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Actualités

Joindre l’utile à l’agréable durant la crise

Le comité vert de Cowansville propose aux citoyens de Brome-Missisquoi de faire un ménage du printemps dans leur environnement immédiat. Plutôt que de tenir une corvée traditionnelle où les gens se rassemblent, le comité suggère plutôt aux gens de profiter de leur marche dans leur quartier pour ramasser les déchets.

« On voit tout le monde marcher dans leur quartier, alors c’est juste de ramasser les déchets et nettoyer un peu leur environnement pour que tous puissent en profiter, explique Alexandra Lamontagne, du comité vert. On veut éviter que ces déchets-là se retrouvent dans notre lac, notre rivière, et que les mégots de cigarettes ne polluent pas l’eau qu’on boit. »

Monde

Bernie Sanders abandonne la course à la Maison-Blanche

WASHINGTON — Le sénateur indépendant Bernie Sanders a annoncé mercredi à son équipe qu’il abandonnait la course à la Maison-Blanche, selon un communiqué, mettant fin à sa deuxième tentative de décrocher l’investiture démocrate après une séries de lourdes défaites face au favori Joe Biden.  

«Le sénateur Bernie Sanders a annoncé mercredi lors d’un appel avec toute son équipe qu’il suspendait sa campagne pour devenir président », a écrit son équipe de campagne dans un communiqué. « La campagne se termine, la lutte continue», ajoute le communiqué.  

Bernie Sanders, 78 ans, doit prononcer à 11 h 45 un discours retransmis sur internet. 

L’ancien vice-président Joe Biden, 77 ans, est désormais le seul candidat démocrate en lice pour affronter Donald Trump le 3 novembre.  

La Capitale

Les préparatifs de l'après COVID-19 déjà en branle à Québec

Régis Labeaume le répète à chaque point de presse: «Il faut penser à l’après-crise». À ce chapitre, la Ville de Québec fait figure de leader avec la préparation d’un plan de rétablissement vers une vie… presque normale.

«Le rétablissement, c’est le parent pauvre des différentes phases d’une crise.» Julie-Maude Normandin est doctorante en politique de gestion de crise. Elle est aussi codirectrice de Cité-ID Livinglab en gouvernance de la résilience urbaine à l’École nationale d’administration publique. 

À la suite des inondations majeures du printemps 2017, elle a travaillé de concert avec l’Association de la sécurité civile du Québec (ASCQ) pour préparer un plan municipal de rétablissement standard. Ce qu’elle appelle un plan «tout risque». «Le but était d’améliorer les pratiques municipales pour l’ensemble des gestions de crise. On a développé une démarche globale», explique-t-elle. Ce modèle générique a été présenté en février, juste avant la pandémie.

Il se trouve que la présidente de l’ASCQ, Carolyne Larouche, est aussi, surtout, directrice du bureau de la sécurité civile de la Ville de Québec. On comprend mieux que l’administration Labeaume a voulu se donner rapidement les moyens d’adapter le plan de rétablissement au scénario de la COVID-19. «La Ville de Québec est parmi les leaders au Québec dans le domaine parce qu’il y a des équipes liées au rétablissement. Elle a un niveau de préparation supérieur», confirme la chercheuse.

Mais pourquoi autant s’intéresser au rétablissement? «On a souvent l’illusion que ça va aller de soi. C’est sans compter que les ressources qui ont géré la crise sont épuisées. C’est une phase complexe pour une ville qui doit rétablir son organisation à l’interne en plus de rétablir les services à la population. C’est aussi beaucoup moins « glamour» que la phase de crise. L’après-crise, on peut la gérer pendant un an et plus encore», laisse savoir Mme Normandin, sans vouloir donner son appréciation de la durée de la gestion de l’après-crise de la COVID-19. À titre d’exemple, elle mentionne que des experts estiment que certains aspects de la phase de rétablissement ne sont pas encore complétés à la suite de l’accident ferroviaire de Lac-Mégantic survenu le 6 juillet 2013. C’est tout dire.

Mme Normandin parle d’un plan intégrateur de tous les aspects de la vie civile comme la sécurité urbaine, les enjeux socioéconomiques, le rétablissement des services, les communications et les ressources humaines.

Mais attention, avertit l’experte, la pandémie présente des caractéristiques que d’autres crises n’ont pas. «La première est la complexité en termes de temporalité. Les crises sont habituellement plus restreintes dans le temps comme une inondation ou même l’attentat à la mosquée en janvier 2017. La phase d’intervention n’est pas si longue et on passe en rétablissement.

«Dans ce cas-ci, on ne sait pas quand la crise se terminera. On s’en va vers un rétablissement en demi-teinte. Et c’est fort probable qu’il y aura une seconde vague de contagion. Il faudra suivre les données épidémiologiques.»

Outre la temporalité, Mme Normandin vise aussi comme autres caractéristiques la limitation des ressources humaines et la capacité des organisations à comprendre comment le monde a changé.

En effet, personne n’échappe à la crise, même ceux qui apportent l’aide. «Les gens vont avoir subi des stress importants. Les risques d’épuisement sont réels. L’idée ce n’est pas de retourner à ce qui était avant. Il faut s’adapter aux nouveaux paramètres de vie en société. Il peut y avoir un relâchement des restrictions de distanciation sociale, mais ça ne pourra pas être un retour à la normale», conclut-elle.

Justice et faits divers

Femme de 23 ans arrêtée pour avoir craché au visage d’une personne dans un dépanneur 

La police de Québec a arrêté mercredi matin une femme de 23 ans qui était recherchée pour avoir craché au visage d’une personne dans un dépanneur Couche-Tard sur l’avenue d’Estimauville.

Le Service de police de la Ville de Québec vient d’annoncer l’arrestation de cette femme pour voie de fait et nuisance publique, «puisqu’elle aurait volontairement craché au visage d’une personne», indique David Pelletier, porte-parole du SPVQ. 

 La police de Québec était à la recherche de cette femme depuis qu’elle aurait commis ce geste dans un dépanneur, dimanche après-midi, dans un dépanneur Couche-Tard sur l’avenue d’Estimauville, à la frontière des arrondissements Beauport et la Cité-Limoilou.    

 La suspecte a été rencontrée par les enquêteurs du Module des crimes généraux du SPVQ. Elle a été libérée sous promesse de comparaître avec des conditions. Son dossier sera soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui déterminera si des accusations criminelles seront portées contre elle. 

 Le Service de police de la Ville de Québec a voulu rappeler à la population «qu’en ce contexte d’urgence sanitaire», il prend « très au  sérieux  toutes  les  situations  qui  peuvent  mettre  à  risque  la  santé  de  la population». Les contrevenants s’exposant à être traduits en justice, avertis le SPVQ. 

COVID-19

L’Ontario rapporte 550 nouveaux cas de COVID-19 et 21 décès de plus

TORONTO - L’Ontario signale mercredi 550 nouveaux cas de COVID-19, la plus forte augmentation en une seule journée depuis le début de la crise.

La province rapporte également 21 décès de plus.

Cela porte le total dans la province à 5276 cas, dont 174 décès et 2074 guérisons.

Les nouveaux cas représentent une augmentation de 11,6% par rapport au total des cas de mardi.

Le nombre de personnes hospitalisées a baissé depuis mardi, passant de 614 à 605, mais davantage de personnes sont désormais aux soins intensifs et sous ventilation.

Un arriéré de tests qui avait presque été effacé s’est maintenant accru et atteint plus de 1100.

Environ 3200 tests ont été signalés comme complétés au cours des 24 dernières heures. Le gouvernement affirme que la capacité de l’Ontario est actuellement de 13 000 tests par jour, mais qu’environ 3500 tests seulement sont soumis par les centres d’évaluation.

Actualités

Trudeau annonce un nouvel assouplissement de la subvention fédérale de 75% des salaires [VIDÉO]

OTTAWA - Le gouvernement fédéral assouplit une fois de plus son aide fédérale aux entreprises.

Pour avoir accès à la subvention de 75 pour cent de la masse salariale, les entreprises n’auront plus à démontrer une baisse de 30 pour cent de leurs revenus.

Ottawa abaisse la barre à 15 pour cent de pertes. Et les mois de janvier et de février pourront servir de point de référence.

Les organismes à but non lucratif et les organismes de charité pourront inclure ou exclure les subventions gouvernementales reçues pour calculer leurs pertes.

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé ce nouvel ajustement, mercredi matin, à son point de presse quotidien.

Nombre de cas

Il y a 18 447 cas confirmés et probables décelés par les tests administrés au Canada. La maladie à COVID-19 a provoqué jusqu’à maintenant la mort de 402 Canadiens.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux disponibles: 9340 cas au Québec, dont 150 décès; 5276 cas en Ontario, dont 174 décès; 1373 cas en Alberta, dont 26 décès; 1291 cas en Colombie-Britannique, dont 43 décès; 310 cas en Nouvelle-Écosse, dont un décès; 260 cas en Saskatchewan, dont trois décès; 228 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont deux décès; 217 cas au Manitoba, dont trois décès; 105 cas au Nouveau-Brunswick; 22 cas à l’Île-du-Prince-Édouard; sept cas au Yukon; cinq cas dans les Territoires-du-Nord-Ouest; aucun cas au Nunavut.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

Plus de détails à venir...

Justice et faits divers

Meurtre d’une femme de 69 ans à Montmagny 

Une femme de 69 ans a été tuée à Montmagny, dans la nuit de mardi à mercredi. Un suspect a été arrêté pour le meurtre. 

Vers 1h, des policiers ont été appelés dans une résidence de la rue Saint-Brigitte où ils ont découvert le corps inanimé de la sexagénaire. 

Peu de temps avant, les policiers avaient interpellé un homme de 46 ans qui marchait sur le trottoir de la 8e rue. Des informations reçues les ont vite ramenés vers ce quadragénaire. 

«Ils ont mis en état d’arrestation le gars qu’ils venaient juste d’interpeller sur la rue», indique Béatrice Dorsainville, porte-parole de la Sûreté du Québec. 

On ignore pour le moment si le suspect et la victime se connaissaient et dans quelles circonstances le meurtre a été commis. 

Le suspect est pour le moment interrogé par les enquêteurs de la Sûreté du Québec. Il pourrait comparaître dès mercredi après-midi pour faire face à une accusation de meurtre. 

Actualités

Tourisme Côte-Nord mise sur l’humour pour inciter à la distanciation sociale [PHOTOS]

Saviez-vous que huit crabes côte à côte, un marsouin ou deux Gilles Vigneault, ça fait deux mètres? La distanciation sociale peut se calculer de bien des façons et Tourisme Côte-Nord y va de sa déclinaison, fort originale, pour s’assurer des deux mètres de distance entre chaque personne.

Sur sa page Facebook, l’organisme a lancé mardi une campagne afin d’à la fois sensibiliser au respect des mesures imposées par la santé publique et mousser la région pour quand, un jour, les choses reviendront à la normale et que les gens prendront des vacances.

«On cherche toujours à innover tout en faisant un peu d’humour. On a essayé de faire ça à la nord-côtière et c’est le résultat que ça a donné», a indiqué le responsable des communications et du marketing de l’organisme, Pierre-Olivier Normand. «On voulait faire décrocher un sourire aux gens en ces temps difficiles tout en faisant passer le message du gouvernement.»

Pas moins d’une quinzaine d’illustrations différentes imageant des villes ou des MRC du territoire avec leurs produits ou personnalités ont été créées. D’ouest en est, on retrouve un marsouin pour Tadoussac, un béluga pour Sacré-Cœur, beaucoup de coquillages pour Les Escoumins, cinq truites pour Forestville, trois teueikan (tambour traditionnel) pour Pessamit et huit crabes pour Baie-Comeau.

Du côté de Port-Cartier, sachez que trois Julie Bélanger côte à côte donnent deux mètres. L’animatrice est native de cette localité et est aussi la porte-parole de Tourisme Côte-Nord.

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justice

Nacime Kouddar libéré avant même son enquête sur remise en liberté

Nacime Kouddar a été libéré sous conditions avant même l’audition de son enquête sur remise en liberté.

Accusé de négligence criminelle causant des lésions alors qu’il conduisait un véhicule dans le stationnement du Walmart des Galeries 4-Saisons à Sherbrooke, Nacime Kouddar n’a pas eu besoin de présenter de preuve pour que le ministère public accepte de le remettre en liberté sous conditions.

À LIRE AUSSI: «Une affaire qui n’aurait jamais dû arriver»

Les caméras jettent un nouvel éclairage

L’individu de 25 ans ne pourra notamment plus remettre les pieds en Estrie et conduire de véhicule pour la durée des procédures judiciaires.

« Il y a eu énormément de développement à la suite de l’analyse de la preuve. Nous avons l’intention de suggérer des conditions de remise en liberté », a mentionné d’entrée de jeu la procureure aux poursuites criminelles, Me Gabrielle Cloutier.

L’avocate de la défense Me Kim Dingman a confirmé au tribunal que Nacime Kouddar avait été informé de ce développement.

La juge Claire Desgens de la Cour du Québec lui a donc imposé, mercredi, des conditions de remise en liberté.

Nacime Kouddar, qui a assisté à l’audience à partir d’une cellule du Centre de détention de Sherbrooke, a consenti à respecter les conditions de remise en liberté.

Le père de l’accusé s’est engagé comme tiers au respect des conditions de son fils pour un montant de 2000$.

Actualités

Motoneigistes français disparus: les recherches reprennent sur la Grande Décharge

Les recherches reprennent pour retrouver le corps des deux motoneigistes de 24 et 25 ans toujours manquant à l’appel et disparus dans les eaux de la Grande Décharge, lors du tragique accident survenu le 21 janvier dernier, à Saint-Henri-de-Taillon, au Lac-Saint-Jean. Des embarcations nautiques patrouillent les eaux de la rivière en appui au service héliporté de la Sûreté du Québec.

Le 21 janvier dernier, neuf motoneigistes, dont huit touristes français et un guide québécois, circulaient à la pénombre dans le secteur de Saint-Henri-de-Taillon. Ils se dirigeaient vers leur auberge lorsqu’ils ont bifurqué sur les glaces du Lac-Saint-Jean. Le secteur était en eau claire et six motoneigistes ont sombré dans les eaux glacées. Les trois derniers motoneigistes, qui fermaient le convoi, ont réussi à trouver refuge et s’en sont sorti sains et saufs. 

Les corps de trois touristes français et du guide québécois avaient été repêchés par les plongeurs de la Sûreté du Québec, mais deux jeunes hommes de 24 et 25 ans manquaient toujours à l’appel. Leur motoneige avait toutefois été retrouvée au fond des eaux. 

Après une opération qui aura duré 16 jours, souvent tenue dans des conditions très difficiles en raison du froid et de la glace, la Sûreté du Québec avait mis un terme aux recherches. 

Avec la fonte des glaces, les agents de la SQ sont de retour sur la Grande Décharge mercredi. Ils espèrent ainsi localiser les deux motoneigistes manquants. Des embarcations nautiques et un hélicoptère patrouillent le secteur. 

«En raison de la pandémie de la COVID-19,  des mesures ont été mises en place afin de limiter les risques de contagions lors de cette intervention. C’est pourquoi la Sûreté du Québec demande qu’il n’y ait pas de déplacement vers les lieux d’interventions», a informé le porte-parole de la SQ, Hugues Beaulieu. 


 

Monde

Le saut dans l’inconnu des premiers pays à «déconfiner»

VIENNE - Si le confinement de millions d’Européens est un défi sans précédent, les modalités d’une reprise de la vie économique et sociale s’annoncent aussi comme une opération complexe.

«Il n’y a pas de référence internationale en la matière», a relevé le chancelier autrichien Sebastian Kurz, dont le pays a, le premier dans l’Union européenne, détaillé un calendrier d’allègement progressif des restrictions.

Le Danemark et la Norvège, en régime de «semi confinement», ont aussi communiqué des dates de redémarrage. Le Portugal et la Grèce évoquent des échéances.

Dans tous les cas, la reprise se fera par étapes avec le maintien de mesures de précaution. La circulation mondiale du virus, qui nécessiterait des stratégies coordonnées, est un facteur supplémentaire d’incertitude.

Déterminer le bon moment

L’Autriche, la Norvège, le Danemark estiment avoir réussi à «aplatir» durablement la courbe des contaminations.

En Autriche, où plus de 12.500 cas positifs de Covid-19 ont été diagnostiqués, le gouvernement a annoncé son plan de déconfinement en constatant la nette décrue des nouveaux cas. Le taux quotidien d’augmentation se maintient autour de 2% depuis plusieurs jours alors qu’il était de 40% à la mi-mars.

La Norvège a jugé que l’épidémie, avec 5.863 cas recensés, était «sous contrôle» sur son sol. Selon les dernières statistiques, un malade en Norvège ne contamine plus que 0,7 personne en moyenne contre 2,5 avant l’imposition des restrictions.

Le nombre de décès dans ces pays a été contenu et les structures hospitalières n’ont pas été débordées. La maladie avait fait mercredi 243 morts en Autriche, 187 au Danemark et 69 en Norvège.

Un assouplissement graduel

Pour tous ces pays, il n’est pas question de lever du jour au lendemain les restrictions imposées mi-mars.

En Autriche, où seuls les supermarchés et les pharmacies demeuraient ouverts, le gouvernement veut rouvrir les petits commerces le 14 avril -avec les enseignes de bricolage et jardinage- puis tous les autres magasins début mai. Les hôtels et restaurants devraient suivre mi-mai.

Les Autrichiens devront continuer à limiter leurs déplacements au strict nécessaire et à télétravailler jusqu’à fin avril au moins.

Les établissements scolaires du primaire et du secondaire ne devraient pas rouvrir avant le 15 mai en Autriche. Le Danemark, lui, va étaler sur un mois, à partir du 15 avril, la reprise des cours.

En Norvège, l’accueil va reprendre dans les crèches le 20 avril. Pour une partie seulement des collèges, lycées et universités, la rentrée se fera le 27 avril.

Les étudiants autrichiens ne vont pas reprendre le chemin de l’université et vont terminer leur année via l’enseignement en ligne.

Au Danemark, aucune date de réouverture des bars, restaurants, salons de coiffures et de massages, centres commerciaux et discothèques n’a été annoncée.

Dans ces trois pays, il n’est pas question d’autoriser à ce stade les grands rassemblements ou les manifestations sportives et culturelles, ce sera au plus tôt en juillet ou août.

La Grèce a dit espérer un «retour à la normalité» en mai, tout comme le Portugal, à condition que le confinement soit scrupuleusement respecté jusqu’à ce moment-là.

Prudence et discipline

Aucun de ces pays n’a manifesté de triomphalisme, mettant en garde à maintes reprises sur le risque d’une reprise de l’épidémie.

«Nous allons vivre avec de nombreuses restrictions pendant encore de nombreux mois», a prévenu la première ministre danoise Mette Frederiksen, appelant au civisme, car «un petit dérapage» individuel peut avoir «un grand impact» sur la société.

Son homologue norvégienne Erna Solberg a prévenu que cet allègement des restrictions «ne signifie pas qu’on puisse devenir plus imprudents».

Dans ces deux pays, comme en Autriche, on souligne que les restrictions seront de retour en cas de regain de l’épidémie. L’Autrichien Sebastian Kurz a averti que le gouvernement pourrait de nouveau «appuyer sur le frein» si nécessaire.

Lavage régulier des mains, respect de la distance d’au moins un mètre dans les magasins voire limitation du nombre de clients: les «gestes barrières» restent plus que jamais d’actualité.

Reflet du débat sur l’utilité de porter un masque, l’Autriche rend son usage obligatoire dans les supermarchés et les transports collectifs, alors que le masque ne fait l’objet d’aucune recommandation en Norvège et au Danemark, où il est très peu utilisé.

Voyages, tests: les incertitudes

Avec des États membres de l’UE se trouvant à différents stades de la pandémie, les stratégies nationales de sortie du confinement risquent d’impliquer une limitation durable des déplacements internationaux.

Les frontières du Danemark restent fermées.

«Tant qu’il n’y aura pas de vaccination ou de médicament efficace, cette maladie nous accompagnera et il n’y aura pas de liberté de voyager telle que nous la connaissions», a prévenu en Autriche Sebastian Kurz.

La Commission européenne souhaite éviter que la levée des mesures se fasse «en ordre dispersé» dans l’UE et a reporté l’annonce d’une feuille de route pour une sortie coordonnée afin de ne pas brouiller les messages des pays qui exhortent à ne pas relâcher les restrictions.

À rebours de Vienne ou Copenhague, un durcissement des restrictions a été décrété par les autorités locales en France. Et un responsable italien a averti mardi: «nous sommes loin de la sortie de crise, d’une hypothétique heure H qui nous fera revenir à la situation d’avant».

Les pays relançant leurs activités vont marcher sur un fil, préviennent par ailleurs les scientifiques, car «l’immunité de groupe», qui assurerait une protection suffisante à l’ensemble de la population, y est encore faible.

«Dès que l’on assouplit les restrictions, le nombre d’infections va de nouveau augmenter un peu», prévient la virologue Elisabeth Puchhammer-Stöckl, de l’université médicale de Vienne. «Le but est que cela se déroule de façon contrôlée», avec un système hospitalier capable de traiter les cas graves et des tests en quantité suffisante pour suivre les évolutions.

Actualités

Fée des dents: la question d’une fillette de Trois-Rivières qui a fait sourire le Québec [VIDÉO]

Trois-Rivières - La déclaration la plus importante du premier ministre François Legault, mardi, du moins aux yeux des enfants du Québec, fut à l’effet que la fée des dents est désormais considérée comme un service essentiel en cette période de confinement imposée par la pandémie de COVID-19.

Le premier ministre avait en effet reçu une fort sympathique question à son bureau de comté, mardi, sous la forme d’une courte vidéo de la part de la jeune Raphaëlle Martin, une fillette de 7 ans de Trois-Rivières.

Insolite

Mains chaudes ou pas, les Japonaises veulent une place derrière le comptoir de sushis

TOKYO - Les femmes ont les mains chaudes, leur goût est altéré pendant les règles et elles ne peuvent pas travailler de longues heures, affirment ceux au Japon pour qui l’art de confectionner des sushis serait réservé aux hommes.

Mais un nombre croissant de Japonaises veulent tordre le cou à ces vieux mythes et se forment dans les restaurants et établissements les plus prestigieux du pays pour devenir maître sushi.

Mizuho Iwai, 33 ans, est apprentie chez Onodera, restaurant haut de gamme du quartier de Ginza, aux rues en damier bordées d’étincelantes boutiques de marques de luxe du monde entier, et qui abrite nombre de tables de sushi parmi les mieux cotées de la planète.

Dans un secteur où les femmes sont clairement minoritaires, Mme Iwai est consciente d’être une anomalie. «Mais c’est pourquoi je voulais aller à l’encontre du statu quo», dit-elle à l’AFP. «Je me suis dit: +C’est ma mission+».

Chez Onodera, elle n’est pas totalement seule: il y avait avec elle une jeune fille parmi les dix apprentis avant la fermeture temporaire du restaurant en avril en raison de la pandémie de coronavirus. Mais la dizaine de cuisiniers du restaurant sont tous des hommes.

Clients rétifs

Le travail peut être épuisant et nécessite des années d’apprentissage. Comme dans la restauration à travers le monde, les horaires sont très lourds.

Les apprentis doivent mémoriser le nom et l’aspect d’une multitude de poissons japonais, apprendre les techniques du filetage, de la découpe, du désarêtage, qui semblent si simples dans les mains d’un professionnel aguerri, mais virent vite au désastre dans celles d’un novice.

Le restaurant Onodera a aussi sa petite coquetterie à lui, sa façon particulière imposée au personnel de passer à travers le rideau traditionnel, ou noren: d’un geste élégant du coude.

«Mes collègues m’ont acceptée», estime Mizuho Iwai, qui a décidé de se consacrer à l’art du sushi après avoir cuisiné dans de petits restaurants japonais.

«Ils ne me traitent pas différemment parce que je suis une femme», assure-t-elle juste après s’être entraînée à trancher du chinchard japonais avec un des cuisiniers.

Le monde du washoku, ou cuisine japonaise, a longtemps été dominé par les hommes, plus encore que dans la gastronomie italienne ou française, selon Fumimasa Murakami, professeur à la Tokyo Sushi Academy.

Il n’existe pas de données officielles sur le nombre de femmes habilitées à confectionner les sushis dans les restaurants, mais M. Murakami estime que leur proportion est de «moins de 10%».

«La réticence à voir des femmes en cuisine au Japon reste forte, y compris dans le monde du sushi», constate-t-il.

«Et il existe réellement des clients qui ne veulent pas voir de femmes derrière le comptoir», ajoute-t-il. «Ce sont les clients d’âge mûr qui ont le plus de mal à accepter cela».

«Un travail sympa!»

Mais même des cuisiniers ont colporté ces idées reçues selon lesquelles les mains des femmes seraient trop chaudes pour maintenir la fraîcheur du poisson cru, ou que leur goût serait faussé pendant les règles.

Lorsque le chef d’Onodera, Akifumi Sakagami, 46 ans, a commencé comme apprenti dans un restaurant de sushi il y a plus de trente ans dans la ville septentrionale de Sapporo, les femmes étaient quasiment inexistantes en cuisine.

Pour lui, être cuisinier est une affaire de «compétence, de talent et d’efforts», qui n’a rien à voir avec le fait d’être un homme ou une femme.

Fuka Sano, l’autre apprentie du restaurant, dit ne pas s’être préoccupée de la faible féminisation du domaine qu’elle s’est choisi.

«Je pense que beaucoup de femmes sont convaincues que c’est un métier d’homme parce qu’elles y sont si peu représentées», dit la jeune fille de 18 ans.

Elle s’est décidée à entrer dans la profession après un voyage édifiant à Londres.

«Désolée de dire cela, mais les sushis dans les chaînes de Grande-Bretagne n’étaient vraiment pas appétissants!», s’esclaffe-t-elle. Elle voudrait un jour contribuer à rehausser le niveau de la cuisine japonaise à l’étranger.

Sa co-apprentie espère que leur exemple va faire bouger les choses.

«Que le cuisinier soit un homme ou une femme n’a pas d’importance», dit Mme Iwai.

«J’espère que ce cliché va disparaître et qu’il y aura plus de choix pour les femmes. C’est un travail vraiment sympa!», conclut-elle.

Actualités

COVID-19: le confinement agit sur les saines habitudes de vie, selon un sondage

MONTRÉAL - La crise de la COVID-19 pourrait avoir sur de nombreux Québécois des effets sur la santé qui perdureraient au-delà de la durée de la pandémie, selon des observations de l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ).

Les résultats d’un sondage Léger sur l’évolution de certains comportements liés à la santé depuis l’annonce de l’état d’urgence sanitaire et des premières mesures de confinement, le 13 mars, révèlent des changements dans la consommation d’alcool, de cannabis et de malbouffe de plusieurs Québécois.

Il en est de même pour leur pratique d’activité physique et pour la qualité globale de leur alimentation et de leur sommeil.

Le sondage mené du 27 au 29 mars auprès de 1001 répondants a observé que depuis le début de la crise, parmi les usagers de cannabis, 16 % ont réduit leur consommation, mais que 29 % en prennent davantage.

Parmi les consommateurs d’alcool, l’absorption a augmenté chez plus d’un répondant sur cinq alors que 17 % des gens ont réduit leur consommation.

Par ailleurs, 31 % des Québécois ont avoué manger davantage de malbouffe qu’avant la crise. En revanche, 17 % de la population dit avoir réduit sa consommation de boissons sucrées, de bonbons, de croustilles et de fritures.

Parmi les répondants, 44 % ont diminué leur pratique d’activité physique. Les sondeurs ont constaté que les jeunes âgés de 18 à 34 ans ont été plus nombreux à rapporter une alimentation de moins bonne qualité et une baisse de leur activité physique depuis le début de la crise de la COVID-19.

Corinne Voyer, directrice de la Coalition québécoise sur la problématique du poids, estime que sans accès aux modules de jeux, installations sportives et activités de loisirs, les options pour bouger sont plus restreintes, de même que les déplacements actifs normalement faits entre le travail, l’école et la maison.

Quant à la qualité du sommeil, la pandémie en affecterait négativement la qualité pour quatre Québécois sur dix.

Marianne Dessureault, porte-parole de l’ASPQ, croit possible que le sommeil perturbé soit un indicateur du niveau de stress de certains Québécois.

Corinne Voyer a pour sa part observé que des études démontrent une association entre le sommeil, les habitudes alimentaires et l’obésité, et que le manque de sommeil est associé à une consommation plus élevée de gras.

À la lumière de ces données, l’ASPQ recommande aux Québécois de maintenir de saines habitudes de vie; de conserver le moral en se divertissant à partir de la maison; de réduire le stress; de lutter contre la solitude et de trouver du soutien ou de l’aide professionnelle en cas de besoin.

Actualités

Des partys organisés à Chicoutimi et Jonquière en pleine pandémie

Les policiers de Saguenay ont remis deux constats d’infraction générale de 1546$ concernant des rassemblements interdits, dans la nuit de mardi à mercredi. Deux partys avaient été organisés dans des résidences privées, dont un à Jonquière et un à Chicoutimi.

Au total, les policiers de Saguenay ont reçu 16 appels de dénonciation citoyenne, concernant le non-respect des mesures de distanciation nécessaires pour éviter la propagation du coronavirus. 

Sur ces 16 appels, deux constats ont été remis par les policiers. Des gens avaient eu l’idée d’organiser des partys, et ce, malgré le contexte de pandémie de la COVID-19. 

«Il y a eu un party organisé dans une résidence de la rue Saint-Philippe, à Chicoutimi, et un autre à Jonquière, dans une résidence de la rue Panet. Les propriétaires des lieux ont reçu des constats d’infraction générale, qui seront soumis au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Ces constats s’élèvent à 1546$ avec les frais. Les gens ont également été sommés de rentrer chacun chez soi», a expliqué le porte-parole du Service de police de Saguenay, Bruno Cormier. 

Il n’a pas été possible de savoir combien de personnes précisément étaient réunies dans ces deux résidences ni l’âge des contrevenants. 

Les policiers du Québec ont maintenant les pouvoirs d’émettre des constats aux récalcitrants, qui ne respectent pas les mesures ordonnées par le gouvernement du Québec. 

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbeault, a d’ailleurs invité les citoyens à dénoncer les mauvais comportements, qui minent les efforts des gens respectueux des consignes. 

Actualités

Le point sur la pandémie de COVID-19 dans le monde [8 avril]

PARIS - Nouveaux bilans, nouvelles mesures, faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19, qui a fait près de 83.000 morts dans le monde.

Pire bilan journalier aux États-Unis

Près de 2.000 personnes contaminées par le nouveau coronavirus sont mortes aux États-Unis en 24 heures, selon le comptage mardi à 20H30 locales de l’université Johns Hopkins. Il s’agit du pire bilan journalier dans le monde depuis le début de la pandémie.

Près de 83.000 morts dans le monde

La pandémie a contaminé plus de 1,4 million de personnes et fait au moins 82.721 morts dans 192 pays depuis son apparition en décembre en Chine, selon un comptage AFP à partir de sources officielles mercredi vers 10h00 GMT.

L’Italie compte au moins 17.127 décès, l’Espagne 14.555, les États-Unis 12.911, la France 10.328, le Royaume-Uni 6.159.

La France en récession

Le produit intérieur brut (PIB) français a chuté d’environ 6% au premier trimestre, pire performance trimestrielle depuis 1945 qui marque l’entrée du pays en récession, selon la Banque de France.

En Allemagne, l’économie devrait se contracter de près de 10% au deuxième trimestre, prévoient les principaux instituts économiques.

Ruée dans les gares à Wuhan

Des dizaines de milliers de voyageurs se sont rués mercredi dans les gares routières et ferroviaires pour quitter la ville chinoise de Wuhan, berceau de la pandémie, après la levée de deux mois et demi de bouclage.

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COVID-19

Elle tente à tout prix de rapatrier ses 266 «enfants» des Philippines

Bien qu’elle ait été mise à pied temporairement, Clara Toscani ne chôme pas. Depuis que la crise sanitaire mondiale de la COVID-19 a mené à la fermeture des frontières partout dans le monde, la dame ne s’accorde aucun répit pour rapatrier son fils bromontois, mais aussi 265 autres Canadiens coincés aux Philippines.

Le fils de Mme Toscani, Jeffrey Hamel, était parti rejoindre son épouse philippine le 9 février dernier, bien avant que la pandémie n’éclate à travers le monde. Il se trouvait dans un village situé à plus de quatre heures et demie de route de la capitale Manille, où se trouve également l’aéroport international philippin.

COVID-19

La désinfection des masques N95 en attente d’autorisation

Si la compagnie américaine 3M assurait lundi être en mesure de fournir des exemplaires des fameux masques N95 au Canada, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a retenu deux avenues prometteuses pour désinfecter ces équipements de protection en cas de pénurie, ces derniers étant essentiels pour protéger la santé des anges gardiens des Québécois.

Cependant, Santé Canada n’a pas encore approuvé aucune de ces options — le peroxyde d’hydrogène et les rayons ultra-violets — pour désinfecter les masques N95, une étape incontournable de la mise en application de ces technologies.

Vos questions sur la COVID-19

La grippe, victime collatérale du confinement?

Q: «Il serait intéressant de connaître l’effet des mesures actuelles sur les autres maladies contagieuses. En théorie, elles devraient toutes baisser de façon radicale en raison du confinement, tant la gastro-entérite, les rhumes que la grippe, non ?» demande Jacques Fortin, de Québec.

R: C’est effectivement ce à quoi on peut s’attendre, à tout le moins en ce qui concerne les infections respiratoires qui se propagent d’une manière comparable à la COVID-19. Et c’est bel et bien ce qui semble s’être passé au cours des dernières semaines — même si on n’en sera sans doute jamais certain, j’y reviens tout de suite.

L’Institut de la santé publique (INSPQ) a un réseau de surveillance de l’influenza qui compile des statistiques sur les tests d’influenza qui sont commandés par les médecins du Québec — ce qui représente généralement quelques milliers de tests par semaine en hiver. On considère que la «saison de la grippe» est officiellement commencée à partir du moment où plus de 5 % des tests sont positifs, ce qui est arrivé vers la fin de novembre cette saison-ci. Et comme le montre le graphique suivant, cette proportion s’est complètement écroulée au cours du mois de mars (semaines 9 à 13).

COVID-19

Achat local: «injuste et illogique», disent les jardineries

En ces temps de confinement, le premier ministre François Legault incite les Québécois à privilégier les achats locaux. En même temps, les producteurs en pépinières qui exploitent aussi une jardinerie jugent qu’il est injuste d’interdire l’ouverture de leur commerce pour vendre leurs végétaux directement aux consommateurs, alors que les grandes surfaces continuent à en vendre.

Ces dernières — les Walmart, Canadian Tire, RONA, Canac, etc. — sont considérées comme des services essentiels car elles vendent de la nourriture ou des matériaux de construction. Les jardineries ne font pas partie de cette catégorie, malgré le fait que la production en pépinière est considérée comme un service essentiel.

Faits divers

Agression au Walmart: «Une affaire qui n’aurait jamais dû arriver»

« J’ai lu beaucoup de commentaires racistes sur les médias sociaux concernant l’accusé. Même si j’ai beaucoup d’empathie pour Philippe Jean qui a subi de graves lésions, je ne crois pas que le conducteur qui l’a frappé mérite d’être ainsi traîné dans la boue. Une affaire comme ça n’aurait jamais dû arriver. »

Tout en manifestant son appui à l’endroit de Philippe Jean qui a été gravement blessé dans cette affaire, la première personne à lui avoir porté secours dans le stationnement du Walmart des Galeries 4 — Saisons à Sherbrooke croit que la trame factuelle des événements de samedi dernier doit être précisée.

À LIRE AUSSI: Agression au Walmart: les caméras jettent un nouvel éclairage

Pascal Plamondon a tenté de bloquer le chemin au suspect

Vos questions sur la COVID-19

S'isoler après avoir été hospitalisé pour une autre raison que la COVID-19?

Q: Les résidents de CHSLD ou de résidence privée pour aînés (RPA) qui reviennent dans leur milieu de vie après un séjour à l’hôpital pour un problème de santé non relié à la COVID-19 doivent-ils être isolés? demande Linda Audet, de Québec.

R: Les usagers nouvellement admis en CHSLD ou en RPA de même que celles qui reviennent d’un séjour à l’hôpital sont placés en isolement à leur chambre pendant 14 jours suivant leur arrivée, et leurs symptômes sont surveillés de près, indique une porte-parole du ministère de la Santé, Marie-Claude Lacasse. Si l’usager développe des symptômes, il se soumettra à un test de dépistage, et son dossier sera priorisé. Les CHSLD et les RPA sont par ailleurs appelés à restreindre au maximum le nombre d’intervenants qui travaillent auprès de ces usagers, précise encore Marie-Claude Lacasse.

Quant aux personnes qui reviennent à leur domicile après avoir été hospitalisées pour une autre raison que la COVID-19, il n’y a pas de mesures particulières à respecter autres que celles qui s’appliquent à l’ensemble de la population (distanciation de deux mètres, éviter les rassemblements intérieurs ou extérieurs, etc.), mentionne la porte-parole du ministère.

Vos questions sur la COVID-19

Utiles les masques maison pour tous?

Q: «Nous voyons sur les réseaux sociaux des patrons pour faire des masques et des personnes incitent à en fabriquer. Est-ce que des masques faits maison sont utiles pour protéger les adultes et enfants? Le directeur de la santé publique nous recommande la distanciation et le lavage de mains comme les meilleures protections. Qu’en pensent nos scientifiques ?» demande Louise Morin, de L’Ancienne-Lorette.

R: De nombreux chercheurs se sont prononcés à ce sujet dans les derniers jours. La plupart pensent qu’utiliser des masques en tissu ne peut pas nuire, et peut éventuellement être utile, ne serait-ce que pour rassurer. Plusieurs craignent cependant que les masques procurent un faux sentiment de sécurité et nous incitent à procéder moins scrupuleusement au lavage des mains et à la distanciation physique, deux mesures qui, elles, ont fait la preuve de leur très grande efficacité pour barrer la route au virus.    

L’Organisation mondiale de la santé ne recommande pas le port du masque dans la communauté. Mais plusieurs pays ont révisé leurs positions ces derniers jours. L’Agence de santé publique du Canada a annoncé que ses experts sont parvenus à un consensus à l’effet que le port du masque en tissu est une mesure additionnelle appropriée lorsqu’il est difficile de respecter la distanciation sociale. Le Dr Howard Njoo, directeur adjoint de la santé publique du Canada, indique toutefois qu’il ne s’agit pas d’une recommandation,  mais plutôt d’un «conseil permissif». Aux États-Unis, les Centers for Disease Control and Prevention en ont fait une recommandation plus formelle.

Mais est-ce que ces mesures vont vraiment ralentir la propagation du virus, ou vont-elles plutôt inciter les commerces à admettre plus de gens à la fois et les clients à se côtoyer d’un peu plus près, ce qui pourrait au contraire faciliter sa transmission? Et est-ce que les masques vont être portés d’une manière qui diminue vraiment les risques de s’infecter ou d’infecter les autres? Pour l’instant, personne ne le sait, pas même dans les pays où on impose le port du masque. 

Le problème, c’est que même si cela semble aller de soi que mieux vaut porter un masque en tissu que rien du tout, on n’en a aucune preuve scientifique. Voilà pourquoi les autorités de santé publique avaient jusqu’à présent jugé que ce n’était pas une bonne mesure à mettre de l’avant. Mais face aux difficultés à faire respecter la distance physique dans certains lieux, comme à New York, sous la pression de la population de plus en plus anxieuse et au vu des nouvelles connaissances sur les modes de propagation du coronavirus, plusieurs ont réévalué la question.

La plupart des études existant sur les masques portent soit sur les masques chirurgicaux, dont on sait que le système de santé a un besoin vital, soit sur l’usage de masques en milieu hospitalier, où les risques de contamination sont beaucoup plus élevés que dans des commerces ou autres lieux publics, et où le personnel est formé. Porter un masque de manière efficace, ce n’est pas si évident, puisqu’il faut à la fois bien l’ajuster, ne jamais le toucher (pour le mettre, l’enlever ou le repositionner) sans avoir les mains parfaitement propres et s’assurer aussi que le masque n’est pas entré en contact avec un objet, ou une autre partie du corps (comme le cou ou le front), qui pourrait avoir été contaminé. Il faut aussi le garder propre et sec, de manière qu’il n’entrave pas la respiration et ne devienne pas un nid à microbes. 

Quelques études sur le port de masques en tissu dans la communauté ont aussi été réalisées dans l’éventualité d’une pandémie de grippe. Elles ont cependant été menées avec des petits groupes de personnes, en laboratoire, avec des nébuliseurs projetant de grandes quantités de micro-organismes dans l’air. Les cobayes ont eu à porter des masques neufs sur une courte période de temps et pour réaliser un nombre limité d’activités, après avoir appris à les manipuler correctement. 

Dans ce contexte, il semble clair qu’un masque en tissu maison peut retenir une partie des particules virales. Cela a notamment été démontré dans cette étude publiée en 2013 par des chercheurs britanniques sur un groupe de 21 personnes. Les chercheurs en avaient cependant conclu que le port du masque en tissu devrait être considéré comme une mesure de dernier recours uniquement pour protéger ceux qui sont en contact fréquent avec des porteurs symptomatiques. Le masque de tissu, selon leurs conclusions, n’arrête pas les aérosols pouvant éventuellement contenir des traces de virus, mais seulement les gouttelettes plus grosses émises lorsqu’une personne tousse ou éternue.

Une autre étude publiée en 2008, avec un groupe de 28 personnes, avait conclu que les masques en tissu filtrent bien les gouttelettes des autres, mais n’arrêtent à peu près pas les particules virales émises par la personne qui le porte. Les chercheurs étaient alors très prudents dans leurs conclusions, indiquant juste que «il ne peut être exclu» que la protection offerte par les masques en tissu puisse être suffisante pour avoir un impact sur la transmission d’un virus lors des premières vagues d’une pandémie. On est loin d’une certitude.

En 2015, le British Medical Journal avait publié une revue de littérature sur l’utilisation des masques dans la communauté, qui recensait essentiellement des études réalisées avec des masques chirurgicaux, souvent en combinaison avec d’autres interventions comme le lavage accru des mains. Même si les masques en tissu sont largement utilisés en Asie, peut-on y lire, on n’a pas de preuve clinique de leur efficacité.

Aucun chercheur n’a encore publié de compilation de l’ensemble de ces études pour déterminer si les masques en tissu ont une vraie chance d’être utiles dans le contexte actuel, alors qu’on applique déjà des mesures de distanciation physique et de lavage des mains accru. C’est normal, car cet exercice prend du temps.

C’est donc en faisant une revue de littérature «au jugé», et au vu des connaissances encore incomplètes sur les caractéristiques du coronavirus, que les experts de plusieurs pays estiment désormais que les masques en tissu pourraient peut-être quand même être (un peu) utiles. Il faudra cependant lancer rapidement des projets de recherche pour le vérifier. Pour l’instant, l’anxiété pousse de nombreuses personnes à vouloir à tout prix que l’on mette des masques. Le web regorge de conseils sur la manière de les fabriquer et de tests sur leur efficacité, mais rien de ceci ne constitue une preuve scientifique que cela fonctionne. D’ailleurs, il n’est pas exclu qu’au bout d’un certain temps, porter un masque soit plutôt considéré comme une corvée supplémentaire qui suscitera bien des hésitations. Espérons qu’à ce moment-là, on en saura un peu plus sur la réelle utilité de cette nouvelle contrainte...

La Capitale

Ancienne usine d’Anacolor: «Un point final» à l’achat par la Ville de Québec

Finalement. La saga de l’ancienne usine de peinture industrielle Anacolor du secteur Cap-Rouge tire à sa fin. La Ville de Québec a levé les dernières embûches à son achat pour un prix légèrement bonifié à 2,17 millions $, plus les taxes. La structure sera rasée.

Lundi, le conseil municipal a autorisé l’acquisition du bâtiment ainsi que sa destruction «au moment opportun», lit-on dans un document explicatif. «Les fonds requis pour la démolition feront l’objet d’une autorisation ultérieure.»

Que deviendra ensuite ce lot du 4290, rue Saint-Félix, près du parc Plage-Jacques-Cartier? L’administration de la capitale ne le sait pas, répond le porte-parole David O’Brien. «La Ville n’a pas encore déterminé de projet spécifique pour ce terrain, une réflexion est en cours.»

Le conseiller indépendant, Raymond Dion, a aussi soulevé la question durant le conseil municipal de lundi soir. «Est-ce qu’on peut savoir quel sera l’usage qui va être fait de ce terrain?»

La responsable de l’urbanisme et vice-présidente du comité exécutif, Marie-Josée Savard, ne pouvait s’avancer : «Pour l’instant, il n’y a pas de projet encore à cet endroit-là.» Même le moment de la démolition n’est pas fixé.

Mme Savard note cependant que le zonage a été modifié : des bâtiments résidentiels pourront y être érigés.

Délais administratifs

Pour l’heure, la Ville investit donc ses efforts à conclure la transaction afin de clore une fois pour toutes ce chapitre de l’histoire industrielle du quartier.

Les élus de la capitale avaient autorisé une première fois la transaction durant l’été 2018. Mais il y a eu quelques délais administratifs préalables à la signature de la cession.

À l’époque, l’immeuble était évalué à 1290 000 $ (dans le plus récent rôle, sa valeur est fixée à 1310 000$). La mairie avait offert 2100 000 $, plus les taxes, «sans garantie légale et aux risques et périls de la Ville», dixit un résumé de la décision.

Depuis, la Ville a constaté des «problématiques environnementales». Rien de grave, semble-t-il. David O’Brien note que les sols sont «légèrement» souillés. Le prix de vente a donc été baissé de 30 000 $.

Puis il a fallu négocier avec Vidéotron qui avait des installations sur le lot. «La Ville, le Groupe N.L (Anacolor) et Vidéotron sont parvenus à une entente afin de répartir également les frais liés au déplacement des infrastructures de Vidéotron présentes sur le site, pour ainsi libérer la servitude. Par conséquent, le nouveau prix de vente est désormais de 2170 000 $.»

La nouvelle décision des élus de Québec met-elle un terme à la saga? «[Elle] met un point final à l’acquisition du terrain et du bâtiment de l’ancienne usine d’Anacolor», indique David O’Brien.

Depuis 2012

Souvenons-nous que des citoyens du secteur se sont plaints durant des années des émanations odorantes de l’entreprise Anacolor spécialisée dans la peinture de structures métalliques. La Santé publique et le ministère de l’Environnement étaient intervenus afin de demander la réduction importante de la pollution atmosphérique.

Après moult rebondissements, l’entreprise a mis fin à ses activités à l’automne dernier, tel que convenu avec un groupe de citoyens dans le cadre du règlement à l’amiable d’un recours collectif.

Anacolor est aujourd’hui installée à Saint-Lambert-de-Lauzon.

COVID-19

[AU FRONT] Esther Laframboise, directrice en prévention du suicide: «On cultive l’espoir»

Partout, des travailleurs et travailleuses sont au front malgré l'arrêt d'un nombre incalculable d'activités sociales, culturelles, économiques. Les journaux de la Coopérative nationale de l’information indépendante publient une série de portraits de ceux pour qui il n’y a ni isolement à la maison ni télétravail. Ces héros du quotidien qui montent la garde dans nos vies chamboulées.

Le mot crise est intimement lié à la détresse. En cette période de pandémie, la directrice du Centre de prévention du suicide (CPS) de la Haute-Yamaska, Esther Laframboise, est en première ligne avec son équipe pour soutenir la population dans cette épreuve aux nombreuses ramifications, tant sur le plan personnel que professionnel. Dans ce tumulte, les collègues ont également dû se serrer les coudes pour garder le cap.

Musique

Le coronavirus emporte l’auteur-compositeur-interprète John Prine

John Prine, le populaire auteur-compositeur-interprète qui a exploré les thèmes du chagrin, de l’indignité et des absurdités de la vie quotidienne dans Angel from Montgomery, Sam Stone, Hello in there et des dizaines d’autres chansons marquantes, est décédé mardi à l’âge de 73 ans.

Sa famille a annoncé qu’il est mort après des complications provoquées par la COVID-19; il est décédé au Vanderbilt University Medical Center à Nashville au Tennessee.

Son épouse Fiona a déclaré le mois dernier qu’elle avait été testée positive à la COVID-19 et qu’elle s’est rétablie depuis, mais son mari a été hospitalisé le 26 mars pour des symptômes liés au coronavirus.

Il a été mis sous ventilateur et il est resté dans l’unité des soins intensifs pendant plusieurs jours.

Gagnant d’un Grammy saluant l’ensemble de sa carrière plus tôt cette année, John Prine était considéré par plusieurs de ses pairs comme un virtuose.

Sa créativité, son sens du détail et son humour vif et surréaliste lui ont valu la plus grande admiration des critiques, mais aussi de pairs tels que Bob Dylan et Kris Kristofferson, et de vedettes plus jeunes comme Jason Isbell et Kacey Musgraves, qui ont même nommé une chanson en son honneur.

Monde

Pédophilie: le cardinal Pell libéré

LARA — Le cardinal George Pell, naguère l’un des prélats les plus puissants du Vatican, est sorti mardi de la prison australienne où il était détenu depuis un an, et le Saint-Siège s’est félicité de son acquittement au bénéfice du doute par la plus haute juridiction d’Australie dans une retentissante affaire de pédophilie.

Le Vatican s’est félicité du «verdict unanime prononcé par la Haute Cour à l’égard du cardinal George Pell, qui le blanchit de toutes les accusations d’agressions sur mineurs», dans un communiqué. Plus tôt dans la matinée, le pape François avait appelé à prier pour ceux «qui souffrent pour un jugement injuste», sans nommer le cardinal Pell.

L’ex-secrétaire à l’Économie du Saint-Siège, âgé de 78 ans, avait été condamné en mars 2019 à six ans d’incarcération pour des viol et agressions sexuelles sur deux enfants de chœur en 1996 et 1997 dans la cathédrale Saint-Patrick de Melbourne (sud-est) dont il était l’archevêque.

Sa condamnation, confirmée en appel en août, a été finalement cassée mardi par la haute cour d’Australie qui l’a acquitté de cinq chefs d’accusation de violences sexuelles, au bénéfice du doute.

M. Pell, qui a toujours clamé son innocence, a quitté dans la foulée la prison de Barwon, près de Melbourne, où il était détenu depuis plus d’un an et affirmé dans un communiqué que cet arrêt permettait de réparer «une grave injustice».

Le jugement de culpabilité rendu en première instance en décembre 2018 à Melbourne avait été conforté l’été dernier par la Cour suprême de l’État de Victoria (sud-est), tout en étant alors déjà fragilisé puisque cette juridiction d’appel n’était pas unanime.

Deux magistrats avaient voté la culpabilité de l’ancien archevêque, mais le troisième avait donné raison au prélat.

Crédibilité du plaignant

Mardi, les sept juges de la haute cour, plus haute juridiction du pays, ont été unanimes pour estimer que la Cour suprême de Victoria avait «omis de se pencher sur la question de savoir s’il restait une possibilité raisonnable que l’infraction n’ait pas été commise», en mettant ainsi en avant le principe fondamental du «doute raisonnable» qui doit bénéficier à l’accusé.

Si elle solde le volet pénal d’une affaire très ancienne, cette décision ne libère pas le cardinal du risque de poursuites au civil.

Le père d’un des deux enfants de chœur, qui est décédé en 2014 d’une overdose sans jamais avoir fait état d’une éventuelle agression, projette en effet de lancer des demandes de dédommagements.

L’affaire opposait donc le deuxième enfant de chœur aujourd’hui trentenaire à M. Pell, un homme qui a participé à l’élection de deux papes, qui a été un des proches conseillers du pape François et qui a même été impliqué dans la réponse de l’Église face aux scandales de pédophilie. Le procès tournait donc essentiellement autour de la crédibilité du témoignage du plaignant.

COVID-19

Buzz Lightyear dans une ville de Québec déserte

Pour nous faire sourire un peu en cette période de confinement, notre photographe Patrice Laroche s’est amusé à simuler une expédition spatiale du célèbre Buzz Lightyear à Québec, en pleine épidémie de la COVID-19.

Quelle impression aurait un extraterrestre en débarquant dans notre capitale déserte? s’est demandé Patrice. Heureux hasard, son fils de 2 ans avait en main la figurine d’Histoire de jouets. 

Dans la série de photos, Buzz se pose notamment à la Place D’Youville et confirme à son «astro-base» : «il n’y a aucune vie sur cette planète». Selon la rumeur, l’astronaute se déplace maintenant vers Gatineau, où nos collègues du Droit sont à l’affût... 

Monde

Les angoisses de l’accouchement multipliées par la pandémie

MADRID — Ainhoa Martinez Garcia attend des jumeaux et, en pleine pandémie, se doute qu’il n’est pas prudent de continuer tous les jours à servir la clientèle de sa boutique de thé des environs de Madrid.

Tout le commerce non alimentaire a fermé ses portes depuis trois semaines pour freiner la contagion du nouveau coronavirus, qui a tué plus de 13 000 personnes en Espagne.

Ainhoa, 36 ans, n’a pas d’autre choix que de travailler pour gagner sa vie. Mais ce qui l’effraie vraiment, c’est d’aller faire l’échographie des 20 semaines de grossesse dans un hôpital débordé par l’afflux massif de patients atteints de la COVID-19.

«On m’a dit que l’examen des 20 semaines est très très important, et c’est ma première grossesse, mais je ne veux pas prendre de risque», dit-elle.

«Et si j’y vais avec mon mari et que la police nous arrête?», s’interroge-t-elle alors qu’elle est censée s’y rendre seule à cause des mesures de confinement.

«Nous ferions perdre son temps à un policier et, au bout du compte, c’est peut-être lui qui est infecté... c’est fou», lâche-t-elle.

En Espagne, les autorités verbalisent ceux qui bravent l’interdiction de sortir si ce n’est pour acheter de la nourriture, des médicaments ou en cas d’urgence médicale.

La pandémie meurtrière a provoqué une poussée d’anxiété chez les femmes enceintes à travers le monde et soulevé une multitude de questions qui, pour la plupart, restent sans réponse.

«Cela ne devrait pas être aussi effrayant d’aller faire une échographie, c’est censé être enthousiasmant», dit Sophie Hayes, une future maman qui vient de passer l’examen des 20 semaines dans un hôpital de Luton, près de Londres.

Un cauchemar devenu réalité 

Bien les hôpitaux britanniques ne soient pas soumis à la même pression que ceux d’Espagne, l’ambiance à la clinique où elle a fait son échographie était tendue, elle y a vécu une expérience «inquiétante».

«Aller toute seule à un endroit où ne sait pas si on va côtoyer des gens qui ont peut-être contracté ce virus... c’est très très troublant», poursuit Sophie qui attend son premier bébé à 25 ans.

«Pour ma part, je serais terrifiée d’apprendre que je suis positive, car une femme enceinte doit être aussi forte et en aussi bonne santé que possible», ajoute-t-elle.

Pour Vanessa Muro, ce cauchemar est devenu réalité quelques jours avant qu’elle n’accouche dans un hôpital de Madrid, la région d’Espagne la plus durement frappée par le virus, avec plus de 5.000 morts et un système sanitaire au bord de la rupture.

«J’avais vraiment peur de l’avoir transmis à mon bébé», se souvient-elle.

Elle a été prise en charge sur le champ par des médecins en combinaison de protection intégrale, car «ils voulaient que le bébé sorte le plus vite possible pour voir s’il avait été infecté», raconte-t-elle. Le petit garçon a testé négatif.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne sait toujours pas si une mère peut transmettre la maladie à son bébé bien que pu le moment on n’a trouvé aucune trace du virus dans le liquide amniotique ni dans le lait maternel.

Pour ces femmes, la peur joue un rôle important, explique Maria Jesus Garcia Diaz, sage-femme dans une clinique de la capitale espagnole.

«Elles sont inquiètes pour elles, mais surtout pour leur bébé. L’incertitude est une grande source de stress», dit-elle.

Monde

Coronavirus: près de 2000 morts aux États-Unis en 24 heures [PHOTOS]

WASHINGTON — Le coronavirus continue de faire des ravages aux États-Unis, qui ont enregistré près de 2000 morts supplémentaires au cours des dernières 24 heures, pire bilan journalier dans le monde depuis le début de la pandémie partie de la ville chinoise de Wuhan, où la vie reprend lentement ses droits.

Avec cette progression record, la première puissance mondiale se rapproche un peu plus des deux pays les plus endeuillés jusqu’ici, Italie et Espagne.

«Je sais pertinemment que certains pays très peuplés ont beaucoup plus de cas que nous, mais qu’ils ne les déclarent pas», s’est défendu mardi Donald Trump, mettant en avant le grand nombre de tests effectués aux États-Unis.

Le président américain a aussi menacé de suspendre le financement de son pays à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), trop proche à ses yeux de Pékin. «Tout semble très favorable à la Chine [...] Ils ont eu tort sur beaucoup de choses», a-t-il lancé.

À Londres, le premier ministre Boris Johnson passait sa troisième nuit à l’hôpital. Dans un état stable, il était toujours dans une unité de soins intensifs, mais conscient et sans respirateur artificiel.

On s’approche dans le monde des 100 000 morts, avec plus de 80 000 recensés mardi par l’AFP. Mais ce comptage, à partir de sources officielles, est en-dessous de la réalité, puisque de nombreux morts hors des hôpitaux ne sont ni testés, ni comptabilisés, par exemple aux États-Unis, où les règles varient d’une juridiction à une autre.