Le Soleil
Pièces de bois et de béton contaminées à la mérule pleureuse dans le vide sanitaire d’une habitation de Montréal. La poussière brunâtre démontre le potentiel de dispersion des spores du champignon.
Pièces de bois et de béton contaminées à la mérule pleureuse dans le vide sanitaire d’une habitation de Montréal. La poussière brunâtre démontre le potentiel de dispersion des spores du champignon.

La mérule pleureuse: des vies empoisonnées par un champignon

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
Tristesse, désespoir, choc émotionnel, dégoût et répulsion sont des sentiments partagés par seize occupants propriétaires de domiciles contaminés à la mérule pleureuse. Le portrait est sombre; certains ont même pensé au suicide. Un rapport de recherche récemment déposé par deux chercheurs de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) décrit le vécu de ces personnes. Pour ses auteurs, il s’agirait de la première étude à porter sur les répercussions directes et indirectes de ce champignon communément appelé «cancer du bâtiment».