Le grand Sylvain Lelièvre intronisé au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens

Sylvain Lelièvre sera intronisé au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens. Cette photo est prise quelques mois avant son décès subit, en 2002.

Sylvain Lelièvre rejoindra le prestigieux Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens le 7 août. L’auteur-compositeur né à Limoilou sera intronisé par son précieux collaborateur Daniel Lavoie lors du spectacle Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves….hommage à Sylvain Lelièvre, au Théâtre Jean Duceppe à Montréal.


«Ici vécut Sylvain Lelièvre (1943-2002). Auteur-compositeur-interprète, figure marquante de la chanson québécoise, il a légué un imposant héritage musical, littéraire et poétique», peut-on lire sur une plaque commémorative bleue installée au 245, 8e Rue dans Limoilou, à Québec.

Le quartier n’a jamais oublié qu’il a été le berceau de Sylvain Lelièvre. Une salle de spectacle porte son nom. À quelques minutes de marche, une place lui est dédiée. On y retrouve notamment une murale décorée de ses textes. Ces lieux font notamment partie du parcours Limoilou, quartier libre organisé par La Promenade des écrivains en collaboration avec la Maison de la littérature.

La mémoire de cet artiste engagé dans la défense et la promotion du droit d’auteur est honorée bien au-delà de son quartier natal. De Rimouski à Montréal, des rues, des salles de spectacle et même une aire de jeux portent son nom.

«Ici vécut Sylvain Lelièvre (1943-2002)», peut-on lire sur une plaque commémorative bleue installée au 245, 8e Rue dans Limoilou.

Sylvain Lelièvre a découvert le piano grâce à sa tante et évolue ensuite de manière autodidacte en musique. Cet instrument deviendra le centre de son existence à l’adolescence.

En 1966, l’auteur-compositeur obtient un baccalauréat à la Faculté de lettres de l’Université Laval. Déjà, il se produit dans plusieurs boîtes à chansons de Québec et on l’entend même à la radio.

En 1968, il s’établit à Montréal, devient professeur de littérature au Collège de Maisonneuve et y crée le premier cours de chanson au Québec. Il publie ensuite deux recueils de poésie Les trottoirs discontinus (1969) et Les sept portes (1972).

Sylvain Lelièvre est le premier récipiendaire de la Médaille Jacques Blanchet.

En 1975, il lance un 33-tours dont la chanson titre, Petit matin, monte dans les palmarès; Marie-Hélène (1976), Lettre de Toronto (1978), Moman est là (1979) et Venir au monde (1981) confirment ensuite son immense talent. Il devient le premier récipiendaire de la Médaille Jacques Blanchet en 1983.

Son album Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves? (1994) remporte le Félix du meilleur auteur-compositeur. Son douzième disque Versant Jazz live au Lion d’Or (2002) gagne le Félix de l’album jazz de l’année.

Deux mois plus tard, Sylvain Lelièvre est victime d’un malaise dans un avion qui le ramène des Îles-de-la-Madeleine à Montréal. Il s’éteint deux jours plus tard à l’âge de 59 ans, des suites d’une embolie cérébrale gazeuse sévère.