Actualités

Antoine Bertrand, jumeau de Louis-José Houde au cinéma

Même si leurs deux physiques sont à l’opposé l’un de l’autre, le comédien Antoine Bertrand incarnera le frère jumeau de Louis-José Houde dans la prochaine comédie d’Émile Gaudreault, Mytho, ont dévoilé les Films Séville jeudi.

«Nous cherchions quelqu’un pour jouer le frère de Simon, le personnage joué par Louis-José Houde, explique le réalisateur dans le communiqué. En faisant ma liste des acteurs souhaités, Antoine était le premier. Quand il a dit oui, nous nous sommes dit: OK, c’est génial, mais ils ne se ressemblent pas du tout! Quelqu’un a mentionné qu’ils pourraient être jumeaux et nous avons tous éclaté de rire. C’est comme si soudainement, on y croyait tellement c’était improbable.»

Justice et faits divers

Interdits d’accès au centre-ville de Québec plus d’un mois après le G7

Plus d’un mois après le G7, les 13 personnes arrêtées pour attroupement illégal sont toujours soumises à de sévères conditions qui leur interdisent l’accès au centre-ville de Québec.

Les accusés étaient de passage jeudi matin devant la cour municipale, où leur avocate a reçu la preuve de la poursuite.

Yannick St-Jacques Lauriault est l’un de ceux qui ont été arrêtés et détenus «préventivement» pendant trois jours pour attroupement illégal, même si la manifestation se déroulait pacifiquement. «On voit c’est quoi vivre dans un pays libre et démocratique», a-t-il laissé tomber après sa comparution. 

Le jeune homme déplore les sévères conditions qui lui ont été imposées, dont celle de respecter un large périmètre de sécurité. «J’habite à Québec, et je n’ai pas le droit d’aller au centre-ville. Je suis restreint dans mes mouvements, en plus de m’être fait confisquer des objets, dont un sac à dos», dénonce celui qui juge la poursuite «extrêmement rigide». «Le G7 est fini! C’est un peu ridicule, ils n’ont aucune raison de me garder dans des conditions comme celles-là.»

À l’instar de M. St-Jacques Lauriault, Lynda Forgues croit qu’elle a été arrêtée et détenue pour justifier «l’étalage de la sécurité», qui, faut-il le rappeler, a coûté pas moins de 400 millions $. Elle ne comprend pas non plus pourquoi elle doit toujours respecter un périmètre de sécurité un mois et demi après le G7. «Ils ont le marteau pesant. C’est particulier à Québec en termes de répression», déplore Mme Forgues.

Le dossier des 13 accusés a été fixé au 13 septembre pour orientation.

Justice et faits divers

Un blessé et trois arrestations dans un braquage de domicile à Sainte-Foy

QUÉBEC - Trois jeunes hommes soupçonnés d’avoir brutalisé un autre homme lors d’un braquage de domicile survenu tôt jeudi matin dans une résidence de Québec ont été arrêtés peu après les faits allégués et ont été placés en détention provisoire.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) affirme que les trois suspects devraient comparaître au tribunal en après-midi, au Palais de justice de Québec, pour faire face à diverses accusations.

Les policiers ont été avisés vers 6h30 par un voisin de la présumée victime que celle-ci semblait avoir été victime d’un braquage dans une résidence de l’arrondissement Sainte-Foy.

Peu après leur arrivée, ils ont trouvé la victime qui affichait des blessures à la tête. Le jeune homme était tout de même conscient lors de son transport à l’hôpital et on ne semble plus craindre pour sa vie.

Entre-temps, des recherches policières ont permis d’arrêter les trois suspects.

Le mobile de cette affaire n’est pas encore connu.

Insolite

Une revue scientifique piégée par une fausse étude sur le cancer

PARIS - Des journalistes ont fait publier dans une revue scientifique peu renommée une fausse étude sur le cancer, dans le cadre d’une vaste enquête sur les publications peu scrupuleuses, a raconté jeudi Le Monde.

L’enquête visait à démontrer que n’importe qui, à condition de payer, pouvait faire passer de la «fausse science» pour de la vraie.

Les journalistes de deux médias allemands, le quotidien Süddeutsche Zeitung et la radio publique NDR, ont transmis à la revue Journal of Integrative Oncology «les résultats d’une étude clinique montrant que de l’extrait de propolis était plus efficace sur le cancer colorectal que les chimiothérapies conventionnelles».

La propolis est une substance résineuse issue d’arbres et transformée par les abeilles afin de bâtir les alvéoles de leurs ruches.

«L’étude était fictive, les données fabriquées, et les auteurs, affiliés à un institut de recherche imaginaire, n’existaient pas non plus. La publication fut néanmoins acceptée en moins de dix jours et publiée le 24 avril», a expliqué Le Monde.

Le site internet du quotidien offre un lien vers une version archivée de cette étude, qui a été retirée une fois que les responsables de la revue ont été prévenus.

On y lit que les chercheurs auraient comparé l’efficacité de la chimiothérapie avec des gélules de propolis. Par ailleurs, la conclusion du pseudo-article scientifique parle d’un sujet sans rapport, l’effet des massages sur les maladies thromboemboliques.

La ministre allemande de la Recherche, Anja Karliczek, s’est dite favorable à une enquête afin de déterminer pourquoi cette fausse étude avait pu être publiée.

«C’est dans l’intérêt de la science elle-même», a-t-elle déclaré, citée par l’agence de presse allemande DPA. Selon elle, tout doit être mis en oeuvre «pour que la crédibilité et la confiance dans la science ne soient pas affectées (...) C’est bien que de telles erreurs soient mises au jour. Car ce n’est qu’ainsi qu’on peut changer ce qui ne va pas».

La revue en question est publiée par un éditeur indien, Omics. Mais selon Le Monde, ce sont «des dizaines de maisons d’édition peu scrupuleuses» qui «ont créé des centaines de revues en accès libre au nom ronflant, ayant toutes les atours de vraies revues savantes». Elles touchent à une multitude de disciplines scientifiques.

Sans aucun contrôle sur la qualité des travaux présentés, elles réclament aux auteurs «quelques centaines d’euros» par article, selon Le Monde et NDR.

Dans les revues les plus prestigieuses, où publier nécessite un examen par des scientifiques experts du même domaine (dit «évaluation par les pairs»), et où le processus de validation prend généralement plusieurs mois, les auteurs ne paient pas.

Un journaliste de NDR a également raconté à l’antenne s’être improvisé, avec une collègue, chercheur en informatique grâce à un faux site internet d’université et de fausses références à des articles scientifiques. Tous deux sont même intervenus dans une conférence où ils ont «reçu un prix à la fin».

fait divers

Meurtre au centre-ville: deux suspects ont été arrêtés

Une affaire de drogue serait vraisemblablement à l’origine du quatrième meurtre commis à Sherbrooke en moins d’une année.

« C’était un bon gars, mais il avait des problèmes de consommation de drogue », explique Nicolas Coutu, un ami de la victime.
La Sûreté du Québec ne veut cependant pas confirmer cette hypothèse pour le moment.

Des voisins de l’immeuble où est survenue l’altercation mortelle confirment qu’il y avait beaucoup de va-et-vient sur les lieux.
La division des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec qui mène l’enquête en étroite collaboration avec le Service de police de Sherbrooke a identifié deux suspects à la suite de cet homicide survenu au troisième étage d’un immeuble situé à l’intersection des rues Gordon et Sanborn.

Les deux individus de 19 ans et 49 ans ont été arrêtés en milieu d’avant-midi sur la rue Québec. De graves accusations devraient être déposées contre eux au palais de justice de Sherbrooke.

« Il semble que les individus impliqués dans cette affaire se connaissaient. Nous ne pouvons pas préciser les circonstances ou le mobile de ces événements », explique la porte-parole de la SQ en Estrie, Aurélie Guindon.

Environnement

Greenpeace fixe une banderole anti-Trans Mountain au mât du stade olympique

MONTRÉAL - Des militants de Greenpeace Canada ont entrepris peu après l’aube jeudi l’escalade du mât du stade olympique de Montréal afin d’y fixer une banderole devant dénoncer l’implication du gouvernement du Canada dans l’élargissement de l’oléoduc Trans Mountain, dans l’ouest du Canada.

Au moins trois militants munis de câbles et de harnais ont été vus sur la structure, qui porte le nom de Tour de Montréal. Elle est haute de 165 mètres; avec son angle d’inclinaison de 45 degrés, elle est la plus haute tour inclinée au monde.

À environ 60 mètres du sol, les militants s’apprêtaient peu avant 8h40 à dérouler leur banderole. Selon une militante, il est écrit: «ne salissez pas notre argent, stop pipeline», et la traduction en anglais.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a érigé un périmètre de sécurité autour de la base de la Tour de Montréal. Les employés qui y travaillent de même que les touristes n’y ont pas accès.

L’agente Caroline Chèvrefils, du SPVM, a déclaré que les militants qui ont escaladé la tour seront mis en état d’arrestation pour méfait public dès qu’ils seront de retour au sol.

Le gouvernement du Canada a annoncé il y a quelques semaines qu’il se portait acquéreur de l’entièreté du controversé projet d’oléoduc, pour 4,5 milliards $.

L’accroissement de la capacité de l’oléoduc actuel de Kinder Morgan devrait permettre de tripler l’acheminement quotidien de pétrole lourd de l’Alberta vers le port de Vancouver, pour fins d’exportation vers l’étranger.

La décision fédérale d’acheter le projet a grandement satisfait le gouvernement de l’Alberta. Par contre, le gouvernement de la Colombie-Britannique s’oppose au projet d’élargissement, ce qui a créé d’importantes frictions entre les deux provinces.

Des Autochtones et des environnementalistes ont aussi dénoncé le projet. Une manifestation de Greenpeace Canada a d’ailleurs eu lieu à cet effet le 3 juillet dernier sur un pont de Vancouver. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) avait dû intervenir pour expulser les manifestants.

Greenpeace affirme que l’implication du gouvernement du Canada dans ce projet va à l’encontre de ses engagements internationaux en matière d’émissions polluantes. L’organisme réclame que les 4,5 milliards $ de fonds publics investis dans Trans Mountain soient plutôt consacrés aux mesures de transition énergétique.

Il y a deux semaines, Trans Mountain a déposé auprès de l’Office national de l’énergie (ONÉ) son échéancier des six prochains mois pour l’expansion de l’oléoduc.

Sports

Arbitre victime d’un joueur: «Ça n’a pas sa place au soccer»

« La violence dans le sport n’a pas sa place. »

Gustavo Arango ne souhaite à personne et surtout à aucun autre arbitre, tous sports confondus, de vivre les conséquences de l’agression qu’il a subie en juin 2017.

Lire aussi: Un joueur de soccer poursuivi pour 195 000 $ après avoir agressé un arbitre

L’ancien arbitre de soccer a entrepris cette semaine une poursuite civile contre Ruben Dario Meza Lazaro qui lui a lancé un ballon derrière la tête après un match senior amateur au parc Bureau de Sherbrooke en juin 2017.

« Je souhaite que cette situation n’arrive à personne dans le sport. Heureusement, c’est arrivé à moi et non au jeune arbitre de 15 ans qui était avec moi lors de ce match même si je considère que ça n’a aucunement sa place au soccer », signale M. Arango.

Il rappelle que plusieurs situations peuvent se dérouler dans le cadre d’un match, mais que rien ne peut justifier un geste comme il a vécu. Le ballon lancé derrière sa tête lui a causé une sévère commotion cérébrale.

« Autant les joueurs, entraîneurs ou spectateurs doivent garder leur calme. Le message doit être clair. Je ne voudrais pas que ce type de situation arrive à mon fils ou à un arbitre mineur. Les conséquences sont énormes sur la qualité de vie et sur la scolarité. Tout le monde a un rôle à jouer sur le terrain. Ça doit rester un plaisir. Personne n’est payé pour jouer au soccer. Si on fait un sport, c’est pour s’amuser », signale Gustavo Arango.

Ce dernier ne souhaite aucun mal à Ruben Dario Meza Lazaro ou n’espère aucune sentence particulière à la suite du procès criminel que l’accusé a subi.

« Je ne suis pas content qu’il risque de se voir imposer un casier judiciaire. Je n’ai pas entrepris ce processus dans un objectif de vengeance. Cependant, je n’ai pas compris son attitude. On peut être émotif lorsque l’on joue, mais il faut être capable de se contrôler. Qu’il s’excuse ou pas de son geste, ça ne change rien. Si pour lui c’est normal de s’en prendre à un arbitre, il n’a pas sa place sur un terrain de soccer », estime Gustavo Arango.

Monde

Poutine dénonce des «forces» aux États-Unis «prêtes à sacrifier les relations russo-américaines»

MOSCOU - Le président Vladimir Poutine a dénoncé jeudi les «forces» aux États-Unis «prêtes à sacrifier les relations russo-américaines», après le sommet d’Helsinki avec son homologue américain Donald Trump, vivement critiqué dans son pays pour sa position jugée conciliante.

La surprenante conférence de presse des deux dirigeants lundi à Helsinki au cours de laquelle ils ont affiché une rare unité, notamment sur les accusations d’ingérence russe dans la présidentielle américaine, rejetées par Moscou, a suscité un tollé aux États-Unis, y compris dans le camp politique de Donald Trump.

Face à ce scandale, le locataire de la Maison-Blanche a dû vanter mercredi sa «fermeté» face à la Russie, après avoir déjà assuré que sa langue avait fourché dans la capitale finlandaise lorsqu’il avait semblé prendre le parti de l’homme fort du Kremlin.

«Nous voyons qu’il y a des forces aux États-Unis qui sont prêtes à facilement sacrifier les relations russo-américaines à leurs ambitions», a accusé M. Poutine, dans un discours devant les ambassadeurs de Russie réunis à Moscou.

Ces forces «sont prêtes à sacrifier les intérêts de leurs alliés et même les garanties de leur propre sécurité», a affirmé le maître du Kremlin, rappelant notamment dans ce contexte que le traité de réduction du nombre des armes nucléaires entre la Russie et les États-Unis, le New START, devait expirer en 2021.

«Si on ne commence pas dès aujourd’hui, dès maintenant, le travail visant à prolonger ce traité, dans un an et demi, il va tout simplement expirer, il n’existera plus», a souligné M. Poutine.

Son tête-à-tête d’environ deux heures avec Donald Trump, en l’absence de leurs conseillers, fait désormais l’objet d’intenses conjectures. Certains élus ont même demandé que l’interprète de M. Trump soit interrogée par le Congrès.

«Nous voyons aux États-Unis des forces pour lesquelles les intérêts de leur parti sont plus importants que les intérêts nationaux», a dénoncé M. Poutine.

«La Russie reste néanmoins ouverte à un renforcement des contacts avec les États-Unis, sur la base de l’égalité et d’avantages mutuels», a-t-il assuré.

«Ordre du jour positif» 

«Nous avons besoin d’un nouvel ordre du jour positif visant à aboutir à un travail commun, à trouver des points de contact. Nous en avons parlé bien évidemment au cours de la rencontre avec le président américain Donald Trump», a-t-il ajouté.

«Non seulement nos deux peuples, mais le monde entier en a besoin. Nous avons une responsabilité particulière pour la stabilité stratégique et la sécurité en tant que les deux plus grandes puissances nucléaires», a estimé Vladimir Poutine.

Le président russe, qui avait jugé lundi ses pourparlers avec Donald Trump «très réussis et très utiles» et assuré qu’ils avaient commencé à «se comprendre mieux», a semblé ainsi faire l’écho au message publié mercredi matin sur Twitter par le président américain.

«Nous nous sommes très bien entendus, ce qui a vraiment dérangé beaucoup de personnes remplies de haine qui voulaient voir un match de boxe», a notamment écrit M. Trump dans son tweet, promettant de «grands résultats à venir».

Actuellement, Donald Trump fait également face à une autre polémique dans son pays, après avoir qualifié le Monténégro de «tout petit pays avec des gens très forts, très agressifs».

«En attaquant le Monténégro et en mettant en doute nos obligations au sein de l’OTAN, le président fait exactement le jeu de Poutine», a déploré ainsi sur Twitter le sénateur républicain John McCain.

Jeudi, le Monténégro a répondu à Donald Trump qu’il contribuait «à la paix et à la stabilité, non seulement sur le continent européen, mais dans le monde entier».

Dans un communiqué, diffusé en monténégrin et en anglais, le gouvernement du Monténégro a relevé qu’il le faisait notamment «aux côtés des soldats américains en Afghanistan».

Justice et faits divers

Fin tragique pour l'orignal en balade sur la 417

Un orignal a été euthanasié après s’être aventuré sur l’autoroute 417 en direction est, jeudi matin, près de la sortie Pinecrest.

L’animal a causé d’importants ralentissements à l’heure de pointe. Les services policiers ont rapidement recommandé aux automobilistes d’éviter le secteur. 

La Police provinciale de l’Ontario a indiqué sur Twitter avoir encerclé l’animal pour assurer sa sécurité et celle des usagers de la route. Après avoir été mis sous sédation, l’orignal a été transporté dans un endroit plus approprié. 

Des agents du ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario ont voulu assurer le retour sécuritaire de l’orignal vers un milieu de vie naturel, mais les blessures subies durant son passage sur l’autoroute étaient trop sévères. Ils ont dû l’euthanasier.

Actualités

Frais pour fournitures scolaires: l’entente devrait être entérinée

La mère de deux élèves de Jonquière, Daisye Marcil, affichait un grand sourire, mercredi, s’attendant à ce que le juge accepte l’entente qui lui a été présentée. Elle savoure amplement la victoire obtenue pour le combat qu’elle a entamé à l’automne 2011 pour faire rembourser des fournitures scolaires exigées pour les enfants.

Le juge Carl Lachance, de la Cour supérieure du Québec, devrait normalement entériner l’entente de 153,5 millions de dollars intervenue entre les 68 commissions scolaires du Québec et les parents des élèves ayant fréquenté l’une des 2240 écoles québécoises entre 2009-2010 et 2016-2017. Il a pris le dossier en délibéré.

Les avocats des deux parties ont évidemment recommandé au juge d’accepter l’entente. Ils s’attendent à une réponse positive.

Selon les parties, l’entente n’est pas parfaite, mais est meilleure que n’importe quel jugement. Ils précisent que le règlement sera effectif dès que le juge l’acceptera, alors que les parents auraient pu attendre encore 10 ans avant de voir le bout de cette affaire devant les tribunaux.

Le magistrat a d’ailleurs qualifié la journée de très importante et historique pour les parents d’élèves et pour les commissions scolaires du Québec.

Ainsi, les parents de tout le Québec toucheront un montant de 28,49 $ pour chaque enfant à l’école durant les années concernées. Cette somme compensera les dépenses faites pour l’achat de cahiers d’exercice, de sorties scolaires éducatives et de dictionnaires, notamment.

Ce montant sera réduit de 4,40 $ pour les honoraires des avocats et certaines autres dépenses. Cela signifie que le montant sera de 24,09 $ par année par enfant.

Mercredi matin, les procureurs de Daisye Marcil et des commissions scolaires ont soumis leur entente au juge Lachance, afin qu’il l’approuve.

Initialement, elle réclamait le remboursement de l’achat d’une flûte à bec, d’un dictionnaire Bescherelle et d’autres outils pédagogiques qui devaient normalement être payés par les commissions scolaires selon la loi sur l’instruction publique.

Long chemin

Le chemin aura donc été long entre le jour où Mme Marcil a pris la décision de rencontrer des avocats et le moment où l’entente est intervenue.

La mère de famille s’est adressée au bureau Justitia cabinet d’avocats de Chicoutimi, de Me Manon Lechasseur et Me Yves Laperrière, à l’automne 2011. Les procédures ont été entreprises officiellement en 2012 et le recours collectif a été autorisé en 2016. Le dossier a été porté en appel et la Cour d’appel du Québec a rejeté la requête des commissions scolaires pour empêcher le recours.

À l’été 2017, une demande d’instance d’introduction pour le recours collectif a été déposée officiellement et une année plus tard, les parties en sont venues à une entente.

« Je suis vraiment contente d’avoir mené ce combat et il y a eu beaucoup d’années de travail de la part de tout le monde. Je suis très heureuse du résultat. Et si je devais recommencer, je le ferais, surtout en connaissant les résultats. »

« Je l’ai fait surtout pour les enfants à venir. C’est pour eux que je suis satisfaite. Je suis surprise du temps que cela a pu prendre, car ça aurait pu être beaucoup plus long », a poursuivi Mme Marcil.

L’entente intervenue n’est pas la meilleure, mais Me Jean-Philippe Groleau estime avoir obtenu 80 pour cent de ce qu’il réclamait.

« Dans le cadre d’un règlement, il est toujours difficile d’obtenir les dommages punitifs. Ce que nous avons été en mesure d’obtenir, c’est comme si la preuve avait été faite devant le tribunal sans compter les moyens de défense. On a obtenu 75 à 80 pour cent de ce que l’on voulait et c’est très bon face au gouvernement », explique Me Groleau, du bureau Davies, Ward, Phillips et Vineberg.

Il va sans dire que ce règlement crée un précédent important à travers la province.

« Oui en raison des montants impliqués qui sont considérables. Il y a aussi un aspect public, car ça affecte tous les parents du Québec. En plus, l’entente règle le problème des coûts du matériel didactique et des manuels scolaires. Un nouveau cadre a été créé et c’est dans l’intérêt des parents et des commissions scolaires », a ajouté Me Lucien Bouchard.

Il est donc fini le temps où chaque commission scolaire agissait comme elle le voulait, sans tenir compte des directives. « Elles devront respecter la loi sur l’Instruction publique qui vient de définir ce qu’ils ont le droit de charger », a conclu Me Groleau.