ou l’Espagne, d’Allemagne vers la Grèce ou le Portugal ou encore de France vers la Grèce ou des Pays-Bas vers l’Espagne ont vu les prix tomber de 25 % par rapport à l’an dernier, constate Forward Keys.

Ne pas rester les bras croisés

Seuls les vols en partance d’Allemagne pour l’Italie, un marché d’où les compagnies à bas coûts s’étaient retirées massivement, ont atteint des tarifs élevés, selon la même source.

Les prix bas «stimulent le trafic» et «à un moment donné on ne peut pas rester les bras croisés, espérer que tout ira bien et compter sur les politiques», expliquait début septembre à l’AFP Eddie Wilson, PDG de Ryanair D.A.C. alors que la compagnie venait de lancer une vente «flash» de billets à prix cassés.

Jeudi, la low-cost irlandaise a lancé une nouvelle campagne de promotion.

«Il faut inciter nos voyageurs à reprendre l’avion et le prix est un facteur», a confirmé dans un entretien à l’AFP Reginald Otten, directeur général adjoint de la compagnie britannique easyJet.

Mais au-delà des prix bas, il s’agit aussi pour les compagnies de se concentrer sur les routes les plus rentables, ajoute-t-il.

Un choix compliqué quand les autorités de ces destinations phares mettent en place des restrictions allant de la fermeture des frontières jusqu’au placement en quarantaine des arrivants en passant par des tests, difficiles à obtenir.

Les compagnies répondent à l’effondrement du trafic «avec les outils qu’elles ont sous la main : réduire les capacités et faire des offres promotionnelles, mais elles n’ont aucun contrôle sur l’évolution de la pandémie et sur les politiques de restriction de circulation», estime Olivier Ponti, vice-président de ForwardKeys.

«L’effet du prix attractif sera donc limité, surtout que les consommateurs restent inquiets quant à l’interruption de leurs projets et au remboursement rapide des billets en cas d’annulation», ajoute-t-il.

Et à plus long terme, «il y aura peut-être un peu moins de volumes pendant un certain temps, peut-être moins d’opérateurs — parce que la crise est extrêmement profonde pour les opérateurs, pour l’industrie- et donc il y aura aussi probablement une hausse du prix des billets d’avion», notait il y a quelques jours le ministre français délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari.

Des inhalothérapeutes appelés en renfort pour la deuxième vague

Actualités

Des inhalothérapeutes appelés en renfort pour la deuxième vague

Patricia Rainville
Patricia Rainville
Le Quotidien
L’Ordre professionnel des inhalothérapeutes du Québec (OPIQ) se prépare à la deuxième vague de la COVID-19. L’organisation a adopté une nouvelle mesure permettant aux inhalothérapeutes non actifs ou aux anciens membres de prêter main-forte à l’ensemble du réseau de la santé pour les campagnes de dépistage et de vaccination contre l’influenza et, éventuellement, contre la COVID-19.

Avec cette nouvelle mesure, 1500 inhalothérapeutes supplémentaires pourraient appuyer le réseau de la santé.

« Les 4000 inhalothérapeutes québécois, par leur expertise en santé et en soins cardiorespiratoires, jouent un rôle clé dans la lutte contre la COVID-19. Aujourd’hui, nous appelons en renfort les inhalothérapeutes retraités ou inactifs pour qu’ils puissent eux aussi contribuer à cet effort collectif pour vaincre la pandémie », déclare M. Jocelyn Vachon, président de l’Ordre professionnel des inhalothérapeutes du Québec.

Devant la pénurie de personnel et le manque d’effectif pour réaliser les activités de dépistage, cette disposition adoptée par le conseil d’administration de l’OPIQ permettra à l’Ordre d’accorder un permis limité pour la durée de l’état d’urgence sanitaire, qui autorisera l’exercice des activités professionnelles réservées aux inhalothérapeutes non actifs ou aux anciens membres, comme les personnes retraitées. Les inhalothérapeutes sont des professionnels dûment habilités à vacciner la population, puisqu’il s’agit d’un élément de leur champ de pratique. Ils pourront ainsi participer à une éventuelle vaccination de masse», a expliqué l’organisation. 

Les résidences privées pour aînés, source d'inquiétude pour la deuxième vague

COVID-19

Les résidences privées pour aînés, source d'inquiétude pour la deuxième vague

Morgan Lowrie
La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Les cas de COVID-19 augmentent lentement mais sûrement dans les résidences privées pour aînés du Québec - une source d'inquiétude pour les autorités et les experts qui veulent éviter le désastre connu dans les foyers de soins de longue durée lors de la première vague de la pandémie.

Mercredi soir, le gouvernement dénombrait sur son site web 180 cas de COVID-19 répartis à travers 39 résidences privées. La situation était jugée «critique» pour quatre d'entre elles, où plus de 25 % des résidents ont été infectés.

À titre comparatif, seulement 20 centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) signalaient des cas, dont un établissement en situation critique.

Yves Desjardins, qui dirige un regroupement de centaines de résidences pour aînés, affirme que le nombre d'établissements touchés et le nombre total de cas de COVID-19 demeurent faibles à travers le réseau. Mais les gestionnaires surveillent attentivement les chiffres, a-t-il ajouté.

Contrairement à la première vague d'infections qui était concentrée dans les foyers de soins de longue durée, le virus se propage maintenant dans toute la communauté, relèvent les autorités sanitaires. Selon M. Desjardins, ceci pose un risque pour les résidents de foyers privés pour aînés, qui sont généralement plus actifs que ceux des CHSLD.

«Nous avons une clientèle beaucoup plus autonome, qui bouge, avec des familles qui viennent visiter, des travailleurs qui viennent à la résidence, a-t-il fait valoir lors d'une récente entrevue. Le virus circule dans la communauté, et nous sommes dans la communauté.»

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, s'est dit préoccupé par ces cas signalés dans des résidences privées pour aînés, appelées RPA. Le 15 septembre dernier, il a resserré les directives sanitaires dans ces établissements, exigeant le port du masque dans les espaces communs tels que les couloirs et les ascenseurs. Les résidences doivent aussi tenir un registre des visiteurs, qui sont tenus de se couvrir le visage.

Des éclosions se sont tout de même déclarées.

Les quatre RPA répertoriées comme critiques sont situées dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches. La RPA appelée Villa Ste-Rose, à Laval, est pour sa part passée de 4 à 18 cas dans les derniers jours.

Il y a de quoi se préoccuper, selon Louis Demers, professeur à l'École nationale d'administration publique.

En augmentant les salaires des préposés dans les centres de soins de longue durée, le gouvernement risque d'avoir détourné des travailleurs, avance-t-il. Cette tentative de remédier aux pénuries de personnel dans les CHSLD pourrait selon lui augmenter la dépendance des résidences à l'égard des agences de placement.

«Si vous manquez de personnel et que vous devez choisir entre ne pas donner de bain à une dame ou lui en donner un par quelqu'un qui pourrait avoir le virus, que faites-vous ?» demande-t-il.

Un facteur qui a contribué à des centaines de morts dans les foyers de soins de longue durée au printemps était le fait que des employés travaillaient dans plus d'un établissement, amenant le virus avec eux d'un endroit à l'autre.

Selon M. Desjardins, il est pratiquement impossible de s'assurer «à 100 %» que le personnel travaille dans une seule résidence, surtout lorsque certains professionnels de la santé vont et viennent pour fournir des services.

Les propriétaires demandent généralement aux agences de placement d'éviter une rotation de personnel entre les établissements, précise-t-il toutefois.

MM. Demers et Desjardins estiment tous deux que les résidences privées pour aînés sont mieux préparées à faire face à la deuxième vague de COVID-19 que les CHSLD ne l'étaient au printemps dernier.

Les propriétaires disposent d'un ensemble de directives claires expliquant les mesures à imposer en fonction des niveaux d'alerte dans leur région. Les mesures de contrôle des infections sont maintenant bien connues, et les équipements de protection individuelle comme les masques sont disponibles, soutient M. Desjardins.

M. Demers souligne également que les personnages âgées vivant en résidence sont en meilleure santé que celles dans les centres de soins de longue durée et qu'elles vivent généralement dans leur propre petit appartement, ce qui facilite la distanciation. Elles sont également moins susceptibles de souffrir de problèmes cognitifs tels que la démence.

Il croit que le plus grand défi du gouvernement sur ce plan sera de trouver le bon équilibre entre des restrictions qui protègent les gens du virus, mais qui leur donnent aussi droit à une vie sociale, essentielle à leur santé mentale.

CHOI Radio X refuse de diffuser une pub du gouvernement qui s'adresse aux complotistes [AUDIO] 

COVID-19

CHOI Radio X refuse de diffuser une pub du gouvernement qui s'adresse aux complotistes [AUDIO] 

Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
Le gouvernement Legault voulait lancer vendredi matin une campagne publicitaire radio s’adressant à ceux qui ne croient pas à la virulence de la COVID-19 ou qui considèrent les consignes de santé publique comme des lubies. Et quel meilleur haut-parleur que la Radio X de Québec, CHOI 98,1 FM, dont les ondes offrent régulièrement une tribune à ces idées. Mais la station refuse de diffuser ces publicités faites sur mesure à son intention.

Appelez-les complotistes, conspirationnistes ou autrement. Les anti-masque font partie de la famille. Le gouvernement du Québec prenait le pari d’aller leur parler sur leur propre terrain, à l’aide de trois publicités radiophoniques diffusées seulement à l’antenne de CHOI Radio X.

Mais selon une source gouvernementale, la station refusait toujours vendredi midi de mettre en ondes lesdites capsules.

Pourtant, le message provient de la bouche de deux anciens animateurs de la station, Stéphane Gasse et Marie St-Laurent. Avec la facture auditive à laquelle les auditeurs de CHOI sont habitués.

Il s’agit d’une série de trois publicités différentes, deux de 30 secondes et une de 60 secondes. Dans un enrobage sonore fidèle à Radio X, voici ce que l’on entend dans celle obtenue par Le Soleil  :

  • Présentateur : Monsieur Gasse… et Marie. De retour!
  • Stéphane Gasse :Pourquoi faut chercher des coupables? Faut toujours que ce soit la faute à quelqu’un.
  • Marie St-Laurent : Ç’a pourtant pas d’importance, c’est la solution qui compte!
  • SG : Tsé, c’est une pandémie, c’est la faute à personne. Eille, la grande inquisition, c’est du temps perdu!
  • MSL : Y’a personne à mettre sur le bûcher, on a besoin de tout le monde. Le virus est déjà assez mauvais sans qu’on en rajoute.
  • SG : Moi, je veux des faits. Ç’a va être beau, les m’as-tu vu sur Internet et les charlatans. Je veux être informé pour vrai.
  • Présentateur : En collaboration avec le gouvernement du Québec.
Course au PQ: Guy Nantel va demeurer provocateur

Politique

Course au PQ: Guy Nantel va demeurer provocateur

Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
Le Parti québécois choisira son nouveau chef le 9 octobre, deux ans après la démission de Jean-François Lisée. Au cours des quatre dernières semaines de cette course marathon, Le Soleil vous présentera les quatre candidats en lice pour mener le PQ aux élections générales de 2022. Aujourd’hui : Guy Nantel

Guy Nantel aime provoquer. Provoquer des réflexions, des réactions. «Confronter sur des questions où on est trop prudent, sur des dossiers qu’on n’ose pas toucher», explique-t-il. Et il va continuer même s’il est élu chef du Parti québécois, dans deux semaines.

«Je trouve que c’est nécessaire de le faire et c’est comme ça que la population fait confiance à un politicien», affirme-t-il en entrevue au Soleil.

«C’est moi qui ai le plus d’attention médiatique dans cette course-là et ce n’est pas pour rien», continue l’humoriste de tout juste 52 ans, que le grand public a d’abord connu comme gagnant de la Course destination monde de 1993-1994, puis dans sa carrière scénique de monologuiste.

«Dans le genre d’humour que je fais, il y a beaucoup de deuxième degré qui fait réagir les gens. Je n’ai jamais caché que j’aime la provocation. Ça fait avancer dans l’art ou la politique», indique celui dont la mère était péquiste et le père, libéral. «C’est pour ça que les débats, ça ne me fait pas peur!»

Quand l’idée de voir M. Nantel se porter candidat à la direction du Parti québécois a fait surface, à la fin de 2019, d’aucuns ont justement cru à une simple provocation. Une dizaine de mois plus tard, force est de constater qu’il a gagné en crédibilité.

«Mais il ne faut pas que mon personnage porte ombrage à mon contenu», souligne-t-il encore, souhaitant que «les idées qui sont dans une plate-forme de 32 pages, réfléchies, discutées, débattues en équipe avec des spécialistes», prennent plus de place dans les reportages et analyses à son sujet.

«Une grosse machine qui t’avale»

Celui qui s’est démarqué par le ton social et politique de son humour se décrit comme «un philosophe humoristique». «Quelqu’un qui veut faire passer une réflexion, qui veut faire avancer le niveau de conscience, de compréhension des enjeux.»

Il assure avoir été le premier surpris de voir «des gens connus impliqués dans la politique» le solliciter pour le poste de futur chef du PQ. On l’avait déjà approché avant pour se lancer en politique, mais «jamais en 100 ans» il ne s’était posé la question avec sérieux jusque-là.

Il trouve dans l’univers politique «quelque chose de très prenant et passionnant».

Vérification faite: le vaccin contre les oreillons pour prévenir… la COVID-19 ?

Vérification faite

Vérification faite: le vaccin contre les oreillons pour prévenir… la COVID-19 ?

Jean-François Cliche
Jean-François Cliche
Le Soleil
L’affirmation: «J’ai lu récemment que le vaccin «RRO» (rougeole, rubéole, oreillons) semble protéger contre la COVID-19. Cela expliquerait d’ailleurs aussi pourquoi cette maladie est moins sévère chez les enfants. D’une part, la plupart des vaccins ne sont offerts universellement que depuis les années 70 au Québec. Et d’autre part, plus on est jeune, moins ça fait longtemps qu’on a eu le vaccin, meilleure est notre réponse immunitaire croisée. Mais je n’ai rien vu à ce sujet dans les médias du Québec. Alors qu’en est-il ? Est-ce que la solution à cette pandémie se trouve juste sous nos yeux?», demande Nicolas Cantin, de Québec.

LES FAITS

C’est effectivement une hypothèse qui a été soulevée ici et là dans la littérature scientifique ces derniers mois, notamment en juin dans la revue mBio de l’Association américaine de microbiologie et dans Frontiers in Molecular Biosciences.

L’idée derrière tout cela, c’est que de nombreux signes indiquent qu’un type de vaccins en particulier semble avoir des effets protecteurs «non spécifiques», qui vont au-delà des quelques virus bien précis contre lesquels ils immunisent. Ce sont les vaccins dits «atténués», qui présentent au système immunitaire des microbes «vivants», mais affaiblis — par opposition aux autres vaccins, qui ne contiennent que des virus «morts», ou même seulement des «morceaux» de virus (comme des protéines virales).

On ne sait pas encore exactement par quels mécanismes ces vaccins atténués renforcent l’immunité générale, mais cet effet est documenté depuis assez longtemps. Dès les années 60 et 70, de grands essais cliniques ont montré que les enfants qui avaient reçu le vaccin (atténué) contre la poliomyélite jouissaient d’une protection partielle contre la grippe, et en mouraient presque 4 fois moins que les non-vaccinés — et ce, même si l’influenza n’a aucun lien de parenté avec le poliovirus.

Plus récemment, des chercheurs ont suivi une cohorte d’enfants nés au Danemark entre 1965 et 1976, à une époque où le pays retirait progressivement les vaccins contre la rougeole et la tuberculose, désormais jugés inutiles parce que ces maladies avaient essentiellement disparu. À la fin de la période étudiée, soit en 2010, les gens qui avaient reçu ces vaccins (tous deux de type vivant atténué) avaient 46 % moins de mortalité de «causes naturelles» (à l’exclusion des accidents, suicides, etc.) que ceux qui ne les avaient pas eus.

Et nombre d’autres études ont montré le même genre d’effet protecteur «non spécifique» pour les vaccins vivants. À cause de cela, quand la pandémie est arrivée, des chercheurs ont vite fait l’hypothèse qu’ils pourraient protéger contre la COVID-19, ou du moins rendre la maladie moins sévère. C’est le cas du «RRO», qui est un vaccin atténué, mais d’autres ont également été proposés, notamment ceux contre la polio et la tuberculose.

Maintenant, est-ce que ça marche ? On ne le sait pas encore. Plusieurs essais cliniques ont été lancés dès le printemps dernier pour voir si le vaccin contre la tuberculose pouvait protéger les travailleurs de la santé contre la COVID. Ces études ne sont pas toutes également avancées, cependant — certaines devraient être complétées au début de 2021, d’autres n’ont pas encore commencé leur recrutement.

Des travaux semblables ont également été entamés au sujet du vaccin contre la polio. Et il existe au moins un essai clinique qui prévoit faire de même pour le RRO, avec pour espoir supplémentaire que le virus de la COVID-19 possède à sa surface des protéines qui ressemblent à celles qu’il y a dans ce vaccin. Mais cet essai n’a été lancé que ce mois-ci et il en est encore au stade du recrutement, alors il faudra en attendre les résultats pour savoir si, comme le dit M. Cantin, la solution à la pandémie se trouvait en partie «sous nos yeux».

VERDICT

Pas clair encore. Il existe des motifs légitimes de penser, a priori, que les vaccins vivants atténués comme le «RRO» pourrait possiblement avoir un effet protecteur contre la COVID-19, mais on ne pourra pas en dire plus tant que les essais cliniques n’auront pas été complétés, ce qui prendra encore plusieurs mois, même pour les plus avancés d’entre eux.