La première patinoire couverte et réfrigérée à Québec pour 6 à 7 M$

La Ville de Québec souhaite implanter des patinoires extérieures couvertes et réfrigérées dans chacun de ses six arrondissements.

Les patinoires extérieures couvertes et réfrigérées dont veut se doter la Ville de Québec pourraient coûter entre 6 et 7 millions $ chacune. La première verrait le jour dans Charlesbourg, Beauport ou Duberger. 


La Ville de Québec vient de lancer des appels d’offres pour différents services professionnels, notamment en architecture, en génie mécanique et en réfrigération, afin de faire analyser cinq sites potentiels où pourrait être construite à court terme la première de ces fameuses patinoires. La Ville souhaite en implanter dans chacun de ses six arrondissements.

Les cinq sites qu’elle veut faire étudier sont le parc Duberger, dans l’arrondissement des Rivières, les parcs Bon-Pasteur, Saint-Viateur et Saint-Pierre, dans Charlesbourg, ainsi que le parc Jean-Guyon, dans Beauport, apprend-on dans les documents. 

La Ville de Québec envisage pour chaque patinoire extérieure couverte et réfrigérée une structure à portée unique en acier et bois sur une surface en béton, assortie d’un pavillon qui comprendrait, entre autres, une salle pour environ 70 patineurs «assis sur bancs», des toilettes, des vestiaires et des douches.

Chaque infrastructure offrirait un équipement «polyvalent quatre saisons» et permettrait une utilisation «accrue» de la patinoire, indique-t-on. 

Lors d’une séance du comité plénier tenue en décembre dernier, la directrice du Service des loisirs, du sport et de la vie communautaire, Marie-Hélène Saint-Onge, soulignait que les patinoires extérieures dans les quartiers sont exposées aux conditions climatiques qui les rendent vulnérables lors d’épisodes de pluie, qui écourtent chaque année la saison de patinage. 

Dans son budget 2022, la Ville de Québec avait prévu un montant de 150 000 $ pour étudier la possibilité de doter les arrondissements de patinoires extérieures réfrigérées et couvertes. 

Dans ses appels d’offres publiés cette semaine, elle indique que «le coût d’objectif de soumission, pour l’ensemble des travaux, pour chacun des sites, se situe entre 6000 000 $ et 7000 000 $, toutes taxes incluses, selon la complexité du site d’implantation». 

Questionnée sur les critères sur lesquels la Ville s’est basée pour établir la liste des cinq sites qui pourraient recevoir la première patinoire, la porte-parole Karine Desbiens cite «l’espace disponible sur le site, la distance des infrastructures par rapport aux résidences, la relocalisation d’équipements et la réalisation du projet à court terme». 

La Ville de Québec attend le programme fonctionnel et technique des bâtiments pour la fin mai 2023. Aucune date de construction et de mise en service de la première infrastructure n’est avancée dans les documents d’appels d’offres publiés cette semaine. «Il est trop tôt pour s’avancer là-dessus», nous dit Karine Desbiens.

En entrevue à Métro Québec et à MonQuartier dans les mois suivants sa réélection, le conseiller de Québec 21 Jean-François Gosselin, qui est aussi membre associé responsable des loisirs et sports au comité exécutif, disait anticiper la construction de trois patinoires extérieures couvertes et réfrigérées au cours du premier mandat de l’administration actuelle. 

L’élu du district de Sainte-Thérèse-de-Lisieux (Beauport) prévoyait une construction débutant en 2023, pour une mise en service l’année suivante, et estimait à 4 M$ le coût de chaque patinoire, un montant ajustable en fonction des sites et des installations préexistantes.

En février dernier, le conseiller Gosselin avait fait un appel à tous sur Facebook pour recueillir les suggestions de ses abonnés, notamment quant aux endroits où la Ville devrait construire les fameuses patinoires.

Jean-François Gosselin n’avait pas rappelé Le Soleil au moment de soumettre ce reportage. Du côté de la conseillère de Québec Forte et Fière du district de Louis-XIV (Charlesbourg), Marie-Pierre Boucher, responsable des loisirs et sports au comité exécutif, notre demande d’entrevue a été refusée parce que «des annonces s’en viennent», nous a-t-on expliqué.