Le Soleil

Des anges brisés dans les ressources intermédiaires du privé

Gilles Simard
Gilles Simard
Journaliste et pair aidant en santé mentale
POINT DE VUE / On les louange à qui mieux mieux ! On les porte aux nues ! C’est devenu un cantique médiatique permanent ! Sauf qu’à défaut d’arc-en-ciel pendant une pandémie qui ne s’essouffle pas, et à de rares exceptions d’ajustements salariaux près, les milliers de personnes qui bossent dans les quelque 960 Ressources intermédiaires en hébergement du Québec (aînés, déficience, maladie mentale, etc.) - préposés-es, cuisiniers-ères, intervenants-es, surveillants-es de nuit - n’ont de cesse de continuer à se désâmer dans des conditions exceptionnellement difficiles. Sans filet de sécurité sociale pour la plupart, et cela pour un salaire de crève-faim, moins qu’au McDo, et souvent moins qu’avec les programmes de compensations gouvernementales. Et vive la «reconnaissance sociale» !