La Capitale

Des religieuses demandent le droit d'exhumer 601 corps dans Beauport

Ce n’est pas tous les jours qu’un juge se fait demander la permission de déterrer 601 cadavres.

La congrégation des Soeurs servantes du Saint-Coeur de Marie a présenté une requête jeudi au palais de justice de Québec afin de pouvoir exhumer les restes humains et cendres de 601 personnes, principalement des religieuses, enterrées entre 1941 et 2016 dans le cimetière et l’ossuaire de la communauté, dans Beauport. Les autres défuntes sont des dames qui avaient choisi de vivre dans la communauté.

Les dépouilles, cendres et ossements seront ensuite inhumés à nouveau dans un lot du cimetière Saint-Charles.

Les Soeurs servantes du Saint-Coeur de Marie ont vendu leur propriété. Le terrain du cimetière sera utilisé à d’autres fins par l’acquéreur.

Les actuelles religieuses déménageront dans une résidence sur le site des Jardins d’Évangéline dans Beauport.

Tous les noms

L’avocat de la congrégation a présenté au juge Pierre Ouellet de la Cour supérieure une liste exhaustive des noms des 601 personnes à déplacer avec leur date de naissance et d’inhumation.

Soeur Gilberte Laflamme, l’économe provinciale, a fait une inspection des archives de la congrégation. Elle est en mesure d’assurer au tribunal qu’aucune des 601 personnes n’est décédée d’une des maladies contagieuses énoncées à la Loi sur les inhumations et les exhumations. 

L’article 8 de cette loi provinciale stipule que «le cadavre d’aucune personne décédée de choléra asiatique, de typhus, de variole, de diphtérie, de fièvre scarlatine, de rougeole ou de la morve ne peut être inhumé dans une église ou chapelle, ni déposé dans un charnier public».

Travaux jusqu’en 2020

Avant de se présenter à la cour, la congrégation avait obtenu l’aval du diocèse de Québec pour procéder à l’exhumation et au déplacement des restes humains.

Si la Cour supérieure accorde la requête, une compagnie de services funéraires commencera les travaux en septembre 2018. En raison du très grand nombre de dépouilles, les travaux pourraient se poursuivre jusqu’en 2020.

Soulignant le caractère sacré des cimetières, le juge Pierre Ouellet a pris la cause en délibéré et rendra jugement d’ici quelques jours. «Que ces gens-là continuent de reposer en paix!», a souhaité le juge.  

Justice et faits divers

Lévis: un couple arrêté dans une affaire de proxénétisme

La police de Lévis a procédé jeudi matin à l’arrestation d’un couple dans une affaire de proxénétisme. L’homme et la femme auraient incité une adolescente de 17 ans à se prostituer.

Christopher Gravel, 26 ans, et Victoria-Sarae Doddridge-Gagné, 18 ans, avaient été arrêtés une première fois le 4 mai pour menaces de mort après qu’une querelle ait éclaté entre eux et une jeune fille de 17 ans qu’ils hébergeaient.

Le couple avait ensuite été relâché. L’agent Maxime Pelletier de la police de Lévis indique cependant que l’enquête a suivi son cours puisqu’il avait été question de prostitution lors de la première arrestation.

L’adolescente était une amie de Doddridge-Gagné avec qui celle-ci avait repris contact récemment. La jeune fille, qui habitait avec son frère, a décidé  d’aller résider temporairement avec le couple au mois de mars.

Elle aurait alors eu des relations sexuelles avec Gravel à l’insu de Doddridge-Gagné. Gravel aurait ensuite demandé à l’adolescente de se prostituer pour avoir plus d’argent. Il aurait ensuite mis sa conjointe au courant du «plan» et celle-ci aurait pris des photos de la victime pour les placer dans des annonces sur Internet. 

L’adolescente aurait rencontré des clients à plus ou moins huit reprises entre le mois de mars et le 4 mai. Gravel lui aurait servi de chauffeur et elle devait lui remettre une partie de l’argent qui lui était versé par les clients.

C’est parce que la jeune femme voulait cesser de se prostituer et que le couple souhaitait qu’elle continue qu’une chicane aurait éclaté le 4 mai, amenant l’intervention de la police.

Gravel devait comparaître jeudi au palais de justice de Québec sous des accusations de harcèlement, menaces de mort, proxénétisme d’une mineure, avoir fait une publicité de services sexuels et avoir obtenu un avantage matériel provenant de la prostitution d’une mineure.

Quant à Doddridge-Gagné, elle a été libérée avec promesse de comparaître et pourrait faire face aux mêmes accusations que son conjoint sauf celle de proxénétisme d’une mineure.

Justice et faits divers

Un pyromane accusé d'avoir causé cinq incendies à Beauport

Un pyromane qui aurait sévi à cinq reprises entre le 19 et le 22 mai, causant notamment des «dégâts considérables» à une résidence unifamiliale de Beauport, a été arrêté par la police de Québec et accusé d’autant de chefs d’accusation d’incendie criminel.

Guy Sirois, 40 ans, a été arrêté par le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), mardi. Il a comparu mercredi au palais de justice de Québec et reviendra devant le juge le 25 mai. 

Dans la soirée du 19 mai, deux incendies ont été signalés au SPVQ, explique le porte-parole Etienne Doyon. «Un premier visait une résidence unifamiliale inoccupée située sur l’avenue des Cascades, et des dommages considérables ont été causés», ajoute-t-il dans un communiqué de presse.

«Un peu plus tard, un second incendie a requis l’intervention du Service de protection contre l’incendie de la Ville de Québec concernant un feu de cabanon, cette fois sur l’avenue Royale.»

Deux autres incendies auraient été causés par Sirois le lendemain, soit le 20 mai. Le premier sur une toile recouvrant un véhicule antique, non loin d’une résidence. Heureusement les flammes ne se sont pas propagées. «Puis un autre feu aurait été allumé dans une poubelle derrière une résidence de l’avenue Royale», toujours dans Beauport, énumère le SPVQ.

Le dernier acte reproché à Sirois s’est produit le 22 mai, jour de son arrestation. «Un cinquième incendie nous a été rapporté. Le feu aurait été allumé sur un patio derrière une résidence de l’avenue des Cascades. Le feu n’a pas nécessité l’intervention des pompiers et se serait éteint de lui-même», affirme Etienne Doyon.

Les enquêteurs du Module des crimes majeurs du SPVQ ont arrêté le suspect à son domicile mardi soir.

Actualités

Un dépliant à Plattsburgh incite les demandeurs d’asile à traverser au Canada

OTTAWA - Un dépliant circule aux États-Unis pour encourager les demandeurs d’asile à traverser la frontière au chemin Roxham, décrit comme «le passage irrégulier et non officiel» pour entrer au Canada.

Le feuillet d’une page porte le logo de Plattsburgh Cares, un organisme qui vient en aide aux réfugiés. Il détaille la marche à suivre pour les demandeurs d’asile qui souhaitent se rendre au Canada de façon irrégulière.

Les migrants y apprennent qu’ils auront besoin d’un taxi pour se rendre au chemin Roxham et que la course ne devrait pas leur coûter plus de 77,50 $.

Le dépliant leur recommande d’emporter tous leurs bagages avec eux puisqu’ils ne pourront traverser qu’une fois. Il explique que rendus au Canada, ils pourront faire une demande d’asile en vertu de la constitution canadienne.

Il donne des détails sur le processus, de l’arrestation par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) après la traversée irrégulière jusqu’à l’entrevue avec un fonctionnaire de l’immigration.

La preuve que la stratégie du gouvernement Trudeau pour gérer la crise est insuffisante, selon les conservateurs.

«Ils ont accéléré l’obtention des permis de travail, l’accès aux soins de santé, ils ont dit qu’ils allaient transférer les gens dans d’autres régions du pays, a énuméré la députée Michelle Rempel. Ils ont fait tout ce qui est possible pour donner des incitatifs aux gens pour qu’ils continuent de venir.»

La seule solution, à son avis, est de retourner les demandeurs d’asile aux États-Unis en appliquant l’Entente sur les tiers pays sûrs à l’ensemble de la frontière canado-américaine.

En vertu de cette entente, la plupart des personnes arrivant au Canada dans les aéroports et les postes frontaliers sont refoulées. Elles doivent plutôt faire leur demande de statut de réfugié aux États-Unis, le premier pays où elles ont mis le pied.

La ville de Plattsburgh où le dépliant circule est située à un peu moins de 50 kilomètres du chemin Roxham à Saint-Bernard-de-Lacolle où quelques milliers de demandeurs d’asile ont traversé depuis l’été dernier.

Au moment d’écrire ces lignes, l’organisme Plattsburgh Cares n’avait pas rappelé La Presse canadienne.

La Capitale

RTC: autobus à rabais pour les étudiants des cégeps de Limoilou et Sainte-Foy

Les étudiants des cégeps de Limoilou et de Sainte-Foy pourront se procurer dès l’hiver 2019 un laissez-passer à prix réduit pour la durée de leur session.

Cette offre est rendue possible grâce à la création d’un fonds de mobilité durable dans chaque cégep en collaboration avec leur association étudiante respective, à raison d’une cotisation par étudiant, par session. Le fonds du Cégep de Sainte-Foy pourrait s’élever entre 150 000 $ et 200 000 $ et celui de Limoilou, entre 100 000$ et 200 000 $.

Le partenariat avec le Réseau de transport de la capitale (RTC) est la première action posée en lien avec ce fonds. Ainsi, les étudiants pourront se procurer pour 155 $ un laissez-passer valide 17 semaines consécutives, soit la durée d’une session.

Le conseiller Rémy Normand, président du RTC, se réjouit de l’entente. «Ça introduit de la souplesse dans l’offre du RTC. Les étudiants bénéficient maintenant d’un avantage financier qu’ils n’avaient pas avec l’achat d’un laissez-passer annuel parce que l’été plusieurs ne sont plus là.»

Il invite maintenant toute autre institution intéressée à joindre le réseau de transport pour discuter des possibilités d’entente du même genre. «L’important, c’est d’avoir des solutions adaptées. Si d’autres veulent faciliter la mobilité durable dans leur organisation, qu’ils nous contactent. Je pense ici à tout générateur de déplacements comme les hôpitaux ou de grosses entreprises comme les compagnies d’assurances.»

«Nous souhaitions faire notre part en matière de mobilité durable, de transport collectif et de transport actif depuis plusieurs années et nous avons, à plusieurs occasions, posé des gestes à plus petite échelle. Nous sommes heureux de pouvoir donner une toute nouvelle envergure à cette volonté (...)», a pour sa part expliqué la directrice générale du Cégep de Sainte-Foy, Carole Lavoie. 

Louis Grou, directeur général du Cégep Limoilou, a ajouté qu’«à terme, cette collaboration intercégeps est des plus bénéfiques pour l’ensemble de la communauté. Elle nous permet de faciliter l’utilisation du transport en commun pour nos étudiants en le rendant plus accessible, et de diminuer par la même occasion la circulation automobile (...)»

Jean-François Cliche

Glyphosate : du labo à l'étang

BLOGUE / Petite devinette : si on teste une molécule sur des grenouilles en laboratoire et qu'elle s'avère toxique pour les batraciens, qu'arrivera-t-il si l'on contamine des étangs avec la même substance ?

À vue de nez, la réponse semble évidente : les grenouilles de cet étang vont mourir, ou du moins en souffrir, puisque c'est ce qui a été observé en laboratoire. Et pour tout dire, c'est LA chose la plus raisonnable à présumer dans un tel cas, et par une sacrée marge. Quand on observe une toxicité en labo, la règle générale est qu'on la verra aussi sur le terrain, point barre.

Mais le mot-clef, ici, est présumer, m'a expliqué le chercheur Vance Trudeau, de l'Université d'Ottawa, pour ma dernière chronique dans Québec Science. Plusieurs études ont par le passé prouvé très clairement que l'herbicide Roundup (que ce soit à cause de son ingrédient actif, le glyphosate, ou à cause d'un autre de ses ingrédients) était toxique pour, notamment, la grenouille des bois et ses têtards — voir ici et ici, entre autres. Mais ces travaux avaient tous été réalisés en laboratoire, si bien qu'ils montraient un «potentiel» de toxicité sur le terrain qu'il fallait ensuite aller vérifier.

M. Trudeau a donc fait le test dans cette installation fascinante qu'est la Long-term Experimental Wetland Area, soit une série d'étangs expérimentaux qui ont été aménagés en milieu naturel au Nouveau-Brunswick. Je vous laisse lire ma chronique pour le détail, mais disons simplement qu'il n'a trouvé à peu près aucun effet du Roundup sur les grenouilles en milieu naturel.

Cela ne signifie évidemment pas que les études de labo étaient erronées (elles étaient justes), ni que le glyphosate n'a aucune toxicité (il en a une), ni qu'on n'utilise pas trop de pesticides en agriculture (ce qui est une autre question). C'est juste un un très bel exemple pour rappeler un fait fondamental en recherche : les laboratoires sont, certes, des instruments fabuleux et absolument incontournables car ils offrent des conditions extrêmement contrôlées qui permettent de mesurer l'impact de différentes variables, une à une. Mais le problème, c'est que ces conditions extrêmement contrôlées n'existent tout simplement pas en dehors des labos. Dame Nature est une brouillonne notoirement compulsive qui s'est toujours montrée incapable de passer à côté d'un ensemble de variables sans en faire un inextricable spaghetti. Alors quand on mesure quelque chose dans des éprouvettes, cela soulève toujours la question : est-ce que c'est pertinent pour comprendre ce qui se passe dans la «vraie vie», est-ce qu'on va voir la même chose sur le terrain ?

Dans le cas de l'effet du Roundup sur les têtards, la réponse était non — ou du moins, avertit M. Trudeau, c'est non pour l'instant et aux concentrations actuellement réalistes, mais si les ventes de cet herbicides continuent d'augmenter, on se magasine peut-être des problèmes pour l'avenir. À voir...

Hockey

Pascal Rhéaume nommé entraîneur chef des Foreurs

Le Phoenix de Sherbrooke devra se trouver un nouvel adjoint à son entraîneur-chef. En effet, Pascal Rhéaume sera confirmé ce matin dans les fonctions d'entraîneur-chef avec les Foreurs de Val d'Or.

L'ancien attaquant de la LNH n'avait jamais caché son désir de diriger une équipe dans la LHJMQ.

Lire aussi: Un changement de culture bénéfique

Après avoir occupé un poste d'adjoint avec les Voltigeurs de Drummondville, en 2010-11, Rhéaume fut nommé adjoint avec le Phoenix lors de la première année du retour de la franchise de hockey junior à Sherbrooke, en 2012-13.

Rhéaume a par la suite dirigé les Cougars du Collège Champlain pendant deux saisons, avant de quitter pour les États-Unis, où il a occupé un poste d'adjoint dans la Ligue américaine de hockey, avec le Wild d'Iowa.

Il était de retour avec le Phoenix, toujours dans un rôle d'adjoint, lors des deux dernières saisons.

L'organisation lui avait d'ailleurs consenti une prolongation de contrat de deux ans, il y a quelques semaines, en même temps que la prolongation accordée à l'entraîneur-chef Stéphane Julien.

C'est donc dire que le Phoenix de Sherbrooke devra se trouver deux adjoints pour la prochaine saison; le directeur général de l'équipe, Jocelyn Thibault, avait exprimé ce souhait lors du bilan de la formation, en avril dernier.

Le nom du Sherbrookois Mario Durocher, qui a complété la dernière saison aux côtés de Mario Bernard à Baie-Comeau, apparaît en tête de liste.

D'autre part, le Phoenix a annoncé la nomination a confirmé l'embauche d'Éric Roy à titre d'entraîneur de gardiens de but de l'équipe.

Celui qui occupe les mêmes fonctions avec les Cougars du Collège Champlain (ligue de hockey collégial du Québec RSEQ) depuis 2004, occupera cependant ce poste à temps partiel.

Il remplacera Brad McCharles.

Justice et faits divers

Trois pêcheurs disparus au Bas-Saint-Laurent

MONTRÉAL - Trois pêcheurs manquent à l’appel dans la région du Bas-Saint-Laurent.

Des proches sont sans nouvelles d’un homme âgé de 75 ans, de son neveu de 57 ans ainsi que d’un ami de 78 ans depuis mardi.

Le trio aurait signifié son intention d’aller explorer le lac de l’Est, situé au sud de la municipalité de Mont-Carmel.

La Sûreté du Québec (SQ) recherche donc, jeudi matin, une fourgonnette Ford Freestar de couleur grise.

La SQ demande l’aide de la population, car il s’agit d’un vaste secteur forestier de plusieurs centaines de kilomètres carrés.

Les autorités se montraient confiantes jeudi matin de retrouver Ronald Fillion, Pierre Barrière et Léon Drapeau sains et saufs.

La Capitale

Les scientifiques du G7 débarquent à l'UL

Les scientifiques des pays du G7 débarquent à l'Université Laval ce lundi, et y resteront jusqu'au mercredi 23 mai. Le sommet Idées7, organisé par les Hautes études internationales (HEI) de l'institution, regroupe les experts internationaux à Québec dans le but de réfléchir aux défis actuels de la gouvernance mondiale.

Ces scientifiques présenteront plus tard leurs conclusions, recommandations et réflexions dans un document synthétique, nommé la Déclaration Idées7, qui sera présenté aux sherpas des représentants du G7 lors d'une réunion spéciale à Baie-Saint-Paul, d'ici les prochains jours.

Il sera d'ailleurs possible de consulter ledit rapport sur la toile, via le lien ulaval.ca/i7. 

Sur le campus de l'UL, le sommet regroupe autant des institutions universitaires — d'ici et d'ailleurs — que des laboratoires d'idées. L'Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l'Italie, le Japon et le Royaume-Uni sont représentés. Des experts de l'Afrique du Sud, de la Chine et de l'Inde sont aussi sur place. 

Pour la rectrice de l'établissement d'enseignement, Sophie D'Amours, l'événement «est une occasion unique pour les scientifiques de se rassembler autour des grands enjeux sociétaux mondiaux et de mettre en commun leurs expertises afin d’alimenter la réflexion des leaders des pays du G7».

Mais cette année, elle ajoute de plus vouloir mettre en valeur le premier rang de l'Université Laval au sein des autres universités canadiennes pour expliquer les objectifs du G7. 

«Poussés par cette volonté de mettre en valeur l’apport de la communauté scientifique internationale, on est très fiers de les accueillir à l’Université Laval à l’occasion de ce sommet», lance-t-elle. 

Des thèmes centraux

Trois séances de travail sur trois jours diviseront les sujets abordés lors du sommet, avec comme fil conducteur les solutions potentielles aux défis de la complexité et de l'inclusion à travers le monde. 

L'investissement dans une croissance qui fonctionne pour tous, la préparation des emplois du futur, la promotion de l'égalité des sexes, l'autonomisation des femmes, les changements climatiques, les océans ou encore l'énergie propre constituent autant d'enjeux sur lesquels les experts se pencheront. Les sujets ont été identifiés comme étant des «priorités» par la présidence canadienne du G7. 

«Ils le feront en s'attaquant à la complexité croissante de la gouvernance mondiale découlant de l'interpénétration des domaines traditionnels de la coopération internationale», lit-on dans un communiqué envoyé cette semaine. 

«En nous appuyant sur ces priorités, nous avons identifié six domaines traditionnels que nous souhaitons aborder : le commerce, le travail, l'environnement, la sécurité et les migrations ainsi que l’égalité des genres», précise à ce sujet le directeur des HEI à l'Université Laval, Louis Bélanger.

Plutôt que d'aborder les domaines un à la suite de l'autre, la discussion compte fournir «une analyse et des conseils sur les interconnexions et la nature convergente des problèmes mondiaux», ajoute-t-il.

Plusieurs partenaires québécois et canadiens sont associés à l'événement, dont la Ville de Québec, le Centre des congrès ou encore le Forum des politiques publiques, situé dans la ville d'Ottawa. 

Actualités

Sommet du G7: fonctionnaires et élus au travail

Il n’est pas question de donner congé aux élus et aux fonctionnaires qui travaillent sur la colline Parlementaire à Québec pendant le Sommet du G7.

Contrairement au bruit qui court, les leaders des différents partis politiques n’ont pas l’intention, pour l’instant, de suspendre les travaux parlementaires intensifs qui sont à l’horaire les 7 et 8 juin. 

«Si des enjeux de sécurité se posent, on avisera. Mais pour l’instant, la question est prématurée», indique Anik Montminy, directrice de cabinet du leader du Parti libéral Jean-Marc Fournier. 

Seules les visites guidées de l’Assemblée nationale sont annulées pendant le G7, par mesure préventive. 

Pour ce qui est des fonctionnaires qui travaillent dans les édifices G ou H, soit très près des lieux où devraient se tenir des manifestations, le Conseil du trésor indique dans une déclaration que «l’horaire de travail normal sera maintenu». Le Conseil du trésor sera toutefois à l’affût de toute situation problématique et suivra «l’évolution de la situation».