Actualités

Sépaq: le syndicat craint les briseurs de grève

La Sépaq pourrait faire appel à des briseurs de grève pour maintenir les services dans les 23 parcs nationaux, craint le SFPQ. Une information aussitôt démentie par la Société des établissements de plein air.

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) a fait parvenir lundi une mise en demeure à l’employeur à la suite d’une entrevue accordée vendredi par le président-directeur général de la Sépaq, Jaques Caron.

Selon le contenu de la missive obtenue par Le Soleil, il aurait alors suggéré sur les ondes de Radio-Canada «que le plan de contingence élaboré prévoyait impliquer l’ensemble des cadres et tous les employés non syndiqués du siège social pour maintenir le maximum de services dans les établissements lors de la grève des employés couverts par les unités d’accréditation détenues par le SFPQ».

Selon le syndicat, cette façon de faire violerait «les dispositions anti-briseurs de grève contenues dans le Code du travail du Québec».

«Nous avons obtenu les mêmes informations à l’interne, lance Christian Daigle, président général de l’organisation syndicale. L’employeur ne pourra recourir à tous les cadres et professionnels comme il le laisse entendre.»

La Sépaq a aussitôt réagi. «Dans le cadre d’une entrevue radiophonique, dans le feu de l’action, le pdg a effectivement donné une information imprécise, indique Simon Boivin, responsable des relations avec les médias. Il n’y a pas d’employé non syndiqué autre que des gestionnaires qui seront mis à contribution dans les établissements advenant qu’un débrayage ait lieu dans le réseau. Le plan de contingence élaboré par la Sépaq pour maintenir ses établissements ouverts (…) respecte l’intégralité des règles inscrites au Code du travail», fait-il savoir.

La semaine dernière, le SFPQ annonçait le déclenchement d’une grève générale illimitée de 1500 employés de la Sépaq dans 23 parcs nationaux du Québec à compter du 20 juillet.

Dès le 17 juillet, une première vague de débrayage touchera 300 employés au Parc de la Chute-Montmorency et le Manoir, le Camping des Voltigeurs à Drummondville et les centres touristiques du Lac-Kénogami au Saguenay et du Lac-Simon en Outaouais.

Vacances de la construction

Le déclenchement de la grève dans les parcs coïncide avec le début des vacances de la construction. Pendant ces deux semaines les plus achalandées, 80 % des quelque 150 000 travailleurs de la construction seront en vacances. 

Les conditions salariales sont au cœur du litige. Le syndicat juge insuffisante la hausse de moins de 1 % par an proposée. Il réclame aussi l’uniformisation des échelles salariales dans chaque unité syndicale.

Les parties sont de retour depuis lundi matin à la table des négociations pour tenter de parvenir à une entente avec le déclenchement de la grève.

Justice et faits divers

Le jeune autiste accusé du meurtre de sa mère renonce au jury

L’adolescent autiste de 17 ans accusé du meurtre non prémédité de sa mère a choisi de subir son procès devant un tribunal pour adolescents plutôt que devant un juge et un jury.

Le drame est survenu le 16 février dans un immeuble du quartier Limoilou. La mère, une femme de 49 ans, a été agressée à coups de couteau dans un corridor de l’immeuble. Son fils de 17 ans, qui n’habite pas avec elle, a été retrouvé peu de temps après dans un logement voisin. 

Une expertise psychiatrique réalisée à la demande de la défense en arrive à une conclusion de non-responsabilité criminelle. La Couronne a toutefois demandé une contre-expertise, qui n’aboutit pas au même constat. 

Une conférence de gestion est prévue en octobre. Le procès n’aura toutefois pas lieu avant l’hiver 2020. 

La Couronne a déjà indiqué qu’elle réclamerait une peine pour adulte dans l’éventualité d’une condamnation. Cette requête, si elle est accordée par un juge, est lourde de conséquences; dans le système de justice pénale pour adolescent, la peine maximale pour un meurtre au second degré est de sept ans de mise sous garde dans un centre jeunesse. Chez les adultes, un accusé coupable de meurtre au second degré est automatiquement condamné à la prison à perpétuité. Le juge se charge ensuite de déterminer après quelle période le détenu peut faire une demande de libération conditionnelle, mais il devra obligatoirement être incarcéré durant sept ans.

À LIRE AUSSI : Adolescent accusé du meurtre non-prémédité de sa mère

Actualités

Un autre Canadien détenu en Chine, cette fois pour une affaire «de drogue»

OTTAWA - Le ministère chinois des Affaires étrangères soutient que la récente détention d’un autre citoyen canadien est liée à des allégations de trafic de drogue qui visent des enseignants étrangers.

Le ministère canadien des Affaires étrangères a confirmé, en fin de la semaine, qu’un citoyen canadien avait été arrêté dans la ville de Yantai, dans la province du Shandong, mais Ottawa refuse de donner plus de détails, invoquant les lois sur la protection de la vie privée. Selon le ministère, des responsables canadiens ont fourni des services consulaires à cette autre personne détenue par les autorités chinoises.

Interrogé lundi sur cette nouvelle détention, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a confirmé qu’un Canadien faisait partie d’un groupe d’étrangers visés par une enquête dans la province du Shandong pour des allégations liées à la drogue, selon une transcription de la conférence de presse publiée par le ministère.

Le porte-parole Geng Shuang a indiqué que les autorités chinoises avaient informé les ambassades des pays concernés et organiseraient des visites consulaires.

Le porte-parole du ministère chinois a déclaré lundi qu’il n’y avait aucun lien entre cette enquête dans le Shandong et une autre affaire de drogue impliquant des étrangers dans la province du Jiangsu, près de Shanghai.

Cette nouvelle détention d’un Canadien en Chine survient au beau milieu d’un conflit diplomatique entre Pékin et Ottawa, déclenché par l’arrestation de Meng Wanzhou, une dirigeante de l’entreprise Huawei, le 1er décembre à Vancouver. Dans les jours qui ont suivi l’arrestation de Mme Meng, à la demande des États-Unis, la Chine a arrêté deux Canadiens pour des allégations d’espionnage. Le premier ministre Justin Trudeau a qualifié ces arrestations d’arbitraires.

Actualités

Le signal du téléphone du président de Savoura réduit le territoire des recherches

MONTRÉAL - Le territoire de recherche afin de retrouver le président de Sagami-Savoura et son fils de 14 ans, portés disparus en hélicoptère depuis mercredi dernier, s’est à nouveau rétréci lundi.

La Sûreté du Québec (SQ) a confirmé que la réception d’un signal provenant du téléphone portable de Stéphane Roy permettait aux Forces armées canadiennes de poursuivre leurs recherches aériennes sur un plus court rayon dans le ciel des Hautes-Laurentides.

La sergente Hélène Nepton a indiqué qu’une patrouille nautique munie d’un sonar a été déployée lundi matin dans le réservoir Mitchinamecus afin de vérifier si l’hélicoptère s’y trouve. La porte-parole de la SQ a précisé que certaines informations provenant du plan de vol habituel du pilote ont démontré qu’il survolait régulièrement ce plan d’eau situé à environ cinq kilomètres du chalet familial.

Les ressources nautiques du corps de police provincial devaient donc explorer une superficie de deux à sept kilomètres où les eaux sont plus profondes.

Ce sont les Forces armées canadiennes qui coordonnent les recherches aériennes menées dans les Hautes-Laurentides, auxquelles collaborent notamment la Sûreté du Québec et l’Association civile de recherche et de sauvetage aérien.

Au cours du week-end, le commandement opérationnel interarmées avait relevé le niveau de l’opération à celui de «recherche majeure», ce qui permet d’ajouter des ressources supplémentaires sur le terrain.

Le major Christian Labbé, commandant de la force opérationnelle aérienne déployée à Mirabel, qui coordonne le travail de quelque 80 personnes, dispose de trois hélicoptères Griffon, d’un hélicoptère Cormorant, de deux avions Hercules basés à Trenton et d’un avion CP-140 Aurora muni de caméras thermiques et de senseurs permettant d’approfondir les recherches même durant la nuit.

L’aéroport de Montréal a prêté des locaux et des services à ses installations de Mirabel pour permettre aux Forces armées canadiennes d’y installer leur quartier général temporaire.

Tous les efforts sont concentrés sur la recherche de l’appareil qui n’a jamais émis de signal de détresse.

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Politique

Reconstruction en zone inondable: le gouvernement Legault ajuste ses cartes

Le gouvernement Legault ajuste ses cartes géographiques et exclut une trentaine de municipalités du gel de construction décrété à la mi-juin. La ministre des Affaires municipales Andrée Laforest dit avoir écouté la population.

En tout, 5600 personnes ont participé aux assemblées publiques tenues dans les différentes régions du Québec le 4 juillet. Plusieurs ont décrié le fait que la zone d’intervention spéciale (ZIS) décrétée par le gouvernement embrassait trop large. Les citoyens dont la résidence est située dans cette zone ne pourront pas reconstruire leur résidence et devront déménager. 

Cette ZIS est composée des territoires qui ont été inondés par les crues printanières de 2017 et de 2019. À la mi-juin, le gouvernement avait publié une carte qui incluait 813 municipalités. Aujourd’hui, la zone couvre plutôt une partie du territoire de 783 municipalités. 

«Il était primordial pour notre gouvernement d’être à l’écoute de la population directement sur le terrain», indique la ministre Laforest dans un communiqué. 

Celui-ci indique que si des imprécisions devaient subsister sur la carte, les municipalités pourront soumettre des demandes d’exclusion au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation jusqu’au 19 août. 

La ville de Sainte-Marthe-sur-le-Lac conservera son traitement particulier. Ses citoyens auront le droit de reconstruire leur résidence, étant donné que l’inondation majeure survenue ce printemps a été causée par la rupture de la digue. 

Plus de détails à venir…

Justice et faits divers

Collision entre deux cyclomoteurs et une camionnette à Québec

Deux adolescents de 15 ans ont été impliqués dans un accident dimanche soir, vers 22h. Les garçons roulaient en cyclomoteurs lorsqu’ils sont entrés en collision avec une camionnette sur le boulevard Saint-Jacques à Québec, l’un d’eux serait toujours dans un état critique.

Les victimes ont subi de graves blessures, et on craignait pour la vie de l’un d’entre eux dimanche soir lors du transport en ambulance. Selon les dernières informations, le conducteur de la camionnette ne serait pas blessé.

La collision s’est produite à l’intersection du boulevard Saint-Jacques et de la rue Jean-Perrin, dans le quartier Lebourgneuf.  

«Le conducteur de la camionnette conduisait en direction sud et il aurait voulu tourner vers l’est quand il a heurté les deux cyclomoteurs qui eux, circulaient vers le nord», a pu préciser la porte-parole du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), Cyndi Paré. 

Les enquêteurs ainsi que l’unité d’identification judiciaire du SPVQ ont été demandés sur place afin d’éclaircir les circonstances de l’accident. Aucune arrestation n’a été réalisée pour le moment. 

Plus de détails à venir...

Actualités

Six chevaux morts lors des courses de chariots du Stampede de Calgary [VIDÉO]

CALGARY - Des blessures ont obligé une équipe de médecine vétérinaire à euthanasier trois autres chevaux ayant participé aux courses de chariots du Stampede de Calgary, portant à six le nombre d’animaux à mourir lors de l’événement annuel Rangeland Derby.

Les responsables du Stampede ont déclaré sur internet que les chevaux étaient tombés dimanche soir pendant la huitième course, lorsqu’un cheval du wagon conduit par Evan Salmond s’est cassé un os de patte postérieure.

Deux autres chevaux de la même équipe ont également été blessés et, malgré les efforts des vétérinaires, les trois animaux ont dû être euthanasiés.

Les autorités du Stampede ont indiqué que la sécurité entourant les courses de chariots sera examinée, mais on ne sait pas encore quelle forme cet examen prendra.

Jeudi dernier, M. Salmond a été impliqué dans une collision ayant eu pour conséquence une blessure à la jambe pour un de ses chevaux.

Chad Harden, un autre conducteur de chariot, a été condamné à une amende de 10 000 $ US et à une interdiction de compétition au Stampede pour une durée indéterminée après que les autorités eurent déterminé qu’il avait accidentellement nui à un autre conducteur, Danny Ringuette, et fait basculer le chariot de M. Salmond dans la voie intérieure de la piste.

Mercredi, un cheval a été euthanasié après s’être cassé une jambe lors d’une course, alors qu’un autre animal s’est effondré et est mort lundi en raison de ce que le Stampede a qualifié de problème médical.

«C’est aussi bouleversant pour nous que pour notre communauté, et c’est un défi pour nous», peut-on lire sur le site web du Stampede, en référence à l’accident de dimanche.

«L’engagement du Stampede pour la sécurité des animaux et des conditions de leur participation à nos événements est d’une importance capitale pour nos valeurs et l’intégrité de notre marque. Nous continuerons d’être ouverts dans nos communications avec notre communauté.»

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Actualités

Les employés de dix résidences pour personnes âgées déclenchent la grève

Les quelque 1000 syndiqués de dix résidences privées pour personnes âgées ont mis dimanche leur menace à exécution en déclenchant une grève. Les travailleurs réclament de meilleures conditions de travail, dont un taux horaire de 15 dollars.

Neuf établissements seront touchés par une grève de sept jours, soit jusqu’au 20 juillet, et un autre établissement sera affecté par un arrêt de travail de trois jours.

Ces résidences privées sont situées à Québec, à Gatineau, à Saint-Jean-sur-Richelieu, à Montréal, à Laval, à Saint-Lambert, à Saguenay et à Lévis.

Le Syndicat québécois des employées et employés de service, affilié à la FTQ, avait annoncé l’obtention du mandat de grève le 27 juin en espérant mettre de la pression sur les différents employeurs afin d’accélérer les négociations.

«C’est notre deuxième coup de semonce. On a déjà fait une première grève de trois jours pour vérifier la bonne foi des employeurs dans la négociation, malheureusement ça n’a rien donné», a déploré la présidente du syndicat Sylvie Nelson, en entrevue à La Presse canadienne.

Le SQEES-FTQ détient également un mandat de grève illimité pour l’automne, si aucun progrès n’est observé.

«Ce qu’on veut, c’est que les négociations aboutissent, que les gens soient payés décemment, affirme Mme Nelson. On ne veut pas être dehors, on veut être en dedans pour donner des services aux bénéficiaires, mais c’est un ultimatum.»

La présidente du syndicat soutient que tous les autres moyens de pression tentés n’ont rien donné. «Il faut faire comprendre aux employeurs qu’on est sérieux et qu’il est temps de payer adéquatement les travailleuses et travailleurs de résidences privées», insiste-t-elle.

Selon Mme Nelson, le salaire moyen des employés de résidences privées s’élève à environ 13,50$. Ce qui vaut autant pour les préposés aux bénéficiaires que pour les employés des cuisines ou de l’entretien.

«Je pense qu’il est temps que les employeurs reconnaissent tout le travail que ces gens-là font pour les personnes âgées», souligne-t-elle.

Lors de l’annonce du mandat de grève, à la fin juin, 11 résidences privées pour aînés étaient concernées. Le syndicat a cependant suspendu la grève prévue à la Résidence Aviva de Québec puisqu’une offre vient d’être déposée par la conciliatrice au dossier.

Dans le cas des autres établissements, Sylvie Nelson espère que les employeurs voudront revenir à la table de négociation et qu’ils «vont comprendre que donner un salaire décent n’est pas juste une dépense, mais aussi un investissement».

Elle souligne par ailleurs que le milieu vit une importante pénurie de personnel.

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Les résidences privées en grève du 14 au 20 juillet:

- Appartements du Château de Bordeaux (Chartwell), Québec

- CHSLD Herron, Montréal

- L’Oasis Saint-Jean (cuisine, Chartwell), Saint-Jean-sur-Richelieu

- Résidence Élogia (Maurice), Montréal

- Domaine Notre-Dame (Chartwell), Gatineau

- Domaine des Forges, Laval

- Résidence urbaine pour aînés Le Boulevard, Montréal

- Les Écluses, Saint-Lambert

- Manoir Champlain, Saguenay

Résidence privée en grève les 18, 19 et 20 juillet:

- Jazz Lévis (Cogir), Lévis

Justice et faits divers

Disparition du président de Savoura: la zone de recherche réduite de moitié

Les recherches aériennes se poursuivent 24 heures par jour dans le ciel des Hautes-Laurentides dans l’espoir de retrouver le président de Sagami-Savoura Stéphane Roy et son fils de 14 ans, portés disparus en hélicoptère depuis mercredi dernier, mais la zone a été réduite de près de la moitié.

Ce sont les Forces armées canadiennes qui coordonnent les recherches aériennes, auxquelles collaborent notamment la Sûreté du Québec (SQ) et l’Association civile de recherche et de sauvetage aérien.

Au cours de la fin de semaine, le commandement opérationnel interarmées a relevé le niveau de l’opération à celui de «recherche majeure», ce qui permet d’ajouter des ressources supplémentaires sur le terrain.

Le major Christian Labbé, commandant de la force opérationnelle aérienne déployée à Mirabel, qui coordonne le travail de quelque 80 personnes, dispose maintenant de trois hélicoptères CH-146 Griffon, d’un hélicoptère CH-149 Cormorant, de deux avions CC-130 Hercules basés à Trenton et d’un avion CP-140 Aurora muni de caméras thermiques et de senseurs permettant d’approfondir les recherches même durant la nuit.

L’aéroport de Montréal a prêté des locaux et des services à ses installations de Mirabel pour permettre aux Forces armées canadiennes d’y installer leur quartier général temporaire.

La collaboration étroite entre l’armée et la famille Roy aurait également permis d’effectuer des progrès majeurs en réduisant la zone de recherche de 44 %.

Selon le major Labbé, la zone initiale de 20 000 kilomètres carrés a pu être réduite à un secteur plus restreint situé entre le chalet familial des Laurentides et la résidence principale de la famille à Sainte-Sophie.

Tous les efforts sont concentrés sur la recherche de l’appareil qui n’a jamais émis de signal de détresse.

«N’importe quel appareil devrait être équipé d’une balise d’urgence qui peut être activée manuellement ou automatiquement en cas d’écrasement. On essaie toujours de déterminer avec la famille si la balise était bien installée et fonctionnelle parce qu’on n’a pas reçu de signal», mentionne le commandant de l’opération.

Aide du public

En plus de déployer un hélicoptère sur le terrain, la Sûreté du Québec (SQ) recueille des informations du public par l’entremise de sa centrale d’information criminelle, au 1 800 659-4264, une ligne téléphonique disponible 24 heures par jour.

La sergente Hélène Nepton, porte-parole de la SQ, invite tous ceux qui auraient aperçu un hélicoptère blanc survoler le ciel ou en difficulté dans la zone recherchée. Elle souligne que l’appareil aurait pu se trouver entre Parent et Sainte-Sophie, «ou un peu à l’écart puisqu’on ne sait pas avec exactitude la direction que M. Roy et son fils auraient prise à bord de l’hélicoptère».

C’est la centrale d’information criminelle qui reçoit les informations puisqu’il s’agit d’un service disponible 24 heures par jour. Les informations sont alors colligées et transmises aux équipes de recherche.

Voyage de pêche

Stéphane Roy et son fils avaient décollé de la municipalité de Lac-De La Bidière, dans les Hautes-Laurentides, à l’ouest de La Tuque, mercredi dernier vers 12h30, dans le cadre d’un voyage de pêche. Ils devaient revenir à Sainte-Sophie, dans la couronne nord de Montréal.

À ce jour, les autorités n’ont trouvé aucune trace de l’hélicoptère Robinson R44 piloté par M. Roy, un pilote d’expérience selon la direction de son entreprise. D’ailleurs, l’entreprise a créé une page Facebook dédiée aux recherches et dans laquelle la famille lance un appel aux pêcheurs et aux villégiateurs en forêt pour qu’ils gardent l’œil ouvert entre Lac-De La Bidière et Sainte-Sophie.

Santé

L'obésité viscérale bien plus alarmante que l’atteinte du fameux poids santé

Et si afficher un poids supérieur à celui recommandé n’était pas le problème le plus alarmant? L’obésité viscérale est un enjeu mondial de santé publique et les chercheurs espèrent que la publication de leurs résultats d’étude pourra sensibiliser les professionnels de la santé aux problèmes de santé développés en raison de cette condition.

L’obésité viscérale est un excès de graisse accumulée dans la cavité abdominale, qui gêne la circulation du sang et mène à la formation de caillots. Les résultats d’une étude sur le sujet viennent d’être publiés dans la prestigieuse revue The Lancet Diabetes & Endocrinology. Les recherches ont été codirigées par le Dr Jean-Pierre Després, chercheur de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec et professeur à l’Université Laval.

«L’obésité viscérale n’est toujours pas évaluée en clinique et on se fie malheureusement trop souvent au poids santé. Non seulement poser un diagnostic de surpoids ou d’obésité sur la base du poids corporel stigmatise les patients, mais l’évaluation du risque peut être erronée. Nous espérons que cette publication consensuelle internationale permettra de sensibiliser les professionnels de la santé et la population aux liens entre l’excès de graisse abdominale viscérale et les problèmes de santé», a indiqué le Dr Després, qui travaille depuis près de 30 ans sur la répartition de la graisse corporelle et sa relation avec la santé.

La Chaire internationale sur le risque cardiométabolique et la Société internationale d’athérosclérose présentent ainsi leurs constats sur l’obésité viscérale en tant que facteur de risque important pour la santé et sur la manière de l’évaluer de façon simple. Il s’agit de la première prise de position officielle face à cet enjeu.

Cette graisse interne représenterait un danger pour la santé de plusieurs individus. Le Dr Després demande entre autres à ce que ce soit davantage vérifié lors d’examens médicaux. Il a été démontré que cette condition se développe dès la naissance et que certains facteurs en accélèrent le développement, tels que le tabagisme, l’hypertension, le diabète et le cholestérol. Lui et son équipe espèrent que la population y accordera une attention plus
particulière. Pour consulter l’article : bit.ly/32qqYpZ

Actualités

Une politique des services frontaliers canadiens qui suscite des craintes sur la détention des migrants

OTTAWA — L'Agence des services frontaliers du Canada obligera bientôt tous ses agents travaillant avec des migrants en détention à porter un équipement de protection, suscitant de nombreuses inquiétudes quant à la prétendue «criminalisation» des demandeurs d'asile.

L'équipement obligatoire comprend des matraques, un vaporisateur de gaz poivré et un gilet pare-balles.

Politique

L'environnement politique actuel risque d'être fatal, préviennent des élus

OTTAWA — L'environnement politique actuel, caractérisé par un fort stress, une implication élevée et des horaires de travail impitoyables, sera éventuellement fatal pour un élu, préviennent des députés.

Le leader parlementaire adjoint des libéraux, Kevin Lamoureux, se dit particulièrement préoccupé par les longs votes nocturnes, un des rares moyens que disposent les partis de l'opposition pour s'immiscer dans la capacité d'un gouvernement majoritaire à faire adopter un projet de loi.

La Capitale

La SPA de Québec aura son parc à chiens à elle

Avec un investissement de 15 000 $, la Société protectrice des animaux (SPA) de Québec termine l’installation de son propre parc à chiens. L’objectif est d’assurer la santé physique et mentale des chiens qui séjournent au refuge.

Tous les pensionnaires de la SPA pourront profiter des nouvelles installations. Il est important de préciser que le parc ne serait pas ouvert au public, seulement les employés de la SPA ou les personnes désirant adopter un chien y auront accès.

«Les chiens qui sont chez nous pourront en profiter pour se dégourdir les pattes et dépenser leur énergie. Cet exercice les rendra plus calmes et plus attentifs lorsqu’ils rencontreront des adoptants potentiels. Ensuite, le parc à chiens pourra être utilisé pour faire de la socialisation entre chiens, pour les animaux qui seront jugés compatibles. Enfin, on s’en servira pour faire l’évaluation sécuritaire de comportement canin, comme il est démontré qu’une simple laisse perturbe le comportement d’un chien et ne permet pas une analyse complète de sa personnalité», estime Félix Tremblay, président de la SPA.

Une partie du parc sera réservée aux personnes qui veulent adopter un chien. Ils pourront interagir avec l’animal, pour explorer leur compatibilité avant de le ramener à la maison. L’activité pourra améliorer le processus d’adoption et assurer un bon jumelage entre le maître et le chien. 

La SPA tient à remercier la famille Vlasic, l’entreprise Merck et la Fondation Québec Philanthrope pour leurs contributions au projet. Prochainement, la SPA fera une campagne de financement via les médias sociaux pour munir le parc d’équipements canins permanents robustes. Il est possible de communiquer avec la SPA pour plus d’informations concernant le parc à chiens.

Justice et faits divers

Les VR obligés d’arrêter aux aires de vérification des freins

À l’approche des vacances de la construction, nombreux seront ceux et celles qui prendront la route en véhicule récréatif (VR), si ce n’est déjà fait, pour s’accorder du temps de repos.

Pour tous ces vacanciers, la planification est de mise, mais ils doivent aussi prévoir du temps sur leur trajet pour s’arrêter aux aires de vérification des freins.

En fait, ceux-ci ont l’obligation de s’y arrêter lorsqu’ils croisent un panneau blanc indiquant une aire de vérification des freins pour les véhicules dont la masse totale, en comptant le chargement, est de trois tonnes et plus, au même titre que les poids lourds. Toutefois, ce ne sont pas tous les conducteurs de VR qui sont au courant de la chose, ce qui explique que l’agence Contrôle routier Québec mène plusieurs campagnes de sensibilisation depuis quelques années.

«Quand on parle de trois tonnes et plus, ça vise la masse totale, soit le poids du véhicule et son chargement ou l’ensemble des véhicules si on a un véhicule récréatif, par exemple une camionnette qui tire une roulotte», explique Jonathan Beauvais, lieutenant-coordonnateur aux communications de Contrôle routier Québec, une agence affiliée à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

En entrevue à La Presse canadienne, il affirme que les séances d’information et de sensibilisation aux salons du véhicule récréatif de Québec et Montréal commencent à porter leurs fruits, mais qu’il reste encore du travail à faire.

«Dans nos opérations, on se rend effectivement compte que des usagers de la route ne le savent pas. Ils omettent de s’arrêter ou encore arrêtent lorsqu’on installe avec le ministère des Transports du Québec des panneaux à messages variables à l’entrée du poste et qu’ils constatent qu’ils ont l’obligation d’entrer», dit M. Beauvais.

«Les gens nous disent qu’ils ne le savaient pas, qu’ils n’étaient pas au courant», ajoute-t-il.

D’ailleurs, les contrôleurs routiers profitent de l’achalandage accru sur les routes jusqu’à la fin juillet pour mener conjointement avec la Sûreté du Québec des opérations de sensibilisation dans les cinq régions où se trouvent les aires de vérification des freins à Charlevoix, dans Chaudière-Appalaches, sur la Côte-Nord, en Abitibi-Témiscamingue et en Outaouais.

«En fait, les aires de vérification des freins, il y en a 13 au Québec. Ils sont à un emplacement qui va précéder une côte qui est très, très abrupte, donc il n’y en a pas partout», explique Jonathan Beauvais.

En général, les conducteurs s’y retrouvent seuls pour y faire une vérification sommaire de leurs freins, sauf lors des opérations régulières visant les poids lourds où les contrôleurs routiers peuvent procéder à des inspections mécaniques.

«Ce n’est pas un processus qui est très long. L’idée est de s’arrêter pour s’assurer que notre système de freinage fonctionne de la bonne façon. Il s’agit de petites vérifications comme appuyer sur la pédale de frein pour s’assurer que la pédale ne descend pas trop, qu’il n’y ait pas de perte de pression ou d’huile de freinage en s’assurant qu’on n’a pas de coulisses d’huile dans nos roues», explique M. Beauvais.

Ces mesures de précaution augmentent la sécurité routière, assure le porte-parole, qui ne peut dire toutefois si cela aurait pu sauver la vie du Lavallois Éric Belec qui a connu une fin horrible à Tadoussac lorsque son VR a dévalé une pente à une vitesse folle avant de terminer sa course, encastré dans le traversier de Tadoussac le 24 juin.

«Effectivement, c’est un véhicule qui était visé par le panneau d’aire de vérification des freins. Par contre, pour cet événement-là je ne suis pas en mesure de répondre compte tenu du fait que je ne connais pas l’ampleur de l’enquête qui est menée par la Sûreté du Québec présentement.»

Si l’arrêt aux aires de vérification des freins est obligatoire pour les véhicules dont la charge et la masse totale est de trois tonnes et plus et que le processus se déroule sur la bonne foi des conducteurs, le Code de la sécurité routière prévoit toutefois des amendes aux récalcitrants.

«Il y a une infraction qui est prévue au Code de la sécurité routière pour ne pas avoir arrêté à une aire de vérification des freins (...) Quand on parle de conducteurs de véhicules de promenades, ce sont des infractions qui sont de 100$ en plus les frais», reconnaît M. Beauvais.

Vacanciers, soyez toutefois rassurés : les agents qui mènent ces opérations de sensibilisation sur les routes pendant la période estivale n’ont pas le mandat de remplir les coffres de l’État.

«L’objectif de l’opération est de sensibiliser ces personnes à cette obligation et au danger que ça peut représenter de ne pas s’arrêter parce que l’aire de vérification des freins précède toujours une pente qui est particulièrement abrupte, donc qui est très inclinée ou avec une longueur de descente qui est très longue», relate M. Beauvais.

Actualités

Assignation libre

Patrice Laroche devait croquer les faits saillants d’un match des Capitales… mais la pluie a forcé l’annulation.

«Juste en sortant, il y a eu une petite éclaircie.» Le photographe s’est éloigné le plus possible, assez pour voir l’arc-en-ciel trancher le ciel sombre enveloppant le stade.  

Données techniques: Nikon D4 ; focale 24-70 mm ; ISO 640 ;  1/320e s ; f3.2

La Capitale

Tunnel Québec-Lévis: «On ne sait pas dans quoi on creuse», prévient un expert

Le gouvernement Legault devra surmonter bien des obstacles avant de voir la lumière au bout du tunnel Québec-Lévis. Seulement sur le plan géotechnique, le défi pourrait devenir périlleux, le lit du fleuve Saint-Laurent constituant une énigme à bien des égards

Chose certaine, le site choisi par le gouvernement pour réaliser son engagement électoral de bâtir un troisième lien routier entre la capitale et la rive sud du fleuve présente un degré de complexité et de difficulté jamais vu, selon un expert.

Le tunnel s'étendra sur un «site qui présente vraiment le plus haut degré de défi» technique imaginable, selon Bruno Massicotte, professeur de Polytechnique à Montréal et ingénieur spécialisé en structures.

Il sait de quoi il parle: c'est à lui que le ministère des Transports avait confié le mandat, en 2016, de préparer une étude visant à démontrer la faisabilité technique d'un tunnel construit entre Québec et Lévis et à en évaluer le coût.

Sa conclusion: c'est faisable

N'empêche. Même s'il est possible, techniquement parlant, de réaliser un tel projet, il n'en demeure pas moins «hors norme» et «non conventionnel», ce qui peut entraîner bien des complications, prévient M. Massicotte, au cours d'une entrevue de plus d'une heure à La Presse canadienne, visant à connaître son point de vue sur le choix du gouvernement, trois ans après le dépôt de son rapport, le seul produit récemment sur un éventuel troisième lien.

Fin juin, le ministre des Transports, François Bonnardel, annonçait qu'il avait envisagé divers scénarios avant de décider que ce troisième lien serait un tunnel sousfluvial, long d'une dizaine de kilomètres, qui reliera l'autoroute 40 à l'est de Québec, sur la rive-nord du fleuve, à l'autoroute 20, sur la rive-sud, en passant sous la pointe ouest de l'île d'Orléans.

Ce tracé correspond à peu de choses près à celui que M. Massicotte avait étudié en 2016. Ce dernier souligne d'entrée de jeu que son étude était «préliminaire» et qu'il recommandait notamment au gouvernement de mener des études géotechniques plus poussées sur la nature des sols avant de procéder.

Il convient que la complexité géologique des lieux et l'aura d'inconnu qui plane autour sont tels que les experts ne partagent pas tous son avis sur la faisabilité du projet.

Cet ingénieur raconte avoir croisé dernièrement un collègue, expert en la matière, «quelqu'un qui en a déjà fait des tunnels comme ça et il ne voyait pas comment on arriverait à faire ça».

Sables mouvants?

Car ce site présente des «particularités qui rendent le projet vraiment complexe», insiste M. Massicotte.

«La plus grande incertitude» reliée au site porte sur l'enjeu géotechnique, soit la nature exacte du sol sous le fleuve, sa consistance et sa solidité.

«On ne sait pas dans quoi on creuse», explique l'ingénieur, précisant que du côté de la rive-nord on doit s'attendre à trouver des fonds sablonneux, des «dépôts meubles», soit du sable gorgé d'eau.

«Si on le brasse, il peut devenir comme du sable mouvant», augmentant d'autant le degré de difficulté pour les constructeurs, qui risquent de devoir jouer les équilibristes entre le sable et le roc, tout en s'assurant que la structure tiendra le coup en cas de tremblement de terre.

D'où l'importance de multiplier les études géotechniques. «Normalement, dans un projet, avant qu'il soit annoncé, on attend d'avoir tous les détails», note M. Massicotte.

Combien ça va coûter?

Le caractère hasardeux - pour ne pas dire vaseux - du lit du fleuve à cet endroit ne facilitera pas l'exécution des travaux, «qui présente des défis, au niveau de la construction, qui sont très élevés».

Personne ne sera surpris d'apprendre que la facture risque de suivre la même tangente à la hausse.

Dans son étude de 2016, M. Massicotte évaluait le coût de construction du tunnel à quelque 4 milliards $, somme à laquelle il fallait ajouter les coûts d'exploitation et d'entretien de 2,3 milliards $ pour le siècle à venir. Et c'est sans compter l'inflation.

Justice et faits divers

Accident d’hydravion: un avocat important de Montréal parmi les victimes

MONTRÉAL — Un important avocat de Montréal figure parmi les trois victimes de l’écrasement d’hydravion survenu vendredi dans le nord du Québec.

La Sûreté du Québec a indiqué dimanche que James Duggan, âgé de 67 ans, a été retrouvé sans vie dans l’appareil qui s’est écrasé près du lac Boulène, au sud-est de Chibougamau.

Me Duggan était un avocat spécialiste dans le droit du travail. Il était l’un des avocats à avoir convaincu la Cour suprême de permettre la syndicalisation des agents de la GRC en 2015. Il pilotait l’action collective intentée au nom d’agents qui se disaient victimes d’intimidation au sein du corps policier.

Dans une lettre envoyée aux membres, Serge Bilodeau, le président de l’Association des membres de la Police montée du Québec (AMPMQ), un des groupes qui cherchait à représenter les policiers de la GRC, écrit que Me Duggan «a été de tous les combats de l’association pour la protection des droits des membres de la GRC».

Triste coïncidence, sa mort est survenue quelques jours avant que la Commission des relations de travail et de l’emploi dans le secteur public fédéral annonce qu’elle délivrera un certificat d’accréditation à la Fédération de police nationale pour représenter les agents de la GRC.

«C’était leur lutte et ils l’ont gagné. C’est triste que Jim n’ait pu voir ce jour arriver», a dit Michel Serres de l’AMPMQ, qui connaissait Me Duggan depuis 25 ans.

L’ancien chef du NPD, Thomas Mulcair, un ancien collègue et ami, a décrit Me Duggan comme un «avocat exceptionnellement brillant» qui a voué sa carrière à défendre les travailleurs lésés par leur employeur.

«Jim était ce genre de gentilhomme qu’on rencontre rarement dans la vie, a-t-il dit. Il distinguait fort bien ce qui était juste de ce qui était injuste. Il était le genre d’homme qui se battait toujours pour les laissés-pour-compte, qui se battait toujours pour redresser les situations injustes.»

Selon le site internet du cabinet Duggan avocats, James Duggan était récipiendaire de la distinction Avocat émérite décernée par le Barreau du Québec.

Une équipe de recherches et de secours, qui effectuait une autre mission, a répondu à un appel de détresse provenant d’un aéronef vendredi soir. Elle a retrouvé l’appareil et trois hommes ne montrant aucun signe vital.

La SQ a aussi révélé l’identité des deux autres victimes: il s’agit de Jacques Bissonnette, un conseiller municipal de La Minerve, âgé de 69 ans, et de Claude Laplante, âgé de 77 ans. Un quatrième homme a survécu à l’accident.

Actualités

Des obus seront récupérés dans des épaves coulées près de l’île Bell

SAINT-JEAN, T.-N.-L. — Les épaves de quatre transporteurs de minerai de fer coulés par des sous-marins allemands en 1942 reposent au large de l’île Bell, à Terre-Neuve, depuis des décennies.

L’île Bell est l’un des rares endroits en Amérique à avoir été attaqués par les forces allemandes au cours de la Seconde Guerre mondiale. Ces épaves englouties attirent des plongeurs du monde entier, mais elles renferment toujours un certain nombre d’explosifs non neutralisés.

Lundi, une mission de récupération doit débuter à Conception Bay South, près de Saint-Jean.

Des plongeurs militaires chercheront à récupérer les munitions dans les épaves rouillées des quatre transporteurs de minerai de fer: deux navires canadiens, le Lord Strathcona et le Rose Castle, un navire des Forces navales de la France libre, le PLM 27 et un navire britannique, le Saganaga.

Selon Neil Burgess, un plongeur de Flatrock, à Terre-Neuve, ces bateaux, d’une longueur d’environ 120 mètres, ont été envahis par d’abondantes anémones en forme de fleurs et des poissons.

M. Burgess a plongé plus de 50 fois à cet endroit. Il a repéré les pièces tordues des navires, là où ils ont été atteints par une torpille. Il a aussi aperçu des effets personnels appartenant aux marins qui ont perdu la vie.

«Voir une chaussure gisant dans une salle de bain te laisse songeur. Est-ce qu’un de ces gars portait cette chaussure quand le bateau a coulé ?», se demande-t-il.

«Les plaques d’acier du navire sont pliées comme si elles étaient en pâte à modeler, ajoute le plongeur. On doit remercier son étoile chanceuse de ne pas être là lorsque l’explosion s’est produite.»

M. Burgess a également repéré des obus d’artillerie gisant sur le pont près du canon d’arrière d’un navire. Les bateaux transportant du minerai de fer des mines de l’île Bell jusqu’aux aciéries de Sydney, en Nouvelle-Écosse avaient été équipés de canons d’artillerie pour se protéger contre une attaque allemande.

Il estime qu’il y a environ 50 obus sur chaque épave.

Les plongées devraient se dérouler du 15 au 24 juillet. Les obus seront ensuite emportés vers un champ de tir situé à environ 45 minutes à l’ouest de St-Jean pour les faire exploser.

L’armée a ordonné une enquête en 2000 sur deux épaves, craignant que des plongeurs ne déclenchent accidentellement des explosions.

À la fin de la mission, l’endroit pourrait être sécurisé pour les explorateurs impatients qui visitent les épaves chaque année.

Les proches de ceux qui ont été impliqués dans cet épisode peu connu de la Seconde Guerre mondiale sont venus leur rendre hommage. Rick Stanley, d’Ocean Quest Adventures, raconte qu’il avait fait visiter les épaves à la fille de l’ingénieure en chef du Saganaga et à celle de Rolf Ruggerberg, le capitaine du sous-marin allemand qui avait coulé ce navire. Marita Collings a donné des objets appartenant à son père au musée de l’île Bell.

Il ne s’agit sans doute pas de la dernière mission de récupération de l’armée autour de l’île Bell. Des plongeurs locaux ont découvert en 2000 la partie principale d’une torpille allemande sans sa charge explosive.

M. Burgess dit qu’il retourne plonger à cet endroit parce qu’il y découvre toujours quelque chose. Selon lui, il serait utile de faire mieux connaître ce rare épisode de la Seconde Guerre mondiale à s’être déroulé en Amérique du Nord.

«C’est une partie très importante de notre patrimoine marin et de notre patrimoine militaire, à Terre-Neuve, souligne-t-il. Cela en vaudrait vraiment la peine qu’il y ait plus gens pour le voir et le comprendre.»

Festival d'été

Chaos entourant l'évacuation des Plaines

Si les organisateurs du Festival d’été de Québec affirment que l’évacuation du site, samedi soir, s’est déroulée «dans le calme» et «de façon rapide», l’avis n’est pas partagé de tous les festivaliers.

À 21h37 samedi soir, pendant le spectacle attendu du groupe Imagine Dragons, le FEQ a annoncé l’évacuation des plaines d’Abraham en raison des conditions météorologiques. Les forts vents seraient la principale cause de l’annulation des spectacles.

«Quoique très déçue pour les festivaliers, je suis extrêmement fière de l’efficacité de l’équipe du Festival qui a su gérer cette situation hors du commun avec brio. L’évacuation des lieux s’est faite de façon rapide et sécuritaire», a fait savoir la nouvelle directrice générale du FEQ, Anne Hudon, dans un communiqué de presse envoyé samedi soir.

Complètement détrempés, les dizaines de milliers de festivaliers se sont dirigées vers les sorties, tous en même temps, à l’annonce de l’annulation du spectacle. Si plusieurs ont réussi à sortir rapidement, d’autres n’ont pas eu la même chance. 

Plusieurs internautes sur Facebook et Twitter ont dénoncé le plan d’évacuation des organisateurs.  

«SVP... Revoyez sérieusement votre plan d’évacuation. Heureusement ce soir c’était pour des raisons de météo... autrement ça se serait probablement mal passé, très mal», peut-on lire sur Twitter, sous la publication d’annulation du spectacle du compte du Festival d’été. 

Le «manque de sortie» déploré par plusieurs festivaliers a fait en sorte que le temps d’attente pour sortir du site était très long pour les festivaliers situés dans certains secteurs. Plusieurs parlent de 45 minutes… 

«Beaucoup d’issu[es] bloqu[ées] par des agents de sécurité.... Qui ont même repouss[é] des gens avec une clôture pour barrer une sortie! Gestion de crise à revoir...», peut-on aussi lire sur Facebook, sous la publication du compte du FEQ. 

Beaucoup d’internautes ont aussi utilisé l’ironie pour exprimer leur mécontentement. 

«Vous aussi, vous avez été des supers pro en nous aiguillant sur les sorties de secours et en effectuant l’évacuation rapidement #ironie.»

Clôtures brisées…

Plusieurs personnes s’affairaient à pousser les clôtures entourant les Plaines afin de trouver une sortie. Ils étaient d’ailleurs encouragés par plusieurs festivaliers… coincés eux aussi dans la foule. 

Radio-Canada rapporte même qu’un homme s’est empalé dans une barrière, en tentant de sortir par une petite issue. Sa blessure serait profonde, mais ne mettrait pas sa vie en danger. Il a été pris en charge par des ambulanciers.

Retour à la maison compliqué

Après avoir réussi à sortir des Plaines, les festivaliers ont dû faire preuve à nouveau de patience pour revenir à la maison. On a signalé beaucoup d’attente pour le retour en autobus, et beaucoup de bouchons pour les voitures. C’était à prévoir, étant donné la quantité de personnes ayant le même but en tête : se mettre au sec, et au chaud.  

«En cette fin de spectacle quelque peu précipitée, nous concentrons nos ressources vers le centre-ville. Merci de votre collaboration pour que tout se déroule rondement», avait déclaré le Réseau des transports de la Capitale (RTC) sur ses comptes. 

Le RTC assurait aux clients que son équipe mettait tout en œuvre afin de vider les zones de montées le plus rapidement possible avec les ressources disponibles. 

Les files interminables aux arrêts d’autobus ont causé beaucoup de trafic également sur les trottoirs. 

Un incident sur le chemin Sainte-Foy à l’intersection de la rue Holland a aussi créé quelques moments d’attente supplémentaires. Le trajet du Métrobus 807 a été perturbé. 

Services d’urgences occupés

Le corps policier du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a mis en place son plan de circulation plus tôt que prévu. Beaucoup d’agents se trouvaient sur les routes afin de diriger les festivaliers.

«Je peux vous confirmer que de notre côté la sortie s’est bien déroulée», a indiqué Sandra Dion, porte-parole du SPVQ en poste samedi soir.

Justice et faits divers

Une voiture fauche trois personnes dans Limoilou

Trois personnes ont été happées par une voiture dans l’arrondissement de Limoilou à Québec, samedi, peu après 23h. L’une des victimes repose dans un état critique.

Les policiers ont initialement reçu un appel vers 23h pour un accident sur la 4e Avenue, près de la 22e Rue, impliquant deux véhicules. L’un aurait embouti le derrière de l’autre. 

Les deux personnes impliquées ne se seraient pas entendues sur les circonstances de l’accident, une «chicane» aurait vite éclaté. Les conducteurs, un homme et une femme, se trouvaient près des deux véhicules, dans la rue. 

Un passant, témoin de l’accident, aurait alors traversé la rue afin d’intervenir. La conductrice semblait blessée à la tête, et était accompagnée d’une fillette selon des informations reçues de témoins.

Deuxième accident

Pendant que l’une des personnes se trouvait au téléphone avec le 9-1-1, un autre accident est survenu. 

Alors que le bon samaritain était arrivé à la hauteur des conducteurs en conflit, un véhicule a frappé les trois personnes dans la rue.

 «Les victimes ont été projetées au sol. Elles ont été blessées sérieusement. Arrivés sur place, les policiers ont prodigué les premiers soins aux victimes. Puis elles ont été transportées au centre hospitalier. Deux d’entre elles seraient hors de danger, mais l’autre personne serait plus amochée», indique le lieutenant Patrick Shallow, du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Ce serait l’un des deux conducteurs du premier accident qui serait dans un état critique. Il y avait saignement abondant à l’arrivée des ambulanciers. 

L’Identité judiciaire s’est déplacée sur les lieux afin de déterminer les causes des deux accidents.  

«Pour l’instant, la situation fait l’objet d’une enquête, on ne sait pas si un crime pourra être relié à ça. Le dossier est entre les mains des enquêteurs, ils décideront s’il y a matière à porter des accusations», ajoute le lieutenant Shallow. 

Aucune arrestation n'a été réalisée samedi soir, concernant les deux accidents. 

Santé

Comment la poussière dans votre demeure affecte votre santé?

Vous avez passé l’aspirateur, balayé et épousseté pour vous en débarrasser. Mais savez-vous de quoi il s’agit réellement – et comment votre santé peut être affectée?

Ne vous en faites pas si vous n’avez aucune idée de la nature de la poussière qui vous entoure. Les scientifiques n’en connaissent pas beaucoup plus que vous pour comprendre les sources et les risques de santé de l’air intérieur et des particules.

C’est un problème, parce que les gens passent beaucoup de temps à l’intérieur. En effet, l’Américain moyen demeure entre quatre murs durant presque 90 pour cent de la journée. Ainsi il est vital d’en savoir davantage sur la façon dont votre environnement intérieur affecte votre santé.

Pour mieux quantifier les influences environnementales sur la santé, les chercheurs ont commencé à utiliser une approche «exposome», qui tient compte de toutes les expositions environnementales auxquelles une personne a été soumise durant sa vie. Votre propre exposome comprend tout, de la fumée secondaire et du plomb auxquels vous avez été exposé dans votre enfance aux émissions de matière particulaire si vous avez grandi près d’un axe routier ou d’un complexe industriel.

La poussière est une composante importante de l’exposome. Quelles sont les particules que vous inhalez et ingérez tout au long de la journée?

Je suis un géochimiste, et mon laboratoire étudie la santé environnementale au niveau domestique. En collaboration avec le scientifique environnemental Mark Taylor de l’Université Macquarie et d’autres partenaires internationaux, je mène un projet de recherche sur l’exposome intérieur.

Au lieu de vider leur sac d’aspirateur dans les ordures ménagères, des citoyens scientifiques le placent dans un contenant hermétique et l’envoient pour analyse à notre laboratoire. Ce projet, nommé Analyse de poussière 360, est l’un des nombreux efforts visant à décoder la poussière intérieure.

La poussière provient de l’intérieur

Environ le tiers de la poussière domestique provient de l’intérieur de votre demeure. Les composantes diffèrent selon le type de construction et l’âge de votre demeure, le climat et les habitudes de nettoyer et de fumer des occupants, de sorte qu’il n’y a pas de formule standard pour la poussière.

D’abord, vous et vos animaux de compagnie produisez une partie des détritus. Des cellules de peau humaine mortes font partie des résidus. De même que les cellules de peau d’animaux de compagnie, appelées squames, et les acariens qui s’en nourrissent – tous deux sont de puissants allergènes pour les humains.

En général, vous pouvez être certain que votre poussière comprend aussi quelques insectes décomposés, débris de nourriture (spécialement dans la cuisine), fibres de tapis, literie et vêtements, et matière particulaire provenant de la fumée et de la cuisson. Nous espérons que notre programme Analyse de poussière 360 contribuera à résoudre un peu plus l’énigme de ce qu’on trouve d’autre dans la poussière.

Jusqu’ici c’est peu ragoûtant. Et il y a aussi dans la mixture des produits chimiques fabriqués par l’homme. Pendant des décennies, les manufacturiers ont traité chimiquement les vêtements et le mobilier avec des agents ignifuges et des revêtements protecteurs. En fait, durant un certain temps, la loi imposait les agents ignifuges pour le mobilier et les pyjamas des enfants.

Mais les chercheurs ont commencé à les identifier dans le sang et les tissus humains, et ont même décelé chez les nouveau-nés des preuves d’exposition in utero. Comment ces molécules ont fini par se retrouver dans l’organisme humain? Surtout par l’inhalation ou l’ingestion de poussière intérieure.

La santé affectée par ce que contient notre demeure

C’est ici que la science et de nouvelles techniques commencent à émettre de sérieux signaux d’alerte pour la santé. Une multitude d’activités de recherche ont cours présentement pour déterminer la toxicité potentielle de ces produits chimiques dans le système humain. Les scientifiques mettent également au point de nouvelles techniques utilisant des dispositifs portables, tels que des bracelets en silicone, pour déterminer la relation entre ces sources de poussière et la proportion qui finit par se retrouver dans l’organisme humain.

Un environnement intérieur sans fibre et sans animal de compagnie serait une façon de réduire la quantité et la toxicité potentielle de la poussière intérieure. Mais la recherche récente a soulevé un problème supplémentaire : la hausse de la résistance antimicrobienne.

La recherche a fait le lien entre plusieurs produits de désinfection intérieure et la résistance antimicrobienne. Au moins une étude a découvert une corrélation entre des taux élevés de triclosan, un agent antimicrobien courant dans le savon à mains, et des taux élevés de gènes résistants aux antibiotiques dans la poussière, vraisemblablement de bactéries qui vivent dans la poussière de vos demeures. La relation est attribuable à la destruction partielle et répétée, mais incomplète, des bactéries et autres microbes qui continuent à croître et à proliférer, portant des gènes de résistance.

La poussière qui provient de l’extérieur

Pour avoir une vue d’ensemble des sources et dangers de la poussière, il faut considérer l’autre deux-tiers de la totalité de poussière intérieure, qui en fait provient de l’extérieur. Ces saletés et poussières sont transportées sur les souliers ainsi que sur la fourrure et les pattes des animaux de compagne. Elles passent à l’aide du vent par les fenêtres et portes ouvertes et les trous d’aération. Et elles varient en taille et composition, allant de la boue granuleuse au pollen irritant et aux plus infimes particules du sol.

Le plomb est l’un des problèmes de santé reliés aux sources extérieures le plus répandu. Cette puissante neurotoxine s’est accumulée à des niveaux parfois extrêmement élevés dans les sols et la poussière après un siècle d’émissions provenant de sources industrielles, de véhicules utilisant de l’essence au plomb et de la dégradation de peintures à base de plomb. Le danger est particulièrement sérieux dans les villes et près des mines et autres sites industriels, sources de plomb.

Les sols contaminés par le plomb et la poussière qu’ils produisent sont étroitement liés à l’empoisonnement par le plomb chez les enfants. En raison de leur développement neural actif, le plomb peut handicaper de façon permanente les enfants qui y sont exposés.

Dans le cadre de la prévention de l’empoisonnement au plomb, les scientifiques se sont concentrés sur ce qu’ils appellent des sources ponctuelles : des choses relativement faciles à identifier comme la peinture écaillée et les conduites d’eau en plomb. Les sols et les expositions à la poussière sont moins bien connus.

Des chercheurs ont récemment découvert des corrélations entre le plomb dans l’air et des niveaux de plomb dans le sang des enfants. Présentement, plusieurs groupes de laboratoire examinent sérieusement non seulement les expositions dans des cadres extérieurs, mais aussi la façon dont le plomb peut aboutir dans les demeures et faire partie de l’exposome intérieur.

Limitez ce que vous pouvez

Tout comme le fréon dans les réfrigérants et d’autres produits ont causé la dégradation de la couche protectrice d’ozone stratosphérique entourant la terre et le bisphénol A, un plastifiant utilisé dans les bouteilles et autres produits de consommation, se sont retrouvés dans l’organisme humain, les scientifiques s’inquiètent que le principe des « meilleures conditions de vie grâce à la chimie » provoque une série de conséquences inattendues pour la santé humaine dans le domaine de la poussière.

Enlever les vêtements extérieurs comme les blousons et adopter une politique familiale sans chaussure est une façon de réduire l’exposition intérieure aux polluants de l’extérieur. Les dessous de chaussure sont repoussants: 96 pour cent portent des traces de bactéries de matières fécales sur leurs semelles, y compris la C.Difficile résistante aux antimicrobiens, et plus de 90 pour cent de ces bactéries sont transférées aux planchers. Ajoutez les toxines provenant des résidus d’asphalte des routes et les perturbateurs endocriniens des produits chimiques d’entretien des pelouses, tous deux cancérigènes, et la recommandation devient encore plus claire – pas de chaussures de l’extérieur dans la maison.

* * * * *

Ce texte est d'abord paru sur le site franco-canadien de The Conversation. Reproduite avec permission.

Politique

Trudeau veut réaliser un équilibre l'entre l'économie et l'environnement

CALGARY — Le seul moyen de réaliser des projets comme le prolongement de l'oléoduc Trans Mountain est de trouver un compromis entre croissance de l'économie et protection de l'environnement, a déclaré le premier ministre Justin Trudeau, samedi.

M. Trudeau s'est adressé à des donateurs du Parti libéral lors d'une réunion qui s'est déroulée dans un café du centre-ville de Calgary. Il en a profité pour attaquer ses rivaux conservateurs. Pendant ce temps, à l'extérieur, un petit groupe de manifestants vêtus de gilet jaune ont brandi des pancartes anti-Trudeau.

«Je peux vous assurer d'une chose. On ne peut lire sur aucune de ces pancartes : "faites un bon compromis, soyez raisonnables".»

Selon lui, un gouvernement ne peut pas unilatéralement décider d'un parcours pour la construction d'un pipeline, comme l'avait fait jadis le premier premier ministre canadien John Macdonald, pour le chef de fer.

«Accepter un compromis est une position plus difficile et plus courageuse que de rester intransigeant, de se croiser les bras et de dire : "je reste sur mes principes et je ne bouge pas", a déclaré le premier ministre. [Le compromis] ne permet pas de de pas écouter les autres points de vue.»

Plus tôt, M. Trudeau avait salué les festivaliers venus au Stampede de Calgary où il s'est montré moins présent que par les années passées. Il a servi des crêpes lors d'un petit-déjeuner organisé par le Stampede.

Justice et faits divers

Une vingtaine de manifestants écologistes arrêtés au centre-ville de Montréal

MONTRÉAL — Vingt-cinq manifestants associés au groupe Extinction Rébellion ont été arrêtés au terme d’un «sit-in» qui aura duré près de cinq heures, samedi, sur la rue Sherbrooke au centre-ville de Montréal. Les militants souhaitaient maintenir la pression sur les gouvernements dans la lutte contre les changements climatiques.

«La Planète ne prend pas de vacances», soulignait leur thème, et eux non plus, visiblement. Pour la toute première fois, le mouvement international Extinction Rébellion s’est joint à une manifestation commune des collectifs locaux La Planète s’invite au Parlement, La Planète s’invite à l’Université et Pour le futur.

Le départ de la manifestation avait été donné au parc du Mont-Royal vers 14h30. Une centaine de protestataires ont emprunté l’avenue du Parc, puis la rue Sherbrooke jusqu’à l’intersection de la rue McGill College, près des bureaux montréalais du premier ministre François Legault.

Là, ils se sont arrêtés pour s’asseoir dans la rue. Ils ont alors chanté, scandé des slogans et dessiné sur l’asphalte. Une vingtaine de «rebelles» autoproclamés, membres d’Extinction Rébellion ont alors voulu faire un coup d’éclat. L’organisation fondée au Royaume-Uni prône la désobéissance civile non violente pour forcer les gouvernements à accélérer leurs interventions dans la lutte aux changements climatiques.

Une vingtaine de ces «rebelles» du climat se sont enchaînés et ont choisi d’occuper la rue jusqu’à ce qu’ils soient arrêtés par les policiers. Des dizaines d’autres manifestants sont demeurés assis autour d’eux par solidarité. Ils ont entonné des chants et écouté des discours.

Vers 16 h 15, la commandante Martine Dubuc du Service de police de la ville de Montréal a annoncé aux manifestants qu’ils devaient libérer la rue pour permettre l’ouverture à la circulation à 16h20. Un ordre de quitter la rue a effectivement été donné à 16h21 et une équipe de médiation a été déployée pour négocier avec les militants.

Le groupe d’intervention est entré en action à 16h50, puis vers 17h00 les policiers ont procédé aux arrestations. Délicatement, ils ont séparé les manifestants un a un avant de les soulever par les bras et des les emmener à bord des véhicules de patrouille.

L’opération s’est prolongée jusqu’à environ 21h00 puisque certains militants étaient attachés deux par deux, les bras coincés à l’intérieur de tuyaux que les policiers ont dû couper.

Selon un communiqué publié en soirée par Extinction Rébellion, un total de 26 militants ont été arrêtés. Toutefois, le SPVM a indiqué en fin de soirée qu’il y avait eu 25 arrestations, treize femmes et douze hommes. Les personnes arrêtées sont âgées de 18 à 57 ans selon la police.

Ces manifestants ont été libérés, mais ils font maintenant face à des accusations d’entrave au travail des policiers.

Le tout s’est déroulé sans aucune violence selon l’agente Caroline Chèvrefils qui a toutefois mentionné que deux policiers avaient été blessés lors de l’opération.

Justice et faits divers

Perte de contrôle sur Laurentienne: la vitesse pourrait être en cause

Un automobiliste a perdu la maîtrise de son véhicule sur l’autoroute Laurentienne, peu après la sortie du boulevard Talbot, samedi après-midi. La vitesse pourrait être en cause dans cet accident, signale la Sûreté du Québec (SQ).

Bien que la Matrix de couleur argent du conducteur soit grandement endommagée, «l’homme s’en tire avec des blessures mineures», indique la porte-parole de la SQ Ann Mathieu. Pompiers et ambulanciers étaient d’ailleurs sur place pour prêter main-forte.

«Un adolescent prenait également place dans le véhicule, mais n’a pas été blessé», ajoute Mme Mathieu. 

La perte de contrôle pourrait être attribuable à la vitesse, mentionne la porte-parole.

Actualités

Décès de Joseph Rouleau: nombreuses réactions dans sa ville natale de Matane

MATANE — Les réactions étaient nombreuses dans la ville natale de Joseph Rouleau, samedi, au lendemain de son décès. Non seulement le chanteur lyrique de réputation internationale n'avait jamais oublié qu'il était né et qu'il avait grandi à Matane, mais il se plaisait à le rappeler n'importe où dans le monde lors d'entrevues dans les médias. Il ne manquait pas non plus de se le rappeler à lui-même avant d'entrer en scène en disant: «Maman, que je suis donc loin de Matane!»

C'est ce qu'il avait raconté à l'hebdomadaire local La Voix du dimanche, lors de l'un de ses derniers passages dans son alma mater en février 2003, alors qu'il avait été invité à venir couper une chaîne symbolique marquant l'inauguration de la chaîne culturelle de Radio-Canada à Matane. 

Deux ans auparavant, soit le 9 juin 2001, Joseph Rouleau était revenu à Matane pour inaugurer, avec beaucoup d'émotion, le complexe culturel qui porte son nom. Toujours selon La Voix du dimanche, le chanteur d'opéra s'était exclamé : «Cet honneur me touche profondément. C'est une des plus belles journées de ma vie.» 

À LIRE AUSSI : Le chanteur lyrique québécois Joseph Rouleau s'éteint à l'âge de 90 ans

Cet hommage le touchait d'autant plus que le Complexe culturel Joseph-Rouleau est situé sur la même rue que la maison où il a grandi, en bordure de la rivière Matane. Lors d'un entretien obtenu avec lui en 2011, Joseph Rouleau m'avait confié que ce qu'il aimait le plus de sa région d'origine, c'était «le fleuve et tout simplement le fait d'être Matanais, d'avoir grandi sur l'avenue Saint-Jérôme». La résidence familiale n'existe plus; elle a été ravagée par les flammes.

Pour le maire de l'époque pendant laquelle a été construit le nouveau complexe culturel, il était tout à fait naturel de donner le nom du lieu à Joseph Rouleau. «Ça a été facile de faire accepter le nom de ce personnage de calibre international qui était, de plus, un bon Matanais, indique Maurice Gauthier. On n'a eu aucune critique.» Selon M. Gauthier, M. Rouleau était aussi content que la firme d'architectes choisie pour la conception de l'édifice soit celle d'Anne Carrier, également originaire de la région.

À la demande du maire, l'artiste était revenu à Matane le 27 juillet de la même année pour chanter à l'église Saint-Jérôme, accompagné de l'Orchestre symphonique de l'Estuaire de Rimouski. Il s'agissait d'un concert-bénéfice au profit du temple.

Au même endroit, toujours en 2001, le chanteur d'opéra avait reçu un doctorat honoris causa de l'Université du Québec à Rimouski. Il s'était alors estimé l'homme le plus chanceux du monde d'être consacré docteur dans l'église où il avait été baptisé en 1929. «Ce moment de grande joie restera gravé dans ma mémoire pour le reste de mes jours», s'était-il exclamé lors de la remise de cet honneur, le 10 novembre 2001. Il avait aussi chanté avec l'Harmonie de Matane en 1984, qui célébrait son 50e anniversaire.

«Comme les autres enfants»

Clémence Philibert a côtoyé Joseph Rouleau lorsqu'ils étaient enfants. «Je l'ai bien connu parce qu'il était un de nos voisins, raconte la dame de Matane, aujourd'hui âgée de 92 ans. Il habitait une grosse maison blanche à trois étages, avec beaucoup de fleurs devant.» C'est d'ailleurs au dernier étage de cette vaste résidence que vivait Jean-Yves Le Boutillier qui, plus tard, deviendra le mari de Mme Philibert. 

Le père de Joseph Rouleau était contracteur. Il a été l'un des premiers ingénieurs forestiers diplômés de l'Université Laval. Il a aussi été maire de Matane dans les années 1930. «Ses enfants n'allaient pas à l'école avec les autres enfants, se souvient Clémence Philibert. Un précepteur leur faisait la classe à la maison. Ils étaient huit enfants. Je les ai tous connus.»

«Les Rouleau étaient comme les autres enfants, continue la nonagénaire. Ils allaient à la rivière. Il y avait une île en arrière de chez les Rouleau, où il y avait du foin d'odeur.»

Quand elle était enfant, Clémence Philibert jouait davantage avec Jacqueline Rouleau, la sœur de Joseph. Une anecdote lui remonte d'ailleurs à l'esprit : «Les garçons jouaient ensemble et ils étaient ratoureux. Joseph et son frère Jacques nous racontaient qu'en arrière de la grosse grange, il y avait un sauvage qui avait été enterré là. Jacqueline et moi, on essayait de déterrer l'endroit jusqu'à ce qu'on s'aperçoive que ce n'était pas vrai!» La dernière fois que Mme Philibert a revu son ancien voisin, c'était en 2001, lors de l'inauguration du complexe culturel. «Il m'avait reconnue», souligne-t-elle.

Actualités

Trente ans de Mustang pour le club de Québec

L’Exposition internationale d’autos de Lévis tenait son deuxième rassemblement estival, samedi, dans le secteur Saint-Étienne. La vedette de cette réunion : le Club Mustang Québec, qui fête ses 30 ans cette année.

Sylvain Provençal a cofondé le Club Mustang Québec en 1989 avec Gérald Doyon, aujourd’hui décédé. D’une cinquantaine de membres il y a 30 ans, près de 300 partisans forment aujourd’hui le club. Des passionnés d’automobiles âgés de 16 à 93 ans. 

«Montréal Mustang avait cessé ses activités, raconte Sylvain Provençal. Plus aucun club de Mustang n’existait dans la province. Nous sommes devenus un organisme à but non lucratif en 1989.»

Avant d’emprunter l’appellation «Mustang», le comité exécutif du club a dû écrire à Ford pour l’utilisation du nom de sa marque. 

Vin, bière, chandail ou manteau, il est aujourd’hui possible de se procurer une foule d’objets à l’effigie de la marque. 

«Les expositions de véhicules ont débuté au début des années 2000», explique M. Provençal. Pour célébrer le trentième anniversaire du club, quelque 800 véhicules étaient attendus sur place.

Actualités

Des personnalités publiques aux funérailles de Laurent McCutcheon

MONTRÉAL — Les funérailles de Laurent McCutcheon, figure de proue de la lutte pour les droits des LGBT au Québec, ont été célébrées samedi à 11h en l’église Saint-Pierre-Apôtre à Montréal.

M. McCutcheon est décédé le 4 juillet, à l’âge de 76 ans, après avoir reçu l’aide médicale à mourir, selon ce qu’a indiqué son conjoint Pierre Sheridan. Il était atteint d’un cancer depuis décembre 2016.

Plusieurs personnalités publiques ont assisté à la cérémonie, dont l’animateur et humoriste Dany Turcotte, les ministres Sonia LeBel et Chantal Rouleau, l’ancien chef bloquiste Gilles Duceppe et l’ex-député bloquiste Réal Ménard qui devait prononcer un éloge funèbre. M. Ménard a fait partie d’un groupe restreint d’amis du défunt, rassemblés pour une dernière fois, deux semaines avant sa mort.

«Un de nos amis avait organisé un souper avec son conjoint, moi, Dany Turcotte et j’ai eu la chance de lui parler avant qu’il décède. Il nous avait informés qu’il avait cessé ses traitements et que c’était le début de la fin», a raconté sobrement M. Ménard en entrevue à La Presse canadienne avant les funérailles.

Les deux hommes se sont connus dans les années 1980 lorsque Réal Ménard était attaché politique de Louise Harel. L’ancien haut-fonctionnaire qu’était Laurent McCutcheon savait qu’un sommet sur la justice se préparait, lui qui amorçait alors un parcours pour défendre les droits des homosexuels et la diversité des genres qui s’est finalement étendu sur plus de 35 ans.

Un nouveau leadership

Pour Réal Ménard, il ne fait aucun doute que le style de son «confrère d’arme», un habile communicateur qui savait utiliser son réseau de contacts, a permis au mouvement de faire un virage à la fin des années 1980 et au début des années 1990.

«Il y avait une mouvance dans la communauté qui était plus près d’acteurs et de gens qui ne voulaient pas qu’il y ait de collaboration avec les gouvernements, qui étaient dans une attitude de confrontation et de revendications. Ils se méfiaient beaucoup des pouvoirs publics», se souvient M. Ménard.

«Laurent, je pense que son héritage a été d’inverser ce mouvement, particulièrement dans ces années-là où on était dans des revendications pour des changements législatifs. Laurent était à la fois capable d’être stratège, crédible dans ses interventions auprès des gouvernements et il était capable de passer très habilement et efficacement un message quand il était au micro.»

«Il était très apprécié et reconnu par l’ensemble des partis politiques et des pouvoirs publics et c’est comme ça qu’on a enfilé sur série de victoires sur une quinzaine d’années que ce soit des modifications à la loi canadienne des droits de la personne jusqu’à l’adoption».

Dans les médias, Laurent McCutcheon ne se vantait pas de ses bons coups, du moins pas à l’auteure de ces lignes qui l’a interviewé à maintes reprises sur près d’une vingtaine d’années, malgré une feuille de route impressionnante. Laurent McCutcheon a été président de Gai Écoute de 1982 à 2013. Il a mis sur pied la Fondation Émergence, qui favorise l’inclusion sociale des personnes homosexuelles, et contribué à créer la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie.

En 2007, il a reçu le Prix Droits et Libertés de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, et en 2010, le Prix de la Justice du Québec, la plus haute distinction au Québec dans le monde de la justice.

Il était membre du Conseil de l’Ordre de Montréal depuis 2017 et était devenu plus récemment, vice-président de l’Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité.

Un militant et leader apprécié

Pascal Vaillancourt est le directeur général d’Interligne, l’organisme connu anciennement sous le nom de Gai Écoute qui a changé de nom il y a deux ans pour être plus inclusif et rejoindre plus de monde en raison de l’émergence de nouvelles réalités. Il croisait régulièrement Laurent McCutcheon qui n’était jamais trop loin, malgré le fait qu’il avait pris sa retraite de l’organisation dont il avait présidé les destinées pendant 31 ans sur ses 40 ans d’existence.

«Quand je suis arrivé chez Gai-Écoute à l’époque avant qu’on change de nom, il y avait l’aura Laurent McCutcheon. Les gens avaient beaucoup de respect pour lui. C’était une personne très sensible, mais inébranlable quand il s’agissait de faire avancer les choses. C’était vraiment une personne très appréciée de la communauté.»

Tout comme Réal Ménard, le directeur général d’Interligne confirme que M. McCutcheon avait un bon réseau et qu’il savait en tirer profit.

«C’était un haut fonctionnaire qui a su utiliser ses privilèges au profit d’une cause», affirme M. Vaillancourt qui souligne toutefois à quel point c’était important pour lui d’associer des personnes modèles à la cause.

«Il a utilisé son réseau pour faire émerger des modèles de personnes LGBT qui pouvaient inspirer le bonheur, le succès et le bien-être pour des personnes qui n’étaient peut-être pas rendues-là dans leur démarche», se souvient-il.

Son héritage

Pour l’ex-politicien Réal Ménard, son ami laisse un arsenal législatif important.

«L’ensemble des lois ont été modifiées pour reconnaître les conjoints de même sexe». Il croit toutefois qu’une des plus grandes réalisations de Laurent McCutcheon a été la Journée internationale contre l’homophobie.

«Il avait compris que pour que notre cause avance, il fallait que les gens s’acceptent, que l’homosexualité devienne une réalité connue, comprise et acceptée, mais il fallait qu’il y ait des modèles. C’est pour ça que, pour lui, il fallait que les gens acceptent de s’afficher dans toutes les sphères de la société.»

Ce samedi, c’était au tour de ses proches, ses amis et au grand public de rendre un dernier hommage à cet homme de convictions et d’une grande intégrité.

«On était au courant qu’il était malade, mais Laurent était une personne forte. Il ne démontrait pas du tout qu’il n’allait pas bien», souligne Pascal Vaillancourt.

«Je l’ai croisé en mai dernier à la remise du prix Laurent McCutcheon (prix de lutte contre l’homophobie). Je me souviens d’avoir vu un homme fort, droit, qui n’avait pas du tout l’air malade et regardez, nous sommes en juillet et il est décédé. C’était vraiment une force tranquille.»

Un avis partagé par son ami Réal Ménard.

«Il ne se pétait pas les bretelles, mais il était conscient de sa valeur. Il a exercé un leadership très assumé et ça prenait sans doute ça. Ce n’est pas quelqu’un qui s’excusait d’exister.»

« C’est quelqu’un qui a réussi dans la vie publique, mais aussi dans la vie privée. Il ne faut pas oublier que Laurent a connu l’amour et qu’il a été en couple avec son conjoint Pierre pendant une quarantaine d’années. Non seulement ça, Laurent a été un militant sur la place publique, mais il a reconnu l’amour de son conjoint dans sa vie personnelle», a résumé son ami Réal Ménard.

Santé

Comment combattre coups de soleil et piqûres d'insectes?

MONTRÉAL — Qu'il s'agisse de piqûres d'insectes ou de coups de soleil, le mot d'ordre est le même : prévention, prévention, prévention.

Mais comment réagir une fois que le mal est fait?

La Presse canadienne a demandé ses conseils au docteur Joël Claveau, qui est dermatologue au CHU de Québec.

Comment soulage-t-on la douleur d'un coup de soleil?

Si on a un coup de soleil et qu'on est souffrant ou inconfortable, on recommande de boire beaucoup parce que ça peut amener une déshydratation. On recommande de prendre des douches pas trop chaudes, plutôt froides, et d'appliquer des compresses et une bonne crème hydratante.

Il y a plusieurs produits sur le marché pour enlever la douleur à base de «caines», les Solarcaine de ce monde. Les dermatologues ne sont pas très fervents de ça parce qu'on a vu des gens qui deviennent allergiques à ces produits-là. Les «caines», qui sont les mêmes produits qu'on utilise pour faire des anesthésies locales, sont reconnus pour donner des allergies quand on les applique sur la peau, encore plus si ce sont des peaux abîmées.

On peut prendre des acétaminophènes et parfois même des anti-inflammatoires pour calmer la douleur. Mais un coup de soleil, si on veut prévenir le cancer, malheureusement il est trop tard. La prévention est la plus importante.

Que pensez-vous de l'aloès?

Quand on a fait des tests pour savoir si ça donnait des allergies contact, l'aloès était quand même assez sécuritaire. L'aloès a comme un effet pour apaiser la peau, ça calme. C'est connu pour avoir des propriétés anti-inflammatoires, mais ce n'est pas aussi puissant que les stéroïdes, par exemple.

Et évidemment, toujours utiliser un écran solaire.

On se fie un peu trop aux écrans solaires et on les utilise mal. Les gens oublient que la crème solaire est un complément. C'est un complément à garder nos vêtements, notre chapeau, notre casquette, à aller à l'ombre... La crème n'est pas un bouclier complet.

On réapplique en bonne quantité une ou deux fois dans la journée. Je ne suis pas un gros fervent de l'appliquer aux deux heures parce que ce n'est pas toujours pratique. Je préfère dire qu'on en applique bien le matin en partant, on n'oublie pas la nuque et les oreilles, sous les yeux souvent c'est une place qui brûle, et réappliquer une ou deux fois dans la journée. Et bien sûr si on se baigne.

Et j'adore les vêtements anti-UV.

Parlons maintenant des piqûres d'insectes.

En prévention, on utilise des produits à base de DEET.

Les gens sont parfois craintifs face à ces produits chimiques qui ont eu mauvaise presse, mais qui sont quand même sécuritaires. Quand on utilise ces produits-là dans des zones stratégiques, comme la nuque et les chevilles, ce ne sont pas des absorptions systémiques. On parle de petites quantités qu'on utilise. Les produits à base de citronnelle sont un peu moins efficaces.

Comment peut-on soulager la démangeaison?

Une fois que la piqûre d'insecte est apparue, si les gens ont un stéroïde topique faible qui est offert en vente libre, une petite hydrocortisone par exemple, on peut appliquer ça et ça va calmer l'inflammation assez rapidement.

Je préfère les compresses d'eau froide à la glace. La glace appliquée directement sur la peau peut donner de la vasoconstriction et endommager la peau. C'est un peu violent.

Note : Les propos du docteur Claveau ont été abrégés à des fins de concision et de compréhension.

Actualités

Le Canada versera des indemnités à 718 victimes de la purge anti-homosexuelle

OTTAWA — Certaines victimes de la purge anti-homosexuelle dans la fonction publique fédérale ont été tellement dévastées par cette expérience qu’elles ont toujours besoin d’aide d’un thérapeute pour remplir des formulaires afin de recevoir une indemnité financière, même après plusieurs décennies, soutient un avocat.

Selon Doug Elliot, qui a mené à bien un recours collectif, plusieurs demandeurs demeurent si méfiants envers le gouvernement fédéral qu’ils craignent que le processus d’indemnisation soit une ruse complexe pour obtenir des renseignements qui seraient utilisés pour les sanctionner de nouveau.

En tout, 718 personnes — un nombre inférieur aux prévisions de Me Elliot — ont déposé les documents nécessaires pour l’indemnisation dans le délai imparti selon un règlement finalisé en 2018.

Ce règlement comprenait une somme globale de 50 millions $ à 110 millions $ pour les victimes de la purge. Les personnes admissibles pourraient recevoir de 5000 à 175 000 $, selon la gravité de leur cas. Certaines d’entre elles ont déjà reçu un chèque.

Le règlement constituait la pierre angulaire des excuses fédérales généralisées présentées en novembre 2017 pour des décennies de discrimination à l’encontre des membres de la communauté LGBTQ.

En vertu de politiques qui ont pris racine dans les années 1950 et se sont poursuivies jusqu’au début des années 1990, des organismes fédéraux ont enquêté, sanctionné et parfois licencié des membres gays et lesbiennes des Forces armées canadiennes, de la GRC et de la fonction publique, parce qu’ils étaient jugés inaptes.

Beaucoup de ceux qui ont conservé leur emploi ont été rétrogradés, ont été oubliés pour des promotions ou ont vu leur cote de sécurité annulée.

Les autorités craignaient à l’époque que la prétendue «faiblesse de caractère» des employés homosexuels les exposait à un chantage dans le climat de tension de la guerre froide.

«Cette mentalité était sans fondement et empreinte de préjugés. Malheureusement, elle a donné lieu à une véritable chasse aux sorcières», avait déclaré le premier ministre Justin Trudeau en présentant les excuses du gouvernement fédéral à la Chambre des communes en novembre 2017.

Parmi les 718 demandeurs figurent 628 personnes ayant servi dans les forces armées, 78 fonctionnaires et 12 agents de la GRC.

Le groupe est composé de façon disproportionnée de femmes. Cela reflète le fait qu’un grand nombre d’hommes sont morts du sida. Les hommes ont aussi tendance à ne pas vivre aussi longtemps que les femmes. Le plus vieux des demandeurs, qui avait été expulsé de l’armée de l’air au début des années 1960, est aujourd’hui âgé de 92 ans.

Me Elliot pensait que le nombre de demandeurs s’élèverait de 750 à 1000.

Un grand nombre de personnes admissibles, y compris des personnes âgées non actives dans la communauté homosexuelle, n’ont jamais entendu parler de cette cause judiciaire.

Difficultés psychologiques

Mais il y a un plus grand obstacle.

«Les personnes au courant du règlement rencontrent d’énormes difficultés psychologiques pour déposer leurs demandes, c’est le principal problème, a indiqué Me Elliot. Nous avons dû déployer des efforts extraordinaires pour encourager les gens et à les aider tout au long du processus. Certaines personnes ont dû s’asseoir avec leur thérapeute et remplir le formulaire lors de séances de thérapie. C’était une expérience assez commune pour nos demandeurs.»

Beaucoup se méfiaient de l’ensemble du processus.

«Il est difficile d’exagérer le niveau de paranoïa. Beaucoup de gens ont pensé que c’était un tour de passe-passe et un piège, et ils allaient mettre à nu leur âme au gouvernement, et celui-ci allait refuser de les payer, et utiliserait les informations contre eux en quelque sorte», a ajouté Me Elliott.

La plupart de ceux qui ont été sanctionnés ont finalement réussi à se remettre sur pied, a reconnu Me Elliott. Mais beaucoup ont traversé de longues périodes de chômage et ont souffert de problèmes de santé mentale, de dépendance ou d’itinérance.

Le règlement comprend des millions de dollars pour des mesures de réconciliation et de commémoration, notamment la construction d’un monument national à Ottawa, une exposition du Musée canadien pour les droits de la personne à Winnipeg et la déclassification de pièces d’archives documentant le chapitre sombre.

Justice et faits divers

Une femme agressée pour une histoire de chiens volés

Les policiers du Service de police de la ville de Québec (SPVQ) sont venus en aide à une femme qui se faisait battre par trois individus entourant une histoire de chiens présumés volés, dans la nuit de vendredi à samedi.

Le 13 juillet, vers 1h39, la SPVQ a reçu une série d’appels concernant une agression en cours dans le quartier Limoilou.

Une femme a été battue par trois individus alors qu’elle se promenait avec deux chiens qu’ils croyaient volés. On ignore si les chiens appartenaient à la victime.

Elle a été transportée à l'hôpital pour soigner des blessures sérieuses. On ne craint toutefois pas pour sa vie.

Deux personnes ont été arrêtées. Le troisième suspect est toujours recherché. 

L’équipe des crimes graves a ouvert une enquête.