Politique

Baisse des taxes scolaires: pas d’effet direct sur les locataires

Après s’être montré ouvert à l’idée, le ministre des Finances Éric Girard a refusé mardi de garantir que les locataires profiteront aussi de la baisse des taxes scolaires accordée aux propriétaires.

Tous les partis d’opposition à l’Assemblée nationale dénoncent l’iniquité du projet de loi 3, qui établit un taux unique de taxes scolaires au Québec. Les libéraux, péquistes et solidaires considèrent que l’allègement fiscal de 800 millions $ sur quatre ans profitera surtout aux propriétaires les plus riches, laissant de côté les locataires.

Lorsqu’il a présenté son projet de loi, en décembre dernier, le ministre des Finances Éric Girard s’était montré ouvert à l’idée que les locataires puissent aussi goûter à cette baisse de taxes. «L’effet direct, c’est pour les propriétaires, c’est indéniable. Mais nous visons un effet indirect via les loyers», disait-il. 

Si le ministre dit toujours souhaiter que les propriétaires refilent leur baisse de taxes aux locataires, il n’a pas voulu les obliger à le faire. «D’imposer par législation que les loyers baissent en fonction des baisses des taxes scolaires, on n’est pas favorables à ça», a-t-il soutenu. 

Il a rejeté en commission parlementaire l’amendement proposé par la députée péquiste Véronique Hivon qui proposait qu’un «ajustement» soit appliqué aux loyers en fonction de la variation des taxes scolaires. La députée croit que le ministre a manqué une opportunité de «rappeler à l’ordre» les propriétaires en posant «un geste clair» en faveur des locataires. 

Le ministre Girard explique plutôt que le gouvernement ne veut pas s’ingérer dans la fixation des prix des loyers. Il ajoute que les taxes scolaires sont déjà prises en compte dans les calculs de la Régie du logement. 

Pour Mme Hivon, il aurait été plus sage de faire de la «prévention» que d’attendre que des locataires qui s’estiment lésés en raison de la baisse des taxes scolaires s’adressent à la Régie du logement. 

Seulement pour les riches

En janvier dernier, la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) avait clairement annoncé ses couleurs en soutenant qu’elle ne recommanderait pas à ses membres de refiler la baisse des taxes scolaires à leurs locataires. La CORPIQ juge que les taxes scolaires, lorsqu’elles augmentaient, n’ont pas été entièrement refilées aux locataires. 

Les libéraux accusent le gouvernement caquiste d’avoir manqué de volonté politique dans ce dossier en privilégiant la réduction du fardeau fiscal de certains Québécois seulement, soit les mieux nantis. En s’adressant au ministre des Finances, le député libéral Gaétan Barrette a lancé que cette baisse de taxes, «on n’a pas besoin de ça ni un ni l’autre». 

Comme les commissions scolaires seront compensées à 100 % par le gouvernement pour cette perte de revenus, le député libéral Carlos Leitão a déploré que ce soient «tous les contribuables de tous les niveaux de revenus», qui vont compenser, avec leurs impôts, cette réduction de la facture des propriétaires. 

Le député solidaire Vincent Marissal a lui aussi dénoncé «l’injustice», qui ne profitera pas aux petits commerçants. Selon lui, les propriétaires de locaux commerciaux sont «morts de rire», car il n’existe aucune mesure de contrôle du prix des loyers commerciaux.

Affaires

Gaz naturel renouvelable: Québec établit de nouvelles cibles

Le ministre des Ressources naturelles a annoncé que le gouvernement allait fixer la quantité minimale de gaz naturel renouvelable qui devra être livrée annuellement par les distributeurs de gaz naturel.

Ainsi, en 2020, 1 % du volume total de gaz naturel livré au Québec devra être comblé par du gaz naturel renouvelable. Les cibles sont de 2 % en 2023 et de 5 % en 2025. Un comité de suivi sera mis sur pied notamment pour s’assurer de l’atteinte de ces cibles. 

Cependant, ces dernières ne sont pas contraignantes, a noté Jonatan Julien. 

«On va travailler avec le marché. Et le règlement pourra être modifié, le cas échéant, pour même augmenter ces cibles-là, si le marché se comporte bien. […] Actuellement, il y a un appétit pour ces énergies renouvelables là», a-t-il expliqué. 

Selon lui, «juste pour Québec, c’est 10 000 tonnes — l’équivalent de 2500 véhicules — qu’on injecte de gaz naturel renouvelable».  

Santé

Des préposés aux bénéficiaires dans le privé obtiennent 4,48 $ d’augmentation

Alors que la pénurie de préposés aux bénéficiaires sévit, ceux de deux centres d’hébergement privés viennent d’obtenir des augmentations de salaire significatives. Dans un cas, c’est une augmentation de 4,48 $ l’heure dès la signature de la convention collective qui a été obtenue pour certains préposés.

C’est le Syndicat québécois des employés de service, affilié à la FTQ, qui a obtenu ces augmentations pour les travailleurs du centre d’hébergement Maison Legault, à Québec. Ce syndicat de 25 000 membres représente des préposés aux bénéficiaires dans le secteur public et dans le privé.

Avant que cette convention soit conclue, les mieux payés des préposés aux bénéficiaires touchaient 16,52 $ l’heure, sans compter les primes de soir ou de nuit. Dorénavant, le taux horaire au maximum de l’échelle atteindra 21 $ l’heure, a souligné Danielle Rousseau, conseillère syndicale au SQEES.

Par la suite, les augmentations seront de 1,6 % le 1er décembre 2020 et de 1,6 % le 1er décembre 2021.

Aussi, les salaires de départ de 15 $ l’heure passeront à 18 $. Ce syndicat compte non seulement des préposés aux bénéficiaires, mais aussi des cuisiniers, préposés à l’entretien ménager et autres.

«Lors de la négo, nous, on n’arrêtait pas de dire à l’employeur - parce qu’on vit une pénurie de personnel partout et aussi à la Maison Legault - «si vous voulez vous démarquer, si vous voulez aller chercher des gens, vous devez payer. Si vous ne payez pas, vous allez continuer avec votre pénurie». Je pense que le message a été entendu», a résumé Mme Rousseau, en entrevue.

La direction «très contente»

Jointe en fin d’après-midi, la direction de la Maison Legault a expliqué avoir conclu une telle convention pour attirer du personnel qualifié dans un contexte de vive concurrence.

La propriétaire, Nathalie Tremblay, a précisé que l’établissement n’avait que 20 lits, qu’il était «en recherche de main-d’œuvre qualifiée» et qu’il devait se battre contre de grandes chaînes de résidences privées pour attirer du personnel.

«C’est une question d’offre et de demande», a-t-elle expliqué, en ajoutant que la Maison Legault est une petite entreprise. «Je suis très contente de la convention qu’on a», a commenté Mme Tremblay.

Et à Rouyn-Noranda

En Abitibi, cette fois, c’est le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), aussi affilié à la FTQ, qui a négocié pour ses 65 membres du Centre d’hébergement Rouyn-Noranda un rattrapage salarial moyen de 10,9 % pour les préposés aux bénéficiaires et une augmentation de 9,25 % sur cinq ans. De plus, une «prime de fidélité» équivalant à 1 % sera versée après 10 ans d’ancienneté, dans le but de garder le personnel.

En fait, le syndicat a négocié un réaménagement de l’échelle de salaires pour les préposés aux bénéficiaires, en supprimant des échelons inférieurs, pour ramener le salaire le plus bas à 15 $ l’heure dès maintenant. Puis les augmentations négociées et primes s’appliqueront.

«L’employeur était conscient que le salaire minimum pour entrer dans le centre, pour les préposés aux bénéficiaires, était dans les alentours de 13 $ l’heure; il était conscient que ce n’était pas compétitif, mais pas du tout», a commenté Pierre-Paul Tessier, conseiller syndical au SCFP.

Il souligne qu’en plus, en Abitibi, les salaires sont bien plus élevés dans les mines, ce qui fait que les employeurs qui paient des salaires moindres éprouvent des problèmes de recrutement et de rétention de leur main-d’œuvre.

L’employeur a même accepté de négocier à l’avance pour offrir un rattrapage salarial, puisque la convention collective ne devait arriver à échéance qu’en 2020. «Pour attirer les gens, il devait monter son salaire, ce qui a fait en sorte qu’on a négocié un an à l’avance», a justifié M. Tessier.

Aussi, la cotisation de l’employeur au régime de retraite passera de 250 $ à 500 $ par année.

De même, une sixième semaine de vacances a été ajoutée entre la 15e et la 19e année d’ancienneté.

La Capitale

Réseau structurant en commun: Québec va de l'avant avec Hochelaga

Malgré la chicane entre le provincial et le fédéral sur le financement du tramway, la Ville de Québec lancera, mercredi, l'appel d'offres pour des services professionnels (plans et devis) dans le but de réaliser le projet de réaménagement du boulevard Hochelaga.

Après les travaux, le boulevard Hochelaga passera de 4 à 6 voies. Les infrastructures souterraines (aqueduc et égouts utilités publiques) et de surface ainsi que le réaménagement de la voirie seront refaits. La Ville prévoit également des trottoirs et des pistes cyclables de chaque côté.

La capacité globale sur la circulation sera augmentée de 20 %. Le corridor Laurier/Hochelaga comprend actuellement 10 voies. Il en comprendra 12 à la fin des travaux.

Le début des travaux est prévu pour 2020. Le président du Réseau de transport de la Capitale a refusé de dire si la chicane entre Québec et Ottawa pourrait mettre en péril le financement des travaux. Mais il veut un engagement rapide. 

«Pour les plans et devis, on peut le faire avec l’enveloppe des 215 millions $, mais quand on va commencer les travaux, on veut un engagement le plus tôt possible», a-t-il spécifié. 

Plus de détails à venir 

Justice et faits divers

Un jeune des Maristes nie toute agression sexuelle sur une collègue de classe

Un ex-étudiant des Pères Maristes a plaidé coupable à du leurre informatique et d’avoir possédé et rendu accessible des photos et vidéos de deux collègues de classe. Il admet avoir touché les fesses et les cuisses de l’une des plaignantes, mais soutient que tout était fait dans un contexte de flirt, avec le consentement de la jeune fille.

Marc-Antoine*, 14 ans, a admis sans difficulté avoir demandé des photos osées et une vidéo très explicite à sa copine Mélissa*. Le garçon a obtenu ce qu’il voulait à coup de flatterie, mais sans menace. Marc-Antoine reconnaît aussi avoir montré la vidéo et les photos à plusieurs copains. 

Dans le téléphone de Marc-Antoine, les policiers ont également trouvé une photo montrant le corps nu de Juliette*, une de ses bonnes amies, surmonté de la tête d’un des jeunes co-accusés.

Marc-Antoine conteste toutefois l’accusation d’avoir agressé sexuellement Juliette.

La jeune fille, qui avait 13 ans tout comme l’accusé au moment des faits allégués, affirme que les attouchements ont commencé dès le début de l’année scolaire 2017-2018. Elle dira aussi que les gestes ont débuté après qu’elle ait envoyé des photos d’elle nue à d’autres garçons.

Lorsqu’elle prenait ses cahiers dans son casier, Marc-Antoine passait derrière elle et lui flattait ou tapait une fesse, dit Juliette. Aussi, lorsqu’ils faisaient des travaux d’équipe, le garçon lui flattait la cuisse, même si elle tassait sa main, dit-elle.

Lors d’une soirée cinéma chez un ami, Marc-Antoine aurait voulu démontrer, dit-elle, qu’elle était une fille «facile». Il aurait tenté de lui prendre les seins et aurait réussi à lui toucher les fesses.

«Je lui ai déjà dit d’arrêter», assure Juliette. Ce refus verbal ne figure toutefois dans aucune des déclarations faites par Juliette à la police.

De son côté, Marc-Antoine affirme qu’il était attirée par Juliette, une belle fille «qui était importante pour moi». 

Les deux jeunes se voyaient tous les jours en classe et souvent la fin de semaine. Ils ont été amis jusqu’à la dénonciation à la police, le 18 avril 2018, affirment Marc-Antoine et Juliette.

Le garçon explique que, par ses petites tapes aux fesses et ses caresses sur les cuisses, il voulait démontrer son affection à Juliette et flirter avec elle. Il avait aussi vu d’autres garçons le faire, assure-t-il. «Au début j’étais gêné, nerveux. Je ne savais pas si elle allait aimer ça», témoigne le garçon.

Mais la jeune fille était consentante, assure Marc-Antoine. «Après les touchers, elle faisait des sourires, riait, me regardait et venait me parler à ma case, affirme Marc-Antoine. Je voyais qu’elle aimait ça.»

Le jeune homme s’était toutefois rendu compte que Juliette devenait plus distante lorsque d’autres élèves pouvaient assister aux gestes. «Je ne faisais pas exprès pour la gêner et j’ai arrêté quand il y avait d’autre monde», dit-il. Juliette n’a jamais dit «non» à ses gestes, assure Marc-Antoine.

Le procès devrait se conclure cet après-midi. 

Parmi les cinq jeunes du Séminaire des Pères Maristes qui ont été accusés, deux ont obtenu une absolution conditionnelle après avoir plaidé coupable. Un troisième a plaidé coupable et attend de connaître sa peine. Le dernier conteste toutes les accusations et subira son procès à la fin avril.

Chauffeurs de taxi en colère devant l'Assemblée nationale

Politique

L'opposition tente de raviver l'affaire SNC-Lavalin au comité de l'éthique

OTTAWA — Une fois de plus l'opposition à Ottawa a remis son métier sur l'ouvrage. Mais en vain.

Mardi après-midi, c'est au comité de l'accès à l'information, de la protection des renseignements personnels et de l'éthique que conservateurs et néo-démocrates tentaient de maintenir en vie l'affaire SNC-Lavalin.

Ils ont longuement livré leurs arguments mais en moins de deux heures au comité, les députés libéraux, majoritaires, ont rejeté toutes leurs demandes.

L'opposition cherchait à convoquer les deux ex-ministres Jody Wilson-Raybould et Jane Philpott devant le comité avant le 5 avril. Elle réclamait, encore, que Justin Trudeau lève toute restriction liée au secret du cabinet afin que l'ex-ministre de la Justice puisse aussi parler de la courte période où elle était devenue ministre des Anciens Combattants.

Celui que les partis d'opposition voyaient comme un allié, le libéral Nathaniel Erskine-Smith, n'a pas voulu les suivre jusque-là. Selon le député libéral, il faut attendre que le comité de la justice complète son travail d'abord. Or, ce comité devrait avoir en main, cette semaine, des courriels et des informations supplémentaires fournies par Mme Wilson-Raybould.

La démarche de l'opposition est «prématurée», à son avis.

L'opposition, elle, a martelé que cette histoire est loin d'être finie. Le conservateur Jacques Gourde a appelé les libéraux à «crever l'abcès», même si «ça fait mal» et même si «ça ne sent pas bon».

Lundi, on apprenait que Mme Wilson-Raybould avait eu un autre conflit avec le premier ministre; en 2017, celui-là. Elle avait alors, selon les sources de La Presse canadienne, cherché à nommer un juge manitobain pour remplacer la juge en chef de la Cour suprême du Canada.

Le juge Glenn Joyal, choisi par la ministre, aurait été directement nommé juge en chef, ce qui aurait été plutôt exceptionnel. Et puis, la tradition veut qu'il y ait alternance à ce poste d'un juge du Canada anglais et d'un juge du Québec, pour refléter la nature du droit canadien où on retrouve le Code civil et la Common Law.

Le juge Joyal aurait également fait sourciller au bureau du premier ministre à cause de ses prises de position sur la Charte des droits et libertés.

C'est le Québécois Richard Wagner, juge à la Cour suprême depuis 2012, qui a finalement obtenu le poste de juge en chef en décembre 2017.

Invité à commenter cette nouvelle information, le premier ministre n'a pas été très loquace.

«Le choix de juges à la Cour suprême et de juge en chef de la Cour suprême, c'est toujours au premier ministre de faire ce choix-là. Et les Canadiens peuvent savoir que nous sommes un gouvernement qui va toujours respecter nos institutions, toujours respecter l'indépendance de la Cour suprême. Et c'est pour ça que je n'aurai pas plus de commentaires à faire là-dessus», a-t-il répondu lors d'un point de presse à Winnipeg, mardi matin.

Puis, il a refusé de dire si l'information obtenue par La Presse canadienne émanait de son bureau, répétant que son gouvernement respecte les institutions ainsi que la Cour suprême et qu'il ne ferait aucun autre commentaire.

Santé

Un service de texto pour les jeunes aux prises avec un trouble alimentaire

Un service de texto a été mis sur pied pour venir en aide aux jeunes Québécois qui ont une relation difficile avec leur corps et la nourriture.

Disponible à partir du 1er avril, le nouveau service d’aide par texto a été crée par Anorexie et Boulimie Québec (ANEB), en collaboration notamment avec Bell cause pour la cause et la Fondation Casse-Tête. Il s’adresse particulièrement aux adolescent(e)s et jeunes adultes âgés de 14 à 20 ans, une période propice au développement de l’anorexie et de la boulimie, souligne ANEB dans un communiqué diffusé mardi. 

En écrivant un message texte au 1 800 630-0907, les jeunes pourront obtenir de l’aide auprès d’un intervenant, explique l’organisme. Le service sera disponible du lundi au vendredi, de 11h à 15h30. «Les utilisateurs pourront y poser leurs questions, obtenir du soutien ou encore des références, que ce soit pour eux, un ami, ou un membre de la famille», précise ANEB. 

En dehors de ces heures, les jeunes pourront bénéficier des autres services de l’organisme déjà en place, comme la ligne d’écoute (même numéro que pour le service de texto) et le clavardage (anebquebec.com).

L’organisme croit que le service d’aide par texto permettra aux intervenants de rejoindre des jeunes qui n’ont pas recours à la ligne d’écoute ou au service de clavardage. Selon lui, l’utilisation de textos auprès des jeunes «semble créer un sentiment de confiance et de proximité, et ce, rapidement».

Politique

Climat: Québec solidaire lance un ultimatum au gouvernement Legault [VIDÉO]

Québec solidaire (QS) lance un ultimatum au gouvernement de François Legault pour qu’il «change de cap» relativement aux mesures jugées insuffisantes qu’il propose pour lutter contre les changements climatiques.

Ainsi, le gouvernement doit, avant le 1er octobre 2020, interdire tout projet pétrolier ou gazier sur le territoire québécois, proposer un plan «crédible» qui permet au Québec d’atteindre des cibles «crédibles» pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et faire approuver ce plan par un expert indépendant, sans quoi QS menace d’exercer un barrage politique.

Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois ont énuméré ces trois conditions «indissociables» au terme d’un caucus extraordinaire de leur formation, annoncé lors du dépôt du budget provincial la semaine dernière. Ce sont des «conditions minimales pour répondre à l’ultimatum lancé par le climat lui-même», explique Gabriel Nadeau-Dubois.

«Avec le dérèglement climatique, tel qu’il est rendu présentement, si tu prends pas le virage, tu rentres dans le mur. Avec ce budget-là, François Legault et son gouvernement amène le Québec à tête première dans le mur, lance la co-porte-parole Manon Massé. Business as usual? C’est plus possible avec l’état d’urgence climatique.»

La date butoir n’a pas été choisie au hasard par Québec solidaire. Elle marque non seulement le deuxième anniversaire de l’élection du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ), mais représente également «l’année de la dernière chance contre les changements climatiques», selon les élus solidaires.

Barrage politique

Si le gouvernement ne remplit pas ces conditions, Québec solidaire promet de mettre en place un barrage parlementaire se traduisant par la fin de la collaboration du parti avec le gouvernement.

«On parle de prendre les moyens pour que ce gouvernement-là ne puisse plus gouverner comme si de rien n’était», explique Gabriel Nadeau-Dubois. La formation politique compte cependant s’appuyer sur les règlements qui sont à la disposition des groupes d’opposition pour faire pression. «L’ensemble de leur agenda politique, de leurs priorités législatives, vont être significativement ralenti à la fois au Salon bleu et en commissions parlementaires», ajoute le député de Gouin.

fait divers

Les auteurs d'un vol de lézard dragon barbu recherchés

Une femme et un complice sont à l’origine du vol d’un lézard dragon barbu commun dans une animalerie de Sherbrooke.

« C’est la première fois que nous avons à enquêter sur ce type de vol », signale le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

Les deux suspects se sont présentés à La grande ménagerie de la rue King Ouest le 8 mars dernier.

La femme d’environ 45 ans, qui dégageait une forte odeur de cigarette, ainsi que son complice d’environ 35 ans ont volé non seulement le lézard, mais aussi divers items pour nourrir le reptile.

La valeur de la marchandise volée est d’environ 200 $.

« Nous avons des images claires de deux suspects », mentionne le porte-parole du SPS.

Le suspect masculin a les cheveux bruns avec de la calvitie sur la tête et aux tempes. Il portait une barbe brune. Lors du vol, il était vêtu d’un manteau vert avec un gros logo dans le dos, des jeans bleu foncé ainsi que des bottes de travail.

La femme portait un manteau bourgogne, un pantalon blanc et des chaussures noires. Elle a les cheveux bruns avec des mèches pâles.

Toute information concernant ce vol de lézard peut être communiquée au SPS au 819-821-5555 ou à Échec au crime au 1-800-711-1800.