Éducation

Fin du programme régulier à Cardinal-Roy: le début d’un «grand pèlerinage»

La commission scolaire de la Capitale entame un «grand pèlerinage» pour faire valoir son projet d’une école entièrement dédiée au programme sport-art-études à l’école secondaire Cardinal-Roy, qui exclurait les élèves du secteur général et ceux d’adaptation scolaire.

Une première rencontre a eu lieu mercredi soir lors de l’assemblée générale des parents et du conseil d’établissement de Cardinal-Roy, à laquelle une quarantaine de personnes ont assisté. Si plusieurs questions ont été posées, l’heure était avant tout à l’écoute.

Mireille Dion, directrice générale adjointe aux affaires éducatives à la commission scolaire (CS) de la Capitale, a présenté, nombreux chiffres à l’appui, en quoi l’école publique gagnerait à ne desservir que la clientèle du sport-art-études, qui représente 85 % des élèves inscrits. Pour l’année scolaire 2018-2019, l’école compte 854 élèves sur une capacité fonctionnelle d’accueil de 980. «Déjà à 850-875 élèves, on commence à être à l’étroit», signale Mme Dion. Selon les prévisions de la commission scolaire, la capacité maximale serait atteinte à partir de 2021.

Pour faire davantage de place aux élèves du sport-art-études — «au-delà de 100 élèves admissibles ont été refusés l’an dernier», note Mme Dion — la CS de la Capitale souhaite «redéployer» les élèves du territoire de Cardinal-­Roy vers d’autres écoles du centre-ville, tel que le révélait Le Soleil dimanche. Ainsi, les élèves des écoles primaires des Berges, Marguerite-­Bourgeoys et Sacré-Cœur poursuivraient leur cheminement général aux écoles secondaires de la Cité (premier cycle), Jean-de-Brébeuf et Vanier, où il y a davantage de capacité d’accueil. Ces écoles comptent aussi des classes en adaptation scolaire, souligne Mireille Dion.

La CS fait valoir le faible nombre d’élèves qui s’inscrivent au «régulier» à Cardinal-Roy, qui offre seulement le premier cycle : pour la rentrée scolaire 2018 en secondaire 1, sept proviennent de l’école Marguerite-Bourgeoys, aucun de Sacré-Coeur, et 16 de l’école des Berges.

Pourquoi ne pas simplement agrandir? a-t-on demandé dans l’assistance. «Les critères du ministère [de l’Éducation] sont très stricts pour permettre un agrandissement, et l’école [Cardinal-Roy] ne les rencontre pas», a répondu Mme Dion.

Préoccupations

Certaines personnes ont fait part de leurs préoccupations quant au redéploiement des élèves. «Au départ, une école publique, c’est fait pour desservir le bassin du secteur», a souligné une dame, qui se questionnait sur l’augmentation du temps de déplacement des jeunes vers les autres écoles. Un jeune homme qui a fait son cheminement en adaptation scolaire a aussi soulevé ce point, signalant que «c’est déjà un fardeau de se rendre à l’école, alors ça ajoute un obstacle si c’est plus loin».

«Vraie consultation»

La péquiste Agnès Maltais, députée sortante dans Taschereau, a souligné l’importance «que les gens d’ici aient accès aux écoles d’ici, à des écoles de proximité». «Il faut être très attentif à ne pas déshabiller un quartier», a-t-elle ajouté, précisant au Soleil s’être fait interpeller sur la question par des citoyens au cours des derniers jours. Elle s’est cependant dite «rassurée» par la «vraie consultation» que met en place la commission scolaire.

Au cours des prochaines semaines, la CS de la Capitale entame un «grand pèlerinage», indique Mireille Dion, qui se rendra d’abord aux assemblées des écoles primaires du bassin de Cardinal-Roy avant une séance publique d’information le 3 octobre à l’école secondaire. Une assemblée publique de consultation aura lieu le 30 octobre, toujours à Cardinal-Roy. Toute personne ou tout organisme souhaitant participer doit adresser une demande avant le 10 octobre auprès du Secrétariat général de la CS de la Capitale.

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Monde

L'odyssée d'un Vénézuélien paraplégique, en quête de soins en Colombie

PAMPLONA — Les pneus de son fauteuil roulant sont en piteux état. Mais José Agustin Lopez espère qu'ils vont résister encore 500 km, jusqu'à Bogota où il devrait obtenir les soins et les médicaments devenus introuvables dans son pays, le Venezuela.

Son fils Jefferson Alexis le pousse dans les rudes côtes des montagnes colombiennes, puis retient le fauteuil dans les descentes tout aussi abruptes. Le froid mordant et la chaleur exténuante, qui alternent selon la topographie et l'altitude, rendent le voyage encore plus dur.

Politique

De multiples violations de droits au G7

Les mesures de sécurité entourant la réunion du G7 dans Charlevoix, en juin dernier, ont donné lieu à de multiples violations des droits de la personne et les chefs des partis politiques en campagne sont invités à réaffirmer avec fermeté leur volonté de garantir le droit de manifester.

Le rapport de la mission d’observation du G7 menée par la Ligue des droits et libertés et Amnistie internationale, rendu public mercredi, dresse un constat accablant des mesures de sécurité et de leur effet délétère sur les droits et libertés des citoyens.

Geneviève Paul, porte-parole d’Amnistie internationale, est catégorique : les autorités tant politiques que policières «n’ont pas respecté leurs obligations de protéger et garantir l’exercice de la liberté d’expression et de réunion pacifique, qui comprend le droit de manifester».

«Climat de peur et d’intimidation»

Ainsi, les observateurs notent qu’avant même la tenue du sommet, un «climat de peur et d’intimidation» s’est installé en raison notamment des déclarations du premier ministre Philippe Couillard et de l’annonce de mesures de sécurité colossales, incluant la construction d’un centre de détention qui n’a jamais servi.

«On a même recommandé aux gens de fermer l’air conditionné dans la maison en cas d’épandage de gaz lacrymogène ou de se terrer chez eux», a déploré Mme Paul.

Ce climat a eu «un effet dissuasif» qui a vraisemblablement contribué au fait que les manifestants ont été peu nombreux.

Une fois le sommet amorcé, «les manifestants — pacifiques, il faut le rappeler — se sont retrouvés face à un dispositif policier complètement disproportionné, excessif, injustifié», a-t-elle poursuivi.

Arrestations arbitraires

La mission a documenté une série de violations de droits tout au long de l’événement.

Les quelque 45 observateurs ont ainsi témoigné d’arrestations qu’ils estiment arbitraires et souvent accompagnées d’un recours à la force «totalement injustifié» auprès de personnes qui n’offraient aucune résistance, suivies d’accusations qui n’étaient pas reliées aux motifs d’arrestation.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) est d’ailleurs sévèrement critiqué pour ces mises en accusation et plus encore pour avoir permis des durées de détention prolongées jusqu’à 60 heures et de s’être opposé à des remises en liberté en attendant la comparution.

Aussi, plusieurs personnes détenues n’ont pu communiquer avec un avocat avant leur comparution.

«Le droit à l’assistance et à la représentation effective et adéquate par avocat a été violé et, évidemment que ça compromet le droit à une défense pleine et entière et le droit à un procès juste et équitable», a noté la porte-parole de la Ligue des droits et libertés, Nicole Filion.

Atteintes à la liberté de presse

Mme Filion a aussi fait état d’atteintes à la liberté de presse.

«Nous avons été témoins du fait que des journalistes ont été pris pour cible par les forces de l’ordre. Des armes ont été pointées directement vers certains d’entre eux; un canon sonore a été utilisé à proximité et même en direction d’un journaliste; certains ont été bousculés à quelques reprises par des policiers et une journaliste a été menacée d’être arrêtée pour entrave», a-t-elle dit.

On parle également de fouilles et de contrôles d’identité abusifs de manifestants, notant que pour procéder à des fouilles, les policiers doivent avoir des motifs raisonnables de croire à une menace à la sécurité, alors que ce n’était pas le cas.

Appel aux politiciens

Amnistie internationale et la Ligue des droits et libertés s’inquiètent du fait que tous les groupes et comités créés pour encadrer et surveiller les mesures de sécurité ont reconnu que les manifestations étaient pacifiques, mais que tant le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, que le groupe de sécurité intégrée qui regroupait les différents corps policiers et les Forces armées canadiennes ont dressé un bilan positif des mesures de sécurité, malgré tous les abus.

«Il faut cesser d’associer manifestation et danger et plutôt valoriser, encourager, soutenir l’exercice de la liberté d’expression comme un droit fondamental et un élément essentiel à toute société démocratique», a martelé Mme Paul.

Les deux organismes réclament des chefs de parti qu’ils se prononcent sur les conclusions de leur rapport et qu’ils expliquent publiquement comment leurs partis entendent protéger et garantir l’exercice du droit de manifester.

Élections 2018

Immigration: la CAQ priorise Québec et Chaudière-Appalaches

Parce qu’elles sont aux prises avec un grand problème de main-d’œuvre, la Coalition avenir Québec (CAQ) donnera la priorité aux régions de Québec et de Chaudière-Appalaches en immigration.

Geneviève Guilbault, candidate caquiste dans Louis-Hébert, a expliqué mercredi que si la CAQ est élue, les entreprises de ces régions devraient voir les candidats étrangers qu’elles ont ciblés arriver plus vite chez elles qu’ailleurs au Québec.

Questionnée sur la demande du maire de Québec Régis Labeaume, qui exige que sa ville reçoive davantage d’immigrants, Mme Guilbault a référé les journalistes à un engagement que son parti a pris dans sa plate-forme régionale présentée le 8 septembre, mais qui est passé inaperçu. 

«La CAQ a l’intention de mettre en place un projet qui va prioriser le traitement des dossiers des travailleurs immigrants qui ont un contrat de travail avec un employeur, une promesse d’embauche», a-t-elle soutenu. 

Seules les régions de Québec et de Chaudière-Appalaches profiteront de ce projet-pilote au départ, ajoute Mme Guilbault. Son gouvernement s’attaquera aux «embûches administratives» qui empêchent les immigrants d’arriver rapidement. Ceux qui veulent travailler à Québec ou en Chaudière-Appalaches verront le traitement de leur dossier «priorisé ou accéléré». «C’est une mesure très importante de notre plate-forme régionale.»

Partout au Québec

Après une période de temps non déterminée, ce projet-pilote de traitement accéléré des dossiers serait étendu à tout le monde. «L’objectif, c’est de le faire avec toutes les régions du Québec», indique Mme Guilbault. 

«On est très conscients que toutes les régions du Québec sont aux prises avec de la pénurie de main-d’œuvre. Ce n’est pas exclusif à la Capitale-Nationale ou à Chaudière-Appalaches.» Mais la candidate dit croire que «la manière responsable d’amener un nouveau projet, c’est de le tester au minimum sur, disons, un échantillon représentatif». C’est pourquoi ces deux régions ont été choisies. 

La candidate caquiste n’était pas en mesure d’expliquer de façon précise comment son gouvernement s’y prendrait pour accélérer le traitement des demandes d’immigration. À l’heure actuelle, des milliers de dossiers sont bloqués, en attente d’une réponse du gouvernement fédéral. 

Mme Guilbault a soutenu que les régions de Québec et de Chaudière-Appalaches recevront davantage d’immigrants sous un gouvernement caquiste, même si le nombre d’immigrants total d’immigrants que la province recevra sera réduit. «Oui, on en prend temporairement moins, mais on va mieux les accueillir.»

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Élections 2018

Circonscription de Montmorency: deux Jean-François Simard, deux visions

Ils portent le même nom et sont tous deux candidats dans Montmorency. Jean-François Simard est en faveur d’un troisième lien à l’est alors que Jean-François Simard est contre. L’un se présente pour la Coalition avenir Québec (CAQ) après avoir porté les couleurs du Parti québécois (PQ), alors que l’autre se présente comme indépendant après avoir approché en vain la CAQ.

Jean-François Simard, le candidat indépendant, assure qu’il n’a pas déposé sa candidature pour méprendre les électeurs et nuire au candidat de la CAQ (on se souviendra que René Lévesque, candidat libéral dans Laurier en 1960, n’avait gagné cette élection que par 129 voix, alors qu’un autre candidat du même nom, inscrit comme «artiste et libéral indépendant», apparaissait sur le même bulletin). 

«Je suis conscient que ça peut créer de la confusion, mais c’est vraiment un hasard. On pourrait enquêter sur moi, je serais très à l’aise», dit celui qui travaille actuellement comme répartiteur au 9-1-1 à Québec et qui a «toujours eu un intérêt pour la politique».

Jean-François Simard, qui est officiellement dans la course dans Montmorency depuis le 5 septembre, ne cache pas avoir déjà été «près des idées de l’Action démocratique du Québec [ADQ], puis de la CAQ». «J’aurais aimé ça [me présenter pour la CAQ], mais ils ne m’ont jamais rappelé», avoue-t-il, candide.

Monde

Washington prêt à reprendre les négos avec la Corée du Nord

WASHINGTON — Les États-Unis ont salué mercredi les «engagements importants» pris par la Corée du Nord lors du sommet intercoréen de Pyongyang, et se sont dits prêts à reprendre les négociations «immédiatement» en vue d’une «dénucléarisation rapide» qui devra s’achever «d’ici janvier 2021».

Dans un communiqué, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a affirmé avoir «invité ce matin» son homologue nord-coréen Ri Yong Ho à le rencontrer «la semaine prochaine à New York» en marge de l’Assemblée générale annuelle de l’ONU.

«Les États-Unis félicitent le président Moon Jae-in et le président Kim Jong Un pour l’issue positive de leur sommet à Pyongyang», a-t-il déclaré, saluant le fait que les dirigeants sud-coréen et nord-coréen aient «réaffirmé» l’engagement en faveur d’une «dénucléarisation complète de la péninsule coréenne».

Il a particulièrement applaudi la décision nord-coréenne de «compléter le démantèlement déjà annoncé du site de Tongchang-ri», dédié aux tests de moteurs de missiles, «en présence d’inspecteurs américains et internationaux», ainsi que la proposition d’un «démantèlement permanent de toutes les installations à Yongbyon en présence d’inspecteurs américains et de l’Agence internationale de l’énergie atomique».

Kim Jong Un s’est dit prêt à fermer ce complexe nucléaire, mais à condition que Washington prenne «des mesures correspondantes», auxquelles Mike Pompeo ne fait pas allusion dans son communiqué.

«Sur la base de ces engagements importants», qui sont des pas «vers la dénucléarisation définitive et entièrement vérifiée» souhaitée par les États-Unis, ces derniers «sont prêts à reprendre immédiatement des négociations pour transformer les relations» entre les deux pays, a annoncé le chef de la diplomatie américaine.

Au point mort

Ces négociations étaient au point mort après le sommet historique de juin entre Donald Trump et Kim Jong Un, au cours duquel le dirigeant nord-coréen avait réitéré un engagement ancien et vague en faveur de la «dénucléarisation complète de la péninsule coréenne», mais sans modalités ni calendrier.

Outre la possible rencontre entre les deux ministres des Affaires étrangères la semaine prochaine, l’administration Trump a aussi «invité des représentants nord-coréens à rencontrer» le représentant spécial des États-Unis pour la Corée du Nord, Stephen Biegun, à Vienne «à la première occasion».

«Cela donnera le coup d’envoi aux négociations pour transformer les relations entre les États-Unis et la Corée du Nord à travers le processus de dénucléarisation rapide de la Corée du Nord, qui doit s’achever d’ici janvier 2021», soit avant la fin du mandat de Donald Trump, a estimé Mike Pompeo, assurant que le numéro un de Pyongyang partage ce calendrier.

Cela doit aussi permettre de «construire un régime de paix stable et durable sur la péninsule coréenne», a-t-il ajouté, sans préciser si Washington est prêt à conclure rapidement une déclaration ou un traité de paix pour mettre fin formellement à la guerre de Corée, qui ne s’est achevée en 1953 que par un simple armistice.

Monde

Ouragan Florence: Trump rencontre les sinistrés

CONWAY — Le président américain Donald Trump a rencontré mercredi les sinistrés des régions sud-est des États-Unis ravagées par l’ouragan Florence, promettant toute l’aide fédérale nécessaire alors que la décrue se fait attendre.

«Washington est avec vous, Trump est avec vous, nous sommes tous avec vous à 100 %», a-t-il affirmé aux élus locaux à Conway, en Caroline du Sud.

«On se prépare tous pour que beaucoup d’argent soit envoyé dans la région», avait auparavant dit M. Trump sur la base des Marines de Cherry Point, en Caroline du Nord.

Le président avait troqué son traditionnel costume-cravate pour un pantalon beige, une chemise blanche au col déboutonné et un blouson noir.

Le magnat de l’immobilier a profité de sa visite pour demander des nouvelles de la région du lac Norman, près de Charlotte, où il possède un parcours de golf. «J’adore cette région, je ne peux pas vous dire pourquoi, mais j’adore cette région», a-t-il dit à un responsable local qui lui disait que la zone n’avait pas été touchée.

La Caroline du Nord, la Caroline du Sud et la Virginie ont été frappées par Florence, qui a dévasté de nombreuses zones et provoqué des inondations historiques, alors que certaines rivières n’ont pas encore atteint leur pic de crue. Les dégâts pourraient atteindre des milliards de dollars.

L’ouragan a fait 37 morts, dont plusieurs enfants, selon un décompte officiel encore provisoire.

«Nous n’oublierons jamais vos morts, nous serons toujours à vos côtés», a affirmé le président en s’adressant aux familles de victimes.

Un des plus puissants

Florence est «l’un des ouragans les plus puissants et dévastateurs ayant frappé le pays», a rappelé M. Trump, saluant le travail de plus de 20 000 personnels fédéraux et militaires, ainsi que les volontaires qui ont participé aux opérations de secours.

Le président américain s’est également rendu à New Bern (Caroline du Nord), une ville côtière en partie inondée par la crue de la rivière Neuse, où il a participé à une distribution de nourriture.

Il a rassuré le propriétaire, qui lui expliquait que son assurance refusait de payer les dégâts. «On va trouver» une solution, a-t-il affirmé.

Alors que le soleil était revenu sur le sud-est du pays, les autorités ont souligné que le danger n’était pas encore écarté.

«Malheureusement, les inondations dans certaines zones vont se poursuivre pendant plusieurs jours», a prévenu le service météorologique américain sur Twitter.

Le département des transports de Caroline du Nord a indiqué mercredi que plus de mille routes restaient fermées à cause des inondations.

Actualités

Deux suspects recherchés pour enlèvement

Une adolescente a eu toute une frousse, mercredi, après avoir été victime d’une tentative d’enlèvement. Si la jeune fille a été retrouvée saine et sauve à Sutton, ses ravisseurs, eux, sont toujours au large.

La Sûreté du Québec recherche activement deux individus qui auraient été impliqués dans la disparition d’une adolescente, signalée plus tôt dans la journée. L’enquête laisse croire que celle-ci aurait été enlevée dans le but d’exiger une rançon à un employé d’une institution bancaire.

Monde

Le Mexique commémore deux séismes meurtriers

MEXICO — Messes, exercice géant de simulation et manifestations : le Mexique a commémoré mercredi deux séismes meurtriers, l'un dans lequel 369 personnes ont péri l'an dernier, et l'autre qui a fait plus de 10 000 morts, à la même date, en 1985.

La journée du «19S», pour 19 septembre, a débuté, comme c'est le cas depuis plus de 30 ans, au cœur de la capitale Mexico.

Justice et faits divers

Un multirécidiviste de l’alcool au volant arrêté une cinquième fois

Un multirécidiviste de l’alcool au volant qui avait encore son permis de conduire a été arrêté de nouveau, mercredi matin. 

Vers 8h, des policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont intercepté un automobiliste qui circulait à 125 km/h dans une zone 70 km/h sur le boulevard Sainte-Anne, à Sainte-Anne-de-Beaupré.

Lors de l’interception, les patrouilleurs ont constaté que le conducteur avait les capacités affaiblies par l’alcool. Il a été arrêté et amené au poste de la MRC de La Côte-de-Beaupré, où il a échoué l’alcootest.

Après vérification, les policiers ont constaté que le conducteur, un résidant de Beaupré âgé de 44 ans, avait déjà été condamné à quatre reprises pour alcool au volant dans le passé.

Son véhicule a été saisi et il a reçu un constat d’infraction pour grand excès de vitesse au montant de 869 $ et 10 points d’inaptitude.

La SQ n’était pas en mesure, mercredi, de préciser à quels types de contraintes de conduite le conducteur était soumis. 

Malgré ses quatre infractions pour alcool au volant, le conducteur possédait toujours un permis de conduire. «Ça suppose que sa dernière condamnation remonte à quelques années», note l’avocat criminaliste Alain Dumas. 

Selon le Code de la sécurité routière, la période de référence pour le calcul de la récidive est de 10 ans. Normalement, la durée pendant laquelle un automobiliste n’a plus le droit de conduire augmente avec le nombre d’infractions. Après une troisième infraction, le permis est révoqué et il est impossible d’en obtenir un nouveau pendant cinq ans. 

L’antidémarreur éthylométrique devient également obligatoire à vie, mais l’appareil peut être sujet à des contournements. Un conducteur fautif peut demander à un juge de se départir de l’éthylomètre après 10 ans, s’il n’a pas cumulé plus de deux condamnations.

Les récidivistes ne sont pas rares en matière d’alcool au volant. Chaque année, ils représentent environ 16 % des contrevenants.